‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 168 sur 265 · ANT · texte numérisé non relu

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crée au sommet; graines ovales-oblongues, brunes, avec des lignes élevées longitudinales, blanches et très rapprochées. ©.

Varie :

a. pratensis Fries Nov. ed. 2, p. 198. Æ. oficinalis Em. Mart. cat. p. 209, — Plante présentant des poils glanduleux, dans sa partie supérieure, sur les feuilles et sur le calice; dents des feuilles supérieures très aiguës.

D. remorosa Koch Synops. ed, 3, p. 412. E. nemorosa Pers. Syn, pl, ; Em. Mart. cat. p. 210. — Plante tout-à-fait dépourvue de poils glanduleux ; dents des feuilles supérieures et bractéales longuement acuminées,

— Juillet, octobre. Clairières des bois, pelouses sèches, bruyèrés. La var. a paraît R..: Vernou, le grand pâtureau des Nardillais et dans les prés hauts de la rive gauche du Néant (Em. Martin); les Montils!; Ouchamps!. La var. b.est CC.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusqu’en Islande et en Laponie; tout l’Orient jusqu’en Perse et dans le Caucase; Sibérie; Himalaya; Amérique sept.

Observ. — Cette plante est l’une de celles sur lesquelles s’est le plus exercé l’art du démembrement des espèces; on en compte aujourd’hui plus de 40 faites à ses dépens. La forme de couleur bronzée dans toutes ses parties et dont les rameaux sont fastigiés me paraît être l'E. cupræa Jord.; elle est C sur les pelouses calcaires de la forêt de Russy; une autre variété à rameaux également fastigiés, mais d’un vert sombre. est probablement l’Æ, ericetorum Jord.; ces 2 formes fleurissent en août et septembre; une variété plus précoce et qui montre ses fleurs dès le commencement de mai, est peut-être l'E. maialis Jord.; elle est C. sur le bord des prés secs. Ces trois formes, que je signale comme les plus distinctes dans notre région, rentrent dans la var. b. nemorosa; la var. æ. pratensis paraît moins variable, au moins dans le centre de la France. |

746. Æ. Odontites L,. sp. 841; Lefr. cat. 19. (E. Odontites). — Plante raide couverte de petits poils apprimés ; tige de? à 5 décim., souvent très rameuse des la base, à rameaux opposés en Croix ; feuilles lancéolees ou lancéolées-linéaires, opposées ou les supérieures un peu alternes, toutes sessiles, obscurément crénelees, scabres; fleurs très brièvement pédicellées presque sessiles, en grappe serrée; calice à 4 lobes ovales-lancéolés, aigus, presque moitié plus courts que la corolle, celle-ci rougeâtre, pubescente, à lèvre inférieure concave et dont les lobes sont entiers: anthères à lobes tous également aristés, pourvus sur le connectif de longues papilles faisant adhérer les anthères; styles dépassant sensiblement la corolle; capsule ovale oblongue, tronquée au sommet; graines parcourues de côtes longitudinales blanchâtres. ©.

Varie :

a. verna. — Odontites verna Bell, App. 33; Od. rubra Pers.; Em. Mart. cat. 210. — Feuilles lancéolées, élargies à la base ; bractées plus longues que les fleurs.

b. serotina.-— E, serotina Lamk.; Od. serotina Rchb.; Em. Mart. cat. 210. — Feuilles lancéolées linéaires, atténuées vers la base; bractées plus courtes que les fleurs ou les égalant,

ES

.— et

e. divergens.— Euphrasia divergens Jord. Arch. de Billot, p. 19. — Feuilles petites linéaires; rameaux étalés à angle droit, puis ascendants, très grêles ; bractées plus courtes que les fleurs.

— Juin, août. C. dans les moissons et dans les prairies artificielles; les var. ©! bete. sont plus tardives.

Distrib. géogr. — Europe australe, moyenne et septentrionale, jusque dans la Scandinavie mérid.; les var.a.et €. s'élèvent moins dans le nord; tout l'Orient jusque dans la Perse; Sibérie.

747. Æ. jaubertiana Bor. Ann. Sc. nat. série 2, vol. VI, p. 254. Odontites Jaubertiana Diet. (E. de Jaubert). — Diffère de l'espèce précédente par ses fleurs jaunâtres ou quelquefois un peu nuancées de rose, par ses anthères presque complétement dépourvues de papilles, par son style qui ne fait pas saillie en dehors de la corolle; les feuilles sont ordinairement linéaires et courtes, peu distinctement crénelées ou entières, souvent réfléchies ; toute la plante est très grêle, les rameaux sont divariques comme dans la var. divergens de l'E. rubra.

— Août, octobre. Champs des terrains calcaires, après la moisson. Cour-Cheverny, autour des carrières de Jouvencçay !; Cellettes, bords des carrières entre Bellevue et Lidouanière! et dans les champs sous Beauregard!; Chitenay, plaine de Malabry ! Vineuil !; St-Gervais!; AC, dans toutes les parties franchement calcaires de la Beauce.

Distrib. géogr. — Le centre de la France.

Observ. — L’Æ. jaubertiana, var. chrysantha Boreau loc. cit. p. 256 (Odontites chrysantha Bor. fl. cent.), paraît assez distinct par ses fleurs d’un jaune d’or, en grappe plus serrée ; ses feuilles sont linéaires-lancéolées, ou tout-à-fait linéaires. M. l'abbé Séjourné l’a observé sur les limites de notre département, dans les fossés et les champs qui bordent la route de Josnes à Beaug'ency.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Feuilles ovales; fleurs d’un violet pâle ou blanchâtres . . . . E. officinalis (745).

Fleurs rougeûtres ou jaunes ; feuilles lancéolées ou linéaires . , - À

Fleurs rougeâtres; style saillant en dehors de la corolle; connectif très papilleux. . . . . . . KE. Odontites (746).

Fleurs jaunes, quelquefois nuancées de rose; style non saillant en dehors de la corolle; connectif presque glabre, , . . . . E. jaubertiana (747).

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(rx. 236. BARTSIA (Bartsie).

Diffère des Æuphragia seulement par la forme de la lèvre supérieure dont les bords sont droits et non pas plus ou moins infléchis en dedans ; graines très petites, paraissant finement costulées sous un assez fort grossissement.

748. B. viscosa L. sp. 838; Lefr, cat. 19. Eufragia viscosa Benth.; Em, Mart. cat, 210. (Z. visqueuse). — Plante couverte d’une

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ubescence visqueuse; tige de 2? à 5 décim., souvent simple: euilles très brievement pétiolées, ovales-lancéolées, arrondies à la base, bordées de dents étalées, surtout les supérieures; fleurs subsessiles à l’aisselle des feuilles supérieures et de bractees linéaires qui les dépassent et rendent la grappe chevelue au sommet; calice divisé presque jusqu’au milieu en 4 lobes linéaires qui s’accroissent après l’anthèse; corolle pubérulente, assez grande (20 à 25 mill.), d’un jaune clair, environ 1 fois aussi longue que le calice; lèvre postérieure beaucoup plus courte que l’anterieure, celle-ci à 3 lobes larges, étalés; anthères laineuses ; capsule ovale-oblongue ne dépassant pas le tube du calice; graines tres petites, ovoïdes. ©.

— Mai, juin. Moissons des terrains siliceux. AC. dans la Sologne, surtout dans l'arrondissement de Romorantin; Neuvy!; Tour-en-Sologne!; Bracieux!; Cheverny !; Cour-Cheverny !; Contres!. RR. ailleurs : entre les Montils et Seur, à l'entrée du Bois des Albrions!; environs de Couture et de Tréhet dans le Vendomois (Lefrou). |

Distrib. géogr. — Europe occidentale depuis le Portugal, jusqu’en Écosse ; Italie; Grèce; littoral de lAsie-Mineure ; Caucase et région Caspienne; Perse; Egypte; Algérie ; Madère et Canaries,

G. 287. RHINANTHUS (Rhinanthe!.

Calice membraneux, renfié, à 4 dents deltoïdes ; corolle bilabiée, à lèvre postérieure dressée, en casque, l’inférieure plus courte, plane, trilobée ; anthères mutiques ; capsule suborbiculaire, très comprimée, presque plane, à 2 valves dont la déhiscence est loculicide; graines nombreuses, imbriquées. entourées d’une aile membraneuse.

749. Rh. Crista-galli L. sp. 840. À. major et R. minor Auct. Em. Mart. cat p. 211. À. glabra Lefr. cat. p. 19. (Rh. créte de coq). — Tige de 3 à 6 décim., dressée, simple ou rameuse, tout-à-fait glabre ou plus ou moins pubescente ; feuilles sessiles,oblonguesou lancéolées, obtuses, surtout les inférieures, dentées en scie, souvent parsemées de petits poils rudes; fleurs presque sessiles, les inférieures souvent très écartées à l’aisselle de feuilles qui les dépassent ; fleurs supérieures en grappes serrées, accompagnées de bractées ovales, vertes ou plus ou moins décolorées comme membraneuses, et bordées de dents profondes, très aiguës ou même acuminées; calice mince, papyracé, glabre ou pubescent, veinéréticulé, renflé-vésiculeux, à 4 dents triangulaires, courtes; Corolle 1 fois plus longue que le calice, jaune, à tube un peu arqué; lèvre postérieure concave, avec 2 petites dents violacées, tronquées; lèvre antérieure toujours sensiblement plus courte, anthères barbues; style violacé; capsule tout-à-fait comprimée, presque orbiculaire; graines planes, entourées d’une aile large qui fait rarement defaut. ©.

— Mai, juillet. C. dans les moissons et dans les prés secs ou humides; sur jes pelouses des terrains calcaires. la ‘plante est souvent moitié plus petite dans toutes ses parties et ses bractées sont presque vertes.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et Septentr., jusqu’en Laponie; région montagneuse de l’Asie-Mineure, du Caucase, de la Perse; Amérique boréale.

Observ. — Aucune des notes distinctives données par les auteurs

pour séparer le R. Crista-galli en 2 espèces, Rh, major et Rh. minor, ne parait constante ; la décoloration des bractées n’est ordinairement que partielle et coincide d'autre part assez souvent avec les caractères assignés au ÆRh. minor; le tube de la corolle n’est jamais complétement droit et dans la forme à grandes fleurs sa courbure est seulement un peu plus nette. Grenier et Godron ont cru trouver un caractère dans les rides ou plis concentriques qu’on observe quelquefois sur les bords de la graine, vers le pourtour interne de l’aile; mais ces rides font souvent défaut dans des spécimens que les auteurs de la Flore de France ont euxmêmes nommés RhA. major. Quant à la pubescence de la tige ou du calice, il n’est pas possible d’y voir un signe distinctif sérieux, et en raison du peu de précision des autres caractères assignés, je crois avec MM. Cosson et Germain, que les RA. major et minor ne sont séparés que par des nuances à peu près insaisissables.

G. 288. PEDICULARIS (Pédiculaire).

Calice à 2 lèvres incisées ou à 5 lobes, d’abord tubuleux, puis devenant promptement vésiculeux ; corolle bilabiée, à lèvre supérieure comprimée, en Casque; lèvre inférieure à 3 lobes plans ; 4 étamines didynames, à anthères mutiques; capsule ovale comprimée, bivalve, à déhiscence loculicide; graines ovoïdes, trigones.

750. P. palustris L. sp. 845; Lefr. cat. 19; Em. Mart. cat. 211. (P. des marais). — Plante presque glabre, plus ou moins rougeâtre ; tige de 3à8 décim , très rameuse ; feuilles alternes, souvent presque opposées sur les rameaux, sessiles, étroitement lancéolées

ans leur pourtour, pinnatipartites, à rachis un peu ailé; segments écartés, subopposés, oblongs; profondément incisés, à lobes ovales, très petits, denticulés au sommet; grappes terminales, allongées, lâches ; fleurs brièvement pédicel'ées; bractées semblables aux feuilles, les supérieures souvent plus courtes que les fleurs ; calice pubescent, à 2 lèvres partagées en lobules foliacés, courts, S’accroissant beaucoup après l’anthèse; corolle au moins 1 fois plus longue que le calice, rose avec le casque purpurin et terminé par 2 petites dents aiguës, porrigées : Capsule ovale, atténuée en pointe raide, acuminée, dépassant le calice; graines très finement réticulées. (2 ou %.

— Mai, juillet. Prés humides ou tourbeux, C. dans la Sologne ct dans toute la vallée du Cosson, du Beuvron et du Loir; marais de la Beauce; AR. dans le Perche, |

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept,, jusque dans la Scandinavie et l'Islande; paraît manquer dans toute l’Europe austro-orientale.

151, P, sylvatica L. sp, 845. Lefr. cat. 19; Em. Mart. cat. 211, (P. des bois). — Plante glabre; tiges de 5 à 2 cent. naissant très nombreuses au collet de la racine, simples, les latérales souvent étalées ascendantes, la centrale dressée, un peu plus allongée, florifere presque dès la base; feuilles semblables à celles de l’espèce précédente, mais relativement quus courtes; bractées supérieures égalant à peine les fleurs, celles-ci presque sessiles ; calice fendu en avant, à 5 dents inégales, souvent un peu foliacées, ciliées sur les bords; Corolle de même forme que celle du P. palustris, mais plus étroite et au moins 1 fois plus longue que le calice; capsule ovale, à sommet très oblique et comme latéral, mucroné; graines un peu rugueuses. (2 ou %.

— Mai, juillet. C. dans les parties humides des bois et des bruyères. Distrib, géogr. — Europe moyenne et austro-occidentale, depuis le Portugal, jusqu’en Angleterre,

CONSPECTUS DES ESPÈCES,

Tige solitaire, rameuse; capsule dépassant le calice; plante élevée. S' DICAI SR ven 0, 91,92 © 01» Fe. palustris (150). Tiges nombreuses au collet de la racine, simples: capsule plus courte que le calice; plante basse. PP. sylvatica (751).

G. 289, MELAMPYRUM (Mélampyre).

Calice campanulé tubuleux, à 4 dents ou 4 lobes; corolle à 2

lèvres dont la supérieure est comprimée, un peu courbée en

casque et à bords réfléchis, l’inférieure trilobée avec 2 gibbosités devant le palais; 4 étamines didynames; capsule ovoïde, un peu acuminée et comprimée, à 2 valves dont la déhiscence est loculicide;, graines peu nombreuses, obovales ou oblongues, obtuses, contractées en un pédicelle épais.

792. M. cristatum L. sp. 842; Lefr. cat. 19; Em. Mart. cat. 211. (M. en créte). — Plante très finement pubescente, un peu rude, noircissant par la dessiccation; tige de 2 à 4 décim., à rameaux tres étalés; feuilles opposées et subopposées, celles de la paire inférieure spatulées, arrondies au sommet, atténuées à la base, les autres subsessiles, lancéolées-linéaires, très-longuement atténuées au sommet, toutes très entières; fleurs en épi court, dense, quadrangulaire; bractées foliacées, cordiformes, pliées en deux, bordées de longues dents subulées, les 2 paires inférieures terminées en longue pointe foliacée, les suivantes seulement acuminées, les supérieures aiguës, toutes très étroitement imbriquées sur 4 rangs avec les bords relevés en crête; calice à 4 dents lancéolées courtes ; corolle un peu jaunâtre avec des taches purpurines et le palais d’un jaune vif; capsule à peine plus longue que le calice, très obliquement ovale, ou presque semiorbiculaire, renfermant 2 graines oblengues. ©.

— Juin, août. Bois et prés secs, surtout dans les terrains calcaires ou argileux. RR. dans l’arr. de Romorantin: Villefranche, pâtureau à Montauger et talus bordant le parc de la Gaudinière (Em. Martin) ; Cheverny !; Cour-Cheverny "; AC. aux environs de Cellettes !; Chitenay!; Cormeray!; Forêt de Russy!; les Montils!; la Beauce,

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., jusque dans la Scandinavie méridionale ; nul ou RR. dans la région austro-orientale; Oural; Altaï,

753. M. arvense L. sp, 842; Lefr. cat. 19 ; Em. Mart. cat. 212. (M. des champs). — Plante couverte d’une RUEARER courte , rude; tige de 2-6 décim., à rameaux dressés ; feuilles linéaires lancéolées, assez longuement atténuées au sommet, les supérieures souvent incisées-pinnatifides à la base; grappes un peu lâches inférieurement, denses et cylindriques dans le haut; fleurs brièvement pédicellées; bractées plus longues que les fleurs, inciséespectinées à la base, à lobes étroits subulés, les supérieures membraneuses, colorées en rouge; calice à 4 lobes lancéolés, longue-

ment acuminés, aussi longs que le tube de la corolle, celle-ci purpurine et jaunàâtre à la gorge; capsule obliquement ovale,

atténuee à la base, arrondie au sommet. ©.

— Juin, juillet. GC. dans les moissons.

Distrib. géogr — Toute l’Europe moyenne, depuis l’Italie centrale, jusque dans la Suède méridionale ; Asie-Mineure; Tauride ; Caucase.

754. M. pratense L. sp. 843; Lefr. cat. 19; Em. Mart. cat. 212. (M. des prés). — Plante noircissant par la dessiccation; tige de 2 à 6 décim., glabre ou un peu pubescente, à rameaux ascendants ; feuilles tres brièvement pétiolées, lancéolées et lancéolées-linéaires, acuminées, les moyennes et les supérieures entières ou présentant à la base un ou deux petits lobes ou une dent; grappes très lâches, presque unilatérales ; bractées ovales, profondément incisées, à lobes acuminés-divariqués, le terminal plus allongé, fleurs brièvement pédicellées; calice à tube campanulé, partagé jusqu'au milieu en lobes lancéolés linéaires, plus courts que le tube de la corolle, celle-ci d’abord jaunâtre, puis purpurine ou lilas ; capsule ovale, atténuée au sommet, acuminée, dépassant beaucoup le calice. ©.

— Juillet, août. C. dans les bois secs.

Distrib. gcogr. — Europe centrale et septentrionale ; manque dans l’Europe austro-orientale ; Caucase; Oural et Altaï.

CONSPECTUS DES ESPÈCES,

| Fleurs imbriquées sur4rangs, en épi ovale, formant 4 angles tres 1 saillants, . . ,..,...... M. cristatum (752). | Fleurs en grappe cylindrique dense ouunilatérale etalorstrès lâche 2.

Fleurs en grappe cylindrique, dense, à bractées colorées rou- Seûtres , + 4 0 0 ee + rc... M. arvense (153):

Fleurs en grappe läche unilatérale; bractées vertes . . . . . . . M. pratense (154).

Fam. LV. OROBANCHACEÆ,

OROBANCHACÉES.

Fleurs synoïques, irrégulières. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle: calice infère, gamosépale, tantôt à 4 lobes disposés par paires, tantôt partagé jusqu’à la base, ou à peu près, en 2 segments bipartites; corolle gamopétale, tubuleuse!, plus ou moins ventrue, à limbe bilabié. Androcée : 4 étamines didynames, insérées sur le tube de la corolle et rapprochées par paires ; anthères biloculaires, s’ouvrant longitudinalement. Gynécée : disque nul ou épaissi, avec un prolongement glanduliforme à la base; 1 style terminal allongé, à stigmate plus ou moins distinctement bilobé; ovaire supère, uniloculaire, formé de 2 carpelles; 4 placentas pariétaux également distants ou rapprochés par paires ; ovules nombreux, anatropes ; capsule uniloculaire,s’ouvrant

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plus ou moins régulièrement en 2 valves qui portent chacune 1-2 placentas dans leur milieu. — Herbes parasites, jamais vertes, dépourvues de feuilles, mais couvertes, surtout à la base, d’écail- : les imbriquées qui deviennent très espacées sur les tiges ; fleurs en épi ou en grappe.

TABLEAU DES GENRES

Lèvre postérieure de la corolle dressée, l’antérieure étalée; fleurs sessiles, en grappe cylindrique. . . . . , . . . . . « OROBANCHE. 290.

Les 2 levres de la corolle dressées; fleurs pédonculées ou sessiles, A AIUTS ON éDL'UNTAMETAL en ee de à ane LATHPÆA. 291.

G. 290. OROBANCHE (Orobanche).

Calice à 4 lobes disposés par paires et inégaux (le lobe antérieur plus court), ou bipartite à segments bilobés (le lobe antérieur également plus court); corolle tubuleuse, ou camæanulée-tubuleuse, ventrue, distinctement bilabiée, la lèvre postérieure dressée, émarginée ou bilobée, l’antérieure étalée, trifide ; style bilobé; capsule ovale à déhiscence irrégulière. — Herbes plus ou moins pubescentes-glanduleuses, simples ou rarement rameuses, renflées-bulbiformes à la base et couvertes d’écailles lancéolées imbriquées, qui deviennent plus allongées et très écartées sur la tige; épi cylindrique, d’abord chevelu par la saillie des bractées.

a. Tryonichon Wallr. — Fleurs accompagnées chacune de 2 bractéoles latérales et d’une bractée toujours plus grande; calice à 4 lobes disposés par paires: capsule s’ouvrant au sommet en 2 valves après la chute du style, — Tige simple ou rameuse.

155. Gr. cærulea Vill. f. du Dauph. Il. 406; Lefr. cat. 19. Phelipæa cærulea C.-A. Mey.; Cosson et Germ. Atl. de la FI. des env. de Paris, pl. XIX, fig. K. (Or. bleue), — Plante bleuâtre dans toutes ses parties, un peu lanugineuse, glanduleuse; fleurs en épi court, assez lâche; lobes du calice égalant environ la moitié du tube de la corolle, celle-ci d’un bleu métallique, arquée ; tube resserré au milieu; lèvre postérieure bilobée, à lobes triangulaires; lèvre antérieure à 3 lobes deltoïdes, aigus, à peu près égaux entre eux, entiers sur les bords; étamines insérées un peu au-dessous du milieu du tube; filets glabres ou un peu pubescents à la base; stigmate blanchâtre. %.

— Juin, juillet; parasite sur l’Achillæa millefolium. Coteaux secs. R. Gièvres dans le haut pâtureau de Jaugy (Em. Martin); coteau St-Victor, près Blois!, (Monin); parc de Menars et surtout en dehors dans une petite plantation, entre les murs et la route de Paris (Roger).

Distrib. géogr. — Europe moyenne, jusqu'en Angleterre et en Hollande ; ‘Asie-Mineure; Arménie; Perse; Sibérie,

76. Gr. arenaria Borkh. in Roëm. Neues Mag. 1794. p. 6. PA. arenaria Wallp. Repert. III. 459; Em. Mart. cat. 212; Coss. loc. cit. fig. L. (Or. des sables). — Plante un peu bleuâtre et lanugineuse. glanduleuse-dans le haut; tige simple, assez robuste, haute de 2 à 4

décim.; fleurs en épi d'abord assez dense, puis devenant très

allongé ‘et lâche; lobes du calice (4 ou quelquefois 5) lancéoléssubulés, plus courts que le tube de la corolle, celle-ci bleue, grande (jusqu’à 30 mill), peu arquée , à tube sensiblement resserré vers le milieu et dilaté-campanulé au sommet; lèvre postérieure un peu échancrée, à bords étalés en dehors; lèvre antérieure plane, à 3 lobes arrondis, quelquefois mucronulés, peu ou pas denticulés sur les bords; 2 callosités élevées à la gorge ; étamines insérées un peu au-dessous du milieu du tube; filets glabres; anthères un peu poilues; stigmate Jaune. %.

— Juin; parasite sur l’Arlemisia campestris, R. Pentes du coteau dominant le lac de Soings au N. et au N.-0.!; sables de la Loire à Nouant! (Lefrou, Roger), à Suèvres!, à Rilly (Delaunay), surtout dans les îles du fleuve,

Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne, jusqu’en Belgique; manque dans la région austro-occidentale; se retrouve dans la Tauride, le Caucase, l'Afrique sept.

Observ. — Les spécimens de Loir-et-Cher n’ont pas la corolle aussi courbée que l'indique la figure citée de la Flore des enwvirons de Paris.

151. Or. ramosa L. 6p. 882, Lefr. cat. 10. PA, ramosa C.-A. Mey.; Em. Mart. cat. 213; Coss. et Germ. loc. cit. fig. H. (Or. rameuse). — Plante d’un blanc jaunâtre ou plus rarement tres légèrement teintée de bleu, un peu poilue et glanduleuse ; lobes du calice lancéolés, acuminés, un peu plus courts que la moitié du tube de la corolle, celle-ci blanche ou rarement bleuâtre, longue à peine de 2 cent., arquée au point de constriction du tube, ciliéefimbriée sur les bords; lèvre postérieure un peu échancrée, l’antérieure à 3 lobes obtus avec 2 callosités à la gorge; étamines insérées au-dessous du milieu du tube; filets pubescents à la base; anthères glabres ; stigmate blanchâtre. ©.

b. albiflora. P, aibiflora Gr. et Godr. ft. fr. IL. p. 628. — Plante souvent plus rameuse, à fleurs un peu plus grandes ; le lobe moyen de la lèvre antérieure présente quelquefois un pli longitudinal qui s’étend jusque dans la gorge; les anthères sont presque glabres à la base. La tige et la corolle sont blanches ou bleuâtres, comme celles de l’Or, ramosa dont elle constitue à peine une variété.

— Août, septembre; parasite sur le chanvre et, dans les jardins, sur le Topinambour, les Tomates, les Geranium. Gièvres (Em. Martin); vallée du Beuvron, au-dessous de Bracieux!; val de la Loire, où il infestait les chènevières, il y a 20 ans et d’où il a presque disparu. La var. b. sur le Geranium pusillum à Pruniers, près de l'Abbaye (Em. Martin); Cour-Cheverny, à Poussard, sur le Lamium maculatum et le Glechoma.

Distrib. géogr., — Europe australe et moyenne, jusqu’en Angleterre; Liban; Mésopotamie; Caucase; Égypte; la var. b, signalée seulement à Montpellier.

b, OsrrozeoN Wallr., — Fleurs accompagnées d’une seule bractée qui leur est opposée; calice fendu en arrière où complétement partagé en 2 segments bilobés, le lobe antérieur toujours plus petit, dentiforme, ou rarement oblitéré ; capsule s’ouvrant au milieu, les 2 valves restant adhérentes au sommet avec la base du style, — Tige toujours simple,

758. Or. Rapum Thuill, F1 de Par, (ed. 2), p. 317; Lefr. cat. 19; Em. Mart, cat. p. 313. Coss, et Germ.. loc. cit. fig. A, (Or. rape),

— Plante d’une teinte fauve, ou plus rarement complétement, jaune, un peu lanugineuse et glanduleuse dans le haut; tige robuste, de 8 à 8 décim.; fieurs en épi un peu lâche, souvent tres. allongé; lobes du calice égalant la moitié du tube de la corolle, celle-ci de couleur ferrugineuse, ou rougeâtre, largement tubuleuse campanulée, renflée antérieurement, un peu arquée, à lèvre postérieure concave, l’antérieure à 3 lobes larges, ciliés-denticu- . lés, le moyen sensiblement plus grand ; étamines insérées presque à la base du tube; filets glabres inférieurement, parsemés de poils et de petites glandes au sommet; style glanduleux, à stigmate jaunâtre. ©.

— Mai, juin; parasite sur le Genêt (Geuista, scoparia). C. dans la Sologne et dans le Perche.

Distrib. géogr., — Europe occidentale, depuis le Portugal jusqu’en Angleterre et depuis l’Italie jusqu’en Hollande.

79. Gr. cruenta Bertol. Rar. Ital. pl. decad. III. p. 56; Lefr. cat. 19; Coss. et Germ. loc. cit. fig. B. (Or. sanglante). — Plante un peu rougeûtre ou presque complétement jaune, plus ou moins pubescente et glanduleuse; tige de 2 à 5 decim.; fleurs en épi d’abord assez dense et chevelu au sommet puis devenant lâche; corolle jaune extérieurement, striée, d’un rouge sang en dedans, assez fortement arquée, denticulée-fimbriée sur les bords; lèvre postérieure un peu étalée, émarginée, l’antérieure à 3 lobes larges, le moyen souvent échancré ; étamines insérées un peu au-dessus de la base du tube; filets laineux inférieurement, glanduleux au sommet; stigmate jaune.

Varie :

a. lypica. — Fleurs peu nombreuses, en épi court; fleurs d’un jaune fauve extérieurement, d’un rouge terne à l’intérieur; tiges croissant souvent solitaires,

b. ulicis. — Or. ulicis Desm. Ann. des Sc. nat, (1835), vol. IL, p. 71. Lefr, cat. 19; Em. Mart. cat. 173. — Fleurs assez nombreuses, en épi dense et chevelu; corolle d’un jaune citrin extérieurement, d’un rouge foncé à l’intérieur ; tiges croissant souvent en groupe,

— Mai, août; la var. a. est parasite sur diverses légumineuses (Hippocrepis Coronillz, Lotus etc.) : parc de Cheverny!; Chailles vers la Chesnaye!; plus C. aux environs de Vendôme et dans le Perche. La var. b, est C. dans touté la Sologne, sur l’Ulex nanus; la forme jaune dans toutes ses parties a été observée par M. Em. Martin. à Pruniers, dans les bruyères de Longueville.

Bistrib. géogr. — Europe moyenne et australe; le Caucase; la var. b, dans l’Europe austro-occidentale.

Observ. — L’Or,. ulicis à été séparé de lOr. cruenta surtout à cause de son calice dont les segments seraient souvent entiers, d'après Desmoulins et Boreau, et non pas bifides ou bidentés comme dans les autres espèces du genre; d’après ces mêmes auteurs les étamines seraient aussi insérées plus haut sur le tube. L’examen de très nombreux spécimens, montre que ces deux distinctions sont illusoires; l'absence d’un second lobe ou d'une dent sur chacun des segments calicinaux est un accident fort rare et le niveau d'insertion des étamines ne varie que dans les limites observées chez les autres espèces du genre.

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