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| bordé tout autour de fines dents mucronulées; feuilles infé-
rieures longuement pétiolées, les moyennes sessiles, les supérieures linéaires ; capitules assez petits (diam. 7 à 8 mill.), solitaires au sommet de rameaux grêles disposés en panicule corymbiforme ; involucre cylindrique, atténué à la base, à bractées extérieures lancéolées deltoïdes, verdâtres, finement mucronées ; fleurs purpurines, rarement blanches ; aigrette rousse. %,.
— Juillet, septembre. C. dans les bois secs, les pâturages,
Distrib. géogr. — Europe moyenne et septentrionale jusqu’en Scandinavie ; Sibérie,
G. 207. CENTAUREA (Centaurée).
Capitules à fleurs toutes égales et alors homogames, ou plus souvent hétérogames, à fleurs du rayon beaucoup plus grandes, infundibuliformes, rayonnantes et stériles; involucre à bractées plurisériées, terminées par un appendice membraneux, ou scarieux, décurrent ou non sur les côtés, diversement incisé ou cilié, mucroné ou épineux au sommet ; fruits nus ou surmontés par une aigrette formée de soies un peu élargies, plürisériées ; réceptacle couvert de bractéoles sétacées,
507. €. amara L. Sp. 1292. C. Jacea Lefr. cat. 15, pro parte. (C. amère). — Plante très polymorphe, glabre ou un peu aranéeuse ; tige dressée ou couchée ; toutes les feuilles entières, ou plus ou moins incisées-pinnatifides à la base; capitules solitaires au sommet des rameaux, souvent accompagnés de feuilles florales à la base; involucre ovoïde, à bractées terminées par un appendice scarieux, pâle ou d’un brun plus ou moins foncé, arrondi ou ovale, concave, entier ou lacinié; fleurs purpurines, celles. de la circonférence plus grandes, rayonnantes; fruits surmontés d’un petit rebord, mais dépourvus d’aigrette. %.
a. amara.— C. amara L. loc. cit.; Em. Mart. cat. p. 159. — Tige grêle, dressée ou étalée sur le sol ; feuilles inférieures étroitement lancéolées, les supérieures linéaires très entières, ou pourvues de 1 ou 2 petits lobules à la base ; appendice souvent entier, quelquefois un peu fendu.
b, Jacea, — C, Jacea L. sp. 1293, — Tige plus robuste que dans la variété précédente; feuilles plus larges, incisées-pinnatifides, rarement entières, les supérieures lancéolées ; appendice des bractées profondément divisé en lanières lacérées,
— Juin, octobre. La var. à. est A.C. dans les terrains très secs, argileux ou calcaires ; la var. Bb. se rencontre surtout dans les prés, au bord des bois,
Distrib. géogr. — La var. a. est répandue dans l’Europe australe et jusque dans le centre de la France ; la var. Bb, s’élève presque jusqu’à la zone arctique ; Sibérie ; Afrique boréale.
On trouve entre les 2 variétés signalées ici des intermédiaires qui ne permettent pas de considérer comme espèces distinctes les C. amara et Jacea, ne différant en réalité que par la largeur de leurs feuilles et la forme de l’appendice des bractées plus arrondi et plus déchiqueté dans le C. Jacea.
où —
568. C. pratensis Thuill. F1. par. p. 444 (1799). C. nigrescens
Willd. sp. pl. III. p. 2288 (1800). C. Jacea Lefr. cat. 15, pro parte. (C. des prés). — Plante très polymorphe, voisine de l’espèce précédente dont elle diffère seulement par l’appendice des bractées involucrales, au moins des extérieures, qui est bordé de longs cils régulièrement disposés ; l’appendice des bractées internes est déchiqueté, comme dans le C. amara.
On peut distinguer surtout les variétés suivantes :
a, pratensis. — C. pratensis Thuill. loc. cit. — Plante robuste, à feuilles largement lancéolées ; involucre assez gros (diam. 10 à 12 mill.), à bractées involucrales terminées par un appendice dressé, bordé de cils allongés d’un brun foncé.
D. serotina. — C. serotina Bor. fl. du centr, Ed. 3., vol. II, p. 350 ; Em. Mart. cat. 150. — Plante dressée ou décombante, souvent grêle, à feuilles étroitement lancéolées, dentées ou incisées, les supérieures linéaires ; appendice des bractées involucrales dressé, bordé de cils très pâles. La floraison de la plante n’est pas plus tardive que dans la variété
précédente, mais elle se prolonge plus longtemps ; on la trouve en fleur de juin à septembre.
c. microptilon Godr. fi. de Lorr. II. 54. — C. microptilon Godr. et Gren. fl. fr. 11. 242. — Caractères de la variété Bb. serotina, dont elle differe seulement par l’appendice des bractées involucrales extérieures qui se recourbe plus ou moins en dehors. |
— Juin, septembre. La var. à. est C. dans les prés ; la variété b, au bord des chemins ou dans les prés très secs ; la var. €. n’est pas rare sur les rives des grands bois ; forêt de Russy ! bois de Cheverny !
Distrib. géogr. — Europe austro-occidentale et moyenne, jusqu'en Angleterre et en Danemark.
559. C. nigra L. sp. 1288; Lefr. Cat. 15; Em. Mart. cat. 160.
(C. noire). — Tige dressée, dépassant souvent 1 mètre, anguleuse, :
un peu aranéeuse, à rameaux fastigiés ; feuilles un peu scabres, ordinairement très entières, sp ps un peu dentées ou lobulées à la base, lancéolées, les inférieures très longuement pétio- Jées ; capitules solitaires au sommet des rameaux, souvent accompagnés de petites feuilles florales ; involucre d’un brun foncé ou noirâtre, à bractées terminées par un appendice étroit, régulièrement cilié; fleurs purpurines; corolles de la circonférence non rayonnantes (dans notre région); fruits surmontés par une couronne de poils 3 ou 4 fois plus courte qu'eux.
—- Juillet, septembre. Bois secs et un peu couverts. AC. dans la Sologne ; C.C. dans la forêt de Boulogne et la forêt de Russy; AR. dans le val du Loir. (E. Nouel).
Distrib. géogr. — Europe occidentale, depuis la Norwège jusqu'en Portugal ; Bavière et Lombardie ; se retrouve, sous des formes assez différentes, dans la Russie céntrale et australe, l
510. €. Cyanus L. sp. 1289; Lefr. cat. 15; Em. Mart. Cat. p. 160, (C. bleue). Vulg. Bluet. — Plante plus ou moins pubescentearanéeuse ; tige dressée, ordinairement rameuse ; feuilles souvent incisées à la base, présentant de chaque côté 3 à 4 sewments écartés, presque linéaires ; Capitules terminant de longs rameaux
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grêles, nus ou munis de petites bractées linéaires, écartées ; involucre aranéeux, ovoïde à bractées extérieures lancéoléesdeltoïdes, entourées d’un bord noir ou pâle, denté-pectiné ; bractées internes lancéolées-linéaires, dentées au sommet; fleurs d’un beau bleu, rarement violacées ou blanches ; corolles de la circonférence b°aucoup plus développées, rayonnantes ; fruits un peu velus, suimontés par une aigrette rousse, environ moitié aussi longue qu'eux. @). à
— Mai, juin. C.C. dans les moissons.
Distrib. géogr. — Introduit avec les céréales dans toute l’Europe ; criginaire de l'Orient et, paraît-il, aussi de l’Italie méridionale, où on le trouve seulement sur les montagnes, dans les lieux pierreux et les broussailles ; Grèce ; Asie-mineure; Tauride ; Caucase.
Observ. — A l’état spontané la plante est plus grêle, la souche multicaule, les feuilles linéaires entières, blanchâtres, les bractées involucrales pâles, les capitules plus petits.
571. €. scabiosa L. sp. 1291 ; Lefr. cat. 15 ; Em. Mart. cat. 161. (C. scabieuse). — Racine rampante ; tige de 5 à 8 décim., dressée, anguleuse ; feuilles pétiolées, les inférieures très longuement, scabres, profondément incisées-pinnatifides, à segments écartés, oblongs, entiers ou dentés et lobulés à la base, très étroits et linéaires dans les feuilles supérieures ; capitules assez gros (diam. 15 à 20 mill.), solitaires ou géminés au sommet de longs rameaux nus ; involucres globuleux, à bractées surmontées par un appendice triangulaire noirâtre, décurrent sur les côtés, bordé de cils pâles, terminé par un mucron; fleurs purpurines ; corolles extérieures rayonnantes; fruits pubérulents, terminés par une aigrette rousse, presque aussi longue qu'eux. %.
— Juillet, août. C. dans les champs des terrains calcaires.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et septentrionale, presque jusqu’à la zone arctique ; manque dans la région austro-occidenta!e ; Caucase : Arménie ; Oural ; Altaï.
572. C. maculosa Lamk. dict. I. 669.; Lefr. cat. 15. (C. maculée). — Plante un peu pubescente-aranéeuse ; tige atteignant souvent 1 mètre, très rameuse ; feuilles scabres, ponctuées, tripinnatifides, à segments fins, linéaires, capitules terminant des rameaux raides, feuillés, dressés, disposés en large panicule ; involucre ovoïde, glabre, à bractées fortement striées en long, les extérieures surmontées par un appendice noirâtre, triangulaire, mucroné, régulièrement cilié-pectiné, un peu décurrent sur les côtés; bractées intérieures plus allongées, lancéolées-linéaires, denticulées au sommet; fleurs d’un rose pâle; corolles extérieures rayonnantes ; fruits noirs, un peu pubescents; aigrette blanche moitié aussi longue qu'eux. %.
— Juillet, septembre. Iles et levées de la Loire, où la plante est amenée de la région supérieure du fleuve, RR. et peu fixe dans ses stations : bois de Briou (Aucher Eloy et Roger) ; Blois, sables de Vienne (Lefrou); Montlivault, sur les levées de la Loire! Ile de Muides!
Distrib. géogr. — Europe moyenne, depuis le centre et le midi de la France, jusque dans la Russie méridionale ; Tauride ; Caucase ; Oural,
- X €. ligerina Franch. Bull. soc. bot. de Fr. vol. XXVII (1860), sess. extr. p. XXII. (C. de la Loire). — Hybride du C. macu
losa et du C. amara, var. Jacea. Port et feuilles du C, maculosas appendices des 3 ou 4 rangées extérieures de bractées involucrales larges, régulièrement pectinés, comme dans cette espèce, mais non décurrents sur les côtés ; bractées intérieures terminées par un appendice scarieux, en forme de cuiller, déchiqueté comme dans les diverses formes du C. Jacea, Toutes les bractées présentent 3-5 côtes filiformes, comme celles du C, matulosa, et qui ne se rencontrent jamais dans le C. amara.
— Août, septembre. Ile de Muides, au milieu des parents,
573 €. solsticialis L. sp. 1297. (C. du Solstice). — Plante plus ou moins aranéeuse-blanchâtre ; tiges de 3 à 6 décim., très rameuses dès la base; feuilles des rosettes radicales sinuées-pinnatifides, les caulinaires linéaires entières, longuement décurrentes en une aile étroite; capitules médiocres, solitaires au sommet des rameaux ; involucre ovoïde, lanugineux, à bractées coriaces, les extérieures términées par un rs pâle, palmé, à 5 épines assez courtes, presque égales, les moyennes armées d’une longue épine, jaunâtre, étalée; fleurs d’un jaune soufre ; corolles du rayon plus courtes que celles du disque; fruits surmontés par une aigrette plus longue qu'eux. @).
— Juillet, septembre. Introduit dans les prairies artificielles, où il est quelquefois très abondant, mais ordinairement peu fixe dans ses stations : Cheverny, champs de la Rousselière! Contres, route de Pont-Levoy! Tour-en-Sologne, au Riou! Villiers, près Vendôme (Nouel) ; bords du chemin allant de Vendôme à Belair (Séjourné).
Distrib. géogr. — Europe australe et occidentale; dispersé aujourd’hui dans . presque toute l’Europe avec les semences des prairies artificielles. Dans la Russie méridionale la plante s'élève jusqu’à 2 mètres, et on l'utilise comme combustible,
574. C. calcitrapa L. sp. 1297; Lefr. cat. 16; Em. Mart. cat. 161. (C. chausse trape). — Plante un peu pubescente aranéeuse ; feuilles caulinaires sessiles, les radicales et les moyennes profondément incisées-sinuées, à segments dentés, confluents en une aile lobulée ; feuilles supérieures souvent entières ; capitules terminaux ou presque sessiles le long des rameaux, entourés à la base de longues feuilles florales ; involucre glabre, ovoïde, à bractées coriaces, les moyennes à appendice Corné, terminé par une épine pâle, beaucoup plus longue et plus robuste que les épines latérales au nombre de 2 ou 3 de chaque côté, fleurs d’un pourpre pâle ; fruits dépourvus d’aigrette. (2).
— Juillet, septembre, Bords des chemins, lieux incultes, C.C.
Distrib. géogr. — Kurope australe et centrale jusqu'en Angleterre ; Tauride ; Syrie; Egypte; Algérie ; Canaries.
Observ. — Le C. myacantha DC. fi. fr. IV. 101, dont on n’a jamais trouvé que des individus isolés, a été observé une seule fois à Huisseau-en-Beauce, près de la route de Tours, par M. Ern. Nouel. Ou n’est pas d'accord sur l’origine de cette plante; M. Timbal Lagrave (Mém. acad. des sc. de Toulouse, 6° série, vol. I, p. 441) y voit un hybride du C. serotina et du C, calcitrapa ; MM. Cosson et Germain, F1. des env. de Paris, 1re édit., p. 391, en font une variété du C. calcitrapa, opinion suivie par M. Grenier, F1, Jurass. p. 449. Peut-être vaudrait-il mieux considérer cette plante seulement comme une forme, un simple accident. Elle ne diffère en effe’ ‘du: C, calcitrapa type, que par les épines de l’appendice des brar 6es
involucrales qui sont courtes, épaisses, presque égales entre elles, la terminale un peu arquée en dehors ; les bractées internes ne sont nullement modifiées et absolument semblables à celles du C. calcitrapa. Il n’y a rien dans tout cela qui rappelle de près ou de loin le C. amara, ou quelqu’une de ses formes, et il est à remarquer que les divers semis de graines prises sur le myacantha, opérés par M. Timbal Lagrave et par M. Nouel, n’ont jamais produit que du C. calcitrapa type, ou quelques rares individus du C. myacantha, à l'exclusion de toute forme empruntant un caractère quelconque au C. amara; ce n'est pas ainsi que se Comportent les hybrides dans la production desquels le C. amara a joué un rôle certain et chez qui les bractées involucrales ciliées et scarieuses, conservent toujours leur cach2t d’origine.
X €. Nouelii Franch., Bull. soc. bot. de France, vol. XXVII (1880), p. XXI. (C. de Nouel), — Hybride du C. calcitrapa et du C. pratensis. Port et feuilles du C. pratensis ; bractées involucrales coriaces, à appendice noirâtre ou d’un brun foncé, non décurrent sur les côtés, longuement pectiné-cilié et terminé par une fine épine de même couleur, un peu vulnérante, arquée en dehors, 3 à 4 fois plus longue que les cils latéraux.
— Trouvé une seule fois à Vendôme, dans le pré de PIlette, en société du C. calcitrapa et du C. pratensis.
Observ. — C’est par erreur que jai signalé cet hybride (Bull. de la Soc. bot. de Fr., loc. cit.), comme végétant au milieu des C. Calcitrapa, pratensis et Jacea ; cette derniere espèce n’a pas encore été observée à Vendôme, d’après M. Nouel.
Le C. trichacantha Spreng., cité par plusieurs auteurs comme hybride des C. calcitrapa et Jacea, est une plante née dans un jardin et dont l’origine est incertaine. Sa description originale ne convient pas bien du reste à la plante de M. Nouel.
CONSPECTUS DES ESPÈCES.
Appendice des bractées involucrales bordé d’ép'nes rigides et robustes, ou cilié et terminé par une spinule grèle mais toujours beaucoup plus longue que les cils latéraux. , . , , , . 8.
Appendice des bractées involucrales entier, ou déchiqueté ou pectiné et terminé par un cil ou par une courte spinule qui ne dépasse pas sensiblement les cils latéraux. . . , . . ... :.
Le
irrégulièrement déchiqueté. , . ., . €. amara (561).
Appendice des bractées externes ou moyennes plus ou moins réguhérement. cilié-pectiné . + « s3e 0 pois « -euelieie 116 3.
Bractées contractées en appendice lancéolé ou arrondi, non décurrent sur-les côtés LM nr fin: S. Ly4.i8 S)240 0h 51.6 Ac DCE 28 4. Bractées ‘ atténuées en appendice deltoïde, décurrent sur les
CE ESN rote PU D ere: 4! metes Lo Vette Coke ee Es de 6,
Feuilles entéres ou lyrées . ., .,. + » 0e © es © + © > 0 + 0 0 5 Feuilles découpées en segments linéaires-incisés, presque bipin-
| Appendice de toutes les bractées scarieux, concave, entier ou | HAUPDANTHOS ML ME as 5 C OC. HEeTHIA.
Appendice bordé de cils pâles ou bruns ; fruits sans aigrette, . . C. pratensis (568).
Appendice bordé de cils d’un brun foncé, souvent noirâtres et trés allongés. . «.. . . . . . , . . « . C.nigrae (569).