‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 159 sur 265 · MO · texte numérisé non relu

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— Août. Trouvé, avec l’hybride précédent, sur les bords de la route de Cormeray à Contres. Ge Cr

11 Hybrides des Verbascum de la section a THApsus avec ceux de la section b LycHniris. — Filets staminaux inférieurs à villosité abondante formée de poils b‘ancs, ou un peu jaunätres ou violacés.

X VW. nouelianum Franch. Essai, p. 117 et 193, pl. I. fig. 4. — Hybride de l’une des variétés du V. Phlomoides ou du Y. Thapsus avec le V. floccosum. Port et tomentum du V. Phlomordes var. thapsiforme; stigmate assez court, environ une fois plus long que large, très obtus, à bords un peu décurrents sur les côtes du style; filets des étamines longues très poilus; anthères semi- adnées, 3-4 fois plus courtes que leurs filets; calice aussi grand que celui du V. Phlomoides ; corolle peu concave, grande (diam. 30 à 35 mill.); les feuilles sont décurrentes comme celles du V, Thapsus.

— Juillet, août. Sables de la Loire, aux Ponts-Chartrains, près Blois.

Observ. — Le V. nouelianum se distingue facilement des deux hybrides précédents par l’abondante villosité de ses 2 filets staminaux inférieurs.

X VW. nothum Koch. suppl. z. Deutsch. fi. inéd. et Synops. ed. 3, p. 444; Franch. Essai, p. 119, fig. 5; Em. Mart. cat. p. 200. — Hybride du V. Phlomoides et du V. floccosum. Port très variable; la décurrence des feuilles est tantôt large, tantôt étroite, cunéiforme ou arrondie, très courte ou parcourant toute la longueur du mérithale ; l’inflorescence est tantôt rameuse-paniculée, avec laxe tres allongé, tantôt presque simple ; dans ce cas les glomérules de fleurs ne forment jamais une grappe dense comme dans l’hybride précédent; le tomentum est ordinairement épais et persiste longtemps, mais après l’anthèse, il se détache en partie par flocons, comme celui du V. floccosum; le calice est long de 4 à 6 mill. ; la corolle est plane, d’un diamètre très variable (2 à 4 cent.); le stigmate est ovale, un peu aigu ou obtus, à bords décurrents sur les côtés du style; les filets des deux étamines longues sont assez abondamment barbus sur leur côté interne ou latéralement, et leur anthère est très sensiblement oblique ; les capsules ne se développent que très rarement (d’après M. Humnicki) ; je ne les ai jamais vues.

Le V. nothum peut être partagé en 2 groupes qui varient parallèlement dans la longueur de la décurrence de leurs feuilles:

a. concolor Franch. Essai, p. 128. V. mosellanum Wirtg. Herb. Rhen. exsicc., n° 6 et FI. preuss. Rhein, p. 319, — Poils des filets staminaux tous blancs.

b. discolor Franch. loc. cit. V. nothum Koch. loc. cit. (type). — Poils des filets staminaux en partie d’un violet intense ou pâle, en partie blancs. * |

— AC. dans toute la Sologne et dans le val de la Loire, au milieu des parents. "

Observ. — Les diverses formes du V, nothum se distinguent facilement du V. nouelianum par la dimension du calice qui est moitié moindre et par ses grappes peu serrées; le grand calice V. nouelianum et ses grappes de fleurs qui forment une sorte de faux épi, gros et dense, rappellent tout-à-fait le V. thap-

siforme ou le V. Thapsus, tandis que le V. nothum, sous ses diverses formes, rappelle toujours mieux le V, floccosum. (

X W. Godroni Boreau FI. du Centre, ed. 3, vol. II, p. 472; Franch. Essai, p. 121, fig. 8 et 9; V. 7'hapso-floccosum Gr. et Godr. F1. de Fr. Il. p. 559; V. Lamottei Franch. Essai, p. 124, fig. 10; V. Thapso-floccosum Lec. et Lam. Cat. pl. cent., p. 282. — Hybride du V. Thapsus et du V. floccosum; il est très voisin du V. nothum et présente absolument les mêmes variations dans le mode de décurrence des feuilles, le degré de ramification de la panicule, la dimension du calice et de la corolle, la coloration souvent en partie violette des poils des filets staminaux ; il diffère seulement par la forme de son stigmate, plus court que celui du V. nothum et rappelant davantage celui du V. Thapsus. Il faut ajouter que pour cet hybride, comme pour beaucoup d’autres, la distinction est fort difficile sur le sec, et que le seul critérium réside dans la connaissance certaine des espèces au milieu desquelles il a éte rencontre.

— Au milieu des parents à Cheverny!; Cour-Cheverny!; Seur!; Tour-en- Sologne !; Sargé!; Baiïllou! (M. Pilon); Verdes!,

Observ. — La forme à inflorescence peu ou pas rameuse constitue le V. Godroni; le V. Lamottei a été établi pour la plante à inflorescence très rameuse et plus semblable à celle du V. floccosum. Dans l’Essai sur les Verbascum, j'avais cru pouvoir distinguer ces deux états; l’examen d'échantillons plus nombreux m’a conduit à n’y voir que deux formes d’un même hybride.

X W. spurium Koch Syn. ed. 3, p. 511 ; Franch. Essai, p. 138, fig. 14. — Hybride du V. T'hapsus et du V. Lychnitis. Plante à tomentum persistant, d’un vert grisâtre; feuilles supérieures décroissant brusquement, brièvement ou semi-décurrentes, acuminées,; inflorescence plus ou moins rameuse, formée de glomerules écartés ; calice long de 4 à 6 mill.;. corolle plane, médiocre (15-25 mill. diam.) ; tous les filets staminaux pourvus de poils blanchâtres, les 2 inférieurs moins abondamment et à anthères insérées un peu obliquement; stigmate capité, peu ou pas décurrent sur les côtés, parfois plus large que long ; les capsules se développent très rarement et sont alors stériles.

— Au milieu des parents, à Cheverny. du côté de Villavrain!; Lunay, carrières du Breuil !; Sargé, champs avoisinant la pierre du Breuil !; Cormenon; sæbles de la Maillardière (Legué).

Observ. — Espèce caractérisée par son stigmate capité, comme celui des parents, et non ovoïde ou lancéole, comme celui des deux hybrides précédents ; il en diffère en outre par son tomentum grisâtre et pulvérulent sur la tige, dans le voisinage des glomérules, caractère emprunté au V. Lychnitis, tandis que, sur la même portion de la tige, dans le V. nothum et le V, Godroni, le tomentum est blanchâtre et floconneux comme chez leur ascendant, le V. floccosum.

X VW. dimorphum Franch. Essai, p. 140, fig. 15. — Hybride du V. Thapsus et du V. Lychnitis, comme le précédent, dont il ne diffère que par l’absence de décurrence dans toutes les feuilles, même dans les supérieures ; la forme nettement capitée du stigmate ne permet guère d'attribuer le V. Phlomoides comme ascendant à cet hybride.

— Champs incultes de la Brossure et sablière de Villavrain, à Cheverny, au milieu des V. Thapsus, V. Phlomoides, var. thapsiforme et V. Lychnitis.

Observ. — Le croisement du V. Lychnitis et du V. Phlomoïdes penis un hybride analogue, à feuilles non décurrentes, le V. Reissekii Kern., observé en Autriche par M. Kerner.

X VW. ramigerum Link. in Schrad. Monogr. Verb. I, p. 37, tab. IV, fig. 1; Franch. Essai. p. 134, fig. 47. — Hybride du Y. Phlomoides, ou de ses variétés, avec le V. Lychnitis ; il présente les mêmes variations que le V. spurium; ses feuilles sont plus ou moins décurrentes, son inflorescence plus ou moins rameuse; le calice et la corolle de dimension variable; mais son stigmate est lancéolé ou tout au moins triangulaire dans son pourtour, caractère dérivant de la forme de celui du V. Fhlomoides.

— Pruniers, au milieu des parents (Em. Martin).

Observ. — On peut confondre le V,. ramigerum, à cause de la forme allongée de son stigmate avec les formes du V. nothum, dont les filets staminaux sont pourvus de poils tous blancs; il est assez facile de l'en distinguer par la forme des feuilles supérieures qui décroissent subitement dans le voisinage de la panicule (caractère emprunté au V. Lychnitis) et qui deviennent très étroites; dans toutes les formes du V. nothum les feuilles décroissent régulièrement et celles qui avoisinent la panicule sont largement ovales.

Le V. heterophlomos Franch. Essai, p. 136, fig. 16, autre hybride issu du croisement du V. Lychnitis et du V. Phlomoides, var. thapsiforme, n’est probablement qu’une forme singulière du y. ft de dont les feuilles radicales ont le tomentum épais du V. Phlomoides, tandis que les caulinaires présentent plutôt la de re du V. Lychnitis. Trouve par M. Em. Martin à Ville-

erviers, dans les champs de Trécy.

- X W. collinum Schrad. Monogr. gén. Verb. I, p. 35, tab. V, fig. 1; Franch. Essai, p. 127. — Hybride du V. Thapsus et du y. rigrum. Tige anguleuse vers le haut, de 6 à 10 décim.; feuilles radicales ovales-lancéolées, brièvement atténuées à la base, les caulinaires moyennes et les supérieures plus ou moins atténuées en une aile ordinairement étroite; inflorescence plus ou moins rameuse, formée de glomérules écartés; calice et corolle du Y. nigrum ; filets staminaux couverts de poils en partie d’un violet intense, les 2 inférieurs à anthère oblique; stigmate nettement capité. Plante couverte d’un tomentum épais, court, d’un vert grisâtre, non caduc.

— Cormenon, au Gravier, au milieu des parents (L. Legué).

X W. auritum Franch. Essai, p. 129, fig. 19; V. Thomæanum Wirtg. Flor. d. Preuss. Reinpr. 321 (nomen antiquius, descriptio ambigua). — Hybride du V. Thapsus et du V. nigrum, comme le précédent, mais peut-être avec interversion du rôle des parents; il en diffère par ses feuilles plus amples, les caulinaires dilatées en oreillettes amplexicaules et décurrentes ; les fleurs forment une grappe épaisse et dense, semblable à celle du V. Z'hapsus ; les bractées qui accompagnent les glomérules sont très grandes, ce qui rend la grappe chevelue au sommet; le calice atteint 6 à 7 mill. ; les étamines et le stigmate sont comme dans le V. collinum. Plante couverte d’un tomentum assez épais, verdâtre, non caduc

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— Cormenon, au Gravier, parmi les parents (L. Legué). — Forme à calice un peu moins grand que dans le type primitivement décrit, ne dépassant pas 5 mill,

X W. adulterinum Koch. supp. Z. Deutsch. flor. ined. et Syn. ed 3, Il, p. 435. Franch. Essai, p. 131, fig. 20. Em. Mart. cat. 201. — Hybride du V. thapsiforme et du V. nigrum; plante de 1 à 2 mètres, couverte d’un tomentum persistant d’un vert jaunâtre; feuilles moyennes ordinairement tres brièvement décurrentes, les supérieures sessiles;- inflorescence très rameuse paniculée ou disposée en grappe presque simple avec tous les états intermédiaires ; glomérules de fleurs espacés ; calice de 4 à 8 mill.; corolle plane, moyenne ou très grande (diam. 2 à 4 cent.) ; tous les filets staminaux £ouverts de poils en partie violacés, en partie blanchâtres ; anthères des deux étamines inférieures insérées obliquement, 2 ou 3 fois plus courtes que le filet: stigmate obovale assez longuement décurrent sur les côtés.

- — Gièvres, bords de la route entre Gièvres et Villedieu, un seul individu (Em. Martin).

Observ. — La forme du stigmate, dérivant de celle du stigmate du V. Phlomoides, est le seul caractère qui permette de distinguer cet hybride des deux précédents.

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