‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 151 sur 265 · PE F · texte numérisé non relu

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Fam. LIL CONVOLVULACEZÆ Endl.

CONVOLVULACÉES.

Fleurs synoïques, régulières. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle; calice à 5 lobes ou divisions profondes, ou à 5 sépales tout à fait libres, placés sur plusieurs rangs ; Corolle gamo-

étale, infundibuliforme-campanulée, à limbe entier, ou urcéolée à o dents ou lobes; préfloraison tordue. Androcée : 5 étamines insérées sur le tube de la corolle; anthères biloculaires, à déhiscence longitudinale introrse. Gynécée: un disque annulaire épaissi ; un seul ovaire (par avortement), libre, plus ou moins complétement biloculaire ; 1 à 2 ovules au fond de chaque loge, dressés, anatropes ; 1 style entier ou divisé presque jusqu’à la base; fruit capsulaire indéhiscent ou s’ouvrant circulairement comme par un couvercle; 1 ou 2 graines dans chaque loge ; albumen mince, un peu mucilagineux. — Herbes à feuilles alternes et à stipules nulles, ou complétement dépourvues de feuilles et parasites.

TABLEAU DES GENRES

Herbes pourvues de feuilles . . .. . . . . . .…, CONVOLVULUS. 261. Plantes filiformes, parasites, sans feuilles . . . . , . . . CUSCUTA. 268.

G. 267. CONVOLVULUS. (Liseron).

Calice à 5 sépales insérés sur 3 rangs ; corolle infundibuliforme, très ouverte, à 5 angles et à 5 plis saillants ; 5 étamines ; un style filiforme, bifide, à stigmates linéaires; capsule globuleuse, indéhiscente, se rompant en 2 valves et placée sur un disque orangé à la maturité.

691. €. arvensis L. sp. 218; Lefr. cat. 18; Em. Mart. cat. 191. (L. des champs). Vulg. Vrillée. — Plante glabre ou un peu pubescente, à rhizome grêle, très allongé; tige étalée sur la terre ou le plus souvent volubile ; feuilles pétiolées, à limbe sagitté ou hasté dont les lobes basilaires sont entiers ou bifides, déjetés ou étalés, obtus ou très aigus; pédoncules solitaires à l’aisselle des feuilles, plus longs que la fleur, pourvus de deux bractéoles au-dessus du milieu et courbés en crochet à la maturité; sépales un peu coriaces, scarieux sur les bords, peu inégaux entre eux; corolle assez grande (20 à 2 mill.), à limbe entier, d’un blanc rosé avec des bandes plus foncées correspondant aux angles ; capsule gloques MES par la base du style et dépassant beaucoup

e calice. %.

— Juin, octobre. CC. dans les jardins, où il est presque indestructible. Distrib. géogr. — La région tempérée de tout le globe.

692. C. sepium L. sp. 218; Lefr. cat. 18; Em Mart. cat. 191. (L. des haïes), Vulg. Grande vrillée. — Plante glabre; tige grêle, volubile, s’élevant beaucoup dans les buissons; feuilles longuement pétiolées, à limbe cordiforme hasté ou sagitté et dont les deux lobes inférieurs sont tantôt entiers, tantôt diversement sinués ou bilobés; pédoncules allongés, solitaires à l’aisselle des feuilles, pourvus de 2 bractées lancéolées, cordiformes, contiguës au calice et appliquées sur lui; sépales ovales-lancéolés, obtus, minces; Corolle très grande (longueur 5 à 6 cent.), blanche avec » bandes correspondant aux plis; capsule globuleuse, plus courte que le calice ou l’égalant à peine. %.

— Juin, juillet. CC. dans les haies.

Distrib. géogr. — Europe moyenne ; R. dans la région austro-occidentale Asie-Mineure ; Caucase ; Sibérie; Amérique sept. ; Australie,

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Broctées linéaires, petites, placées un peu au-dessus du milieu du pédoncule, . ,..,.,. €, arvensis (691).

Bractées grandes, lancéolées-cordiformes, contiguës à la fleur. . C. sepium (692).

G. 268. CUSCUTA. (Cuscute).

Périanthe membraneux, un peu charnu ; calice cupuliforme à » dents ou à 5 divisions; Corolle urcéolée, à limbe plus ou moins étalé, 5-lobé, muni au-dessous de la gorge d’écailles fimbriées ; » étamines ; 2 styles libres depuis la base, plus rarement cohérents; capsule biloculaire, s’ouvrant circulairement par le milieu. — Plantes à tige filiforme, dépourvues de feuilles et croissant en parasites sur les autres végétaux.

693. C. epithymum L. Syst. XIII (ed. Murr.), 140; Em. Mart. cat. 191. C. minor DC.; Lefr. cat. 18. (C. du Thym). — Plante tout à fait glabre ; tiges de la grosseur d’un fil moyen, souvent rougeûtres, s’enroulant autour des tiges ou des rameaux des autres

végétaux ; fleurs accompagnées d’une petite bractée, sessiles, .

réunies au nombre de 5 à 8 en glomérules latéraux ; calice moitié plus court que la corolle, à lobes lancéolés-deltoïdes, un peu acuminés; corolles petites (environ 3 mill.), blanchâtres ou un peu rosées, à lobes ovales mucronulés d’abord étalés, puis réfléchis; écailles de la gorge spatulées, fimbriées au sommet; étamines incluses ou un peu exsertes ; styles environ 1 fois pluslongs que l'ovaire, à stigmates oblongs, aigus; capsule globuleuse déprimée, à graines lisses. ©.

a, lypica, — Plante croissant isolément sur les végétaux. b. Trifolii Choisy in DC. IProdr, IX, p. 453. C, Trifolii Babingt, — Plante se développant en larges cercles et étouffant complétement

les végétaux {qu’elle enserre ; tiges blanchâtres, rougeâtres ou un peu jaunes.

— Juillet, août. La var. a.est parasite sur le Thym, sur les Genêts, les Bruyères, les Centaurées, etc., la var. Bb. infeste les champs de Trèfle ou de Luzerne, qu’elle détruit complétement par places.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe ; Asie-Mineure ; Caucase ; Altaï; Afrique sept.

Observ. — Aucun des caractères assignés au C. Trifolii n’est constant, sauf peut-être son mode de développement en larges cercles, et son action destructive sur les végétaux qu’il étreint, faits qui du reste sont une conséquence des conditions dans lesquelles vit la plante; d'autre part il est tout naturel que la var. a,, ne trouvant pas sur les végétaux souvent isolés qu’elle enserre, la même facilité pour s'étendre, ne forme jamais que des individualités pute

Le C. Ulicis Godr. Herb. autour de Lorient, etc., p. 193, qu’on rencontre assez souvent en Sologne sur les UL. nanus et europæus, ne me paraît être qu’une forme robuste et très florifère du C. epithymum.

Lefrou, cat. p. 18, dit que le C. europæa est C. dans le département ; il est probable qu’il a pris pour cette espèce une des nombreuses formes du C. epithymum, Car le véritable C. europæa va pas été recueilli en Loir-et-Cher, à ma connaissance du moins. Il diffère du C. epithy mum, par ses tiges plus grosses, par ses fleurs presque 1 fois plus grandes ; les lobes du calice sont triangulaires et obtus au sommet, les divisions de la corolle plus courtes que le tube ; les styles sont plus courts que l’ovaire ; la plante est parasite sur l'Ortie, le Houblon, la Vesce cultivée, sur divers Chénopodes, etc.

694. €. epilinum Weihe in Boenningh. prodr. Monast. %5 et Arch. d. Apoth. VII, 54. C. densiflora Soy-Vill.; Em. Mart. cat. 191. (C. du Lin), — Diffère du C. epithymum par ses fleurs 1 fois plus grandes; par son calice, profondément 5-partite, presque aussi long que la corolle durant l’anthèse; le tube de la corolle est 2 fois aussi long que les lobes, les styles très courts, les graines couvertes de petites papilles écailleuses. ©.

— Juillet, août, Parasite sur le Lin cultivé: Pruniers, champs de la Cormière où ses ravages ont déterminé le fermier à ne plus cultiver le Lin (Em. Martin).

Distrib. géogr. — Disséminé dans toutes les régions tempérées du globe, partout où l’on cultive le Lin.

Observ. — M. Engelmann pense que le C. epilinum, qui présente tous les caractères des espèces du groupe asiatique, a été apporté en Europe de l’Arabie ou des régions voisines.

Le C. planiflora Ten., importé en 1871, avec des fourrages provenant de la région méditerranéenne s’est maintenu longtemps -à Cour-Cheverny, principalement sur les mélilots.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

| Styles plus longs que l'ovaire , , , ©. epithymum (693). 1 Styles plus courts que l'ovaire . . . . . .. DAV Le RON - 2.

Calice à 5 dents courtes, obtuses : graines lisses, , . , . . ..

‘C. Europæa (en note).

Calice 5-partite égalant la corolle ; graines écailleuses . . . . €. epilinum (694).

Fam. LIIl. SOLANACEÆ Endl.

SOLANACÉES.

Fleurs régulières, synoïques. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle ; calice 5-partite ou à 5 lobes peu profonds, à préfloraison valvaire ou un peu imbriquée; Corolle tubuleuse infundibuliforme ou campanulée, ou à tube très court et à limbe en roue, à préfloraison indupliquée-valvaire ou quinconciale-imbriquée. Androcée: étamines égales ou inégales, en même nombre que celui des divisions de la corolle, alternant avec elles et insérées sur le tube ; anthères biloculaires, introrses, à déhiscence longitudinale ou s’ouvrant par deux pores terminaux. Gynécée : un disque entier ou lobé, placé sous l’ovaire, ou plus rarement pas de disque; ovaire supère, biloculaire, à loges entières ou presque partagées en deux par une cloison incomplète ; ovules nombreux, fixés à des placentas centraux souvent très épais ; un seul style à stigmate entier ou bilobé; fruits tantôt bacciformes indéhiscents, tantôt capsulaires se séparant au sommet en 4 valves ou bien s’ouvrant par une sorte d’opercule. — Herbes à feuilles alternes, dépourvues de stipules.

TABLEAU DES GENRES

A. Fruits bacciformes.

Corolle à tube très court, à limbe ouvert en roue; anthères s’ouvrant

par 2 pores terminaux ; calice non accrescent. , . . . SOLANUM. 269. Corolle à tube très court et à limbe ouvert en roue ; anthère à déhiscence

longitudinale ; calice vésiculeux à la maturité. . . . . PHYSALIS. 210. Colle Papa ss 2 LS, Me eee SU ea ATROPA. 271.

B. Fruits capsulaires.

Calice pentagonal ; capsule épineuse s’ouvrant au sommet en 4 valves. . Le) ?

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