‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 147 sur 265 · HIS · texte numérisé non relu

HIS

axillaires, très brièvement pédonculées; divisions du calice étroi-

tement lancéolées-subulées, dépassant la corolle; celle-ci à lobes aigus, blanche ou un peu rosée, ouverte seulement dans le milieu du jour ; capsule globuleuse, deprimée. ©.

® — Juillet, août. AC. sur les bords des étangs de la Sologne, jusqu’à Cheverny, Cour-Cheverny et Cellettes ; AR. dans le Perche (Nouel).

Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne.

G. 244, SAMOLUS. (Samole).

Calice à 5 lobes'et à tube plus ou moins adhérent à l'ovaire; corolle insérée au sommet du tube du calice, à 5 divisions ; 5 étamines opposées aux divisions de la corolle et alternant avec 5 staminodes ; ovaire à moitié infère ; capsule à 5 valves et s’ouvrant au sommet par autant de dents courtes.

653. S. Valerandi L. sp. 243; Lefr, cat. 21; Em. Mart. cat. 185. (S. de Valerandus). — Plante glabre; tige de 2 à 6 décim., à rameaux dressés-fastigiés; feuilles obovales-spatulées, atténuées en pétiole, les inférieures formant une rosette, les caulinaires alternes ; fleurs en grappes disposées en panicule étroite, allongée ; pédoncules grêles, 2 à 4 fois plus longs que la fleur et pourvus au milieu d’une petite bractéole ; calice semiglobuleux, à 5 dents ou lobes triangulaires ; corolle blanche, à divisions un Fe D 1 fois plus longue que le calice ; capsule incluse. %.

— Juin, août. Lieux humides ou tourbeux ; AC. dans la Sologne et aux environs de Blois ; R. dans la Beauce; val de la Cisse!; marais de Verdes!; R. dans le val du Loir.

Distrib. géogr. — La zone tempérée de tout le globe.

Observ. — Plante remarquable, dans la famille des Primulacées, par son ovaire en partie infere; elle est un des exemples de l’importance exagérée que l’on a jusqu'ici accordée à ce caractère pour le groupement des végétaux.

Fam. XLVI. HKLECINKE/Æ Endl.

ILICINÉES.

Fleurs régulières, synoïques ou plus rarement polygames Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle ; calice à 4 ou 5 lobes, dont la préfloraison est imbriquée; corolle hypogyne en roue, à 4 ou 5 divisions très brièvement connées à la base. Androcée: 5 étamines alternant ayec les pétales et adhérant un peu au tube de la corolle: filets subulés ; anthères à déhiscence longitudinale introrse. Gynécée ; disque nul; ovaire libre, globuleux, à 3-5 loges qui renferment chacune 1-2 ovules collatéraux, pendant du sommet; style presque nul ; stigmates en. nombre égal à celui

des loges de l'ovaire; fruit drupacé, contenant 4-8 noyaux osseux, très durs; graine pendante, pourvue dun épais albumen. — Arbrisseau ou petit arbre à feuilles coriaces, alternes, dépourvues de stipules.

G. 245. ILEX. (Houx).

Caractères de la famille.

654. EH. aquifolium L. sp. 181; Lefr. cat.8 ; Em. Mart. cat. 69. (H. commun). — Arbrisseau de 3 à 6 m.;, jeunes rameaux un peu . pubérulents ; feuilles persistantes, brièvement pétiolées, à limbe ovale, d’un vert foncé et luisant en dessus, souvent entier chez les vieux individus, plus ou moins sinué-épineux chez les jeunes ; fleurs en cymes ombelliformes (rarement solitaires par avortement), portées par un rameau axillaire très court; pédoncule plus long que la fleur; calice petit, à lobes deltoïdes obtus ; corolle blanche, à divisions obovales arrondies au sommet ; fruits drupacés, rouges,persistant longtemps; noyaux oblongs. %.

— Mai, juin. C. dans les bois et dans les landes,

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., jusque dans le Danemarck et la Norwège mérid,; Asie occidentale; Perse et Caucase ; Afrique sept,

Fam. XLVII. OLEACEZÆ Endl.

'OLÉACÉES.

Feurs régulières, synoïques ou polygames. Périanthe : nul, ou formé d’un calice et d’une corolle hypogyne ; calice campanulé, à 4-5 dents ; corolle gamopétale, à préfloraison imbriquée ou subindupliquée-valvaire. Androcée: 2 étamines insérées sur le tube de la corolle ou hypogynes lorsque la corolle manque : anthères à déhiscence latérale. Gynécée : disque nul ; ovaire libre, à 2 loges renfermant chacune 2 ovules suspendus ou fixés latéralement près de la base; style court, à stigmate capité ou bifide; fruit tantôt capsulaire, indéhiscent ou à déhiscence loculicide, tantôt bacciforme ou drupacé: 2 ou 4 graines dressées ou pendantes, souvent solitaires par avortement ; albumen souvent oléagineux, corné ou charnu, rarement nul. — Arbres ou arbrisseaux à feuilles opposées, simples ou composées ; stipules nulles.

CONSPECTUS DES GENRES.

Périanthe nul; grand arbre à feuilles composées; fleurs paraissant avant les feuilles. ., ,,..+ 05. « , FRAXINUS: 246.

Un calice et une corolle ; arbrisseau à feuilles simples; fleurs paraissant après les feuilles ,: , ., ... 0, . «, ..93, UIGUSTRUM/00HT

G. 246. FRAXINUS. (Frêne).

Fleurs polygames ou synoïques; périanthe nul; 2 étamines hypogynes, à filet plus court que l’anthère ; 1 style terminé par un stigmate bilobé ; fruit (samare) plan, prolongé en aile oblongœue, indéhiscent, monosperme. — Grand arbre à feuilles impa-

ripinnées.

655. Fr. excelsior L. sp. 1509; Lefr. cat. 18; Em. Mart. cat. 186. (Fr. élevé). — Arbre de 10 à 15 m., à écorce grisâtre ; rameaux opposés en croix ; feuilles longuement pétiolées, formées de 4 à 6 paires de folioles presque sessiles, lancéolées, acuminées, dentées au sommet, glabres ou pubescentes en dessous sur la nervure principale ; fleurs pédicellées, en grappe naissant latéralement sur les rameaux et d’abord très courte; grappes fructifères pendantes; fruits oblongs, longuement rétrécis en une base arrondie, échancrés au sommet; style peu saillant dans léchancrure. :

— Fleurs, avril ; fr. juin. C. dans les bois humides. Distrib. géogr. — Toute l’Europe, presque jusqu’à la zone arctique : Caucase.

Observ. — On cultive assez souvent dans les parcs le Frêne Orne (Fraxinus Ornus L.), originaire de la région méditerranéenne et bien reconnaissable à l’existence d’un calice et d’une corolle formée de 2 ou 4 pétales blancs, linéaires, très brièvement réunis en tube à la base. Le Fr. monophylla Desf., quelquefois cultivé, n’est qu’une forme du Fr. excelsior, dont la foliole terminale s’est développée seule et a pris d’assez grandes proportions.

- G. 247. LIGUSTRUM. (Troène).

Calice cupuliforme à 4 dents courtes; corolle tubuleuse, infundibuliforme, 4-dripartite ; 2 étamines; 1 style ; fruit bacciforme, à 2 loges, contenant chacune l'ou plus souvent 2 graines. — Sousarbrisseau à feuilles simples.

656. EE, vulgare L. sp. 10; Lefr. cat. 17; Em. Mart. cat. 186. (Tr. vulgaire). — Sous-arbrisseau à écorce grisâtre; jeunes rameaux pubérulents ; feuilles opposées ou quelques-unes alternes à la base des rameaux, assez brièvement pétiolées, lancéolées-aiguës ou obovales arrondies au sommet, un peu coriaces et luisantes, glabres, sauf en dessus sur la nervure où l’on voit une très courte pubescence ; fleurs bractéolées, brièvement pédicellées, disposées en cymes qui forment des grappes étroites, paniculées ; corolle blanche, à lobes ovales, un peu concaves; fruits noirs à la maturité et persistant longtemps.

— F1. mai; fr. sept. à déc. C. dans les bois secs. Distrib. géogr. — Europe australe moyenne et sept., jusque dans e sud de a N orwège ; Asie-Mineure ; Caucase ; Perse,

Observ. — On cultive partout le Lilas (Syringa vulgaris L.), qui croit spontanément dans l’Europe orientale, la Roumanie, la Serbie, la Transylvanie, etc., et plus rarement le Lilas de Perse

Syringa persicaL.), à feuilles incisées. Le Jasmin officinal, Jasminum oficinale L., de la Perse et de l'Himalaya, à fieurs blanches, tres odorantes, est souvent disposé en palissades ou en berceaux. Le Jasmin jaune, Jasm. fruticans L., est plus rarement cultivé, mais il se naturalise facilement dans les haies des jardins ou dans les lieux secs et incultes qui avoisinent les habitations ; il se maintient depuis longtemps sur l’un des rochers du Coteau Saint- Victor, près Blois, où Lefrou l’a signalé comme étant réellement spontané, ce qui a conduit M. Alph. de Candolle,fdans sa Géographie botanique. à prolonger jusqu’à Blois l'aire d'extension de cette espèce qui, en réalité, ne dépasse pas en France Périgueux et Lyon, si même elle s’élève jusque là. :

L'origine du J. fruticans aux Rochers Saint-Victor peut être attribuée avec assez de probabilité, je crois, aux habitations qui ont êté installées de temps à autre dans cette pittoresque localité, l’ancien Cella eremitarum. Si la plante s’y trouvait réellement indigène il n’est guère admissible qu’elle eût échappé à Morison qui a su trouver toutes les plantes rares de cette localité, si petites et si bien cachées qu’elles fussent, telles que Cistus salicifolius, Trigonella monspeliaca, Bupleurum aristatum, etc., etc.

Fam. XLVII. APOCYNE/Æ Endl.

APOCYNÉES.

Fleurs synoïques, régulières. Périanthe ; formé d’un calice et d’une corolle ; calice profondément 5-partite, à préfloraison imbriquée; corolle gamopétale, en coupe, à 5 divisions. Androcée: » étamines insérées sur le tube de la corolle et alternant avecses lobes ; filets très courts, libres ; anthères surmontées par un appendice membraneux, poilu ; déhiscence longitudinale, introrse; pollen, granuleux. Gynécée : un disque formé de 2 glandes alternant avec les carpelles ; ovaire supere, formé par deux carpelles distincts ; ovules nombreux, bisériés, pendants, insérés sur la suture ventrale de chacun des carpelles ; 1 style filiforme, à stigmate épais, en forme d’anneau et prolongé inférieurement en membrane; fruits formés de 2 carpelles (follicules) cylindriques, fusiformes ; graines oblongues-cylindracées ; albumen charnu. — Herbes à feuilles opposées, très entières.

G. 248. VINCA. (Pervenche).

Caractères de la famille.

657. VW. minor L. sp. 304; Lefr. cat. 17; Em. Mart. cat. 186. (Petite Pervenche). — Plante glabre; tige de 1 à 2 décim., grêle, couchée ou ascendante, à la fin radicante ; feuilles opposées, très brièvement pétiolées, lancéolées, un peu coriaces, luisantes en dessus ; fleurs solitaires à l'aisselle des feuilles et portées par un pédoncule plus long qu’elles ; calice 2 fois plus court que le tube de la corolle, à divisions étroites, un peu obtuses; corolle dun bleu cendrée, quelquefois blanche, très rarement d’un pourpre

ah —

lie de vin, à tube obconique plus court que les lobes qui sont étalés, en roue, obovales-cunéiformes, obliquement tronqués au sommet ; filets des étamines velus, géniculés ; follicules glabres peu divergents. %. CT

— Mars, juin. Haïes, bois couverts.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe.

Observ. — Le V. major L. sp. 304; Lefr. Cat. add., p. 47, est assez souvent cultivé dans les parcs et se naturalise très facilement ; Cour-Cheverny, à Bellevue! ; les Montils!; Chitenay !; Pruniers; Villeherviers ; la Ferté-Imbault, etc.; il se distingue bien du V. minor par ses proportions 3 fois plus grandes ; les divisions calicinales sont linéaires subulées, longuement ciliées, presque égales au tube de la corolle; les feuilles sont pubescentes sur les bords, un peu en cœur à la base ; le pédoncule est plus court que les feuilles, etc., etc. Le V. major croît spontanément dans presque toute la région méditerranéenne et surtout dans les grandes îles.

Fam. XLIX. ASCLEPIADEÆ Endl.

ASCLÉPIADEES.

Fleurs synoïques, régulières. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle ; calice profondément divisé en 5 lobes dont la préfloraison est imbriquée ; corolle gamopétale hypogyne à 5 divisions et à préfloraison contournée ; tube court, pourvu intérieurement de 5 ou 10 écailles épaisses, connées à la base et constituant une sorte d’anneau où de couronne déprimée au centre. Androcée : 5 étamines insérées à la base de la corolle, alternant avec ses lobes et formant avec le stigmate, auquelelles adhèrent étroitement, un corps particulier (gynostême) ; filets brièvement réunis en tube à la base; anthères biloculaires, surmontées par un appendice membraneux infléchi; pollen offrant la consistance de la cire et réuni en deux masses (pollinies) qui occupent chacune lune des loges ; ces pollinies sont réunies l’une à l’autre par deux filaments qui convergent à un corpuscule ovoïde fixé entre les anthères, au bord du disque stigmatique. Gynécée : ovaire libre formé de 2 carpelles distincts, complétement immergés dans le gynostême; ovules nombreux,suspendus, disposés sur un placenta proéminent ; 2 styles courts, mais restant distincts jusqu’à la portion stigmatique qui simule un disque déprimé ou un peu conique ; fruit formé de 2 carpelles (follicules) à déhiscence ventrale ; graines très nombreuses, imbriquées sur le placenta, comprimées, surmontées d’une aigrette soyeuse. — Herbes à feuiiles dédourvues de stipules, souvent opposées.

G. 249. VINCETOXICUM. (Dompte venin).

658. V. officinale Mœnch. Méth. 717; Em. Mart. cat. 187. Cynancum Vincetoxicum Rob. Br.; Lefr. cat. 17. (D. officinal). — Plante presque glabre ou brièvement pubescente; tige de 3 à

10 décim., devenant un peu volubile au sommet lorsque la plante croît dans les buissons ; feuilles fermes, les inférieures opposées, brièvement pétiolées, ovales ou ovales-lancéolées, en cœur à la base, souvent longuement acuminées, pubérulentes sur les nervures et ciliolées sur les bords ; feuilles supérieures ordinairement alternes, étroitement lancéolées ; fleurs en cymes axillaires, naissant sur des pédoncules plus courts que la feuille et bifides ; celles pubescents, environ de la longueur de la fleur; lobes

u calice lancéolés-aigus, 2 fois plus courts RE la corolle, celle-ci ER à tits obtus, étalés en roue ; fruits (follicules) fusiformes, glabres. %.

— Juin, sept. Bords des bois secs, buissons, surtout dans les terrains calcaires. AC. aux environs de Blois : Cellettes!; Seur!; forêt de Russy ! ; coteau de Saint-Gervais! ; AR. dans l’arr. de Romorantin : Pruniers; Villeherviers ; Langon ; Selles-sur-Cher; Noyers (Em. Martin) ; la Beauce! ; val du Loir (Nouel)! RR, dans le Perche (Legué).

Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusque dans la partie mérid. de la Scandinavie ; R. ou nul dans l’Europe orientale ; Tauride ; Caucase,

Observ. — L’A sclepias Cornuti Dene, de l'Amérique du nord, est naturalisé depuis longtemps sur les gazons, devant le château d’'Herbault, près de Bracieux; c’est une plante à large feuilles ovales, très obtuses, parcourues de nombreuses nervures parallèles ; les fleurs un peu rosées et odorantes, sont disposées en Es ombelliforme ; les follicules sont ovoïdes-allongés, tomeneux.

Fam. L. GEN'TIANE/Æ Endl.

GENTIANÉES.

Fleurs synoïques, régulières. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle ; calice régulier ou plus rarement irrégulier, à 4-8 dents, lobes ou divisions, à préfloraison valvaire, tordue ou imbriquée ; corolle hypogyne ou très rarement un peu périgyne, tubuleuse ou infundibuliforme, à limbe en coupe ou en roue, à 4-8 lobes dont la préfloraison est contournée, rarement induplique ou valvaire. Androcée : 4 à 8 étamines insérées sur le tube de la corolle et alternant avec ses divisions ; anthères à déhiscence longitudinale introrse, courbées ou contournées en spirale après l'émission du pollen. Gynécée: ovaire libre, formé'de 2 carpelles uniloculaires ou semibiloculaires, renfermant de nombreux ovules insérés sur des placentas pariétaux ; un seul style à stigmate capité, bilobé ou formé de 2 lamelles ovales ; capsule à 1 ou 2 loges, s’ouvrant en valves septicides, ou plus rarement presque indéhiscente; graines très petites, souvent ailées, pourvues d’un albumen, — Herbes à feuilles opposées, simples ou composées.

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pra

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TABLEAU DES GENRES

M. Corolle à préfloraison contournée; plantes végétant sur la terre.

a. Un style distinct ; fleurs jamais bleues.

Calice à 5 divisions ; fleurs d’un beau rose ou blanches. , . . . . . .

ERYTHRÆA. 950, Calice à 4 dents courtes ; stigmate capité. , , , . . ., MICROCALA. 951, Calice à 4 divisions profondes ; stigmate partagé en deux lamelles. . .

CICENDIA. 252

Calice à 6-8 divisions profondes, .....,....,,.. CHEORA! "M5: D. Pas de style distinct; fleurs bleues.

POROMAUDUIeUSE "SU. Se ER a ete da à °°, GENTIANA, 254.

B. Corolle à préfloraison indupliquée ou valvaire ; plantes croissant dans l’eau.

Feuilles formées de trois folioles ; fleurs blanches, ‘ MENYANTHES. 255: Feuilles cordiformes orbiculaires ; fleurs jaunes, LIMNANTHEMUM. 256.

G. 250. ERYTHRÆA. (Erythrée).

Calice anguleux à 5 divisions très étroites ; corolle infundibuliforme, à tube cylindrique, resserré à la gorge; limbe en coupe, à 5 lobes: 5 étamines dont les anthères se contournent en spirale après l’émission du pollen, un style filiforme très distinct et à stigmate bifide. — Herbes à feuilles opposées.

659. Er. Centaurium Pers. Syn.I.p. 283; Em. Mart. cat. 188. Chironia Centaurium DC.; Lefr. cat 17. (Er. Centaurée). Vulg. Petite Centaurée. — Herbe très glabre à suc amer; tige de 1 à 6 décim., anguleuse, à rameaux dressés-fastigiés; feuilles à 5 nervures parallèles, ‘saillantes, les radicales obovales, en rosette, les caulinaires oblongues, les supérieures lancéolées-aiguês; inflorescence en cymes dichotomes formant un corymbe souvent assez dense ; fleurs latérales ordinairement très brièvemeut pédonculées, la fleur de la dichotomie à pédoncule souvent assez allongé ; calice divisé presque jusqu’à la base en lobes linéaires subulés; corolle d'un beau rose, à tube étroit, souvent un peu plus long que le Eu à lobes ovales-lancéolés ; capsule linéaire-oblongue, ob-

use. (2).

— Juillet, septembre. CC. sur les pelouses herbeuses et dans les clairières des bois.

Distrib. géogr. — Les plaines de l'Europe moyenne et septentr., jusque dans le sud de la Scandinavie; les montagnes de la région australe ; Asie-Mineure ; Caucase; Perse; Afrique boréale,

660, Er. ramosissima Pers. Syn.I.p.?83. Er.pulchella Horn.

F1. Dan. tab. 1637; Em. Mart. cat. 5p. 187. Chironia pulchella Sw.; Lefr. cat. 17. (Er.rameuse). — Plante très voisine de la précédente, mais 3 à 10 fois plus petite dans toutes ses parties; elle n’en diffère du reste par aucun caractère précis ; les tiges sont le plus souvent très rameuses dès la base, quelquefois simples et uniflores et ne dépassant pas 2 cent., les Corolles sont d’un rose plus vif, à divisions plus étroites; les fleurs sont ordinairement plus longuement pédonculées, même les latérales, mais on en trouve aussi qui sont presque sessiles; on ne peut tenir compte des autres caractères distinctifs assignés par les auteurs, notamment de la longueur du calice par rapport au tube de la corolle et à la capsule. @).

— Juillet, septembre. C. dans les pâturages humides de la Sologne; le Perche.

Distrib. géogr. — La mème que pour l’espèce précédente.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Fleurs latérales des rameaux de la cyme presque sessiles. , . . Er. Centaurium (659).

Toutes les fleurs ordinairement assez longuement pédonculées. Er. ramosissima (669).

G. 151. MICROCALA. (Microcale).

Calice à tube cupuliforme, à 4 dents; corolle à 4 lobes et à tube court; 4 étamines à anthères non contournées en spirale après l'émission du pollen ; un style distinct, à stigmate capité, entier.

661. M4. filiformis Link F1. Lus. I. 359, Exacum filiforme Willd.; Lefr. cat. 18; Cicendia filiformis Delarbre; Em. Mart. cat. 188. (AJ. filiforme).1 — Très petite plante tout à fait glabre ; tige grêle de 5 à 10 cent., souvent rameuse dès la base ; feuilles peu nombreuses, opposées, linéaires-lancéolées, aiguës; fleurs solitaires au sommet d’un long pédoncule dressé; tube du calice devenant hémisphérique, à dents courtes, triangulaires-aiguës ; corolle très petite, jaune, à lobes étalés en croix, ouverte seulement le matin. ©).

— Juin, septembre. Lieux humides des bois ou des pâturages ; bords des étangs. AC. dans toute la Sologne ; R. ailleurs : Pont-Levoy ! ; bois de Sudais!; Herbault, en Beauce! ; forêt de Prunay (Séjourné) ; le Plessis Dorin, étang de 5ois-Vinet (Legué).

Distrib, géogr. — Europe occidentale et centrale; RR. dans la région orientale. ,

G. 252, CICENDIA. (Cicendie).

Calice à 4 divisions profondes ; corolle à 4 lobes; 4 étamines ; anthères non contournées après l'émission du POSE un style distinct, à stigmate partagé en 2 lamelles; capsule ovoïde.

WA

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