CAR
calice divisé jusqu’au x deux tiers en lobes ovales acuminés: corolle d’un pourpre livide, jaune verdâtre au fond, au moins 1 fois lus longue que le calice, assez grande (20 à 25 mill.), pubéruente, à lobes ovales-deltoïdes, obtus; baie noire, globuleuse, de la grosseur d’une petite cerise, luisante, plus courte que le calice fructifère. %.
— Juin, juillet. Bois couverts, buissons. R. Forêt de Russy, dans les taillis avoisinant la route de Cellettes ! et dans les anciennes carrières au N-O du parc de Beauregard !; semée dans diverses parties de cette même forêt pour les besoins de l’herboristerie, elle ne s’y montre que dans les 2 ou 3 années qui suivent les coupes ; Forêt de la Gaudinière, dans l'allée du Cyclope (Rolland) ; Pezou, entrée de la forêt de Fréteval, à Fontaines (Arnaud).
Distrib. géogr. — Europe moyenne, depuis l’Angleterre et le centre de l'Espagne, jusqu’en Macédoine ; Asie-Mineure, dans la Cilicie; Caucase; Perse boréale ; Afrique sept.
Observ. — Le fruit mûr de la Belladone offre une certaine ressemblance avec une cerise; aussi est-il, presque chaque année, une cause d’empoisonnement pour les enfants des ouvriers des forêts; cette dangereuse plante paraît avoir été, il y a un demi siècle, bien plus répandue qu'aujourd'hui aux environs de Blois; on la trouvait jusque dans les buissons des levées de la Loire.
On observe fréquemment sur les vieux murs le Lycium Europœum L., spontané dans la région méditerranéenne; c’est un sous-arbrisseau à écorce blanchâtre, à rameaux épineux, effilés, souvent pendants, les feuilles alternes ou fasciculées sont oblongues-lineaires ou lancéolées, tres-variables dans leur largeur; les fleurs sont solitaires ou groupées à l’aisselle des feuilles ; le calice, comme bilabié, a la lèvre supérieure entière, ou plus souvent terminée par 2 ou 3 petites dents Calleuses, et la levre inférieure bilobée; la corolle, d’un violet pâle, est infundibuliforme, à limbe très ouvert, divisé en 5 lobes obtus, à la fin réfléchis et presque aussi longs que le tube; le fruit est une baie ovoïde ou subglobuüleuse, d’un rouge orangé pâle.
G. 272, DATURA (Datura).
Calice longuement tubuleux, à 5 angles et à > dents se rompant circulairement après l’anthèse un peu au-dessus de la base qui persiste et s’accroît sous le fruit; corolle infundibuliforme, à > plis longitudinaux; capsule couverte de tubercules allonges, épineux, à 2 loges bipartites et comme incomplétement 4-driloculaire, s’ouvrant au sommet en 4 valves. |
699. D. Stramonium L. sp. 255; Lefr. cat. 18; Em. Mart. cat 196. (D. stramoine). Vulg. Pomme épineuse. — Plante glabrescente, à odeur vireuse, fetide, de 60 à 80 cent., rameuse, dichotome ou naine et simple; feuilles subopposées, longuement pétiolées, à limbe ovale, tres inégalement sinué-denté, à dents acuminées ; fleurs axillaires, brièvement pédonculées, très grandes (7 à 10 cent. de longueur); calice égalant les deux tiers ou presque la moitié de la corolle, à dents courtes, lancéolées-aiguës; corolle à limbe fortement plissé, peu ouvert, comme tronqué au sommet, avec 5 petits lobes terminés en pointe fine; capsule de la grosseur d’une noix, ovale-globuleuse, hérissée de tubercules épineux. Q©.
Varie :
a, typica. — Fleurs blanches.
b. Tatula. — D. Tatula L. — Fleurs violacées.
— Juillet, octobre. Jachères, décombres. La var. a est AC. dans la Sologne et dans la vallée de la Loire ; la var. b est plus R.: val de la Loire à Chailles !; à Candé!; entre Onzain et Chouzy (Lefrou) ; Pruniers (Rimboux), à Marmagne et à la Cornuère (Em. Martin); Villeherviers, aux Roches; Gièvres à Jaugy (id.).
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Asie occidentale et Inde; Afrique sept.; la var. b n’a été observée que dans l’Europe occidentale, depuis le Portugal jusqu’en Italie et dans l'Amérique méride
Observ. — Plante célèbre par ses propriétés vénéneuses et médicales; ses feuilles convenablement séchées et fumées en cigarettes ont été très préconisées contre l’asthme. |
La patrie du Datura est très incertaine; M. Alph. de Candolle, Géogr. bot. Il. 731, pense que la variété à fleurs blanches est peut-être indigène dans la région Caspienne, où elle est très répandue ; mais en même temps il est conduit à admettre que la forme à fleurs violacées est originaire de l'Amérique du sud, ce qui ne
suffit pas du reste pour impliquer une distinction spécifique .
réelle entre la plante à fleurs blanches et la plante à fleurs violacées. Quoiqu'il en soit, le D. Stramonium à paru en Europe dès la fin du xvIe siècle.
G. 273. HYOSCYAMUS (Jusquiame).
Calice campanulé, à 5 dents, persistant et s’accroissant un peu autour du fruit qu’il enveloppe ; corolle infundibuliforme , à limbe très ouvert et à » lobes obtus; capsule à 2 loges, s’ouvrant Circulairement au sommet par un opercule. |
700. H. niger L. sp. 457: Lefr. cat. 18; Em. Martin cat. 197.
(J. noire). — Plante velue aranéeuse, un peu visqueuse et fétide, d'un vert pâle; tige souvent rameuse, de 2 à 4 décim.; feuilles molles sinuées-pinnatifides, à lobes lancéolés-aigus, les radicales pétiolées, formant des rosettes, les caulinaires un peu embrassantes, surtout les supérieures; fleurs presque sessiles, disposées en grappes feuillées, unilatérales et roulées en crosse au sommet avant l’anthese: calice un peu renflé inférieurement, campanulétubuleux, à dents courtes triangulaires et terminées par un mucron raide, devenant coriace à la maturité; corolle assez grande (diam. 15 à 20 mill.), à limbe d’un blanc jaunâtre, veiné de lignes purpurines qui s’anastomosent, d’un pourpre foncé intérieurement à la gorge; plus rarement la corolle est concolore (H. pallidus Waldst. et Kit.); capsule ovoïde. © et @.
— Juillet, août. Décombres, bords des chemins. AC.
Distrib. géogr. — Toute l'Europe, presque jusqu’à la zone arctique ; pärtie nord de l’Asie-Mineure ; Arménie ; Caucase; Perse boréale ; Sibérie ; nord de jInde ; Afrique sept., dans l'Atlas.
Observ. — On cultive assez souvent le Nicotiana Tabacum L., originaire de l'Amérique du sud, selon toute probabilité, sans qu’il soit possible de mieux préciser sa patrie; cette plante fournit aux jardins de belles variétés ornementales. On trouve quel-
quefois, à l’état subspontané le Nicotiana rustica L., du Mexique ou de la Californie (?), bien reconnaissable à ses fleurs vertes et qui ne fournit qu’un tabac très grossier.
Fam. LIV. SCROPHULARINEÆ Endl.
SCROPHULARINÉES.
Fleurs synoïques plus ou moins irrégulières. Périanthe : formé d’un calice et d’une Corolle; calice infère, à tube plus ou moins allongé ou presque nul, à 4-5 dents, lobes ou divisions dont la préfloraison est valvaire ou imbriquée; corolle gamopétale à tube allongé ou très court; limbe à 4-5 lobes tantôt presque égaux, plans ou un peu concaves, tantôt plus ou moins distinctement bilabiés, à préfioraison imbriquée, Androcée : 5étamines, dont 3 plus courtes; ou plus souvent 4 étamines didynames, la cinquième étant réduite à un staminode ou tout-à-fait nulle, ou quelquefois 2 étamines seulement, insérées sur le tube de la corolle et alternes avec ses lobes; anthères ordinairement biloculaires ou plus rarement uniloculaires, à déhiscence longitudinale. Gynécée : un disque plus ou moins distinct, entier ou lobé, de forme et de dimension très variable dans un même genre; un seul ovaire gsessile, entier, biloculaire ; placentas fixés à la cloison ; ovules nombreux ou très rarement réduits à 2 dans chaqueloge, anatropes ou amphitropes ; un style allongé, terminé par un stigmate entier ou forme de deux lamelles; fruit capsulaire à déhiscence septicide ou s’ouvrant au sommet par 2 pores; graines tres petites, à albumen charnu, ou mince et presque nul. — Herbes à feuilles opposées ou verticillées, ou toutes alternes, ou les supérieures alternes et les inférieures opposées; stipules ‘nuilés; inflorescence simple, ou composée, à évolution centrinète ou en partie centrifuge.
TABLEAU DES GENRES
A. VERBASÉES. 5 étamines pourvues d’anthères. Corolle en roue. . . . .. Sete ER Res Rail à VERBASCUM 274.
B. SCROPHULARINÉES. 2 Ou 4 étamines pourvues d’anthères.
a. Corolle bilabiée, à tube éperonné ou bossu à la base.
Corolle éperonnée, ferme à la gorge par deux saillies de la lèvre infé- Re Line «bé Lou ni à, 2/4 + VE eue 4 À EUIN ARR RS
Corolle éperonnée, sans bosses saillantes à la lèvre inférieure. . . . . . ANARRHINUM 2576.
Corolle à tube fortement gibbeux à la base . . . . : ANTIRRHINUM 271. b. Corolle ni éperonnée ni gibbeuse à la base.
+ Corolle bilabiée et à lèvre supérieure plane, ou rotacée et à tube très court ; anthères jamais aristées à la base.