‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 163 sur 265 · L. Pelliceriana Mill. dict. n° 11; Lefr. cat. 19; Em · texte numérisé non relu

L. Pelliceriana Mill. dict. n° 11; Lefr. cat. 19; Em

Mart. cat. 205. (L. de Pellicier). — Plante glauque, glabre inférieurement,un peu pubescente et glanduleuse dans le haut; tige de2à5 décim., dressée, simple, produisant au collet des rejets étalés, courts, garnis de feuilles verticillées par 3-5, un peu épaisses, oblongues ou obovales; feuilles de la tige très étroites linéaires, éparses, dressées; fleurs en grappe terminale d’abord très courte et serrée; pédoncules au moins aussi longs que le calice, celui-ci à lobes étroitement lancéolés; corolle assez petite (10 à 12 mill. avec l’éperon), d’un violet pourpre, rayée de blanc à la gorge; éperon subulé, un peu courbé, aussi long que le reste de la corolle; capsule globuleuse; graines brunes, très comprimées Doors, finement ponctuées, entourées d’une aile lacérée en cils ns. ©

— Mai. septembre. Champs des terrains siliceux. R. et peu fixe dans ses stations : Marcilly-en-Gauit, près du bois de la Brosse (Cornu; Em. Martin); Lamothe-Beuvron (Blanchet); Chaumont -sur-Tharonne, terres de Villiers à droite de l'étang du Saule (L. Gaullier); Chambord, près de la fontaine Caroline et dans l’allée de Montfrault (Lefrou); Tour-en-Sologne (id.); Cour-Cheverny, à la Touche! et dans les champs qui avoisinent l’étang du Grand-Cottereau!; Cheverny, Champs d’Archanger!; Les Montils, près du bois de la Châtaigneraie!; Ouchamps, bois des Albrions!; environs de Vendôme (Lefrou); moissons à Fréteval (Nouel).

Distrib. géogr. — Europe occidentale, centrale et méridionale; Syrie; Anatolie; Caucase.

713. L. Ccarnosa Mœnch. Meth. p. 523. L. arvensis Desf. Atlant. II. p. 45; Lefr. cat. 19. (L. charnue). — Plante glauque, glanduleuse dans le haut; tige de 2 à 5 décim., simple ou rameuse, émettant à la base de courts rejets stériles, munis de feuilles verticillées, oblongues; feuilles caulinaires éparses, un peu épaisses, étroitement linéaires; fleurs en grappe d’abord très Courte et très serrée, brièvement pédonculées; bractées plus longues que les pédoncules ; divisions du calice étroitement oblongues, ciliéesglanduleuses; corolle très petite (4 à 5 mill., y compris l’éperon), bleuâtre, striée; éperon subulé, recourbé, égalant à peine le tiers de la corolle; capsule globuleuse, un peu glanduleuse et plus longue que le calice; graines planes, discoïdes, d'un gris de plomb, entourées d’une aile entière et très finement plissée. ©.

— Juin, septembre. Champs des terrains siliceux. R. et peu fixe dans ses stations : Les Montils, champs entre l’'Hermitage et Souvigny!; parc de Chambord (Lefrou); val de la Loire: St-Laurent-des-Eaux, champs de Briou (Roger); Avaray, dans l’Herbage (id.); sables des Ponts-Chartrains près Blois!; moissons à Pezou (Arrondeau, E. Nouel),

Distrib. géogr. — Europe centrale et occidentale; Corse et Sardaigne.

714. L. decumbens Mœnch. Meth. p. 523; L, striata DC. FI. F. II. 586 ; Lefr. cat. 19; Em. Mart. cat. 206. (L. couchée). — Plante complétement glabre, un peu glauque; tige de 4 à 8 décim., décombante, diffuse, ou dressée, à rameaux fastigiés, émettant à la base de courts rejets stériles dont les feuilles sont oblongues, opposées ou verticillées ; feuilles caulinaires linéaires ou lancéolées, éparses ou rapprochées en verticilles plus ou moins serrés: inflorescence paniculée-rameuse, formée de grappes à la fin très allongées; bractées très étroites ; pédoncules un peu plus longs que le calice, celui-ci à segments lancéolés aigus ; corolle d’un bleu

tres pâle ou un peu jaunâtre, striee de veines plus foncées, lon-

gue de 10-15 mill. au plus, en y comprenant l’éperon, celui-ci obtus, un peu courbé, faisant à peine le tiers de la longueur totale de la corolle; capsule subglobuleuse, un peu plus grande que le calice; graines noires, anguleuses, étroitement bordées, verruqueuses sur les faces. %.

— Juillet, août. CC. au bord des bois et dans les clairières, les champs secs et incultes.

Distrib. géogr. — Europe occidentale ; introduit dans la Suède, la Norwège et dans l'Allemagne où, d’après Nyman, la plante ne serait pas spontanée.

X IL. ochroleuca Breb. F]. de Norm. ed. 2; L. stricta var. grandiflora Godr. fl. de Lorr. Il. p. 140; L. striato-vulgaris Crépin Notes pl. rar. Belg. fase. IV, 33 ; Lamotte F1. du plateau centr. p. 556. — Hybride du L. vulgaris et du L. decumbens. Port et feuilles du L. decumbens dont il diffère par sa corolle plus grande (15 à 18 mill.), d’un jaune pâle avec la lèvre supérieure bleuâtre, striée de lignes plus foncées; les capsules se développent quelquefois et contiennent des graines de deux formes : les unes comprimées-discoïdes, granuleuses au centre, entourées d’un large bord, rappellent assez bien celles du Z. vulgaris; les autres compri- RLTIQueres, étroitement marginées, ressemblent davantage à celles du L. decumbens.

— Août. Les Moniils, à l'entrée du bois des Bernadettes, vis-à-vis le moulin de Pouillon, au milieu des L. decumbens et vulgaris.

Observ. — Le L. stricta Horn. Hort. hafn., p. 575, a été considéré par plusieurs auteurs comme l’hybride du ZL. vulgaris et du L. decumbens. La plante figurée par Reichenbach, Icon. Select. V, tab. 413, pag. 14, sous le nom de L. stricta Horn., ressemble beaucoup en effet à l'hybride de ces deux plantes, mais rien ne prouve que Reichenbach ait figuré letype du botaniste Danois; la dimension de l’éperon, presque égal au reste de la fleur, semble au contraire indiquer que la plante des Icones est tout autre. Horneman attribue en effet à son L. stricta un éperon très court, Ce qui ne peut convenir à la plante de Reichenbach, ni au L. ochroleuca ; la diagnose qu’il en donne est d’ailleurs trop insuffisante pour autoriser une appréciation en l’absence d'échantillons aufhentiques : « L, stricta, foliis linearibus acutis, ramis virgatis strictis, calcare brevissimo. Hab. in Sibiria?. » Hornem. loc. cit.

715. IL. filiformis Mœnch. Meth. p.523. L. supina Desf. Atlant. 11. 44; Em. Mart. cat. 206, (L. filiforme). — Plante glauque, glabre inférieurement, pubescente-glanduleuse dans sa partie supérieure ; tiges difruses, à rameaux nombreux Ccouchés-étalés, un peu redressés au sommet; feuilles éparses, rapprochées, quelquefois presque verticillées inférieurement, linéaires-subulées, charnues ; bractées très petites, plus courtes que les pédoncules; fleurs en grappe d’abord très serrée au sommet de rameaux longuement nus ; divisions du calice linéaires-obtuses, très inégales; corolle assez grande (15-18 mill. avec l’éperon), jaune, avec le palais orangé; éperon presque droit, longuement subulé, égalant au moins le reste de la corolle; capsule ovale-globuleuse, s’ouvrant par 6 dents profondes; graines brunes, lisses, très compriméesdiscoïdes, largement bordées. ©.

— Juin, septembre. C. sur le falun, à Pontlevoy!; Thenay!; Sambin!; Contres!;

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