Er. ciliaris L. sp. 503; Lefr. cat. 16, (Br. ciliée
Plante sous-frutescente à la base, de 2 à 4 décim., à rameaux
rêles, pubérulents et hérissés de quelques poils non glanduleux ; euilles disposées par 3 ou 4 en faux verticille, courtes (2à3 mill.), contractées en pétiole distinct; limbe lancéolé, obtus, à bords enroulés et ciliés de poils raides, glabre du reste ; fleurs très brièvement pédicellées, en grappe courte et terminale; calice à segments herbacés, ciliés comme les feuilles ; corolle d’un rose vif, 7 à 8 fois plus longue que le calice, urcéolée-tubuleuse (long. 10 mill.), légèrement courbée, un peu resserrée au sommet, à dents très courtes; étamines incluses, à anthères dépourvues d'appendices ; style saillant.
— Juillet, septembre. Landes et bois des terrains siliceux. RR. Forêt de Blois près de la Picardiére et forêt de Boulogne (Lefrou) ; forêt de Choussy ? (M. Hennecart, d’après Boreau).
Distrib. géogr. — Espèce cantonnée dans l’Europe occidentale, sur une ligne très étroite, depuis l'Angleterre et l’Irlande, jusqu’en Portugal.
Observ. — L’Er. ciliaris n’a pas été retrouvé dans les localités signalées, un peu vaguement du reste, par Lefrou, et la présence de cette belle espèce dans le département n’est pas certaine. L’étiquette qui accompagne les échantillons de l’herbier Lefrou manque elle-même de précision : je la transcris ici: « Cette bruyère « n’est pas rare dans le Maine ; je l’ai recue au commencement « d'août 1828, au Mans, de M. Beaufils, de M. Leufroy, qui l’avait « cueillie à Saint-Victor près Fresnay, de M. Cauvin qui l’avait « prise à Belle-Isle-en-Mer.
« Je l’ai cueillie moi-même le 5 août 1828 sur la route du Mans « à Saint-Calais.Forét de Blois ».
Ces mots : Forét de Blois ne sont point de la main de Lefrou, mais bien de celle de Boreau, de sorte que l’on peut se demander “i as ciliaris existe réellement de Loir-et-Cher dans l’herbier de
efrou.
Sa présence dans la forêt de Choussy n’est pas plus certaine. Dans la 3° édition de la Flore du Centre, Boreau dit l’avoir recu de M. Hennecart qui l’aurait trouvé dans la forêt de Choussy; mais je tiens de M. Hennecart lui-même, que la plante n'existe dans son herbier d'aucune localité de Loir-et-Cher, et il n’a pas conservé le souvenir de l’y avoir jamais recueillie.
On ne peut donc que recommander la recherche de cette belle plante aux botanistes voisins des localités où elle a été indiquée.
637. Er. tetralix L. sp. 502; Lefr. Cat. 17; Em. Martin cat. 178. (Br. à 4 angles). — Plante sous-frutescente à la base, à rameaux grêles, décombants ou ascendants, pubescents et plus ou moins glanduleux ; feuilles rapprochées par 4 en faux verticilles, petites (3 à 4 mill.), à pétiole distinct; limbe étroitement lancéolé et à bords enroulés, quelquefois pubérulent, cilié de longs poils, tous ou quelques-uns terminés par une glande; fleurs en grappe terminale, ombelliforme ; pédoncules brièvement lanugineux, ainsi que les divisions du calice Le sont herbacées, ciliées comme les feuilles ; corolle d’un rose vif ou pâle, rarement blanche, 4 fois plus longue que le calice (6 à 8 mill.), urcéoléeoblongue, sensiblement resserrée au sommet ; étamines incluses, à RErre pourvue sur le dos de 2 appendices sétiformes ; style exsert.
— Juin, septembre. Landes humides, bois tourbeux, C, dans toute la Sologne ; plus R. en Beauce et dans le Perche,
Distrib, géogr. — Europe moyenne et occidentale, depuis le Portugal jus-
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Et qu’en Islande ; Suède et Norwège, où la plante atteint presque la zone arctique.
638. Er. cinerea L. sp. 501 ; Lefr. cat. 17; Em. Mart. cat. 178, (Br. cendrée). — Petit sous-arbrisseau de 2 à 5 décim., à rameaux brièvement pubescents; feuilles linéaires, cCanaliculées, très glabres, opposées ou ternées, avec des fascicules de feuilles plus petites à leur aïisselle ; fleurs en panicule étroite, racémiforme et terminale; pédoncules égalant à peine la fleur; divisions du calice lancéolées et 2 fois plus courtes que la corolle, celle-ci d'un rose pâle, urcéolée-ovale, resserrée au sommet, à dents courtes et arrondies ; étamines et style inclus ; anthères pourvues sur le dos d’appendices sétiformes.
— Juin, septembre. Landes et bois. CC.
Distrib. géogr. — Europe occid., depuis la Norwège mérid,, jusqu’en Portugal et dans la Ligurie ; çà et là dans l’Europe centrale.
CONSPECTUS DES ESPÈCES.
Etamines très saillantes en dehors de la corolle, . . . . . . .