Plantes présentant des poils glanduleux
+++ Hybrides des V. Thapsus et V. Phlomoides avec les V. Blattaria et V. Blattarioides.
X W. pterocaulon Franch. Note sur quelques :Verb. hybrides, Bull. Soc. Arch. du Vendômois, vol. VII (1868), p. 252 et p. 9 du tiré à part. — Hybride du V. Thapsus et du V. Blattaria. Plante couverte d’une pubescence courte formée d’un mélange de poils simples ou fourchus et de poils capités-glanduleux, ces derniers plus abondants vers le haut; tige atteignant et dépassant 1 mètre ; feuilles radicales inégalement crénelées, oblongues, les caulinaires longuement décurrentes; inflorescence en tres longue grappe, assez lâche, simple ou un peu rameuse à sa base; pédicelles tres inégaux, les plus longs égalant à peu près le calice et la bractée; calice grand (8 à 10 mill); corolle un peu concave, assez grande (diam. 2 à 3 cent.); toutes les étamines pourvues de poils blancs et violacés en mélange; anthères des 2 étamines inférieures insérées très obliquement; stigmate capité, arrondi; capsule ovoïde, mal développée, ou plus souvent avortée.
— Chémery, bords de la route de Contres, un peu après l’avenue de la grande Brosse; Baillou, chemin des Radrets!. Au milieu des parents.
X VW. Bastardi Roem. et Schult. Syst. IV, p. 355. FrancCh. Essai, p. 174, fig, 28. — Hybride du V. Blattaria avec le V. Phlomoides et ses variétés. Tomentum court, verdâtre entremêlé de glandes qui deviennent très abondantes dans la partie supérieure de la tige; celle-ci atteint quelquefois jusqu’à 2 mètres; les feuilles caulinaires sont brièvement décurrentes ; l’inflorescence est rarement simple; elle est presque toujours formée de longs rameaux œrêles, effilés, plus ou moins dépassés par l'axe; les fleurs sont tantôt toutes solitaires, tantôt réunies au nombre de 2-5 formant des glomérules écartés; les pédicelles sont très inégaux, les uns plus courts, les autres plus longs que le calice et la bractée; le calize atteint jusqu’à 10 mill., mais il est souvent moitié moins long; les corolles sont grandes (diam. 30 à 35 mill.), d’un beau
jaune; les 5 filets staminaux sont couverts de poils en partie violacés, en partie blanchâtres; les anthères des étamines inférieures sont insérées très obliquement et 2 ou 3 fois plus courtes que leur filet; le stigmate est obovale obtus, à bords. sensiblement décurrents ; les capsules avortent constamment.
— Juillet, août. Bords de la route de Salbris, au Bois-Fuseau (Em. Martin) et dans les terres de Champviou, au milieu des V. Blattaria mêlés de V. Blatta-
rioides (Em. Mart.) ; Billy, champs de la rive droite de la Sauldre bordant la :
route de Blois (id.)
La forme allongée du stigmate permet de distinguer facilement cet hybride du précédent.
X W. Lemaitrei Boreau Méem. de la Soc. Acad. de Maine-et- Loire, t. XXII, p. 13. Franch. Essai, p. 170, fig. 26. Em. Mart. cat. 199. Hybride du V. Thapsus et du V. Blattarivides ; il ressemble tout-à-fait au V. ywterocaulon, dont il a le stigmate capité, et on ne pou l'en distinguer que par la connaissance certaine de ses parents.
— Juillet, août. Villeherviers, dans un champ avoisinant la Sauldre au Moulin- Neuf et sur les bords de la route de Villeherviers à Romorantin (Em. Mart.); Vernou, jeune bois bordant la route de Romorantin (id.); Lanthenay, champs avoisinant la forêt (id.). 2
Observ. — Les fleurs sont solitaires ou géminées le long des rameaux et peuvent probablement être groupées en plus grand nombre, l’un des parents, le V. Blattarioides, présentant quelquefois des glomérules formés de 6 fleurs.
X VW. Martini Franch. Essai, p. 172, fig. 27; V. thapsiformevirgatum, Em. Mart. cat. p. 201. — Hybride du V. Blattarioides avec le V. Phlomoides ou ses variétés. Il diffère du V. Lemaitrei par la forme du stigmate, qui est oblong comme celui du V. Phlomoides ; Ce caractère le rapproche beaucoup du V. Bastardi, mais on peut presque toujours l’en distinguer à la brièveté de ses pédicelles souvent plus courts que le calice ou l’égalant seulement.
— Juillet, août, Romorantin, terres dans le bas du faubourg d'Orléans !; bords du chemin de Noyers aux carrières de Belleroche, dans la cour d’une maison joignant la forêt.
Observ. — M. Em. Martin, Cat. des plantes des env. de Romorantin p.201, signale un autre hybride des V. Blattarioides et Phlomoides, sous le nom de V, virgato-thapsiforme. 11 ressemble tout-àfait au V. Martini, mais le rôle des parents parait avoir été interverti dans sa production; M. Martin l’a trouvé dans le voisinage immédiat du Y, Phlomoides, var. Z'hapsiforme, qu’il semble alors avoir pour mère, tandis que le V. Martini croissant à côté du V. Blattarioides est probablement issu des graines de ce dernier.
Les hybrides du V. Blattarioides ressemblent extrêmement à ceux du V. Blattaria, mais leurs pédicelles sont cependant généralement moins allonges, plus Courts que le calice ou l’égalant à peine; ceux des hybrides du V, Blattaria, ou tout au moins quelques uns d’entre eux, dépassent au contraire généralement le calice; mais ce caractère n’est pas absolu et l’on ne peut être certain de l’hybride que par la connaissance des parents.
X W. Macilentum Franch., Essai, p. 176, fig. 23 et 24 —
Hybride du V. Blattaria et du V. floccosum. — Port d’un Y. Blattaria Simple ou très rameux; plante verte à tige finement pubescente ainsi que les feuilles, ces dernières surtout en dessous ; pubescence formée de poils simples et de poils fourchus, mélangés dans la portion supérieure de la tige à des poils capités glandu- - leux; la tige haute de 8 à 15 décim., est très grêle; les feuilles radicales sont étroitement oblongues et crénelées, les caulinaires moyennes et supérieures dentées et sessiles; l’inflorescence est tantôt en grappe presque simple, tantôt très rameuse, à longs rameaux efllés; les fleurs sont fasciculées par 2 à 5, à pédicelles inégaux, les uns égalant le calice, les autres deux fois plus longs que lui; le calice est petit (2 à 4 mill.), la corolle médiocre (20 à 25 mill.), plane et d’un beau jaune; tous les filets staminaux sont pourvus de poils en partie d’un beau violet; les anthères sont peu inégales, mais celles des deux étamines inférieures sont insérées obliquement; lestigmate est capité ; lescapsulesavortent constamment.
— Juin. T our-en-Sologne, bords de la route de Cour-Cheverny près de la ferme du Riou.
- X VW. furcipilum Franc. in Mart. cat. p. 203 (sans description). — Hybride du V. Blattaria et du V. floccosum comme le précédent ; les feuilles sont absolument semblables à celles du V. Blatitaria, inégalement incisées-crénelées comme elles ; l’inflorescente rappelle mieux celles du V. floccosum ; elle est rameuse, les glomérules formés de 2 à 4 fleurs sont assez rapprochés ; en outre toute l’inflorescence est couverte d’une villosité abondante formée de poils brillants, fourchus; le stigmate est ovale-lancéolé, caractère qui, joint au mode d’incision des feuilles, permet de distinguer facilement le V. furcipilum du V. Macilentum.,
— Juillet. Villeherviers, bords de la route, vis-à-vis Trécy !, b LycaxitriIs. — Toutes les anthères insérées transversalement sur les filets,
705. VW. floccosum Waldst. et Kit. pl. rar. Hung. I, p. 81, tab. 79. Franch. Essai, p. 144, fig. 6. V. pulverulentum Gren. et Godr.; Em. Mart. cat. 198; V. floccosum et pulverulentum Lefr. cat. p. 18. (M. floconneuse). — Plante couverte d’un tomentum blanchâtre d’abord épais et assez persistant, puis s’enlevant par flocons ; tige arrondie, rougeûâtre sous le tomentum, atteignant 1 mètre; feuilles d’abord épaisses, comme drapées, puis devenant verdâtres par la perte de leur imdyment, très superficiellement crénelées, presque entières sur les bords, les radicales et celles des rosettes stériles obovales, rétrécies en pétiole, les caulinaires moyennes ovales sessiles, les supérieures et les raméales décroissant régulièrement, arrondies ou largement ovales, brusquement aeuminées en longue pointe oblique; inflorescence paniculée, à rameaux étalés-ascendants, flexueux; glomérules écartés, noyés dans le tomentum avant l’anthèse, formés de 5 à 10 fleurs; pédicelles 1 + fois plus longs que le calice, celui-ci petit (2 à 3 mill.); corolle médiocre (diam. 2 à 25 mill.), plane, d'un beau jaune avec des stries violettes à la gorge; anthères presque égales; tous les filets staminaux pourvus de poils blancs-jaunâtres très rarement mélangés de quelques poils violacés; stigmate ovalelancéolé, décurrent par les côtés ; capsule ovoïde. ().
— Juin, août. C. sur les bord$ des chemins, dans les lieux secs, sur les levées des rivières; la forme à filets staminaux tous glabres a été trouvée à Soings . (Em. Martin).
Distrib. géogr. — Europe centrale et australe; devient RR. dans la région orientale.
Observ. — On trouve très rarement une remarquable forme du V. floccosum dont les filets staminaux ont les poils en partie d’un violet pâle: la plante est d’ailleurs très fertile et ne diffère en rien du type. Il ne faudrait pas se hâter de considérer cette forme comme un hybride ; la coloration en violet des poils staminaux paraît dépendre en partie de la coloration purpurine qui s’observe sous forme de stries à la gorge de la Corolle; c’est à cette même cause qu’il faut sans doute attribuer l'existence de poils violaces sur les filets staminaux du V, nothum et du V. Godroni, hybrides nés, l’un et l’autre, de parents dont les étamines sont normalement dépourvues de poils violacés. — Cf. Franch. Etudes sur les Verb, p.106. |
706. W. Lychnitis L. sp. 253. Franch. Essai, p. 153, fig. 11 et Etudes sur les Verb., p. 107. Em. Mart. cat. p. 199; Lefr. Cat. p. 18. (M. Lychnite). — Plante couverte d’un tomentum fin grisâtre, surtout à la face inférieure des feuilles, persistant; tiges anguleuses vers le haut, atteignant 1 mètre ; feuilles des rosettes et les radicales obovales, atténuées en pétiole assez long, bordées de grosses crénelures, les caulinaires moyennes et supérieures brusquement décroissantes, sessiles, étroitement lancéolées-aigués ; infiorescence plus ou moins paniculée-rameuse; glomérules écartés, formés de 2 à 8 fleurs à pédicelles inégaux dont les plus longs égalent environ 2? fois le calice, celui-ci petit (3 à 4 mill.); corolle assez petite (diam. 15 à 20 mill.), d’un jaune assez pâleavec des stries violacées à la gorge ou plus souvent d’un blanc un peu verdâtre; tous les filets staminaux pourvus de poils blanes-jaunâtres; anthères presque égales; stigmate capité, très déprimé ; capsule ovoïde, de dimension variable (hauteur 4 à 8 mill.). un peu étranglée au sommet. (2).
— Juillet, sept. Bords des chemins et des bois ; champs incultes. C. La variété à fleurs blanchâtres est plus répandue dans notre région que celle à fleurs jaunes ; M. L. Legué a trouvé à Mondoubleau la forme dont les filets staminaux sont tous glabres.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans la Suède et le Danemarck au nord ; Tauride et Caucase, |
Observ. — La forme brusquement décroissante des feuilles caulinaires moyennes et supérieures est très caractéristique dans cette espèce; elle est uu guide sûr pour la distinction de ses hybrides.
707. W. nigrum L. sp. 253. Franch. Essai, p. 155, fig. 18 et Etudes sur les Verb. p. 116. Em. Mart. cat. 199. (A. noire). — Plante d’un vert sombre, couverte d’un tomentum persistant, court, plus serré et grisâtre à la face inférieure des feuilles ; tiges de 5 à 8 décim., rougeñtres, anguleuses vers le haut; feuilles des rosettes et les radicales longuement pétiolées, crénelées, ovaleslancéolées, échancrées en cœur, les caulinaires inférieures et moyennes de même forme, mais souvent seulement tronquées à la base, les supérieures sessiles, plus ou moins brusquement mucronées; inflorescence tantôt en grappe simple, assez compacte, tantôt un pie rameuse, à rameaux Courts; glomérules formés de 5 à 10 fleurs à pédicelles inégaux, dressés, les plus longs égalant du moins le calice, celui-ci petit (3 à 4 mill.); corolle meédiocre (diam. 2 cent.), plane, d’un beau jaune, marquée à la gorge de stries violacées; filets staminaux tous munis de poils d’une
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belle couleur violacée, mélangés de quelques poils blancs dans le-voisinage des anthères, celles-ci toutes égales ; stigmate capité, déprimé; capsule ovoïde dépassant peu le calice. @ ou % dans les jardins.
— Juillet, septembre. Bords des prairies et des chemins un peu frais. R. Gièvres, bords du chemin des Nouïes !; St-Dié, talus du chemin de halage (Mariette) ; Vendôme, à la Chappe !; verrière de Rougemont (E. Nouel); Thoré, à la Varenne !; Mondoubleau! (L. Legué) ; Cormenon, au Gravier!,
Distrib. géogr. — Europe sept. (jusqu’en Suède), moyenne et australe; R. dans la région orientale ; Sibérie.
Observ. — On trouve D une forme du V. nigrum à grappe simple et serrée (Y. a'opecninides Thuill.) qu’il ne faut pas confondre avec les produits hybrides du V. Z'hapsus et du Y. nigrum, dont les étamines inférieures ont les anthères obliques.
HYBRIDES dont toutes les anthères sont insérées transversalement sur le filet.
+ Hybrides résultant du VW. floccosum ef du VW. Lychnitis croisés entre eux.
X V. Euryale Franch. Essai, p. 147, fig. 7. — Hybride né du V. Lychnitis et du V. floccosum, ce dernier ayant peut-ètre joué le rôle A porte graine. Le tomentum est floconneux, mais moins cäduc que celui du V. floccosum, dont il a le port; comme dans cette espèce, les glomérules sont plongés dans un tomentum blanchâtre; il en diffère surtout par la forme des feuilles caulinaires supérieures qui sont lancéolées, atténuées au sommet, et non pas largement ovales ou arrondies brusquement acuminées; les rameaux de la panicule sont aussi moins allongés, moins étalés que dans le V, floccosum; ils sont courts dressés et rapprochés de la tige de facon à rappeler assez bien la disposition de la panicule du V. Lychuitis; enfin les poils des fllets staminaux sont souvent en partie d’un violet pâle, particularité empruntée a V. floccosum (voir la note placée après cette espèce, p. 415); mais ce dernier caractère n’est pas constant; les capsules avortent à peu près constamment.
— En société des parents, à Cellettes!; Cour-Cheverny!; Cheverny!; Gièvres!; Villeherviers!; Pruniers!; etc. | =
X VW. Nisus Franch. Essai, p. 150, fig. 12. V. Regelianum F1. des Preuss. Rhein, p. 120; Em. Mart. cat p. 202. — Hybride du V. floccosum avec le V. Lychnitis et probablement issu des graines de ce dernier. Le tomentum est court, grisâtre, surtout à la face inférieure -des feuikles; comme- pulvérulent dans la partie supérieure de la plante; il est persistant et ne s’enlève pas en flocons par le frottement, comme dans l’hybride précédent; ses glomérules ne'‘sont point plongés dans le tomentum avant l’anthèse et ses feuilles sont presque nues à leur face supérieure, comme dans le V. Lychutis, dont il a tout à fait l’aspect; les poils des filets staminaux sont en partie d’un violet pâle, au moins dans un certain nombre de fleurs d’une même inflorescence; les capsules avortent constamment. Le stigmate est ovoïde, à peu près sembla-
MR rt ete le. +». + à
tt Hybrides résultant du croisement du W. nigrum avec le W. floccosum ou le. W..Lychnitis,