‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 138 sur 265 · ES · texte numérisé non relu

ES

Involucre renfermant 5 fleurs ; plante tout à fait glabre . . . . . L. muralis (598).

Fruits grisâtres, oblongs, ciliolés au sommet, à côtes longitudinales fines. . . . « . + . +. « + L. scariola (596). Fruits d’un pourpre noir, ovales, non ciliés au sommet, à côtes longitudinales très saillantes , . . . .« IL. virosa (597).

Feuilles caulinaires à oreillettes aiguës ; capitules petits (diam. des ligules étalées 10 à 12 mill.) . L saligna var, (595).

Feuilles caulinaires à oreillettes arrondies; capitules grands

| Involucre renfermant 8 à 15 fleurs; plante hérissée de soies | (diam. des ligules étalées 25 à 30 mill)}. IE. perennis (599).

G. 223. SONCHUS (Laitron).

Involucre formé de bractées imbriquées, les extérieures devenant épaisses à la base ; réceptacle nu; fruits très comprimés, dépourvus de bec, surmontés dune aigrette molle, très blanche. — Herbes à suc laiteux blanc ; fleurs jaunes.

600. S. oleraceus L. sp. 1116 (excel. var. g et d); Em. Mart, cat. 168. S. oleraceus levis Lefr. cat. 16. (L. des PORN — Plante glauque, glabre ; tige fistuleuse, très rameuse; feuilles molles, les caulinaires dilatées en large pétiole foliacé embrassant la tige par 2 grandes oreillettes aiguës ; limbe plus ou moins profondement incisé, à lobes bordés de dents aiguës, 1e terminal sagitté, beaucoup plus grand; capitules portés par des rameaux nus, plus ou moins allongés et formant une panicule corymbiforme ; involucre campanulé, à bractées aiguës; fruits oblongs, ridés en travers, à côtes longitudinales peu apparentes. (2) et ©.

— Mai, novembre. Jardins, décombres. C.C.

Distrib. géogr. — Toute l'Europe; dispersé aujourd’hui dans toute la zone tempérée des deux hémisphères.

RE 601. &. asper Vill F1. du Dauph. III. p. 158; Em. Mart. cat. 168; S. oleraceus asper Lefr. cat. 16. (L. rude), — Voisin du précédent; il en est nettement distinct par ses fruits qui ne sont point rugueux en travers, mais lisses, un peu marginés et parcourus sur chaque face par 3 côtes longitudinales fines ; les feuilles sont

plus fermes que celles du S. oleraceus, presque toujours crispées, bordées de dents rigides et même un peu épineuses.

— Mai, novembre. Jardins. décombres. C.C.

Distrib. géogr.— La même que l’éspèce précédente.

602. S. arvensis L. Sp. 1116; Lefr. cat. 16; Em. Mart. cat. 168. (S. des champs). — Racine longuement rampante; tige de 6 à 10 décim., glabre dans sa partie inférieure, un peu rameuse et plus ou moins glanduleuse dans le haut ; feuilles étroitement lancéolées dans leur pourtour, roncinées-pinnatifides, à lobes triangulaires denticulés, très étalés, les caulinaires embrassant la tige par 2 oreillettes arrondies ; capitules assez gros, terminant des rameaux floraux parsemés de glandes jaunâtres et disposés en panicule corymbiforme; involucre campanulé, très glanduleux ; fruits munis de côtes longitudinales et rugueux transversakement. %.

— Mai, juillet. AC. seulement dans les champs des terrains calcaires.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., jusqu’à la zone arctique ; Espagne et Italie moyenne ; Grèce ; Arménie ; Caucase; Sibérie ; Japon; Afrique septentrionale.

CONSPECTUS DES ESPÈCES,

Fruits ridés transversalement. . ...... ...... 64. . FF F- Fruits non ridés transversalement ; feuilles bordées de petites dents très rigides . , . . . . .. . . . S. asper (601).

Plante monocarpique ; involucre et rameaux floraux glabres. . . S. oleraceus (600).

Souche vivace rampante ; linvolucre et rameaux floraux couverts de glandes stipitées jaunâtres . , . S. arvensis (692).

G. 224. CREPIS (Crépide).

Involucre à bractées placées sur plusisurs rangs; réceptacle nu; fruit presque cylindrique et à côtes nombreuses, un peu aminci au sommet ou atténué en long bec; aigrette blanche ou un peu rosée, formée de poils scabres. — Herbes dépourvues de suc laiteux, à fleurs jaunes.

603. Cr. taraxacifolia Thuill. F1. par. p. 409 (ed. 2) ; Em, Mart. cat. 168. Barkausia taraxacifolia DC.; Lefr. cat. 16. (Cr. a feuilles de pissenlit), — Tige de 4 à 8 décim., fistuleuse, glabrescente, un peu rude, rameuse vers le haut; feuilles radicales plus ou moins hispides,roncinées-pinnatifides,ou presque entières,rarement oblongues, les caulinaires moyennes embrassant la tige par deux oreillettes laciniées ; feuilles supérieures très diminuées, brac-. téiformes; capitules dressés avant l’anthèse, portés par des rameéaux plus ou moins allongés formant une panicule corymbi-

forme ; involucre campanulé (diam. 6 à 7 mill.), couvert d’une pubescence farineuse entremêlee de quelques courts poils noirâtres ; bractées extérieures très étalées en forme de calicule, les intérieures planes, n’enveloppant pas les fruits de la circonférence;

fruits glabres, à 10 côtes profondes, atténués en bec aussi long

qu'eux ; aigrette blanche, (@).

— Mai, juin. Pelouses sèches, bords des prés. C. surtout dans les terrains calcaires.

Distrib. géogr. — Europe occidentale depuis l'Angleterre et le Portugal, jusque dans le Tyrol et l'Italie.

604. €. fœtida L. sp. 1133; Em. Mart. cat. 169. Barkausia fœtida DC.i Lefr. cat. 16. (Cr. fétide). — Plante d’une odeur forte, un peu fétide, couverte d’une pubescence courte, grisâtre, mêlée de poils

landuleux dans sa partie supérieure ; tige de 1 à 4 décim., angu-

euse, rameuse; feuilles pinnatifides, les caulinaires amplexicau-

les ; capitules penchés avant l’anthèse, terminant des rameaux assez allongés, disposés en grappe ou en panicule corymbiforme ; involucre campanulé, couvert d’un duvet blanchâtre et hérissé de poils souvent glanduleux ; bractées extérieures très courtes, étalées, les intérieures concaves, naviculaires enveloppant les fruits du rayon ; fleurs jaunes, rougetres en dessous ; fruits muriqués, étroitement fusiformes, atténués en très long bec scabre ; aigrette d’un blanc légèrement teinté de rose. @).

— Juin, août. Lieux incultes. C. seulement dans les terrains calcaires,

Distrib, géogr. — Europe centrale et occidentale jusqu’en Angleterre ; tout l'Orient, jusqu’en Mésopotamie.

605. Cr. setosa Hall. fil. in Rœm. Arch. pars 2 (1796), p. 1. Em, Mart. cat. 169. (Cr. hérissée). — Plante toute hérissée de soies jaunes, raides ; tige de 4 à 8 décim., souvent très rameuse dès la base ; feuilles oblongues presque entières ou plus ordinairement profondément incisées, surtout vers la base, à lobes linéaires, les caulinaires embrassant la tige par 2 oreillettes laciniées ; capitules assez petits. terminant des rameaux plus longs qu'eux et disposés en panicule étalée, corymbiforme ; involucre campanulé-cylindrique (diam. 4 mill.), hérissé de longues soies, à bractées extérieures étalées, les intérieures carénées-naviculaires enveloppant les fruits de la circonférence ; fleurs d’un jaune soufre; fruits oblongs, à côtes longitudinales saillantes, finement rugueux en travers et brièvement atténués en un bec presque aussi long qu’eux. (2).

— Mai, juillet. Prairies artificielles, surtout dans les champs de luzerne : Selles- Saint-Denis, Maray, Billy, Selles-sur-Cher (Em. Martin); C. aux environs de Blois ! Cheverny ! Cour-Cheverny ! Oisly ! Tour-en-Sologne! la Beauce! le Perche (Legué).

Distrib. géogr. — Région méditerranéenne ; Tauride ; Caucase,

Observ. — Le Cr. setosa a été signalé pour la première fois en Loir-et-Cher en 1864, à Selles-Saint-Denjs et à Oisly; depuis cette époque, il s’est montré dans beaucoup de localités, où il infeste les champs de luzerne. La plante paraît avoir été observée en France seulement en 1822, aux environs d'Avignon, d’après un exemplaire de l’herbier De Candolle. Probablement originaire d'Orient,

606. Cr. biennis L. sp. 1156. (Cr. bisannuelle). — Plante d’un vert foncé, plus ou moins pubescente, surtout dans sa partie

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inférieure ; tige de 6 à 10 décim., rameuse et scabre vers le haut : feuilles roncinées-pinnatifides, à lobes triangulaires, sinués, étalés ou déjetés, les caulinaires amplexicaules, mais non sagittées ; capitules assez gros, terminant des rameaux plus longs qu'eux et formant une panicule corymbiforme ; involucre campanulé (diam. 10 à 12 mill.), plus ou moins couvert d’un duvet blanchâtre entremêlé de poils raides; bractées lancéolées, un peu obtuses, parsemées sur leur face interne d’une pubescence appliquée ; fleurs jaunes ; fruits un peu:atténués au sommet, mais dépourvus de bec, oblongs, sillonnés de 12-14 côtes longitudinales saillantes, très peu rugueuses; aigrette blanche. © et @.

— Mai, juin. Prés humides, surtout dans les terrains calcaires ou argilo-calcaires : C. dans la vallée du Beuvron, depuis Cellettes et Clénor ! ; Cheverny ! ; Cour-Cheverny ! ; Chitenay ! ; Cormeray ! ; Vallée de la Loire! ; Val du Loir !,

Distrib. géogr. — L'Europe jusque dans le Danemark et la Suède méridionale ; R..R. ou nul dans l’Europe austro-orientale. .

607. Cr. nicæensis Balb. in Pers. syn. Il. p. 376. (Cr. de Nice). — Plante plus ou moins hérissée inférieurement, scabre dans sa partie supérieure; tige de 5 à 8 décim., striée, raide, à rameaux dressés fastigiés ; feuilles inférieures incisées, les caulinaires moyennes étroites, dressées, bordées de dents aiguës, embrassant la tige par 2 oreillettes aiguës ; capitules petits, terminant des rameaux allongés disposés en étroite panicule corymbiforme ; involucre campanulé (diam. 4 à 5 mill.), parsemé de poils raides, glanduleux ; bractées glabres sur leur face interne, les extérieures étalées, les intérieures concaves et enveloppant les fruits du rayon, fleurs jaunes ; fruits à 9-10 côtes longitudinales un peu rugueuses vers le haut, oblongs, brièvement atténués au sommet, mais dépourvus de bec ; aigrette blanche. ©.

— Mai, juin. Lieux secs, bords des chemins et des champs. R.R. Champs à gauche du chemin d’Herbault, vis-à-vis de Saint-Sulpice.

Distrië. géogr. — Europe moyenne, depuis la France occidentale et australe, jusque dans la région danubienne ; Grèce ; Caucase,

Observ. — Espèce rare, introduite dans beaucoup de localités avec les graines de prairies artificielles ; elle ne persiste pas longtemps.

608. Cr. virens Vill. FIL du Dauph. III. 142; Lefr. cat. 16; Em. Mart. cat. 169. (Cr. verte). — Plante d’un vert foncé, glabre ou glabrescente ; tige lisse, souvent rameuse ; feuilles oblongues, sinuées-dentées où plus ou moins incisées-pinnatifides, à lobes étroits (Cr. pinnatifida Willd.), les caulinaires embrassant la tige par deux oreillettes aiguës ; capitules assez petits, disposés en panicule corymbiforme ou diffuse ; involucre campanulé (diam. 3-5 mill.), brièvement pubescent-farineux, ou quelquefois un peu glanduleux ; bractées extérieures peu nombreuses, appliquées, les intérieures aiguës, toutes glabres à la face interne; fruits peu S ode au sommet, dépourvus de bec, à 10 côtes presque lisses.

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Varie :

a. stricta. —Cr. stricta DC. F1, fr. VI. p. 471. — Tige dressée, plus ou

moins ramceuse ; inflorescence en panicule corymbiforme ; involucre de 5 à 6 mill. de diam,

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D. diffusa. — Cr. diffusa DC. cat. monsp. p. 98. — Tige très grêle, étalée décombante, souvent très rameuse ; feuilles linéaires presque entières ; inflorescence en panicule diffuse ; capitules moitié plus petits que dans la variété précédente.

— Juin, octobre. Champs, bords des chemins, décombres. C.C. Distrib, géogr. — Europe moyenne jusqu’en Danemark; R. dans la région méditerranéenne ; Tauride ; Caucase.

609. Cr. agrestis Waldst. et Kit. Hung. rar. t. 220. (Cr. agreste). — Diffère du Cr. virens seulement par la présence sur les bractées involucrales de longs poils noirs entremêlés de quelques poils glanduleux ; cette même villosité se retrouve sur les rameaux floraux ; port raide et capitules de la var. a du Cr. virens.

— Mai, juin. Prairies, bords des champs. R.R. Parc de Cheverny !; val de la Loire (Monin).

Distrib. géogr. — Europe moyenne.

610. Cr. pulchra L. Sp. 1134 (Cr. élégante). — Plante brièvement pubescente et un peu visqueuse dans sa portion inférieure, glabre et nue dans sa moitié supérieure ; feuilles radicales oblongues plus ou moins sinuées, les caulinaires sagittées, étroites, acuminées, bordées de dents aiguës ; capitules petits, terminant des rameaux raides, disposés en panicule corymbiforme très étalée ; involucre glabre, étroitement tubuleux (diam. 3 à 4 mill.), à bractées extérieures très courtes, ovales, appliquées, les intérieures linéaires, devenant épaisses sur le dos: fleurs jaunes; fruits étroitement oblongs, un peu atténués, dépourvus de bec, à 10 côtes, ceux du centre lisses, ceux de la circonférence hérissés de petites pointes fines. ©.

— Juin, juillet. Vignes.et champs pierreux des terrains calcaires, lieux arides, décombres. R. Cheverny, vignes bordant le chemin vicinal de Chitenay vers la Pauvreterie ! ; Blois, route de Paris au bas de Montigny! ; éboulis des rochers Saint-Victor !; val du Loir, sur les rochers dominant le bourg des Roches !

Distrib. géogr. — Europe centrale et occidentale, depuis la France et le Portugal, jusque dans la Russie méridionale ; Asie-mineure jusque dans la Perse, le Caucase, la région de l’Euphrate ; Turkestan.

CONSPECTUS DES ESPÈCES:

Fruits atténués en long bec filiforme ,,....,........ : 2, le.

ESS

Fruits dépodryus de’Dec. !. . "13, rm en Ne D:

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Plantes glabres ou plus ou moins pubescentes. , . . . , . , :.

2, Plante hérissée de longues soies jaunâtres, très abondantes surtout sur les involucres , , . . ...,. Cr. setosa (605).

Plante sans odeur; bractées internes planes, n’enveloppant pas les fruits de la circonférence , ."424.. + » + « s va : Cr. taraxacifolia (603).

Plante un peu fétide, brièvement glanduleuse; bractées internes naviculaires, enveloppant les fruits de la circonférence . , . Cr. fœtida (604).

Bractées involucrales finement pubescentes sur leur face interne. 1. Cr. biennis (606).

Bractées involucrales complétement glabres sur leur face interne. F1

Plantes tout à fait glabres, ou plus ou moins hérissées-scabres inférieurement ; involucre' campanulé, hispide où couvert d’une pubescence courte et farineuse . , . s « « «+ + + . G. Plante brièvement pubescente et visqueuse dans sa portion inférieure, glabre du reste ; involucre étroit, comme tubuleux, toujours glabre. . . ,.. ee... . Cr. pulchra (610).

Bractées externes de l’involucre étalées; feuilles inférieures et radicales hérissées, rudes. ., . , Cr, nicæensis (607).

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Involucre pubescent-farineux, rarement un peu glanduleux. . . Cr. virens (608).

Involucre hérissé de longs poils noirâtres, entremélés parfois de

4 | Bractées extérieures de l’involucre appliquées ; toutes les feuilles | quelques poils glanduleux. . . . . Cr. agrestis (609).

G. 225. HIERACIUM (Epervière).

Involucre à bractées nombreuses, insérées sur plusieurs rangs ; fruits presque cylindriques, à 8-10 côtes ; réceptacle glabre ou un peu fibrilleux, aigrette rousse, formée de poils scabres. — Fleurs jaunes.

611. H. pilosella IL. sp. 11%5; Lefr. cat. 16; Em. Mart. cat. 169. (Ep. piloselle). — Plante à pubescence formée de très petits poils étoilés, serrés, entremêlés de longs poils simples plus ou moins abondants ; souche rampante émettant de longs stolons épigés et quelquefois radicants ; tige presque nulle; feuilles toutes radicales, oblongues ou obovales, entières sur les bords, finement tomenteuses, blanches en dessous, parsemées de longs poils en dessus et sur les bords ; rameau floral naissant de la rosette radicale, dépourvu de feuilles et terminé par un seul capitule ; involucre campanulé (diam. 8 mill. environ), couvert d’une pubescence tomenteuse très courte formée de petits poils étoilés et de longs poils simples naissant d’un bulbe noir; bractées fs aiguës, les extérieures moitié plus courtes; fruits noirs. %.

D. pilosissimum Fries Epicr. p.12. (H. Peleterianum Mérat) ; Em. Mart. cat. p. 170. — Plante et surtout capitules hérissés de poils simples allongés et très nombreux.

— Mai, octobre. Prés secs, pelouses, bois. CC. La var. b est AC. en Sologne, Distrib. géogr. — Europe, jusqu’à la zone arctique; Tauride ; région caucasienne.

X H. Schultesii Fr. Schultz. Arch. de Fr. et d’All. (1812), p. 3 ; Em. Mart. cat. 170 (Ep. de Schultes). — Hybride du Æ. prlosella et du 4. Auricula ; feuilles plus ou moins blanches-tomenteuses en dessous, comme celles du Æ. Pilosella, mais en vieillis-

FAX *°T-

sant quelques unes d’entre elles deviennent parfois glabrescentes ; les tiges florifères se divisent en 2 ou 3 rameaux allongés portant chacun ee capitule plus petit que celui du Æ7. Pilosella et souvent moins velu.

— Mai, juin. Au milieu des parents : Pruniers, environs de la Cornuère et sur le chemin entre la Robinière et Chêne Moireau! (Em. Mart.); Saint-Julien, pelouse à Valette (id.) ; Villefranche-sur-Cher, près de l’Escouriou (id.); Cour-Cheverny, bords des prés du Beuvron, vis-à-vis du moulin de Pezay !,

Observ. — M. Em. Martin m'a fait récolter sur les pelouses de son jardin, à Romorantin, une autre forme très remarquable de cet hybride ; son aspect rappelle davantage le 7. Auricula à cause de la forme étroitement oblongue de ses feuilles, qui sont dailleurs blanchâtres en dessous; les stolons deviennent souvent florifères et produisent des rameaux finement pubescents, un peu glanduleux, qui se divisent dès la base en rameaux secondaires terminés chacun par un seul capitule tout à fait semblable à ceux de l. Auricula. Cet hybride est évidemment issu des mêmes parents que le précédent, avec prédominance des caractères du ÆH. Auricula ; il se os beaucoup de l’'H. Auriculæforme Fries Symb. p. 7, autre hybride des A, Pilosella et Auricula.

612. FH. Auricula L. sp. 112%; Lefr. cat. 16; Em. Mart. cat. 170. (Ep. oreillette). — Plante un peu glauque ; pubescence formée de poils mous, sans mélange de poils étoilés; souche émettant des stolons épigés, pourvus de feuilles et très poilus, surtout vers le sommet; tige de 1 à 3 décim., un peu hérissée, présentant à . la base seulement 1 à 2 feuilles, nue dans toute sa partie supérieure ; feuilles radicales étroitement oblongues, rétrécies en pétiole bordé de longs cils, denticulées vers le haut, glabres sur les 2 faces ; rameaux floraux courts, brièvement glanduleux sous le capitule ; involucre campanulé (diam. 4 à 5 mill.), brièvement velu et glanduleux ; bractées linéaires, un peu aiguës ; fleurs d'un jaune pâle. %.

— Juin, juillet. Pelouses, bords des bois secs. C.

Distrib. géogr. — Europe centrale et sept., presque jusqu’à la zone arctique ; région caucasienne.

613. H. murorum L, Sp. 1128; Lefr. cat. 16; Em. Mart. cat. 171. (Ep. des murailles): — Tige de 2 à 8 décim., simple ou à rameaux dressés, presque toujours hérissée vers la base de longs poils roux qui se retrouvent sur le pétiole, sur les bords et la nervure dorsale des feuilles ; dans la partie supérieure de la tige la pubescence est formée de poils très courts, étoilés, entremêles de glandes noirâtres ; feuilles presque toutes radicales, persistant au moment de la floraison, plus ou moins longuement pétiolées, à limbe ovale, arrondi où un peu échancré et souvent profondément incisé à la base, glabrescent en dessus. poilu en dessous ; 1 ou ? feuilles caulinaires, souvent très diminuées, placées à la partie inférieure de la tige tout à fait nue du reste ; inflorescence en panicule corymbiforme plus ou moins composée, quelquefois réduite à 1 ou 2 capitules ; involucre campanulé, à pubescence courte et farineuse, entremêlée de poils noirs plus longs et souvent glanduleux ; bractées intérieures linéaires aiguës, les extérieures courtes et lancéolées. %.

— Mai, juin. Bois. C,C.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et scpt., dans la plaine ; la plante est subalpine dans la région australe ; Tauride; Caucase ; Altaï.

Observ. — Plante très polymorphe et dont les innombrables formes ont été élevées au rang d’espèces par plusieurs floristes modernes. Les variations portent sur le degré de ramification de la tige, l'abondance des poils, la profondeur et la direction des incisions du limbe, ainsi que Sur la disposition des taches rougeàtres qui le recouvrent assez souvent; on à invoqué encore la couleur des stigmates qui sont d’un jaune plus ou moins livide, plus ou moins #riste, selon l’expression tout à fait figurée de

uelques floristes. Maïs on cherche vainement un degré de fixité, si faible qu’il soit, parmi les caractères qui sont assignés comme les plus importants, et l’on est amené à conclure, par l'observation d'un grand nombre d'individus, que si l’on entre dans la voie de la distinction à outrance des formes spécifiques des Hieracium de nos plaines, chaque bois présentera au moins une espèce qui lui sera propre.

Cette observation s'applique également aux espèces suivantes, dont le nombre à été plus que centuplé depuis % ans ; M. Boreau a exposé une faible partie de ces nouvelles créations dans la 3 édition de sa Flore du centre.

614. K. vulgatum Fries Nov. II. p. 258. H. sylvaticum Gren. et Godr. F1. de Fr. II, 375. Em. Mart. cat. 171. (Ep. vulgaire). — Très voisin de l’Æ. murorum, dont il paraît d’ailleurs suffisamment distinct par ses tiges garnies de feuilles dont le nombre peut s'élever jusqu’à 15, mais qui le plus souvent est de 4 à 8; l'A. vulgatum varie comme l’espèce précédente et présente des formes tout à fait parallèles. Fries fait observer avec beaucoup de raison (Epicr. Hierac., p. 98), que le nombre des feuilles caulinaires dans le Æ. vulgatum, est en raison inverse de celui des feuilles radicales ; quand ces dernières sont nombreuses à l’époque de la floraison, la tige n’en porte que 4 à 5; mais quand elles sont réduites à 1 ou 3 au collet de la racine, le nombre des feuilles caulinaires peut s'élever jusqu’à 10 ou 15.

— Mai, juin. Bois secs. C.

Distrib. géogr. — La même que celle de l’espèce précédente,

615, H. tridentatum Fries Nov. fi. suec. (1819), p. 76 et monogr. Hier. p. 187. (Ep. à 3 dents). —Tige de 4 à 7 décim., rameuse seulement vers le haut, plus ou moins hérissée inférieurement de poils mous, finement pubérulente ou glabre dans sa partie supérieure ; feuilles radicales détruites au moment de la floraison, les caulinaires nombreuses (© à 10), lancéolées, toutes atténuées à la base, même les supérieures, pourvues de chaque côté de 3 à 5 dents écartées et souvent très superficielles; rameaux floraux étalés, formant une panicule étroite, souvent allongée ; involucre d’un vert pâle, couvert d’une pubescence farineuse et hérissé en outre de ‘quelques poils glanduleux; bractées linéaires aiguës, les extérieures de même forme et presque moitié aussi longues, dressées. %,.

— Août, septembre. Bois secs des terrains siliceux. Fontaines-en-Sologne, dans les bois de Saint-Marc ! Mur, à la Cailleterie! Bois de Cheverny !

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept.; Caucase ; Altaï.

Observ. — Espèce très voisine de la suivante dont elle diffère

‘surtout par ses feuilles supérieures atténuées et non pas arrondies

à la base, par ses tiges glabrescentes dans le haut ; l'absence complète de feuilles radicales et la floraison automnale permettent ordinairement de distinguer avec assez de facilité le 21. tridentatum

du 4. vulgatum ; mais certains individus de ce dernier pouvant avoir le nombre des feuilles de la rosette réduit à 1 ou 2, il ne : reste plus dans ce Cas, pour séparer les deux plantes, que la forme étroite des feuilles et surtout la floraison tardive, caractères qui ne paraissent jamais faire défaut chez le 71. tridentatum.

616. H. boreale Fries Nov. fi. suec. (1819), p. 77. Em. Mart. cat. 171. (Ep. du nord). — Tige dressée de 4 à 10 décim., rameuse vers le haut, plus ou moins hérissée ou scabre, surtout dans sa partie inférieure ; feuilles radicales toujours détruites à l’époque de la floraison ; feuilles caulinaires nombreuses, fermes ou coriaces, d'un vert foncé, présentant de chaque côté 4 à 6 dents écartées plus ou moins profondes, les inférieures atténuées en court pétiole, les moyennes et les supérieures décroissant souvent très brusquement, toujours arrondies à la base, presque sessiles ou même un peu embrassantes ; rameaux floraux raides, étalés, brièvement pubérulents avec quelques poils rigides, parfois glanduleux, disposés en panicule ou en corymbe ; involucre à pubescence farineuse entremêlée de quelques poils allongés, rarement glanduleux ; bractées intérieures linéaires, un peu obtuses, les extérieures ? fois plus courtes ; fleurs jaunes. %.

— Août, octobre. Bruyères, bois secs. C.C.

Distrib. géogr. — Europe centrale et occidentale, depuis le Portugal, jusque dans le sud de la péninsule scandinave.

Observ. — La variation n’est pas aussi considérable dans cette espèce que dans les précédentes ; elle porte principalement sur le degré de villosité, la forme des feuilles, qui peuvent être ovales ou lancéolées, et la profondeur des dents ou incisions du limbe ; la brusque décroissance des feuilles qui s’observe chez beaucoup d'individus leur donne un port tout particulier, mais ne constitue certainement pas un caractère distinctif suffisant : elle paraît d’ailleurs résulter d’un temps d'arrêt subit dans le développement de la tige qui se manifeste d'autre part par la présence de bourgeons atrophiés.

M. Em. Martin a recueilli aux environs de Romorantin un seul individu d’un AHieracium à feuilles supérieures nettement amplexicaules, rappelant par tous ses caractères le véritable FH. sabaudum L. (sensu Fries), espèce peu connue d’ailleurs et qui paraît appartenir à la région montagneuse; son existence n’est pas d’ailleurs improbable dans la Sologne, où l’Arnica montana et surtout l’Ajuga pyramidalis sont des plantes presque vulgaires.

617. H. umbellatum L. Sp. 1131; Lefr. cat. 16; Em. Mart. cat. 171. (Ep. en ombelle). — Plante d’un vert sombre, souvent glabrescente (dans notre région) ou un peu hispide à la base ; tige de 6 à 12 décim., rameuse seulement vers le haut; feuilles radicales détruites au moment de la floraison, les caulinaires étroitement lancéolées, presque linéaires, atténuées aux deux extrémités, plus ou moins denticulées, fermes, un peu scabres sur les bords; capitules nombreux, disposés en panicule étroite, racémiforme, ou plus ou moins étalée et corymbiforme, à rameaux fastigiés, les supérieurs simulant une sorte d’ombelle ; involucre noircissant après la dessication, presque glabre ; bractées lancéolées-linéaires, les extérieures étalées, recourbées au sommet ; fleurs jaunes.

— Août, octobre. Bruyères et bois secs. C.C.

Distrib, géogr. — Toute l’Europe ; Asie occidentale, jusqu'aux Indes ; Sibérie ; Mongolie ; Japon.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Plante stolonifère, . . . . . . « . . SOS SR de Sara Ve 2 Été dépourvué de omemeERs ri STEEL, 7.

| Feuilles couvertes en dessous d’un fin duvet blanchâtre. . . . . 8. Feuilles ciliées de longs poils sur les bords, mais tout à fait glabres en dessous. . , . . . . . . .« EX. Auricula (612). Rameau floral scapiforme, toujours simple, portant un seul capitule . ......... + + + + HE. Pilosella (611). Rameau floral divisé dès la base ou au sommet et portant plusieurs capitules , . . . .. . ... X EX. Schultesii

sisbns durant If faraisont:s 7. NiMitl SUOMI NT

Feuilles radicales détruites à l’époque de la floraison . . , ..,,

Feuilles presque réduites à la rosette radicale ; tige portant dans sa moitié inférieure seulement 1 ou 2 feuilles, souvent très dimi- NuéeS , + + + + « + + + + + + + + IX. murorum (613).

Feuilles radicales en rosette (quelquefois réduites à 2 ou 3), celles de la tige assez nombreuses (4 à 15) et distribuées sur toute

| Feuilles radicales en rosette formée de plusieurs feuilles et per- | sa longueur . . . . . . . , . . . IX. vulgatum (614).

Feuilles moyennes ou supérieures arrondies à la base, sessiles ou 6. même un peu embrassantes. . . . . IX. boreale (616).

Toutes les feuilles, même les supérieures, atténuées à la base. . Ta

Bractées de l’involucre dressées ; feuilles lancéolées. . . , . .. EL. tridentatum (615).

F Bractées de l’involucre étalées-recourbées au sommet ; feuilles lancéolées linéaires, très nombreuses sur la tige . . . . . . | IL. umbellatum (617).

G. 226. ANDRYALA (Andriale).

Diffère des Æieracium seulement par la longueur des poils du réceptacle qui égalent ou dépassent les fruits.

618. Andr. sinuata IL, sp. 1137 ; Lefr: cat. 16; Em. Martin cat. 171. (Andr. sinuée). — Plante toute couverte d’un tomentum ris ou roussâtre ; tige de 3 à 6 décim., rameuse; feuilles sinuées ou quelquefois toutes entières, ou les'‘radicales pinnatifides, les caulinaires souvent ondulées, obtuses, semiamplexicaules ; capitules en panicule corymbiforme, lâche ou compacte; involucre (diam. 6 à 7 mill.), campanulé, hérissé de poils glanduleux, à bractées

. disposées sur 2 rangs, lancéolées, les extérieures aussi longues

que les intérieures ; fleurs d’un jaune pâle. ©

et @).

— Juillet, août. Clairières des bois secs; champs incultes, surtout dans les terrains siliceux. AR. Gièvres, bois des’ Nouïes! (Em. Martin); Cheverny, à Villavrain!, Tour-en-Sologne, au Riou !; Chambord, près du pavillon de Saumery (Monin) ; Mont, à Clénor!; {de Pétigny) ; forêt de Boulogne au-dessus de Bracieux !; Les Montils, bois de la Châtaigneraie ! ; Saint-Léonard, bois des Rivaudières (Goussard).

Distrib. géogr. — Exclusivement propre à l’Europe occidentale, depuis le Portugal, jusque dans le centre de la France ; au sud-est la plante ne dépasse pas lItalie, |

Fam. XLL CAMPANULACEÆ

CAMPANULACÉES.

Fleurs synoïques. Périanthe : formé d’un calice ef d’une corolle ; tube du calice adhérent à l'ovaire et à 5 divisions égales, où un peu inégales, dont l’estivation est valvaire ou imbriquée ; corolle gamopétale, tubuleuse, ou campanulée, ou en roue, à limbe régulier,

ou plus rarement irrégulier et comme bilabié, fendu en ;dessus. :

Androcée : étamines en nombre égal à celui des divisions du périanthe, alternant avec celles de la corolle et insérées sur le tube ou sur un disque placé à sa base ; filets complétement libres ou plus ou moins réunis en tube; anthères biloculaires, à déhiscence longitudinale introrse, tantôt tout à fait libres, tantôt plus ou moins cohérentes et formant un tube qui renferme le style. Gynécée : ovaire infère ou semi-supère, à 2-3-5 loges multiovulées ; ovules anatropes, dressés ou suspendus; style simple, renfléclaviforme au sommet et couvert de poils collecteurs destinés à recueillir le pollen ; après l'émission pollinique le style s’allonge et s'ouvre au sommet en autant de lobes ou sinus stigmatifères qu’il y a de loges à l'ovaire ; fruits capsulaires (dans notre région), s'ouvrant au sommet, ou plus souvent extérieurement sur les côtés, par autant de valvules qu’il y a de loges, ou plus rarement par 2 valves placées entre les lobes calicinaux ; graines très petites. — Herbes à feuilles alternes, dépourvues de stipules ; fleurs presque toujours bleues ou violacées.

TABLEAU DES GENRES

A. Corolle irrégulière, Limbe bilabié, à lèvre supérieure bifide, l'inférieure trifide , , . . . «, S LOBELIA 221.

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