SS
les eh 2. als 2e 2, DR CM ee RENE Feuilles très glabres . . . . . . . . . Er. cinerea. (638).
to .
Pubescence non glanduleuse ; anthères mutiques. . . . . . .. Er. ciliaris.(636).
Pubescence en partie glanduleuse ; anthères pourvues de 2 arêtes surle-dos. 4... 44... (BE. .feétralz. (63):
ESS
G. 235. PYROLA (Pyrole).
Calice partagé presque jusqu’à la base en 5 segments; 5 pétales libres ; 10 étamines à anthères s’ouvrant par un pore terminal ; un style à stigmate lobulé et surmontant un épaississement en
forme d’anneau; ovaire à 5 loges.
639. P. rotundifolia L. sp. 567. (P. à feuilles rondes). — Plante glabre ; racine grêle, rampante ; tige dressée, de 2à 4 décim., anguleuse, pourvue seulement de quelques bractées scarieuses (gaines pétiolaires) appliquées ; feuilles toutes réunies à la naïssance de la tige, longuement pétiolées, à limbe coriace, largement ovale ou suborbiculaire, arrondi ou légèrement échancré à la base, très superficièllement crénelé; fleurs en grappe lâche, terminale, solitaires à l’aisselle d’une bractée scarieuse, lancéolée et qui égale le pédicelle, celui-ci d’abord horizontal, puis arqué ; divisions du calice lancéolées-aiguës ; corolle d’un tiers au moins plus longue que le calice, d’un blanc rosé ; pétales largement obovales, concaves: style une fois plus long que les étamines, déjeté dès la base, ascendant dans sa moitié supérieure; stigmates dressés, cohérents ; capsule orbiculaire, déprimée. %.
it”
— Mai, juin. Bois couverts, RR. Chaumont-sur-Tharonne, bois attenant au 4
château de la Motte (L. Gaullier).
Distrib. géogr. — Europe septentrionale (jusque dans la Scandinavie), et moyenne, surtout dans la région un peu montueuse ; Caucase et Daghestan ; Himalaya ; Sibérie ; Japon; Amérique boréale.
Fam. XLIII. MONOTROPEÆ Endl.
MONOTROPÉES.
sm” mme. ‘ln.
Fleurs synoïques, régulières. Périanthe : formé d’un calice et d'une corolle ; 4 ou 5 sépales; 4 ou 5 pétales dilatés en sac à la base, à préfloraison imbricative. Androcée: étamines en nombre | double de celui des divisions du périantheet insérées sous l'ovaire; filets libres ; anthères s’ouvrant transversalement par le haut; disque prolongé à la base en 8 ou 10 dents ou lobules et confluent avec l’ovaire. Gynécée : ovaire libre, à 4 ou 5 loges renfermant de nombreux ovules anatropes, groupés sur des placentas pariétaux ; style court, à stigmate large, crénelé ; capsule à 4 ou 5 valves et à déhiscence loculicide ; graines très petites. — Herbes sans feuilles, à tiges couvertes de bractées membraneuses.
G. 236. MONOTROPA (Monotrope).
Caractères de la famille.
640. M. Hypopithys L, sp. 55; Lefr. cat. 17; Em. Mart. cat. 178. (M. du Pin). — Souche épaisse, souvent multicaule; tige de 1 à 2 décim., roussâtre, ordinairement glabre, couverte de bractées squamiformes, ovales, brunes, très nombreuses et comme imbriquées sur la souche, alternes et plus espacées sur la tige, quelquefois ciliées ; fleurs en grappe serrée, d’abord penchée, cr redressée à la maturité, brièvement pédicellées, solitaires à ’aisselle d’une large bractée semblable à celles de la tige ; sépales étroitement oblongs, un peu plus courts que la corolle, celle-ci blanchâtre, à pétales velus et ciliés, atténués en ongletet à limbe ovale, étalé-denticulé; filets staminaux inégaux, pubescents ainsi que l’ovaire; capsule ovale-oblongue. %.
— Juin, juillet. Bois secs; parasite sur les racines des Pins, ou plus souvent sur celles des Chênes ou des Hôtres. AR. Veilleins, à Montgiron (Em. Martin) : Villeherviers, bois devant la Chansonnerie (Id.); la Ferté-Saint-Cyr (Arm. Dubois); forêt de Russy (Lefrou), sur la route de Mont! et à Clénor! (de Pétigny) ; parc de Cheverny, sous les pins du pont de Bignon ! ; Fontaines-en-Sologne, parc du Gué de la Guette! ; forêt de Blois, au Mail (Séjourné) ; Saint-Léonard, dans la forêt de Marchenoir, au climat des Mazureaux (Goussard); vallée du Loir (Ern, Nouel) ; le Perche (Legué).
Distrib. géogr. — Toute l'Europe, jusqu’en Suède ; Caucase ; Sibérie ; Japon Amérique sept,
Observ. — Je n’ai pas vu, du département, la forme à tige hérissée de poils, qui constitue le Monotropa hirsuta Horn.
Fam. XLIV. PLUMBAGINEZÆ Endi.
PLOMBAGINÉES.
Fleurs synoïques, régulières. Périanthe: formé d’un calice et d’une corolle ; Calice tubuleux infundibuliforme, à dix côtes, à limbe scarieux et 5-denté ; 5 pétales un peu cohérents à la base à préfloraison imbricative. Androcée: 5 étamines opposées aux pétales et très brièvement adhérentes avec eux; anthères à déhiscence introrse, longitudinale ; disque hypogyne nul. Gynécée : ovaire supère, uniloculaire, renfermant un seul ovule anatrope, pendant au sommet d’un funicule dressé; 5 styles brièvement Connés à la base, à surface stigmatique allongée; fruit (utricule) complétement renfermé dans le calice. — Herbe vivace, à feuilles toutes radicales; fleurs en capitule serré, accompagnées de bractées scarieuses dont les extérieures forment une sorte d’involucre.
G. 237. ARMERIA (Armérie).
Caractères de la famille.
641. Arm. plantaginea Willd. Enum. hort. fberol. I. 334; Em. Mart. 231. Statice plantaginea All. ; Lefr. cat. 21. (Armérie à feuilles de plantain), — Souche épaisse, couverte des débris des pétioles ; tige scapiforme, de 3 à 7 décim.; feuilles toutes radicales, linéaires-oblongues ou lancéolées, acuminées, à 3-7 nervures, longuement atténuées à la base ; fleurs sessiles, en capitule terminal, accompagnées de bractées scarieuses dont les intérieures sont ovales, les extérieures plus ou moins acuminées, l’une d'elles (la plus externe) réfractée, comme tubuleuse, laciniée au sommet et formant une. sorte de gaîne à la tige, sous le capitule ; tube du calice obconique, pubescent, à 10 côtes, dont 5 un peu plus saïllantes se prolongent sur le limbe et font saillie au sommet de chaque dent sous forme de mucron; pétales purpurins, onguiculés, à limbe étalé ; fruits à sommet conique et présentant » côtes rayonnantes. %.
— Juillet, septembre. Pelouses arides, champs secs des terrains siliceux, C. seulement dans la Sologne.
Distrib. géogr. — Europe occidentale, jusque dans le centre de la France et à Paris ; Italie et Dalmatie.
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Fam. XLV. PRIMUELACEZÆ End].
PRIMULACÉES.
Fleurs synoïques, régulières. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle ; calice à 4-6 divisions, libre ou très rarement plus ou moins adhérent à l'ovaire ; corolle gamopétale, hypogyne ou un peu périgyne en roue ou infundibuliforme, à 4-6 lobes ou divisions ; préfloraison quinconciale ou contournée. Androcée : étamines opposées aux divisions de la corolle et en même nombre qu’elles, insérées au sommet du tube ou vers son milieu ; anthères à déhiscence longitudinale introrse; disque nul. Gynécée : ovaire libre ou très rarement plus où moins adné au calice, uniloculaire, renfermant deux ou plusieurs ovules semi-anatropes, insérés sur un placenta central ; un seul style à stigmate capite ou obtus; capsule uniloculaire, s’ouvrant en plusieurs valves par le sommet ou à déhiscente circulaire (pyxide). — Herbes annuelles ou vivaces, à feuilles dépourvues de stipules, toutes radicales, ou opposées, ou verticillées, ou bien alternes sur la tige.
TABLEAU DES GENRES
A. Ovaire supère.
a. Plantes croissant dans l’eau.
Feuilles découpées en lobes linéaires. . . . . . .. . . HOTTONIA. 238.
D. Plantes terrestres.
+ Fruits à déhiscence valvaire.
Feuilles toutes radicales ; corolle jaune ou purpurine dépassant le calice et à tube plus long que le limbe ou l’égalant. . . . . . PRIMULA. 239,
Feuilles toutes radicales ; corolle blanche ou d’un rose pâle, plus courte que le calice et à tube plus court que le limbe . . .« ANDROSACE. 240.
Tige pourvue de feuilles ; fleurs jaunes . . . . . . . . LYSIMACHIA. 241.
++ Fruits s'ouvrant circulairement, comme par un couvercle.
Tige pourvue de feuilles ; corolles bieues, ou rouges,'ou roses, plus grandes que le calice.” ..4 4 UN, 0 ANTON ON IANAGARUISS 242.
Tige pourvue de feuilles ; corolles blanches ou un peu rosées, plus courtes
que le calice - . ..... + .« e » + 1.10. 0 Ve NOENIUNCUEUR: 243. :
B. Ovaire en partie infère.
Plante des lieux humides ; feuilles oblongues; fleurs blanches . . . . . SAMOLUS. 244.
G. 238. HOTTONIA (Hottonie).
Calice à 5 divisions: corolle régulière, hypocratérimorphe,
à —" 3% — tube court et à limbe ouvert; 5 étamines ; 1 style filiforme ;
capsule subglobuleuse, à 5 valves qui restent cohérentes à la base et au sommet. — Herbe aquatique.
642. H. palustris L. sp. 208; Lefr. cat. 21. (H. des marais). — Plante glabre ; racine rampante; tige en partie submergée ; feuilles pectinées-pinnatifides, à lobes linéaires contigus, les inférieures éparses, les supérieures rapprochées en rosette flottante au-dessus de laquelle la tige est nue; fleurs pédonculées, disposées en verticilles écartés, terminaux ; pédoncules grêles, accompagnés d’une bractée linéaire, d’abord étalés, puis courbés en arc et enfin réfléchis à la maturité; divisions du calice linéaires ; corolle d’un rose pâle, jaunâtre et un peu glanduleuse à la gorge ; tube ne dépassant pas le calice ; limbe en coupe très ouverte, assez grand (diam. 15 à 18 mill.). %.
— Mai, juin. Eaux stagnantes, fossés. AC. dans les terrains siliceux : Sologne ; val de la Loire ; R. dans le Perche (Legué).
Distrib. géogr. — Europe moyenne, depuis l'Italie centrale, jusqu’en Irlande et dans le sud de ja Suède ; Oural.
G. 239. PRIMULA (Primevère).
Calice tubuleux-campanulé, à 5 angles saillants et à 5 dents; corolle infundibuliforme, à tube cylindrique, un peu dilaté à la gorge; limbe 5-fide, concave ou presque plan, à divisions émarginées ou bilobées ; capsule ovoïde, s’ouvrant au sommet en 5 valves souvent bifides. — Fleurs en cyme ombelliforme ou paraissant radicales à cause du raccourcissement du rameau floral ; les deux modes d’inflorescence pouvant se manifester, quelquefois simultanément, dans toutes les espèces de la section ; style plus ou moins saillant hors du tube de la corolle, selon que les étamines sont insérées au milieu ou vers le sommet du tube.
64. Pr. officinalis Jacq. Misc. I. p. 159; Lefr. cat. 21; Em. Mart. Cat. 183. (P. officinale). Vulg. Coucou. — Plante brièvement pubescente; rameau floral de 1 à 2 décim.; feuilles toutes radicales, rugueuses, largement obovales, un peu en cœur ou brusquement contractées à la base, ou parfois quelques-unes brièvement atténuées en pétiole largement ailé, inégalement dentées, souvent blanchâtres-cotonneuses en-dessous; fleurs en Cyme ombelliforme, étalées, souvent subunilatérales ; pédoncules un peu laineux ; calice renflé-ovoïde, très ouvert, finement tomenteuxblanchâtre, divisé jusqu’au quart en lobes ovales-obtus, tube de la corolle non saillant hors du calice; limbe concave, assez petit (diam.; 10 à 12 mill.), d’un jaune vif, avec 5 macules orangées à la gorge, très rarement d’un rouge brun; capsule ovoïde, plus courte que le calice dont le tube renfié n’est pas appliqué sur elle. %.
— Mars, avril. Prés, pelouses. CC.; la forme à fleurs d’un rouge brun a été observée dans le voisinage des habitations, à Cheverny! ; au Gué de la Guette, commune de Fontaines-en-Sologne ! ; environs de Mondoubleau (Legué).
Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans la Scandinavie mérid.; Caucase ; Sibérie. | Observ. — Quelques botanistes ont considéré les formes à
corolles rouges-brun du Pr. oficinalis et n’en différant d’ailleurs par aucun autre Caractère, comme des hybrides issus de cette
ep
espèce et de la Primevère cultivée dans les jardins (cf. Germain de Saint-Pierre, Bull. Soc. bot.*XXII, 184); Grenier, d
emprunte encore une certaine probabilité à ce fait, que ces formes n’ont guère été observées que dans le voisinage des habitations. Jusqu'à ce que la preuve ait été donnée d’une facon plus comlète, on peut conserver des doutes; en effet, l'observation de aits bien établis a démontré que le croisement de deux espèces très distinctes, telles que le sont la Primevère officinale et la Primevère des jardins, à foujours pour résultat, au moins dans les croisements spontanés, d’altérer plus ou moins la forme d'organes importants, tels que les feuilles, le caiice ou la corolle, et ne s’exerce point seulement sur la coloration, ce qui aurait lieu pour la forme en question, si l’on admet l'hypothèse d’une
origine hybride. D'autre part tous les observateurs s'accordent -
à reconnaitre que la coloration totale ou partielle, de la fleur en rouge-brun, dans la forme en question, se trouve reliée à la coloration normale, jaune vif, par des nuances intermédiaires, indiquant plutôt un fait de variation individuel qu’un produit d'hybridation.
X Pr. variabilis Goup. Ann. de la Soc. Linn. de Paris (1825), p. 248; Em. Mart. cat. p. 183. (Pr. variable). — Hybride du Pr. oficinalis et du Pr. vulgaris Huds.,exactement intermédiaire entre les deux; les feuilles sont tantôt toutes atténuées en pétiole ailé, comme celles du Pr, vulgaris, tantôt quelques-unes d’entr’elles sont contractées à la base ; les fleurs sont toutes ou en partie en ombelle et d’un quart à peine plus petites que celles du Pr. vulgaris, mais d’un jaune plus vif; leur limbe est un peu en coupe et non pas plan ; le calice est renflé mais moins largement ouvert que celui du Pr. officinalis et moins tomenteux, plutôt un peu poilu, et ses dents sont courtes, triangulaires-aiguës; on trouve d’ailleurs des individus offrant plus de ressemblance avec le Pr. officinalis et d’autres qui se rapprochent davantage du Pr. vulgaris, surtout lorsqu'ils en ont l’inflorescence, c’est-à-dire lorsque tous leurs pédoncules, ou au moins quelques-uns d’entre eux, sont radicaux. Dans la plante spontanée, on voit rarement l’ovaire normalement développé. %.
— Bois couverts, jamais en dehors du Pr. oficinalis et du Pr. vulgaris vivant en société. AR. Veilleins (Em. Martin) ; Courmemin ! ; Fontaines-en-Sologne, à la bonde de l’étang des Pérets ! : Cheverny, bois des Pétardières ! ; et au Pont rouge ! ; Cour-Cheverny, coteau de Sérigny ! ; Monthou-sur-Cher, bois de la Crémaillère 1: Fréteval, forêt de la Godinière (Rolland) ; bois d’Uchigny, près Vendôme! ; Rochambeau (Peltereau) ; Busloup (Nouel); Baïllou et Mondoubleau (Legué).
Distrib. géogr. — France occidentale ; Suisse, Tyrol.
Observ. — Il est probable que sous le nom de Pr. variabilis on décrit deux hybrides distincts, nés des mêmes parents dont le rôle a été interverti; j'ai toujours vainement cherché des caractères appréciables permettant de les séparer et, dans le doute, j'ai cru devoir maintenir ici provisoirement des formes assez diverses sous une même dénomination.
On a signalé plusieurs fois et j'ai moi-même observé quelques individus du Pr. variabilis à corolles d’un pourpre brun, croissant loin des habitations, en plein bois, mélangés avec le type à fleurs jaunes. Faut-il y voir la souche des Primevères en ombelle de nos jardins et dont on possède de nombreuses variétés à coloris si riche et si varié? Plusieurs auteurs l’ont pensé, et
x après diverses notes de son herbier, paraît pencher vers cette opinion, qui
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notamment M. Godron. Mais la fertilité, que la plante de nos jardins possède à un si haut degré, est en désaccord avec ce que ’on sait du Pr, variabilis, qui ne produit de graines que dans des cas tout-à-fait exceptionnels ; d’autre part, ce qui est plus important encore, la brièveté et la forme des dents Calicinales ne permettent pas ce rapprochement.
644. Pr. vulgaris Huds. Angl. p.70 (Ed. 1. 1760). Pr. grandiflora Lam.; Lefr. cat. 21 ; Em. Mart. cat. 182. (Pr vulgaire). — Plante couverte d’une pubescence crêpue, comme laineuse ; feuilles obovales, atténuées en pétiole aïlé, inégalement dentées, pubescentes, mais non blanches en dessous; pédoncules paraissant tous naître de la souche, entre les feuilles, très allongés (8 à 12 cent.), laineux, grêles et couchés après la floraison ; calice un peu renfliée, divisé presque jusqu’au milieu en 5 lobes étroitement lancéolés-acuminés, égalant le tube de la corolle ou plus court. que lui; corolle à limbe plan. étalé en roue, grand (diam. 20 à 25 mill,) d’un jaune pâle, avec 5 taches orangées à la gorge qui manquent quelquefois ; capsule ovoïde, égalant environ le calice, dont le tube est étroitement appliqué sur elle. %.
b. caulescens Koch Synops!(ed. 3), p. 507. — Tige scapiforme plus ou moins développée (3 à 20 cent.); fleurs en cyme ombelliforme, à pédoncules plus courts que dans le type.
— Mars, avril. Bois couverts, AC. dans la Sologne, aux environs de Blois et dans tout le Perche ; la var. b. est très rare ; Cheverny !.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans la Scandinavie mérid ; Asie- Mineure ; Caucase ; Afrique sept.
Observ. — On rencontre quelquefois une forme à fleurs purpurines ou un peu violacées qui ne paraît pas distincte du Pr. amæna var. acaulis M. Bieb.; je l’ai trouvée dans le bois du Gué de la Guette, près de Cour-Cheverny, et M. L. Legué l’a observée à Cormenon, non loin des habitations. Il est très probable que la variété à fleurs simples ou doubles et diversement colorées, si répandue dans les jardins, est issue de cette forme.
On cultive en outre presque partout, une autre Primevère dont les fleurs sont semblables à celles de la var. précédente, mais d’un coloris plus riche et qui sont toutes disposées en ombelle ou bien en partie radicales. On a indiqué comme étant la souche de cette autre Primevère des jardins, tantôt le Prim. elatior, tantôt le Pr. variabilis, ainsi que je l'ai dit plus haut. Il est possible que l'espèce et l’hybride que je viens de nommer aient fourni quelques formes à beau coloris, mais je pense que c’est à la variéte caulescens du Pr. vuigaris qu’il faut presque toujours rapporter les nombreuses variétés de Primevères'en ombelle de nos jardins ; la fécondité de la plante semble en effet écarter l’idée d’un produit
hybride, tel que l’est le Pr. variabilis, et d'autre part la forme du
calice, dont les dents sont profondes et étroites, rapproche la plante des jardins seulement du Pr. vulgaris. Quant au Pr. elatior, son calice est tout différent, et sa forme étroite suffit pour éloigæner toute idée de parenté.
X Pr. digenea A. Kern, bot. Zeitschr. vol. XXV (1875), p. 79. Pr. vulgari X elatior Gren. F1. Jurass: p. 500 (Pr. à double vrigine). — Hybride du Pr.'vulgaris et du Pr. elatior Gren., dont il a le port ; les fleurs sont en cyme ombelliforme, mais le rameau qui les
. porte est souvent accompagné de pédoncules radicaux allongés,
plus ou moins nombreux; la couleur des fleurs est jaune pâle,
FAR" re pRees
la corolle est plane et presqu'’aussi grande que celle du Pr. vule
garis; le calice, peu ouvert au sommet, est plutôt celui du Pr. elatior et ses angles sont d’un vert sombre comme dans cette espèce; ces derniers caractères sont les seuls qui permettent de distinguer d’une facon certaine le Pr. digenea du Pr. Yariabilis et surtout de la forme caulescente du Pr. vulgaris; les dents calicinales plus profondes et plus étroites le séparent assez nettement du Pr. elatior. %
— Avril. Bois couverts, au milieu des parents. RR, Mondoubleau, dans un ravin, sur le bord de la route de Vendôme (Legué).
645. Pr. elatior Jacq. Misc. 1. 158; Em. Mart. cat. p. 183. (Pr. élevée). — Plante plus ou moins velue ; feuilles ordinairement concolores sur les deux faces, obovales, tantôt toutes atténuées, tantôt quelques-unes brusquement contractées en pétiole ailé, inégalement denté comme le limbe; rameau floral haut de 1 à 3 decim.; calice non renfié, assez étroitement appliqué sur le tube de la corolle et plus court que lui, à angles d’un vert foncé, brièvement pubescent, divisé environ jusqu’au quart en lobes deltoïdes, longuement cuspidés; corolle à limbe plan, avec ou sans macules orangées à la base, dépourvue de plis saillants à la gorge; capsule un peu plus longue que le calice qui est étroitement appliqué sur elle. %.
— Avril, mai. Bois couverts. AR. Maray, bois entre Belair et Doulcay (Em. Martin) ; Saint-Loup, bois de Fondereau! (id.); Souesmes, val de la petite Sauldre ! ; Pierrefitte, bois bordant la route de Souesmes (id.) ; Tour-en-Sologne, bois du Riou ! ; Les Montils, bois des Bernadettes, sur les bords du ruisseau de Valaire ! ; Candé, bois du Moirié et bois du coteau dominant la route de Chaumont !; Vallée de la Cisse ! ; Onzain (Roger) ; Vendôme, dans le bois de l’Hermitage (Drouet) ; forèt de Fréteval (Nouel) ; environs de Mondoubleau! ; Choue (Legué) ; Saint-Marc-du-Cor (id).
Distrib. géogr. — Europe occidentale et moyenne, jusque dans le Danemark ; Tauride et Caucase.
Observ. — La dimension de la corolle est très variable, le diamètre du limbe atteignant presque 2 cent., ou ne dépassant pas 12 mill.; ce dernier état constitue le Pr. lateriflora Goupil, Ann. de la soc. Linn. de Paris, vol. III (1825), p. 243 et 241, tab. X. La disposition des fleurs en fausse ombelle unilatérale n’est point propre à icette forme; on'l’observe dans le Pr. oficinalis et dans tous les primula dont le rameau floral est développé.
X Pr. media Peterm. Deutschl. fl. p. 460, ex Kern. bot. Zeitschr. XXV (1875, p. 80.) (non F1. Lips., où la plante n’est pas mentionnée); Pr. elatiori X officinalis Ad. Gubler in Bull. soc. bot. VII (1860), p. 872 et X, p. 217. (Pr. intermédiaire). — Hybride du Pr. elatior et du Pr. À inalis; les feuilles sont rugueuses comme celles du Pr. oficinalis, tantôt toutes atténuées, tantôt age pee tronquées à la base, ainsi qu’on les voit dans le
r. elatior; la corolle est à peu près celle de cette dernière espèce, mais un peu diminuée et légèrement concave; le calice est renflé et ouvert au sommet, comme celui du Pr. oficinalis, mais ses angles sont d’un vert plus foncé. La capsule, qui se développe quelquefois, d’après une observation de M. Legué, est plus courte que le calice. Le Pr. media est un Pr. elatior à calice très ouvert au sommet. %.
ccm dé siomé. à 2 M mans tbe EE
iChies hé à dd amt à hé le. à.
“Avril. Bois couverts, au milieu des parents. RR. Environs de Mondoubleau (Legué) ; Choue, prés autour du Moulin neuf (id).
Observ. Le Pr. unicolor Nolte, dont j'ai vu dans lherbier du Mus$um un exemplaire authentique, venant de Nolte lui-même, ne paraît point être un hybride du Pr. oficinalis et du Pr. elatior comme l’a cru son auteur et comme le dit M. Focke; c’est une forme du Pr. officinalis dont quelques feuilles sont atténuées à la base, en même temps que d’autres, sur le même individu, sont tronquées ou contractées ; la eorolle et le calice ne different en rien de ceux du Pr. officinalis.
CONSPECTUS DES ESPÈCES,
Toutes les fleurs en ombelle au sommet d’un rameau floral nu. .
1. Toutes les fleurs, ou une partie d’entre elles, à pédoncules radi- TT Varenl q PSRER VARES TERME De EU SR NES ee Eee T. Calice renflé ovoïde, très ouvert au soïmmet. . . . . . « « + . . 3.
Calice à peu près cylindrique, peu ou point renflé . . . .:. . .
Cr
Corolle à limbe très concave, petit (diam. 8 à 12 mill.) ; presque toutes les feuilles tronquées à la base ., . . . . . . . . . .. Er. officinalis (643).
Corolle à limbe assez large (diam. 15 à 20 mill.), peu ou pas concave ; feuilles atténuées à la base. . . . . . . . . « . . ... 4.
les angles... ......... X Pr. variabilis.
Calice discolore, vert sur les angles, blanchâtre dans les intervalles qui les séparent. . . . . . . . . X Pr. media.
Calice lanugineux, divisé presque jusqu’au milieu en dents étroites, lancéolées-subulées. Pr. vulgaris, var.caulescens. (644).
Calice finement pubescent ou presque glabre, à dents ovales ou triangulaires, acuminées , , . «es.
[ep]
Calice divisé jusqu’au quart environ en dents ovales cuspidées. Pr. elatior. (645).
Calice divisé jusqu’au tiers ou jusqu’au milieu en dents. lancéolées-acuminées. . + +. X Pr. digenea.
Tous les pédoncules radicaux. , . . Jr. vulgaris. (644).
Pédoncules en partie radicaux, en partie disposés en ombelle au sommet d’un rameau floralnu. . . .. . . . . . ... . .. 8.
| Calice d’un vert blanchâtre, concolore ou à peine plus foncé sur
Calice renflé-ovoïde, très ouvert au sommet . . . . .« . » PA 2. Calice à peu près cylindrique, peu ou point renflé. . . . . . .. 5: L’extrême variabilité de la disposition et de la forme des fleurs, chez les Primula, rend très difficile l’énonce comparatif de leurs
caractères.On ne doit pas oublier qu’on p’arrivera à la connaissance certaine de leurs hybrides que par la constatation exacte des
espèces au milieu desquelles ils auront été rencontrés. Malgré le 4 soin apporté à la rédaction du tableau synoptique donné ici, il est possible qu’il soit insuffisant dans plusieurs Cas de variabilité. «
ae Ë
G. 240. ANDROSACE. (Androsace).
- Corolle très petite, dépassée par le calice et à tube plus court nee r EU ou l’égalant à peine. — Genre insuffisamment distinct es EriImula.
646. Andr. maxima L. Sp. 203; Lefr. cat. 21. (Andr. élevé). — Plante un peu ;velue, de 4 à 15 cent. ; feuilles toutes disposées en rosette radicale, un peu épaisses, obovées-cunéiformes, denticulées dans leur moitié supérieure; rameau floral nu; fleurs en cyme ombelliferme terminale, accompagnée d’un involucre de bractées semblables aux feuilles ; pédicelles d’abord très courts, re atteignant,10 à 15 mill.; calice à tube subglobuleux, un peu aineux, à divisions ovales, denticulées; corolle blanche, jaunâtre à la gorge; capsule globuleuse, s’ouvrant en 5 valves, de la base au sommet. ©. — Toute la plante s'accroît beaucoup après la floraison ; à la maturité les divisions du calice atteignent 5 à 6 mill. de longueur.
— Mars, avril, RR.. Blois, jardins et cultures du coteau, dans le voisinage de l’abattoir et de la Butte des Capucins!, jusqu'aux Grouëts!, et à la Vicomté (Lefrou).
Distrib. géogr. — Europe centrale et occidentale, depuis l'Espagne, jusque dans la vallée de la Loire, la Lorraine et la Belgique; Asie occidentale, jusque dans la Perse et le Caucase ; Songarie ; Sibérie ; Afghanistan; Algérie intérieure.
G. 241. LYSIMACHIA. (Lysimaque).
Calice 5-partite ; corolle dépassant le calice, à tube court, presque
nul et à limbe en coupe évasée ou un peu campanulé, à 5 divisions profondes ; 5 étamines accompagnées quelquefois d'autant de staminodes; capsule à déhiscence valvaire, ou presque indéhiscente, se rompant irrégulièrement. —Fleurs jaunes.
647. L. vulgaris L. sp. 209; Lefr. cat. 21.; Em. Mart. cat. 184. (L. vulgaire). — Plante couverte d’une pubescence molle; racine rampante ; tige de 4 à 10 décim., dressée obtusément quadrangulaire; feuilles opposées où plus souvent verticillées par 3-5, très brièvement pétiolées, à limbe ovale ou ovale-lancéolé, superficiellement crénelé où un peu sinué, plus ou moins ponctué de noir ; fleurs en grappes formant une panicule pyramidale; calice
lus court que le pédoncule et divisé presque jusqu’à la base en obes lancéolés, aigus, bordés de noir; corolle en coupe tres ouverte, à lobes obtus; capsule subglobuleuse. %.
— Juin, juillet, Buissons, sur le bord des eaux. C. Distrib. géogr. — Toute l'Europe presque jusqu’à la zone arctique; Asiemineure ; Perse et Caucase : Sibérie ; Japon; Afrique boréale,
Le L. punctata L., originaire de l’Europe orientale et de l’Asie-
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mineure, se trouve quelquefois dans le voisinage des jardins où!
on le cultive; je l’ai rencontré dans les fossés des vignes bordant
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le chemin allant de l'étang du Petit-Chéri à la route de Cellettes à Chitenay, loin de toute habitation. La plante avait été cultivée autrefois dans le jardin de la Roselle, distant de 2 kilom. Le : L. punctata se distingue facilement du L. vulgaris, dontila le port, par ses fieurs verticillées à l’aisselle des feuilles ou des bractées et formant une grappe simple ; par sa Corolle finement glanduleuse, fimbriée sur les bords.
643. L. Nummularia L. sp. 211. Lefr. cat. 21; Em. Mart. cat. 184. (L. Nummulaire). — Plante complétement glabre ; tige rampante et radicante ; feuilles opposées, pétiolées, à limbe ponctué de brun, largement ovale ou suborbiculaire; pédoncules solitaires à l’aisselle des feuilles qu’ils égalent environ, recourbés après l’anthèse; divisions du calice ovales-cordiformes, aiguës, 1 fois plus courtes que la corolle, celle-ci largement campanulée, très ouverte, d’un beau jaune, parsemée de petites glandes, pro- LArsac 2 divisée en lobes ovales ; capsule plus courte que le calice. %.
— Juin, juillet. Bois humides et couverts, fossés. CC.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept. jusque dans e sud de la péninsule scandinave ; R. ou nul dans la région méditerranéenne ; Caucase.
649. EL. nemorum L. sp. 211. (L. des bois). — Plante glabre; tiges grêles, couchées à la base, puis redressées ; feuilles ponctuées de brun, largement ovales, obtuses ou un peu aiguës, les inférieures brièvement pétiolées, les supérieures souvent sessiles; pédoncules filiformes, axillaires, ordinairement plus longs que la feuille, à la fin recourbés ; divisions du calice étroitement lancéolées linéaires, très aiguës, environ 1 fois plus courtes que la corolle, celle-ci partagée presque jusqu’à la.base en lobes ovalesoblongs ; capsule subglobuleuse, eégalant à peu près le calice. %.
—Juin, juillet. Bois couverts et montueux. R. Souday, bois d’Aulnes sur le bord du ruisseau de la Cour, entre Taillefer et Chalopin (L. Legué); Saint-Marc-du- Cor, bords du ruisseau du Parc, au-dessus du pont d’Oisnel (id.).
Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., jusque dans la Norwège occidentale ; manque dans toute l’Europe austro-oriéntale. |
CONSPECTUS DES ESPÈCES:
Plantes robustes, dressées, velues, à feuilles souvent verticillées. 2, Plantes grêles rampantes ou ascendantes, glabres . , , . . .. 3. Corolle tout à fait glabre. . , .,. .. IL. vulgaris (641).
Corolle finement glanduleuse, ciliolée-fimbriée sur les bords. , , L. punctata (en note).
3 Divisions du calice cordiformes . , IL. Nummuilaria (648). Divisions du caliceétroitement lancéolées. L.nemorum (649).
G. 242. ANAGALLIS. (Mouron).
Calice 5-partite; corolle profondément divisée en 5 lobes, plus longue que le calice ; 5étamines à filets velus; capsule globuleuse,
s’ouvrant circulairement comme par un couvercle. Fleurs bleues, rouges ou roses. |
650. An. arvensis L. sp. 911 ; Lefr. cat. 21; Em, Matt. cat. 184
(M. des champs). — Plante glabre; tige très rameuse dès la
base ; feuilles sessiles, ovales, très entières, trinervées ; pédoncule grêle, axillaire, égalant environ la feuille, recourbé en crochet
à la maturité; divisions du calice lancéolées, acuminées, mem-
braneuses-blanchâtres sur les bords, un peu plus courtes que la
corolle, celle-ci très ouverte, à segments ovales-oblongs. ©. :
Varie:
a. phœnicea. (An. phænicea Lam ; Lefr. cat. 21). — Corolle d’un rouge brique; souvent un peu fimbriée-glanduleuse sur les bords.
L. cœrulea. (An. cærulea Schreb.; Lefr. cat. 21). — Corolle bleue, ordinairement glabre sur les bords. |
— Juin, novembre. CC. dans les jardins, sur les décombres.
Distrib, géogr. — La région tempérée de tout le globe ; la var. à. phœnicea remonte plus haut dans le nord; la var. Bb. cærulea, manque dans certaines régions et notamment dans une partie de l’Europe orientale.
651. An. tenella L. Mant. 335; Lefr. cat. 21 ; Em. Mart. cat. 184. (M. délicat), — Plante glabre, très grêle; tiges de 4 à 10 cent., rampantes ou redressées au sommet ; feuilles brièvement pétiolées, petites, ovales, suborbiculaires ; pédoncules axillaires, 2 ou 3 fois plus longs que la feuille ; calice presque 2 fois plus court que la corolle, à divisions lancéolées-acuminees, non membraneuses sur les bords ; corolle d’un rose tendre, à lobes dressés-campanulés. ©.
— Juin, septembre. Prairies humides ou tourbeuses ; AC. dans toute la Sologne ; la vallée du Beuvron jusqu'aux Montils ; cà et là en Beauce, dans la vallée de la Cisse ; les marais de Poulines ; le Perche.
.Distrib. géogr. — Europe occidentale, depuis le Portugal, jusqu'aux iles Féroë ; Tyrol et Italie sept.; se retrouve en Sardaigne et dans lile de Crète; Algérie.
CONSPECTUS DES ESPÈCES.
Fleurs bleues ou rouge brique; feuilles ovales ou ovales-lan-
céolées , . . ... .. ..... An. arvensis (650).
Fleurs d’un rose tendre; feuilles petites, orbiculaires, . . . . . An, tenella, (651)
G. 243. CENTUNCULUS. (Centuncule).
Calice à 4-5 divisions; corolle très petite, plus courte que le calice, à 4-5 lobes redressés ; 4-5 étamines ; capsule s’ouvrant circulairement, comme par un couvercle.
652. C. minimus L. sp. 169; Lefr. cat. 21; Em. Mart. cat. 184. (C. nain). — Très petite plante glabre, de 2 à 6 cent., très rameuse; presque toutes les feuilles alternes, ovales, subsessiles ; fleurs
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