EUPATORIUM. (Eupatoire
Capitules homogames ; corolles toutes tubuleuses 5-fides ; bractées involucrales disposées sur 3 rangs, les extérieures beaucoup plus courtes; fruits cylindriques, munis de côtes; aigrette formée de poils blanchâtres, unisériés, scabres. — Herbes élevées, à feuilles composées.
49. E. Cannabinum L. sp. 1173. Lefr. cat. 14; Em. Mart. cat. 145. (Eup. à feuilles de chanvre). — Plante brièvement pubescente, scabre ; tige de 1 à 2 m., rameuse dans le haut; feuilles opposées, pétiolées, formées de 3-5 folioles pétiolulées, lancéoléesacuminées, parsemées en dessous de poils courts et de glandes brillantes, bordées de dents aigües, inégales ; infiorescence en grappes formant une panicule corymbiforme ordinairement assez compacte ; capitules petits (diam. 5 à 6 mill.), coniques ; bractées involucrales coriaces, glabrescentes, très obtuses, les extérieures
2 fois plus courtes; fleurs rougeâtres, peu dilatées au sommet : fruits couverts de petites glandes. %. ARTS
— Juin, septembre. Bords des eaux, buissons et bois humides. C,.
Distrib. géogr. — Toute l'Europe, jusque dans le nord de la Russie; Asie mineure ; Oural ; Afrique boréale.
G. 179. SOLIDAGO. (Solidage).
Capitules hétérogames, radiés; fleurs toutes fertiles, celles de la circonférence ligulées, femelles, disposées sur un seul rang, celles du disque tubuleuses ; bractées involucrales trisériées ; FhRenIe plan, pourvu d’alvéoles bordées d’une membrane denticulée ; fruits cylindriques, un peu atténués aux 2 extrémités, munis de côtes, tous pourvus d’une aigrette à poils blanchâtres,
unisériés.
500. S. Virga-aurea L. sp. 1235, Lefr. cat. 15.; Em. Mart. cat. 145. (S. Verge d’or).—Plante glabrescente; tiges de 3à8 décim., dures, rougeâtres, rameuses ; feuilles fermes, souvent ondulees, obovales où oblongiies, atténuées en pétiole, entières ou peu dentées, ciliolées sur les bords; grappes formant une panicule thyrsiforme terminale, quelquefois très appauvrie et axillaire; rameaux floraux souvent couverts de petites bractées ; capitules médiocres (diam. 10 à 12 mill.); involucre campanulé à bractées disposées sur 3 rangs, Coriaces, pubérulentes ; ligule presque 1 fois plus longue que l’involucre et d’un jaune pâle; fruits pubescents. %. Plante d'aspect très variable.
— Juin, septembre Bois secs. CC.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et septentrionale, dans la plaine ; devient subalpine dans la région méditerranéenne ; Asie mineure ; Perse; Caucase Himalaya ; Sibérie; Japon ; Amérique sept.
G. 180 ARNICA. (Arnique).
Capitules hétérogames, radiés : fleurs toutes fertiles, celles du disque synoïques, celles de la circonférence femelles, ligulées, disposees sur un seul rang ; bractées involucrales bisériées, sans calicule extérieur ; réceptacle nu; fruits cylindriques, tous surmontés d’une aigrette formée d’un seul rang de poils blanchâtres, scabres. — Herbes à feuilles étalées en rosette, les caulinaires souvent opposées. : F
51. Arn, montana L, Sp. 1245; Lefr. cat. 15; Em. Mart. cat. 145. (Arn. de montagne). — Plante brièvement pubescente, un peu visqueuse; tige de 2-8 décim., simple ou peu rameuse, longuement nue au sommet ; feuilles presque toutes disposées en rosette radicale, ovales-oblongues, les caulinaires peu nombreuses, ordinairement opposées ou subopposées, quelquefois alternes, rarement subverticillées par 3, les supérieures, accompagnant les rameaux ou les pédoncules, petites, lancéolées-linéaires ; capitules grands (diam. 4-6 cent.), souvent solitaires au sommet de la tige ou des rameaux ; ligules d’un jaune d’or. %.
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— Juin. Prés un peu humides, bruyères, clairières des bois. La Sologne; AC. dans la partie Est de l’arrondissement de Romorantin (Lefrou, Em. Martin) : Pruniers, pâtureau et bords de l’allée de Longueville! bois au S.-0. de l'étang de Batarde! Gièvres, dans les pacages de la Berrerie! Villeherviers, bruyère à Béjarie ; patureau du Clos-Union, près des Fontenils ! Chaumont-sur-Tharonne, à l’étang des Morettes; Pierrefitte, à Cerbois et au moulin de Boute; Theillay, près du château de Rère, sur le chemin de Romorantin ! et bruyères au-dessus du pont de la Loge; Souesmes, rive gauche de la Boute morte et dans les bruyères de la petite Sauldre, aux limites du dépt ; bruyères de Monchauvaux ! Marcilly-en-Gault, bords de la prairie entre les étangs de l’Aulnay et de Courcelles! La Ferté-Saint-Cyr, dans les bois bordant la route de Dhuizon ; Thoury ; Dhuizon ; route de Romorantin et lisière de la forêt; Bracieux, le long des murs du parc de Chambord, vers l’étang de Montperché ! Fontaine-en-Sologne, bois du Gué de la Guette du côté du Jardin! Bois de Cheverny, clairières entre le carrefour de la Luzerne et la Maltière, vers l'extrémité de l’allée de la Roche des Aubiers |!
Distrib. géogr. — La région Submontagneuse et alpine de l’Europe, jusque dans la Suède méridionale ; manque dans la région méditerranéenne.
Observ. — Plante très recherchée comme vulnéraire ; sa présence dans toute la Sologne constitue un fait de géographie botanique intéressant, mais qui n’est pas isolé; sur les bords du Rhin, l’Arnica descend aussi dans la plaine et se retrouve dans la forêt de Haguenau; un fait analogue se produit dans le sud-ouest de - rs où la plante croît dans les Landes jusqu'aux environs
e Dax.
G. 181 DORONICUM. (Doronic).
Capitules hétérogames, radiés ; fleurs toutes fertiles, celles du disque synoïques, celles du rayon ligulées, femelles, disposées sur un seul rang; bractées involucrales bisériées ; réceptacle nu ; fruits oblongs, ceux du disque surmontés par une aigrette dont les poils sont plurisériés, blanchâtres ; fruits de la circonférence nus ; — Plante à feuilles alternes.
502. D. plantagineum L. sp. 1247. (D. à feuilles de plantain). — Plante à pubescence rare et courte, un peu glanduleuse sous le capitule ; souche épaisse; arrondie, lanugineuse ; feuilles glabrescentes, les radicales très longuement pétiolées, à limbe ovale, aigu, bordé de larges dents, à base arrondie ou légèrement échancrée et très brièvement prolongée en coin sur le pétiole ; feuilles caulinaires sessiles, embrassant la tige par une base un peu élargie, auriculée, les supérieures lancéolées; capitules assez grands (diam. 3-4 cent.), solitaires au sommet de très longs pédoncules; bractées involucrales étroitement lancéolées-linéaires, acuminées; fleurs ligulées d’un jaune assez pâle, dépassant peu l'involucre.
— Mai. Bois couverts. RR. Candé, bois du Moirié, sur les bords de la route de Chaumont ;
Distrib, géogr. — Europe occidentale, depuis le Portugal jusqu’en Ecosse assez répandu dans l’ouest de la France, remonte jusqu’à Paris et dans l’Aisne.
Observ. — Espèce quelquefois cultivée et se multipliant rapidement par ses rhizomes tracants ; on la trouve cà et là dans les
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haies des jardins: La Chaussée Saint-Victor; Cormeray. Elle a aussi été plantée par certains amateurs de facon à constituer
des localités pseudo-spontanées, notamment à Chailles. : 1144800
G. 182. SENECIO. (Sénecon).
Capitules hétérogames, radiés, ou très rarement homogames par défaut de fleurs ligulées; fleurs toutes fertiles, celles du. disque tubuleuses synoïques, celles de la circonférence ligulées, femelles ; bractées involuerales unisériées, cohérentes entre elles à la base, accompagnées de bractées beaucoup plus courtes formant une sorte de calicule; réceptacle relevé d’alvéoles à la fin laciniées; fruits cylindriques, tous surmontés d’une aigrette formée de poils blancs, scabres, disposés sur plusieurs rangs.
503. S. vulgaris L. sp. 1216. Lefr. cat. 15; Em. Mart. cat. 147. (S. commun). Vulg. Sénecon. — Plante un peu lanugineuse, ordinairement très rameuse dès la base; feuilles sinuées-pinnatifides, à lobes étalés, obtus, denticulés ou incisés; inflorescence en grappe corymbiforme ; capitules petits (diam. 3-4 mill.) ; involuere cylindrique, à bractées linéaires, aiguës, glabres, les extérieures (calicule) 2-3 fois plus courtes que les intérieures, souvent maculées de noir au sommet ; fleurs ordinairement toutes tubuleuses; fruits pubescents. ©.
— Fleurit toute l’année. CC. partout.
Distrib. géogr. — L'Europe; répandu aujourd'hui dans presque toutes les régions tempérées.
504. S. viscosus L. sp. 1217. Lefr. cat. 15; Em. Mart. cat. 147. (S. visqueux). — Plante glauque, un peu fétide, très brièvement pubescente, finement glanduleuse et visqueuse dans toutes ses parties; tige ferme, ordinairementtrès rameuse dès la -base ; feuilles sinuées pinnatifides, à lobes profondément incisés ; inflorescence en grappes corymbiformes peu fournies; capitules assez petits (diam. 6-7 mill.); involucre tubuleux campanulé, à folioles linéaires, pubescentes glanduleuses, celles du calicule 1 fois plus courtes, peu ou point maculées de noir au sommet; fleurs de la circonférence à ligule jaune, courte, roulée en dehors; fruits. glabres. ©.
— Juin, octobre. AC. dans la Sologne ; C. dans le val de la Loire ; non observé dans la Beauce et le Perche.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe ; se retrouve en Asie mineure dans la région Pontique et dans l'Arménie.
505. S. sylvaticus L. sp. 1207; Lefr. cat. 15; Em. Mart. cat. 147. (S. des bois). — Plante un peu 'odorante, parsemée de poils courts; tige de 4-10 décim., simple ou rameuse vers le haut; feuilles sinuées ou pinnatifides, à obes obtus, dentés ou incisés ; grappes formant des corymbes fournis; capitules assez petits En mill.), tubuleux, à bractées linéaires-aiguës, les extérieures
à 4 fois plus courtes, sans tache noire au sommet ; fleurs de la circonférence très brièvement ligulées, à ligule jaune, enroulée en dehors ; fruits pubescents. %.
— Juillet, août. Bois des terrains siliceux. AC. dans la Sologne ; AR, dans le Perche et la Beauce. |
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Be Disirib. géogr. — Toute l’Europe, excepté dans la région arctique et austroorientale; Asie mineure, dans la région Pontique ; Sibérie.
. 506. S. adonidifolius Loisel. fl. gall. (ed. 1), p. 566. (S. à
feuilles d'A donide). — Plante glabre, raide; tige de 4 à 10 décim., - simple ou à rameaux fastigiés ; feuilles bi-tripinnatifides, - à segments étroitement linéaires ; grappes formant des corymbes fastigiés, denses; capitules assez petits (diam. 10-12 mill.); involucre campanulé-tubuleux, à bractées glabres, coriaces, ciliolées au sommet, les extérieures (calicule) peu nombreuses ; ligules à peine 1 fois aussi longues que l’involucre ; fruits glabres, les extérieurs à moitié enveloppés par les bractées involucrales endurcies et courbées en gouttière. %.
Le — Juillet, août. Bois secs des terrains siliceux. RR. Vouzon, dans un bois au nord-est des Mahaudières, entre la route de Souvigny et celle de Vouzon! (Rimbert).
Distrib. géogr. — Le centre de la France, depuis Paris jusqu'à Lyon et la chaîne des Cévennes, avec une localité dans le Jura; Pyrénées; nord de l'Espagne. Espèce strictement limitée à l’Europe occidentale.
- 507. S. Jacobæa L. sp. 1219; Lefr. cat. 14; Em. Mart. cat. - 149. (S. Jacobée), — Plante glabre ou un peu aranéeuse; souche - épaisse, courte; tige de 4 à 10 décim., simple ou à rameaux dres- . sés,; feuilles sinuées-pinnatifides, ou presque bipinnatifides à lobes étalés, obtus, plus ou moins élargis, dentés ou incisés, - le terminal souvent un peu plus grand que les autres dans les - feuilles radicales ; inflorescence corymbiforme ; capitules médiocres (diam. 12-15 mill.); involucre campanulé, à bractées pâles, lancéolées ; ligules environ 1 fois aussi longues que linvolucre, étalées, très rarement nulles (S. flosculosus Jord.); fruits du » disque pubescents, ceux de la circonférence glabres. %. Plante très variable.
Ê — Juin, août. Prés secs. CC.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe centrale et sept,; manque dans la zone … arctique ; rare dans la région australe.
508. S. aquaticus Huds. fl. Angl. 366; Em. Mart. cat. 148. S. Jacobæa var. aquaticus Lefr. cat. 14. (S. aquatique). — Diffère du S. Jacobæa par ses feuilles de consistance plus ferme et dont le lobe terminal est sensiblement plus grand que les latéraux, même dans les feuilles caulinaires moyennes; par ses capitules un peu plus grands (diam. 15-20 mill.).
— Juin, août. Prairies humides ou tourbeuses. C. Distrib. géogr. — La même que pour lespèce précédente.
Observ. — Le Sen. barbareæfolius Krock. (S. erraticus auct. gall., vix Bertol.), ne me paraît pas pouvoir être distingué du S. aquaticus, même à titre de variété. On a essayé de le caractériser par son inflorescence dont les rameaux seraient plus étalés, et surtout » par le lobe terminal de ses feuilles très développé et cordiforme. î Ces caractères ne sont point constants et surtout loin d’être . subordonnés ; la série nombreuse des formes réunies par Grenier, dans son riche herbier, sous le nom de S. erraticus Bertol., en fournit la preuve. Û . Il ne me paraît pas du reste très certain que la plante rapportée dans les flores françaises au S. erraticus Bertol., appartienne réellement à la forme visée par le botaniste italien ; dans beau-
coup de Klores on décrit bien en effet cette espèce | en réalité cette phrase ne s’applique avec exactitude qu'aux
cimens j L À ; À
l’herbier de Grenier vient encore à l'appui de cette asserti
Jobe terminal de leurs feuilles caulinaires plus ou moins ovale,
Me: Ke"
térisée par le lobe terminal des feuilles très élargi et cordif
de la région méditerranéenne et surtout de la Corse;
Rem
Tous les spécimens que jai pu voir du continent françai nel ;
mais seulement tronqué ou arrondi, ou même plus souvent atté- … nué à la base, tel enfin que Krocker, d’après Wimmer et Buek, a compris son S. barbareæfolius. 1