‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 153 sur 265 · EL · texte numérisé non relu

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feuilles souvent géminées, toutes assez longuement pétiolées, à limbe largement ovale, arrondi ou brièvement prolongé à la base, très inégalement sinue ou denté sur les bords; fleurs en corymbe ;

édoncule extra-axillaire ou terminal ; pédicelles réfractés après a floraison; calice très petit, à lobes ovales-arrondis appliqués sur le fruit; corolle blanche, pubescente, de dimension très variable, 2 ou 3 fois plus grande que le calice, à lobes ovales ou lancéolés ; baies globuleuses, de la grosseur d’un petit pois, égalant environ le pédicelle. ©.

Varie :

a. typica, —S. nigrum Auct. — Baies noires.

b. chlorocarpa Spenn. — S. ochroleucum Bast. ; Lefr. cat. 18. — Baies jaunâtres,

ce. miniata Mert. et Koch. — S. miniatum Willd. — Baies rougeâtres,

— Juillet, novembre. La var. a. est CC. dans les jardins, sur les décombres, etc., la var. Bb, est AC. en Sologne et dans le val de la Loire ; la var. e. est plus R.: Romorantin (Em. Martin) ; les Montils ! ; Candé ! ; val de la Loire !.

Distrib. géogr. — La zone tempérée de tout le globe.

Observ. — On cultive partout la Pomme de terre (Solanum tuberosum). Les travaux les plus récents concernant la patrie et l’origine de cette précieuse plante établissent qu’elle croît spontanément au Chili et peuvent se résumer ainsi : on cultivait la Pomme de terre avant la découverte de l’Amérique, depuis le Chili jusqu’à la Nouvelle Grenade ; elle a été introduite dans la Virginie et la Caroline du Nord vers la seconde moitié du XVIe siècle, puis importée en Europe de deux côtés: de l'Amérique du Sud, par les Espagnols; de la Virginie, par les Anglais. (Cf. M. Alph. de Candolle, Origine des plantes cultivées, p. 42).

6%6. S, Dulcamara L. sp. 266 ; Lefr. cat. 18; Em. Mart. cat. 196. (M. douce-amère). Vulg. Douce-amère. — Plante presque glabre ou couverte d’une fine pubescence grisâtre, plus rarement tomenteuse; tige ligneuse, sarmenteuse, s’élevant dans les haies jusqu’à 2 ou 3 m.; feuilles alternes, toutes assez longuement petiolées, cordiformes à la base, ovales ou lancéolées, acuminées, tantôt toutes entières, tantôt triséquées, au moins les moyennes ou les supérieures, les 2 lobes inférieurs beaucoup plus petits, ovales, souvent réfléchis; fleurs en cyme composée, pédonculée,

extra-axillaire ou terminale; calice petit, à lobes triangulaires;

corolle 2 ou 3 fois plus grande que le calice, violacée, pubescente sur les bords, à lobes lancéolés, à la fin réflechis ; fruits ovoïdes, rouges. %.

— Juin, août. Buissons, dans le voisinage des eaux. C.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, presque jusqu’à la zone arctique; Asie- Mineure; Caucase et Perse; Sibérie; Chine ; Japon ; Afrique sept.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Herbe ; feuilles sinuées-dentées ; fleurs blanches . , . . . . . . S. nigrum (695).

Plante ligneuse, sarmenteuse ; feuilles cordiformes, souvent ternées ; fleurs violacées. . . ., S. Dulcamara (6%),

G. 270. PHYSALIS (Physale).

Calice à 5 dents, se renflant beaucoup après l’anthèse, devenant vésiculeux et renfermant complétement le fruit; corolle à tube très court et à limbe en roue; 5 étamines dont les anthères s'ouvrent longitudinalement ; fruit bacciforme, biloculaire.

697. Ph. Alkekengi L. sp. 262; Lefr. cat. 18; Em. Mart. cat. 196. (Ph. Alkekenge). Vulg. Coquelourde. — Plante brièvement ubescente; souche rampante; tige de 2 à 4 décim., rameuse; euilles géminées, toutes pétiolées, ovales, brièvement atténuées à la base, très entières sur les bords ou superficiellement sinuées; pédoncules extra-axillaires, solitaires entre les 2 feuilles, aussi longs que les fleurs et courbés après la floraison; calice à lobes Jancéoles-acuminés, s’accroissant aussitôt après l’anthèse, à 5 angles saillants, tronqué et ombiliqué à la base, d’un rouge cocciné à la maturité, enveloppant le fruit sans le toucher: corolle assez grande (diam. 15 à 18 mill.), pubescente, blanchâtre; baie d’un rouge vif, de la grosseur d’une petite cerise. %.

— Juillet, octobre. Vignes et cultures des terrains calcaires. PC. Lanthenay, vignes bordant le chemin des Verdons (Em. Martin) ; Mennetou, culture éntre Préjeux et Mennetou (id.) ; Châteauvieux, moissons à Péquignon; Châtillon-sur- Cher, champs près du bois de la Cave!; Chitenay!; Blois, au bas-du coteau des Grouëts! ; La Chaussée, vignes et champs au-dessus des Rochers St-Victor ! ; val du Loir (Ern. Nouel),

Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne ; Asie-Mineure ; Caucase ; Perse : Oural ; Japon. |

Observ. — Le Nicandra physalodes L., originaire du Pérou, est subspontané dans quelques jardins et dans plusieurs champs du val de la Loire, à St-Gervais, Chailles, Madon, Candé, etc.; c’est une plante herbacée, d’une odeur vireuse, glabre, à feuilles longuement pétiolées, ovales, irrégulièrement sinuées ou incisées ; les fleurs sont solitaires, extra-axillaires; la corolle d’un bleu pâle avec 5 taches rayonnantes, est campanulée, à limbe plissé et obscurément lobé ; le calice à 5 divisions profondes, s'accroît beaucoup jusqu’à la maturité, et devient coriace, réticulé; ses lobes, prolonges au-dessous de sa base sont comme sagittés-lancéolés et recouvrent un fruit bacciforme, presque sec. Le N. physalodes est une herbe tres vénéneuse.

G. 271. ATROPA ({Atrope).

Calice à 5 divisions profondes qui s’accroissent après la floraison et sont étalées en.étoile sous le fruit; corolle campanulée à 5 lobes assez courts; 5 étamines dont les anthères s'ouvrent en long; baie à 2 loges.

698. Atr. Belladona L. sp. 260 (Atr. Belladone). — Plante un peu pubérulente, d’un vert sombre: souche assez épaisse; tige atteignant 1 mètre et plus, rameuse dichotome ; feuilles géminées, très inégales, l’une au moins moitié plus petite que l’autre, assez courtement pétiolées, ovales, un peu acuminées, très entières sur les bords; fleurs solitaires entre les 2 feuilles: pédoncules extra-axillaires, égalant au moins la moitié des fleurs;

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