‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 162 sur 265 · V. FPhlomoides · texte numérisé non relu

V. FPhlomoides

Stigmate capité déprimé, à bords peu ou point prolongés sur les côtés du style; anthères des étamines inférieures seulement obliques. . . ..... .. V. Thapsus (701). Stigmate obovale, tronqué au sommet, à bords décurrents sur les côtés du style; anthères des étamines inférieures inséxéeS senRi-FUErAlement. "2" ENS LOS UOTE Plante à tomentum grisâtre; corolle concave ne dépassant guère 2 cent. de diam. ; port du V. Thapsus. ,..... .. 2,

X V. germanum.

Plante à tomentum d’un vert jaunâtre; corolle presque plane, grande (diam. 30 à 35 mill.); port du V. Phlomoïdes. . .

X VW, Humnickii.

Poils des filets staminaux en partie violacés. . , ,.,. . . .. Poils des filets staminaux tous blancs. . . . . , . , . . . .. Hybrides nés du V, nigrum; plantes verdâtres ; poils des filets

PATNRLE CU VIOÏGE 1e, . 51, 0e à « ee en eat Hybrides non issus du V. nigrum; plante à tomentum blan-

châtre; poils des filets staminaux d’un violet pâle. . , . . Stigmate capité Pre, L . . L L Li . . . L . L AE . LI L] L . . .

Stigmate ovoïde, une fois plus long que large. . . . . . . . . X VW. adulterinum.

Fleurs en grappe assez lâche; feuilles caulinaires non dilatées Alt bag. us ns ue ets UDC NI, CORIINUIRES

Fléurs en grappe épaisse et dense, comme celles du V. Thapsus; feuilles caulinaires dilatées-auriculées à la base . . X W. auritum,

Stigmate obovale-spatulé, au moins 1 fois aussi long que large, X VW. nothunmi.

Stigmate capité déprimé ,..,...+ X Ve Godroni.

Glomérules formant une grappe simple et très dense; port et calice du V. Thapsus . . ., . X VW. Nouelianum. Grappes peu serrées formant une inflorescence souvent rameuse ; calice long de 6 mill. au plus; port de l’une des espèces du groupe Lychnitis......................

Stigmate obovale-spatulé, au moins 1 fois aussi long que large. Stigmate capité-déprimé. , .,,............... Feuilles caulinaires supérieures étroites, décroissant brusquenient., M SN 7 ee PCT, T'AIBISerENr

Feuilles caulinaires supérieures ovales ou arrondies, à décroissance régulière, . . . X W. nothum, var, concolor,

Feuilles caulinaires supérieures étroites, décroissant brusquement... ss ses se X VW. spurium.

Feuilles caulinaires supérieures ovales ou arrondies à décroissance régulière , ,, X W. Godroni, var. concolor.

Poils des filets staminaux tous blancs, ...,.... . . . .. Poils des filets staminaux en partie violacés. . . . , . . . . .

Tomentum floconneux, caduc ; style lancéolé, 1 fois plus long que large... ... . . . . .« . VW. floccosum (705).

Tomentum fin, grisâtre, non caduc; style capité. ., . . . . . . V. Lychnitis (706).

Feuilles. inférieures en cœur à la base. W, migrum (707). Feuilles inférieures non corditormes. ., .. +... Hybrides non issus du V. nigrum; poils des filets staminaux ‘tous blancs, ou en partie d’un vio:et très pâle. . . . . , . Hybrides issus du V. n1grum; poils des filets staminaux pres- * que tous d’un violet intense. .,..., . , . . . +, ele « 19 Feuilles ‘caulinaires tomenteuses blanchâtres: glomérules plon-

gés avant l’anthèse dans un duvet cotonneux. . . . . . . X VW. Euryale.

Tomentum très fin, grisâtre et comme pulvérulent; glomérules sans duvet cotonneux, . ........... X VW. Nisus,

Tomentum blanchâtre, assez épais ct persistant, ou devenant promptement caduc; port du V. floccosum, . . . . , . .. Tomentum grisâtre, fin et poudreux; port du V. Lychnitis., . . X VW. Schiedeanum.

Tomentum blanchâtre épais, persistant ; feuilles inférieures longuement pétiolées. « . . . . . V. Schottianum,

Tomentum promptement caduc à la face supérieure des feuilles; feuilles inférieures sessiles ou à peu près, . . , . . . V. wWirtgeni.

Feuilles sessiles. . NL . pb ME | DR L . . . a . L . . . . LI Feuilles décurrentes, an moins-les supérieures. . « . . , « « «

Pubescence formée exclusivement de poils capités; pédoncules toujours solitaires, plus longs que le calice . . . . , « . .

; V. Blattaria (703).

Pubescence formée d’un mélange de poils subulés, rameux ou simples , et de poils glanduleux pu. RL LAS © 0 ASS Fleurs solitaires ou en glomérules, à pédoncules plus courts que le calice. . . . . . . . VW. Blattarioides (104). Plusieurs pédoncules plus longs que le calice. , .,..... Stigmate capité ; fleurs ou glomérules de fleurs très écartés

sur les rameaux. , 4 « «+. « X VW, macilentum.

Stigmate ovoïde ; fleurs ou glomérules de fleurs rapprochés sur les rameaux. » +... X VW. furcipilum,

71 l Plante ferule:.. . ,.': . <L. . V. Blattarioides (704). £ Planté!stérile :°::41piattaar. Lire Fe MIN ETIENNE To sueil 29, bg | Hivbrides ISQuS: QUEV CHERE: D RER ET a ‘ 30. . Hybrides issus du V, Blattarioides. . , . . . , , . . , . . . «31,

Diigmate capité x QG Due Le X VW. pterocaulon,

# Stigate.oboyale.i MT: Lure X V. Bastardi.

AIBINAIR: CADRES MIO CLOS IRL: X VW. Lemaiïitrel,

a RO DOVE RS + Ps à ne X VW. Martini.

G. 275. LINARIA (Linaire)

Calice 5-partite ; tube de la corolle prolongé à la base en éperon cylindrique plus ou moins atténué ou subulé; limbe en gueule, à lèvre supérieure bilobée, dressée, l’inférieure trilobée, présentant à la base (palais) 2 proéminences qui manquent rarement et ferment plus ou moins complétement la gorge; 4 étamines; capsule à 2 loges s’ouvrant tantôt au sommet chacune par plusieurs dents ou par un pore à 3 valves, tantôt latéralement par un pore recouvert d’un opercule qui se détache à la maturité.

708. L. Cymbalaria Mill. dict. 17, Lefr. cat. p. 19. (L. Cymbalaire). — Plante tout-à-fait glabre, d’un vert foncé; tiges diffuses, très rameuses dès la base, à rameaux grêles, allongés. souvent radicants ou flagellirormes; feuilles presque toutes alternes, longuement pédonculées, à limbe souvent purpurin en dessous, arrondi-réniforme, échancré à la base, à 5-7 lobes larges, peu profonds, mucronulés, obtus ou un peu aigus dans les feuilles supérieures; pédoncules solitaires à l’aisselle des feuilles qu’ils égalent ou dépassent; calice 2-3 fois plus court que la corolle, celle-ci longue de 7-8 mill., y compris l’éperon, en partie d'un violet clair, avec le palais jaune; éperon obtus, un peu courbé, petit , au moins 2 fois plus court que le reste de la corolle; capsule globuieuse, s’ouvrant au sommet par 2 pores à 3 valves; graines ovoïdes, grisâtres, couvertes de crêtes obtuses et très rapprochées. %. .

— Mai, octobre. Seulement sur les vieux murs. CC. à Blois et aux environs!; Avaray (Roger) ; Cour-Cheverny, terrasse du château de Beaumont ! château de Cheverny!; Vendôme (Nouel).

Distrib. géogr — Toute la rigion occidentale de l’Europe méridionale; naturalisé dans beaucoup de localités du centre de l’Europe, d’après Nyman; paraît manquer dans tout l'Orient.

109. L. spuria Mill. dict. n° 15; Lefrou cat. p. 19; Em. Mart. Cat. 205. (L. batarde). — Plante velue, très rameuse dès la base, à rameaux latéraux ordinairement couchés; feuilles brièvement pétiolées, souvent assez grandes (long. 2 à 3 cent.), largement ovales ou presque arrondies, peu où pas échancrées à la base, entières sur les bords, ou très rarement plus ou moins fortement dentées; pédoncules velus, très grêles, solitaires à l’aisselle des feuilles supérieures peu diminuées et de bractées ovales, petites, 3-4 fois plus courtes qu'eux ; lobes du calice ovales-aigus, sensiblement accrescents après l’anthèse; corolle 1 fois plus longue

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que le calice (long. 1 cent. environ, y compris l’éperon), jaune avec la lèvre supérieure d’un pourpre foncé; éperon conique subulé, un peu arqué, presque aussi long que le reste de la corolle; capsule globuleuse, s’ouvrant par 2 pores fermés par un opercule qui se détache à la maturité; graines réniformes, couvertes de petites alvéoles rapprochées. ©.

-- Juin, octobre. C. dans les champs des terrains argileux; R. dans le Perche (Nouel).

Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne; s'élève au nord jusque dans le Danemarck; Caucase; Perse; Afrique sept.: îles Canaries.

710. L. Elatine Mill. dict. n° 16, 37; Lefr. cat. p. 19: Em. Mart. cat. 205. (L. Elatine). — Diffère du L. spuria par ses feuilles moyennes et supérieures qui sont pourvues à la base, de chaque côte, de 2 lobes divariqués, les bractées devenant presque sagittées ou très rarement entières; par ses pédoncules tout-à-fait glabres (dans notre région) et réellement filiformes; par les divivisions Calicinales qui sont ovales-lancéolées et ne s’accroissent pas après l’anthèse ; par ses graines profondément alvéolées dont les bords, minces et très relevés, simulent des crêtes qui s’anastomosent; enfin la het est plus grêle, complétement étalée sur la terre, les feuilles sont plus petites. ©. |

— Juin, octobre. C. dans les champs.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans la Suède méridionale; Asie- Mineure; Perse; Arabie; Abyssinie; Egypte inférieure; Madère; Canaries.

711. L. vulgaris Mill. dict. n° 1; Lefr. cat. 19; Em. Mart. cat. 205. (L. vulgaire). — Plante glabre dans sa partie inférieure, un peu pubérulente et glanduleuse dans le haut; tige de 4 à 8 décim., dressée, à rameaux fastigiés; feuilles iancéolées-linéaires, atténuées aux deux extrémités, les supérieures éparses, les inferieures souvent subopposées ou comme verticillées; fleurs en grappes d’abord assez serrées, à la fin très allongées et lâches , bractées supérieures très étroites ; divisions du calice lancéoléesaiguës, beaucoup plus courtes que la corolle et à peu près de la longueur du pédoncule; corolle assez grande (20 à 25 mill. long., l’éperon compris), jaunes; éperon droit, conique-subuleé, aussi long que le reste de la corolle ; capsule globuleuse s’ouvrant au sommet, à la complète maturité, par 6-8 dents; graines brunes, très comprimées, discoïdes, entourées d’une aile large, entière, finement papilleuses ou tuberculeuses au centre. %.

— Juillet, septembre. C. aux bords des chemins, dans les champs arides,. - Distrib, géogr. — Toute l’Europe, presque jusqu’au cercle arctique ; Tauride Caucase ; Soongarie,

Observ. — Les fleurs de cette espèce présentent quelquefois, surtout dans les années humides, des déformations singulières connues sous le nom de pélories; tantôt la corolle, longuement tubuleuse, est tout-à-fait dépourvue d’éperon et son limbe est à peu près régulier, au lieu d’être en gueule ; c’est le Peloria anectaria ; tantôt la corolle également presque régulière et longuement tubuleuse est ventrue à la base et pourvue de 1-5 éperons subulés, ascendants ; c’est le Peloria quinque nectaria. Ces 2 états peuvent d’ailleurs se produire à la fois sur un même individu et se perpétuer durant plusieurs générations.

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