ONOPORDON (Onoporde
Capitules homogames à fleurs toutes égales ; involucre à bractées multisériées dont les extérieures sont lancéolées-subulées, vulnérantes ; fruits obovés, comprimés, transversalementrugueux, surmontés par une aigrette de soies scabres, cohérentes à la base et se détachant d’une seule pièce à la maturité; réceptacle nu, creusé d’alvéoles lacérées sur les bords. — Plante épineuse.
550. ©. acanthium L. sp. 1158; Lefr. cat. 15; Em. Mart. cat. 158. (On. à feuilles d'A canthe). — Plante plus ou moins aranéeuse, blanchâtre; tige de 1 à 2 m., très rameuse; feuilles bordées d’épines, pinnatifides ou sinuées anguleuses, les radicales très amples, ondulées, oblongues ou obovales, les caulinaires décurrentes sur la tige en une aile très large, sinuée-ondulée, armée d’épines et parcourant toute la longueur du mérithalle; capitules gros (diam. 3 à 4 cent.), solitaires au sommet de rameaux ailés jusque sous l’involucre, celui-ci globuleux, à bractées très rigides, lancéolées-subulées, un peu aranéeuses, terminées par une épine, les plus extérieures réfractées ; fleurs purpurines ; fruits grisatres, tachetés de noir, surmontés d’une aigrette rousse. @).
— Juillet, septembre. Décombres, bords des chemins. C.C.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe ; R. dans l’Europe occidentale ; Caucase ; Perse ; Songarie.
G. 202. CARDUNCELLUS (Cardoncelle).
Capitules homogames, à fleurs toutes égales ; corolles tubuleuses à 5 divisions linéaires ; involucre à écailles plurisériées, les extérieures vertes, les intérieures coriaces, appendiculées au sommet; fruits tétragones surmontés par une aigrette de poils plumeux réunis à la base en un anneau qui se détache d’une seule pièce sur le fruit ; réceptacle à paillettes sétacées. — Plante molle.
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551. C. mitissimus DC. fl. fr. 1v. p. 73. (C. inerme). — Plante un peu pubescente ; tiges courtes (4 à 15 cent.; simples ou divisées dès la base ; feuilles molles, tout-à-fait inermes, pétiolées, les radicales oblongues ou obovales, souvent entières avec 2 ou 3 petites dents à la base du limbe, ou pinnatipartites, comme les caulinaires, à segments écartés, lancéolés-linéaires, entiers ; Capitules assez grands (diam. 2 à 3 cent.), solitaires au sommet des tiges ou des rameaux ; involucre campanulé, à bractées externes, foliacées, pectinées, les moyennes lancéolées, ciliolées au sommet, avec un petit mucron, les plus internes coriaces, striées, dilatées au sommet en appendice ovale ou arrondi, scarieux, lacinié ; fleurs bleues ; fruits glabres, beaucoup plus courts que l’aigrette. %.
— Juin, juillet. Pelouses sèches des terrains calcaires, R. Chitenay, bord des vignes, dans le parc du château! Nourray, levée de l'étang de Baïgnon (Em. Desvaux), Vendôme aux Tuileries Saint-Anne ! (Rolland) ; coteaux de Poulines ! vignes de Marcilly (Séjourné) ; Saint-Léonard, vallée de Sermaise (Goussard).
Distrib. géogr. — Plante strictement limitée à l’Europe austro-occidentale, depuis Paris et tout l’ouest de la France, jusque dans le nord de l'Espagne.
G. 203. CARDUUS (Chardon).
Capitules homogames à fleurs toutes égales; corolles longuement tubuleuses et à 5 divisions étroites; bractées involucrales multisériées, les extérieures lancéolées, mucronées ou terminées
ar une épine plus ou moins vuinérante ; filets staminaux libres ; ruits lisses surmontés d’une aigrette de poils plurisériés, scabres ou plumeux, réunis à la base en un anneau qui se détache d’une seule pièce à la maturité. — Plantes presque toujours épineuses.
a. Carpuus. Poils de l'aigrette scabres.
552. C. tenuiflorus Curt. Lond, fasc. 6, p. 55; Lefr. cat. 16; Em. Mart. cat. 159. (Ch. à petites fleurs). — Plante un peu pubescente et aranéeuse ; tige de 4 à 10 décim., ordinairement très rameuse, ailée jusque sous les capitules; feuilles blanches en dessous, sinuées-pinnatifides, à segments triangulaires, terminés
ar une épine vulnérante ; décurrence large, sinuée-lobée comme es feuilles et épineuse comme elles ; capitules petits (diam. 6 à 8 mill.), sessiles, agglomérés au nombre de 4 à 12 au sommet des rameaux ; involucre cylindrique, aranéeux, à bractées extérieures parsemées de glandes jaunes qui disparaissent sur le sec, dressées, les extérieures largement lancéolées, marginées, un peu contractées en pointe courte qui se termine par une petite
épine vulnérante ; fleurs d’un rouge pâle ; poils de laigrette scabres. @).
— Juin, septembre. Décombres, bords des chemins: C. aux environs de Romorantin ! Salbris! C.C. à Blois et dans toute la vallée de la Loire, sur les levées ! Cà et là en Beauce : Averdon ! Saint-Bohaire ! Vallée du Loir ; Troè (Lefrou) et Lavardin !
Distrib. géogr. — Europe occidentale, jusqu’en Angleterre, et centrale jusque dans la Dalmatie. à ,
Le C. pycnocephalus Jacq., est A.C. dans l’ouest, ire Angers et au Mans, et pourra être observé dans la vallée de la Loire; il
diffère du C. tenuiflorus par ses capitules un peu plus. grands, solitaires ou groupés seulement par 2ou3 au sommet des rameaux,
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par la décurrence des feuilles souvent plus étroite. Les deux espèces sont réunies par plusieurs auteurs sous le nom de C. pycnocephalus ; leur distribution géographique est assez différente, et la HRPersIon de la plante de Jacquin plus considérable et plus australe.
. 558. C. crispus L. sp. 1150 (C. crépu). — Plante pubescente aranéeuse ; tige de 5 à 10 décim., très rameuse, aiïlée, ainsi que les rameaux, souvent jusque sous les capitules ; feuilles plus ou
moins blanches-laineuses en dessous, sinuées-pinnatifides, à segments élargis, incisés-dentés et à lobes terminés par une petite épine vulnérante;, décurrence crêpue, étroite, épineuse comme les feuilles ; capituies assez petits (diam. 15 mill. environ), solitaires ou réunis ? ou 3 au sommet de Courts rameaux ; involucre ovale-campanulé, un peu aranéeux, à bractées non marginées, étroitement lancéolées inférieurement, atténuée en longue pointe, dépourvues de glandes jaunes et terminées par une petite épine vulnérante ; fleurs d’un pourpre pâle; aigrette formée de poils scabres. %.
— Juillet, septembre. R. R. Lavardin (Peltereau).
Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne, jusqu’en Suéde et en Norwège R. ou nul dans l’Europe australe et orientale ; Caucase et Sibérie.
554. C. nutans L. sp. 1150; Lefr. cat. p. 16; Em. Mart. cat. 159. (Ch. penché). — Plante plus ou moins pubescente-aranéeuse ; tige de 2à 10 déc., souvent rameuse, ailée, ainsi que les rameaux ; feuilles quelquefois blanches-laineuses en dessous, sinuées pinnatifides, à segments 3-5-lobés, terminés par une épine vulnérante ; décurrence sinuée-incisée, épineuse; capitules gros (diam. 3 à 4 cent.), souvent penchés avant l’anthèse ; involucre subglobuleux, à bractées coriaces, lancéolées-subulées, terminées par une épine robuste, les plus extérieures souvent étalées ou même réfractées ; fleurs purpurines, rarement blanches ; aigrette formée de poils scabres. ô,
— Juillet, septembre. Lieux incultes, bords des chemins. G.C.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe, excepté dans le nord de la Suède et de la Norwège ; la plante devient subalpine dans la région australe ; Asie-mineure ; Caucase ; Sibérie: Himalaya; Afrique sept.
Observ. — Plante très péapne ; les rameaux qui portent les capitules sont quelquefois ailés jusqu’au sommet, quelquefois assez longuement nus. Dans une forme observée aux environs de Cour-Cheverny, les capitules sont presque moitié plus petits (2 cent. de diam. à peine) et les bractées extérieures sont toutes dressées ; chez d’autres individus elles sont très étalées rayonnantes ou même complétement réfractées sur le rameau floral. Dans une forme singulière, les capitules sont sessiles, dressés au milieu d’unefcollerette de feuilles florales larges et entières.
b. Cnicus (Circium auct.). Poils de l'aigrette plumeux. — Les espèces de ce groupe s’hybrident assez souvent entre elles.
%%. C. lanceolatus L. sp. 1149. Circium lanceolatum Scop.; Lefr. cat. p. 16; Em. Mart. cat. 158. (Ch. lancéolé)., — Tiges de 5 à 15 décim., à rameaux dressés, ailés ; feuilles très scabres en dessus, pubescentes, vertes ou blanchâtres-laineuses en dessous, sinuées-pinnatifides, à segments 3-5 lobés, le terminal très allongé, cilié et épineux ainsi que les autres lobes ; décurrence sinuée, épi-
neuse ; capitules gros (diam. 3 à 4 cent.) terminant des rameaux plus ou moins nus au sommet ; involucre hémisphérique, un peu
aranéeux, à bractées dures, étroitement lancéolées, terminées par
une épine rigide; fleurs purpurines ; aigrette formée de poils plu meux. (2). |
— Juin, septembre. Bords des chemins, champs incultes. C.C.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe, presque jusqu’à la zone arctique ; Asie-mi=
neure, jusque dans le Kurdistan,
Observ. — Plante assez variable ; les feuilles sont le plus souvent verdâtres et seulement un peu plus pâles en dessous ; plus rarement elles sont blanches tomenteuses à la face inférieure ; dans cet état c’est le Circium nemorale Rchb.
556. C. eriophorus L. Sp. 1153. Circium eriophorum Seop. fi. Carn. II. p. 130 ; Lefr. cat. 16; Em. Mart. cat. 158. (Ch. laineux). — Tige de 6 à 15 déc., robuste, anguleuse, pubescente-aranéeuse ; feuilles amplexicaules, spinuleuses et d’un vert sombre en dessus, plus ou moins blanches laineuses en dessous, profondément pinnatipartites, à segments divisés presque jusqu’à la base en 2 ou 3 lobes lancéolés-lineéaires, épineux, le terminal beaucoup plus allongé ; capitules gros (diam. 4 à 5 mill.), accompagnés de feuilles plus courtes que lui, ou le dépassant à peine, involucre sphérique, très lanugineux, à bractées lâches, étroitement lancéolées, quelquefois un peu élargies en spatule au sommet, terminées par une petite pointe raide; fleurs purpurines; aigrette formée de poils plumeux. (®).
— Juillet, septembre. Bords des chemins, champs incultes des terrains calcaires. AR. Vallée du Cher, à Selles ! Gièvres ; Couffy (Em. Mart.); Tour-en- Sologne, près du cimetière ! Cour-Cheverny à Woilé ! Cheverny, à la Rousselière, sur la route de Contres! Chitenay ! Bords de la Loire à l’île aux Bœufs près Blois ! Menars! C.C. à Vendôme, aux Tuileries Sainte-Anne ! Baillou (Legué).
Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne, depuis l'Angleterre, jusque dans la Macédoine.
Observ. — On trouve quelquefois l’hybride du C. eriophorus et du C. lanceolatus; cest le Circium lanceolato-eriophorum Lamotte F1. du pl. cent. p. 425; Circium Gerhardti Sch. bip. in Rchb. Icon. fi. germ. XV. p. 69, tab. 861. La plante a les feuilles décurrentes du C. lanceolatus, jointes aux capitules du C. eriophorus. Cet hybride, observé dans l'Auvergne et dans diverses régions de l'Europe, pourra être rencontré en Loir-et-Cher, là où les deux parents croissent ensemble.
997. C. palustris L. sp. 1151. Circium palustre Scop.; Lefr. cat. 16; Em. Mart. cat. 158. (Ch. des marais). — Plante pubescente, très peu aranéeuse ; tiges de 5 à 20 décim., plus ou moins rameuses, sillonnées-anguleuses, ailées, ainsi que les rameaux, quelquefois presque jusque sous les capitules ; feuilles un peu laineuses, blanchâtres en dessous, pubescentes mais non scabres en dessus, sinuées-pinnatifides, à segments 2-3-lobés, terminés par de fines épines vulnérantes ; décurrence plus ou moins large, sinuée-épineuse ; Capitules agsez petits (diam. 8 à 12 mill.), presque sessiles, nus ou accompagnés de feuilles florales et agglo-
mérés au sommet des rameaux ; involucre ovoïde-cylindrique, à.
bractées étroitement appliquées, coriaces, lancéolées, brièvement mucronées, présentant sur le dos une callosité oblongue, noire et glanduleuse ; bractées intérieures plus longues, molles ; obtuses;
+ + 2" L {55 UE r.…. LIRE
| fleurs purpurines, très rarement blanches ou jaunâtres ; aigrette formée de poils plumeux. %.
— Juin, septembre. Prairies humides, lieux tourbeux. C.C. Distrib. géogr. — Europe moyenne, presque jusqu’à la région arctique ; R. ou nul dans l’Europe australe ; Caucase ; Sibérie.
Observ. — Plante très variable à rameaux florifères allongés quelquefois longuement nus, ou très courts et ailés jusqué sous les capitules ; l’inflorescence forme alors une panicule très compacte, ovale. Les tiges sont souvent fauchées avec les herbes J des prairies ; leurs rejets ont alors des feuilles presque entières, vertes en dessous, tres brièvement décurrentes, et il ne faut pas les confondre avec les produits hybrides.
| 558. C. bulbosus Lamk. Dict. I. 705. Circium bulbosum DC. F1.
| £r: IV, pe 118; Lefr. cat. 16. (CH. bulbeux). — Souche courte, tou-
| jours (?) dépourvue de stolons, produisant des fibres très allongées,
renflées-napiformes à la base; tige dressée, striée, un peu ara-
néeuse ; feuilles plus ou moins blanchâtres-laineuses en dessous, ubescentes en dessus, sinuées-incisées presque jusqu’au rachis,
à segments profondément lobés, souvent trifides, ciliés et termi-
nés par une très petite épine un peu vulnérante ; feuilles radicales
pétiolées, les moyennes embrassant la tige par leur base dilatée ;
capitules médiocres (diam. 2% cent.), solitaires (rarement gémi-
nés) au sommet de longs rameaux nus ou pourvus seulement de
très petites feuilles bractéales ; involucre ovoïde-campanulé, à
bractées extérieures coriaces, lancéolées, terminées par un petit mucron raide ; fleurs purpurines , aigrette à soies plumeuses. %.
— Juin, juillet. Prairies humides des terrains argilo-calcaires, R. Cour-Cheverny, au Gué-du-Veau, près de Serigny ! localité presque détruite ; Saint-Georges, dans les prés avoisinant la route de Montrichard! Forêt de Choussy! val du Loir à Villavard, dans le pré aux Prêtres ! Prairies d’Artins ! Huisseau-en-Beauce, C. dans les marais de Poulines !
Distrib. géogr. — Europe occidentale et centrale, jusque dans la Transylvanie et le Banat.
399. C. pratensis Huds. angl. ed. 2, p. 353. Circium anglicum DC. F1. fr. IV. 118 ; Lefr. cat. 16; Em. Mart. cat. 159. (C. des prés). — Très voisin du Ch. bulbeux, il en diffère par sa souche presque toujours stolonifère, émettant des fibres grêles, peu ou point épaissies au sommet: par ses feuilles très superficiellement sinuées, ou dont les segments ne dépassent guère le tiers du limbe.
— Plusieurs auteurs réunissent le C. pratensis au C, bulbosus.
— Mai, juillet. Prairies et pâturages humides; C, surtout dans les terrains argileux.
Distrib. géogr. — Europe occidentale, depuis l'Angleterre jusque dans la Catalogne ; à l’Est il n’a pas été signalé au delà du Grand Duché de Bade et de la Belgique.
X €. semidecurrens.— Circium semidecurrens Richter in Rchb. F1. Excurs. I. p. 286. C. pratense Gren. et Godr. F1. fr. II. P: 224. C. palustri-bulbosum DC. Prodr. VI, p. 646; Gren. et Godr. oc. Cit. (Ch. semidécurrent). — Hybride des C. palustris et du C. bulbosus. Port du C. bulbosus ; les feuilles sont profondément sinuées-incisées, comme dans cette espèce, mais les caulinaires sont plus ou moins longuement décurrentes ; les capitules sont
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un peu plus petits, quelquefois solitaires au sommet de longs
rameaux nus, mais plus souvent disposés en grappe lâche ; les
bractées involucrales extérieures, ou au moins quelques unes d’entre elles, présentent sur le dos la callosité linéaire, glanduleuse, qui caractérise le C. palustris.
— Juin, juillet, RR. Vallée du Loir, dans le pré aux Prêtres, en mélange avec les parents.
Le C. pratensis Lam. dict. I, p. 700 (non Huds.), Circium pratense DC. Prodr. VI, p. 645, que Grenier et Godron ont considéré comme hybride du C. palustris et du C. pratensis (Circ. anglicum), est une plante toute différente et à laquelle Lamark attribue des feuilles
glabres, caractère qui existe en effet dans le spécimen donné par
Decandolle à l’herbier du Muséum. La plante de Decandolle, à laquelle la description de Lamarck convient du reste très bien, ne me paraît être que la forme à feuilles décurrentes et peu incisées du C. arvensis.
X C. Forsteri Sm. angl. bot. t. 695 ex Babington Manual, (ed. 8) p.207. Circium spurium Delastre Ann. des Sc. nat. (2 série), t. XVII, p. 149; Em. Mart. cat. 159. (Ch. de Forster). — Hybride du C. pratensis et du G. palustris. Très semblable à lhybride précédent, dont il ne diffère que par ses feuilles moins profondément sinuées-lobées, caractère qu’il emprunte au GC. pratensis. On ne peut avoir de certitude, pour la détermination de cet hybride, que par la connaissance exacte des parents dont il est issu.
— Juin, juillet. RR. Gy, dans un marais tourbeux sur la rive droite de la Croisne, prés de Piedsauvron (Em. Martin). Deux spécimens seulement au milieu des parents ; le C. bulbosus manque totalement dans la localité.
Observ. — D’après les exemplaires de l’herbier du Muséum et de celui de M. Martin, Delastre a distribué sous le nom de Circium spurium, des hybrides très probablement différents, et entre autres le C. semidecurrens. M. Godron paraît avoir aussi confondu les hybrides du C. anglicus et ceux du GC. bulbosus, autant du moins Les j'en puis juger d’après les exemplaires de l’herbier Grenier.
es deux produits de mélange sont d’ailleurs beaucoup moins distincts entre eux qu’on ne le pourrait croire d’après les descriptions de la Flore de France ; ainsi les bractées involucrales extérieures sont mucronées dans les 2 hybrides et les feuilles plus ou moins blanches tomenteuses en dessous dans l’un et l’autre.
560. €. oleraceus Vill. F1 du Dauph. III, p. 21. Circium ole-
raceum Scop. fl. carn. IL. 124. (Ch. oléracé). — Tige de 6 à 12 décim., .
glabrescente, fragile, fistuleuse; feuilles grandes, molles, ciliées spinuleuses sur les bords, les inférieures et les moyennes longuement pétiolées, pinnatifides, à segments lancéolés, entiers ; feuilles supérieures sessiles, embrassantes, ovales, acuminées, presqu’entières; capitules (diam. 15 à 20 mill.) agglomérés, sessiles au sommet des rameaux, souvent accompagnées de feuilles florales lancéolées, denticulées-spinuleuses ; involucre ovale-globuleux, un peu aranéeux, à bractées lancéolées-linéaires, dressees, terminées par un petit mucron épineux ; fleurs jaunes ; aigrette formée de soies plumeuses. %. |
— Juillet, août. Prairies marécageuses. RR. Verdes, aux sources de l’Aigre
(rive droite), dans un pâtis situé à environ 300 mètres au-dessous de la grande source, à gauche de la route de Châteaudun, sur la limite du département d’Eure-
et-Loir.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., jusque dans le sud de la Suède et de la Norwège.
Observ. — Le C. oleraceus s’hybride assez souvent avec le C. palustris ; il en résulte une plante à fleurs rougeâtres, ou rouges et jaunes dans un même capitule ; les feuilles sont décurrentes, plus fermes et moins grandes que dans le C. oleraceus, velues ou un peu laineuses en dessous. C’est le C. hybridus Godr. F1. de Lorr. III. 231 ; Circium hy bridum Koch ; C. palustri-oleraceum Næg.
561. €. arvensis Kalm F1. fenn. n. 451. Circium arvense Scop.; Lefr. cat. 16; Em. Mart. cat. 159. (Ch. des champs). — Racine longuement rampante ; tiges de 6 à 10 décim., finement pubescentes, anguleuses ; feuilles glabres ou blanches-laineuses en dessous, bordées de cils épineux très rapprochés, presqu’entières ou plus ou moins sinuées incisées, les moyennes et surtout les supérieures souvent décurrentes ; capitules de grosseur variable (10 à 15 mill.), agrégés au sommet des rameaux qui forment une panicule étroite ou corymbiforme; involucres ovoïdes-subglobuleux, un peu aranéeux ou glabrescents, à écailles extérieures lancéoléesdeltoïdes, terminées par un petit mucron épineux, dressé ou étalé : fleurs purpurines ; aigrette formée de poils plumeux. %.
— Juin, août. CC. dans les champs des terrains argileux.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et septentr., jusqu’à la zone arctique ; R. dans la région australe, où la plante devient subalpine ; Asie-mineure ; Turkestan; Beloutchistan ; Himalaya ; Sibérie ; Chine ; Japon.
962. C. acaulis L. Sp. 1156. Circium acaule All.; Lefr. cat. 16.; Em. Mart. cat. 159. (Ch. acaule). — Tige un peu pubescente-aranéeuse. souvent presque nulle, dépassant rarement 15 cent.; feuilles glabrescentes ou peu velues, vertes en dessous, sinuées-incisées, à segments lobés, spinuleux ; capitule médiocre (diam. 20 à % mill.), solitaire au sommet de la tige ; plus rarement 2 ou 3 capitules agglomérés ; involucre ovoïde, glabre, à bractées appliquées, jaunâtres, coriaces, lancéolées-deltoïdes, ciliolées sur les bords, mucronulées, les intérieures beaucoup plus longues; fleurs purpurines ; aigrette à poils plumeux. %,.
— Juin, août. Bords des chemins. C.
Distrib. géogr. — Europe moyenne, jusque dans le sud de la Suède et de la Norwège ; Serbie et Bosnie.
La forme à tige développée et plus ou moins pourvue de feuilles n’est pas rare aux bords des bois ; c’est le C. Roseni-Vill.
X €. pumilus Vill Dauph. III. 17. Circium medium Al. C. bulboso-acaule (Ch. nain). — Hybride du C. bulbosus et du C. acaulis. Très ressemblant à la forme caulescente du C. acaulis, il en diffère par ses tiges un peu blanches-laineuses sous les capitules et par linvolucre parsemé d’un duvet aranéeux. Dans toutes les formes du C. acaulis les tiges sont tout-à-fait glabres au sommet ou présentent seulement quelques poils crustacés, épars ; les involucres sont constamment dépourvus de duvet aranéeux. Les 3 stries que les auteurs de la Flore de France ont attribuées, comme caractéristiques, aux écailles extérieures de cet hybride se retrouvent assez Souvent chez le C. acaulis.
— Juin, juillet. R.R. Huisseau-en-Beauce, un seul exemplaire trouvé dans la prairie de Poulines, là où le C. bulbosus croît en mélange avec le C, acaulis. Indi-
’ # a 7e TT > y'a V2 ps , D TETE Le
1$ qué à Cour-Cheverny par Boreau, d’après un exemplaire de Lefrou qui paraît douteux. S | NN
cu
L CONSPECTUS DES ESPÈCES. |
Poils des aigrettes scabres . . . . . . . . TE Ve 2 : Poila des aigrettes plumeux . . . . ... . . . . . . RER 4.
| fs ( Capitules ne dépassant pas 15 mill. de diamètre. ., , . . . .. i à { Capitules égalant 3 à 4 cent. de diamètre . €. nutans (554).
Bractées extérieures de l’involucre élargies à la base, contractées en pointe courte ; involucre cylindrique. , . . .,.. ,...,. C. tenuiflorus (552).
Bractées extérieures de l’involucre très étroitement lancéolées, atténuées en longue pointe ; involucre subglobuleux. . . . . C. crispus (553).
Feuilles couvertes en dessus de petits poils épineux. 4 . . . . . 5,
Feuilles glabres ou pubescentes, mais dépourvues de spinules en DORA, Ve C4 ee de 0 4 4 6e 0 SSSR 6.
Feuilles décurrentes ; capitules peu aranéeux, . . , , , . . . . C. lanceolatus (555).
Feuilles embrassantes, sessiles ; capitules couverts de longs poils aranéeux ... +. + +. + €. eriophorus (556).
Feuilles plus ou moins décurrentes, au moins les supérieures. . Ls
Feuillés/non décarrentes ‘os 50% +2 à 06 0)e CUROINNNNNES 10. Bractées externes de l’involucre présentant sur le dos une callo-
sité noire, oblongue, glanduleuse ; plante des prés humides et
des mardis:, . .'. «4 : Ve de 17 008 Net) TOMATE 8. Bractées externes de l’involucre dépourvues de callosité glandu-
leuse ; plante des champs . . . . . C. ar vensis (561).
Involucre large au plus de 7 à 8 mill. à la base ; capitules souvent agglomérés . , . ........ C. palustris (5917). Involucre large au moins de 12 à 15 mill, à la base; capitules souvont SOUtAIrTES s,. Like 070 0 0004 0000 OR SUN 9.
Segments des feuilles atteignant presque le rachis; plante croissant en société du C. bulbosus et du C. palustris, . . . . .
X C. Forsteri.
Segments des feuilles peu profonds ; plante croissant en société du C. pratensis et du C. palustris. . .,..... + 0
xX €. semidecurrens.
Fleurs purpurines ou blanches; feuilles rigides ou tomenteuses en dessous, épineuses sur les bords. ....,.,.... LE
Fleurs jaunâtres ; feuilles amples, molles, glabres, seulement bordées de cils raides. . . , . . ©. oleraceum (560).
nn SC CS
Capitules nombreux, disposés en panicule étroite ou corymbi-
MEME «At s dot, +. CC: arvensis (561).
\ A £ FT RE ' Capitules solitaires ou géminés au sommet de la tige et des TAMEAUX "Lot ae eee ie cor: a CHONENENC LC TRE 12. Feuilles plus ou moins blanches-aranéeuses en dessous. , . . . 13. 12. RU SE $ Feuilles plus ou moins pubescentes, vertes en dessous . . . . . 14.
Fibres radicales renflées, napiformes ; feuilles très profondément
iInCiSées. « + « . e + + + + «+ .« « + CC. bulbosus (558).