Gr. epithymum DC. tr Il." pe 490% Eefr. cat
Em. Mart, cat. 214; Coss. et Germ. loc. cit. fig. C. (Or. du Thym). — Plante rougeâtre ou ferrugineuse, brièvement pubescente et glanduleuse; fleurs en épi peu serré, souvent assez allongé; lobes du calice égalant au moins la moitié du tube de la corolle, celle-ci assez grande (25 mill. env.), d’un jaune rougeñtre, un peu arquée, tubuleuse et dilatée au sommet, à bords denticulés ; lèvre postérieure, peu échancrée, très ouverte, l’antérieure à lobe moyen sensiblement plus large que les latéraux: étamines insérées un peu au-dessus de la base du tube; filets un peu pubescents inférieurement, parsemés de fines glandes au sommet; stigmate d’un rouge foncé. %
— Juin, juillet; parasite sur le Thym. AC. dans la Sologne et sur les coteaux de la Loire et du Cher; la Beauce.
Distrib. géogr. — Europe australe et centrale; Arménie; Caucase.
761. Or. Galii Duby bot. Gall. p. 349 ; Lefr. cat 19; Em. Mart. cat. 213; Coss. et Germ. fig. D. (Or. du Caillelait). — Plante un peu rougeñtre, brièvement lanugineuse et glanduleuse; tige de 2 à 3 décim. ; épi souvent allongé et un peu lâche à la base; calice égalant environ la moitié du tube de la corolle, celle-ci d’un rouge pâle avec des nuances violacées, arquée, tubuleuse, assez dilatée en avant, fimbriée et denticulée sur les bords ; lèvre postérieure un peu dressée, obscurément échancrée; lèvre antérieure à 3 lobes obovales presque égaux entr'eux ; étamines insérées un peu audessus de la base du tube ; filets très abondamment velus dans toute leur longueur ; stigmate d’un rouge foncé. %.
— Juin, juillet; parasite sur les Galium. AC. aux environs de Romorantin (Em. Martin); coteaux de la Loire à St-Gervais!; Chaumont!; Veuves! etc.; Lavardin (Lefrou).
Distrib. géogr. — Europe moyenne et occidentale, jusqu’en Angleterre; rare dans la région australe ; Tauride; Caucase; Sibérie.
Observ. — La forme d’un jaune citrin dans toutes ses parties (Or. citrina Dietr.), a été observée à Gièvres, dans les prés de l’Escouriou, par M. Em. Martin, et aux environs de Monteaux-sur-: Loire.
762. Or. Feucrii Holl. et Schultz, F1. de la Moselle, p. 322; Em. Mart. cat. 114. (Or. de la Germandrée), — Plante plus petite que l’Or. epithymum, souvent presque glabre inférieurement, ou brièvement pubescente,finementglanduleuse dansle haut; corolle d’un rouge violacé très pâle, peu arquée, tubuleuse, un peu dilatée vers le sommet ; lèvre postérieure assez sensiblement courbée en avant, l’antérieure à 3 lobes à peu près égaux entre eux; étamines insérées environ vers le quart de la hauteur du tube où un peu au-dessus ; filets un peu pubescents à la base, finement glanduleux au sommet; style d’un brun violacé. %.
— Juin; parasite sur le Teucrium Chamædrys, le Thymus Serpyllum et quelquefois sur le Bromus ereclus, AR. sur les coteaux calcaires : Châtillon-sur- Cher, à la Cave!; Noyers, aux carrières de Belleroche!; St-Romain!; Thésée!; Montrichard!; Bourré !; Cheverny, derrière le moulin de Beaumont! forêt de Russy, sur les affleurements calcaires!; cCoteau St-Victor!; Menars (Roger); vallée du Loir (Nouel),
Distrib. géogr. — Europe centrale; région Pontique,
163, Or. rubens Wallr. Diagn. Orob. 46. (Or. rougissante). —
Plante d’un rouge ferrugineux, pubescente, glanduleuse au sommet ; tige très peu renflée à la base, de 2 à 5 décim., assez robuste, fleurs en épi allongé assez dense; calice égalant au moins la moitié du tube de la corolle, celle-ci assez grande (20 à 25 mill.), d’un brun rougeñtre, jaunâtre dans sa partie inférieure, un peu arquée, carénée sur le dos ; lèvre postérieure à bords déjetés en arrière, l’antérieure à 3 lobes fortement denticulés, à peu près égaux entre eux, les latéraux quelquefois mucronulés ; étamines insérées vers le tiers inférieur du tube, ou un peu plus haut; filets pubescents inféricurement, glanduleux au sommet; stigmate d’un jaune de cire. %.
— Mai, juin ; parasite sur la luzerne. RR. Champs près de l'octroi de St-Gervais (Monin) ; St-Laurent-des-Eaux, bois de Briou (R5ger). Distrib. géogr. — Toute l'Europe moyenne.
Observ. — Je n’ai pas vu la plante récoltée dans les champs de Briou par M. Roger et qui selon lui exhale une odeur de Chèvrefeuille ; d’après tous les auteurs, l’odeur de lOr. rubens rappelle celle du Muguet.
Dans les spécimens que j'ai sous les yeux et provenant de l'Alsace, de la Lorraine et des environs de Blois, je ne vois pas que les étamines soient insérées sensiblement plus haut que le tiers inférieur du tube ; l’Or. rubens diffère de l’'Or. T'eucrium surtout par la couleur plus franchement rouge de la fieur et par la compression très sensible du dos de la corolle.
1764. Or. minor Sutt. Transact. Linn. Soc. IV. p. 178. Em. Mart. cat. 214; Coss. et Germ. loc. cit. fig. F. {Or. à petites fleurs). — Plante un peu roussâtre, lanugineuse, glanduleuse; tige de 1 à 4 décim.; fleurs en ép1 souvent assez allongé, d’abord dense et cylindrique ; calice à lobes lancéolés, longuement subulés, égalant environ le tube de la corolle, le lobe antérieur de chaque segment quelquefois nul ou dentiforme, surtout dans les fieurs inférieures ; corolle petite (12 à 15 mill.), blanchâtre avec des stries d’un violet très pâle et peu apparentes, à bords ciliés, denticuléscrispés; lèvre postérieure étalée-redressée, l’antérieure à 3 lobes presque égaux entre eux; étamines insérées vers le tiers inférieur du tube; filets glabrescents ou seulement un peu pubescents inférieurement, parsemés de glandes dans le haut; stigmate d’un rouge violacé. %.
b. Picridis. — Or. Picridis KF.-W. Schultz ap. Koch, Deutsch. Flor. 4, p. 453; Lefr. cat. 19; Em. Mart. cat. 214; Coss. et Germ. loc. cit. fig. G. — Lèvre postérieure de la corolle très ouverte, dentéecrispée sur les bords, peu sensiblement émarginée ; filets des étamines assez abondamment velus à la base; fleurs quelquefois plus petites (10 mill.),
— Juillet, août; la forme typique est parasite sur le Trifolium pratense ou plus rarement sur la Carotte et quelques autres plantes potagères: CC. aux environs de Romorantin où elle infeste, dans certains champs, la deuxième coupe de Trèfle (Em. Martin) ; Cour-Cheverny !; Cheverny !; Chitenay!; AC. aux environs de Mondoubleau (Legué) et dans le Perche (Nouel). La var. Bb, est parasite sur le Picris hieracioides et paraît C. dans les terrains calcaires de tout le département : Pruniers (Em. Martin); Cheverny !; Cour-Cheverny!; Chitenay !; Cormeray !; Cellettes!; environs de St-Gervais!; Blois!; la Chaussée- St-Victor!; Avaray (Roger) ; Savigny (Lefrou), Baillou et Cormenon (L. Legué).
Distrib, géogr. — Europe moyenne et australe; Asic-Mineure; Afrique sept.
Observ. — Après avoir examiné de nombreux specimens des Or. minor et picridis, provenant de localités très diverses, je suis demeuré convaincu que les caractères invoqués pour la distinetion spécifique de ces deux plantes manquaient absolument de constance ; le degré de villosité des filets staminaux est très variable, quelquefois sur un méme individu ; a dimension des fleurs ne présente pas plus de fixité; quand au niveau d'insertion des étamines sur le tube, je trouve qu’il oscille entre le tiers et le milieu, indépendamment de toute relation avec d’autres caractères; je n’ai jamais vu non plus que la lèvre postérieure de l’'Or. Picridis füt aussi entière que le disent les auteurs et qw’om la trouve figurée dans l’Atlas de MM. Cosson et Germain; cette même observation s'applique au degré de pubescence des filets staminaux, Enfin l'examen des spécimens des plantes qui figurent dans l’herbier de M. Grenier, sous le nom d'Or. Picridis et d'Or. minor, fait voir que ni les uns ni les autres ne se rapportent exactement aux descriptions de la Flore de France et que toutes les transitions possibles existent entre les deux.
765. Gr. Hederæ Duby Bot. Gall. p. 350 ; Lefr. cat. 19. (Or. du Lierre). — Espèce très voisine de l’Or. minor; elle en diffère par ses dimensions souvent un peu plus grandes; par la teinte violacée de toutes ses parties ; par sa corolle qui atteint jusqu’à 18 mill. et dont les bords sont denticulés, mais glabres ; par la forme de la lèvre antérieure dont le lobe moyen est sensiblement plus grand que les autres; par son stigmate jaune; les filets staminaux sont insérés vers le tiers inférieur du tube et leur degré de villosité est très variable; quelquefois ils sont presque glabres ; la corolle est presque toujours violacée, avec des veines plus foncées ; plus rarement elle présente des nuances jaunâtres à la base.
— Juin, juillet; parasite sur le Lierre. AR. Parc de Chambord, au pavillon de Montfrault (Monin); Chailles, haie de clôture près du village (id.,); Cellettes, parc de Beauregard!; parc de la Roselle!; parc de Bousseuil sous les charmilles !; C. dans les parcs de St-Gervais ! (Séjourné)!; Vallières, aux Caves!; Château de Lavardin! (Diard) ; les Roches (Séjourné),
Distrib. géogr. — Europe depuis l'Irlande et la Belgique, jusque dans le S.-0, de la France, et depuis l'Italie jusque dans la Westphalie.
766. Gr. amethystea Thuill. F1. par. ed. 2. p.317. Em. Mart. cat. 215. (Or. améthyste). — Plante présentant dans toutes ses parties une teinte violacée bleuâtre pâle, un peu lanugineuse et glanduleuse; tige de 3 à 4 décim., assez robuste; fleurs en épi dense, accompagnées de bractées étroitement lancéolées qui les dépassent et rendent l’épi très chevelu; sépales lancéolés-subulés, égalant presque le tube de la corolle ou même plus longs que lui; corolle blanchâtre, teintée de violet bleuâtre, avec des veines plus foncées; tube courbé presque à angle droit vers son tiers inferieur ; lèvres dentées-crispées tout autour, la postérieure fortement bilobée, à lobes émarginés, ce qui la rend comme 4-drilobée; lèvre antérieure à 3 lobes dont le moyen est plus grand et
bifide; étamines insérées vers le tiers inférieur du tube ou un,
peu au-dessus; filets peu poilus ; stigmate d’un violet foncé. %.
— Juin, juillet; parasite sur l’'Eryngium campestre. AC, aux environs de Romorantin (Em. Martin); Cellettes!; Cour-Cheverny!; vallée de la Loire; abonde dans l'Ile aux Bœufs, près de Blois!; AR, dans la vallée du Loir (Nouel),
Distrib. géogr.— Europe occidentale depuis l'Angleterre et la Hollande, jusqu'en Espagne et en Sicile.
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CONSPECTUS DES ESPÈCES,
Fleurs accompagnées d’une bractée et de deux bractéoles laté-
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Fleurs Sans bracténles later alPS A is 028 dos à 2 242
Fleurs bleues ou d’un violet bleuâtre, tiges toujours simples 4 , Fleurs blanches ou teintées d’un bleu très pâle; tiges souvent rameuses, + * +... Or. ramosa (751).
Lobes de la corolle étroits, aigus ; anthères glabres. , , , . .,, Or. cærulea (755).
Lobes de la corolle très obtus, arrondis au sommet; anthères poiMes ELU Sa, 0 à Si UOr.iaronnrid (150):
Etamines insérées seulement un peu au-dessus de la base du tube de Ja corobesiree ci à &arlarbiied no aldata Étamines insérées vers le quart ou le tiers inférieur du tube de ÉRCOTOLERESRE ASE SR LUE UNE Date nine EN SR TERRE Corolle tubuleuse-campanulée, très ventrue inférieurement ; stig- DE UMR Ce n'y 24 2° ave te lp te Entre et eN PNMNT ES = Corolle tubuleuse, à peu près régulièrement diletée de la base au sommet; stigmate purpurin,. 6 fle'c:lul v'-&)1bh1107.0) 6191 »' 1e Corolle jaunâtre, un peu ferrugineuse en dedans; filets staminaux glabres à la base , , , , . . Or. Rapum (758). Corolle rouge en äedans; filets stamlinaux velus à la base. , . . Or. cruenta (759).
Filets staminaux peu velus; corolle très dilatée, évasée dans sa partie supérieure. , , , «+. .« Or. epithymum (760). Filets staminaux abondamment velus dans toute leur longueur ; corolle assez peu dilatée dans sa partie supérieure. , , . « Or. Galii (761).
DHCTIMON NOÉ EE le le à marede nisadimeeie ce en: sale. À Stigmate d’un jaune de cire. , , ,. . Or. rubens (763). Divisions du calice égalant à peine le milieu du tube de la co-
rolle, celle-ci d’un rouge sale. , . Or. Teucrii (762). Divisions du calice égalant ou dépassant le tube de la corolle;
celle-ci blanche ou bleuâtre. . . . . . . .; de se de 1e
Lèvre inférieure de la corolle à 3 lobes presque égaux; corolle blanchâtre avec des veines d’un lilas très pâle, . ,.,. .. Or, minor (764).
Lèvre inférieure de la corolle à lobe moyen beaucoup plus grand
que les deux autres; corolle presque complétement violacée. Corolle faiblement arquée, à courbure régulière. . . . . , . , Or. Hederæ (165).
Corolle brusquement courbée presque à angle droit vers le tiers inférieur du tube, , ,,.,. Or, amethystea (766),
Co
G. 291. LATHRÆA (Lathrée).
Lèvres de la carolle dressées, . presque parallèles ; disque hypogine développé en avant en une large glande; capsule nettement bivalve; tige hypogée blanche, couverte d’écailles très charnues, core fleurs sessiles en épi unilatéral, ou assez longuement pédonculées et en grappe.
767. L. squammaria L. sp. 848; Lefr. cat. 19. (L. écailleuse). — Tige hypogée très épaisse, rameuse, couverte d’écailles étroitement es. cordiformes; rameau florifère velu, atteignant jusqu’à 25 cent., après l’anthèse, présentant quelques écailles membraneuses, ovales ; fleurs sessiles horizontales, en épi unilatéral, d’abord courbé au sommet, très dense, puis s’allongeant et .devenant droit; bractées membraneuses largement obovales, atténuées à la base, très entières, grandissant après l’anthèse; calice un peu velu et glanduleux, à 4 lobes ovales; corolle glabre, étroite, d'un rose pâle; dépassant d’abord à peine le calice; lèvre postérieure tronquée, l’inférieure plus courte, à 5 petits lobes ; anthères velues, mucrfonulées ; capsule ovale, égalant environ le calice. %.
— Mars, avril; parasite sur les racines des arbres, Chênes, Charmes, Hètres, eic., dans les bois couverts, R. Chemin de Chaillés à St-Gervais, au bas du coteau de la forêt, sur une petite dépression située à 2 kil., environ de St-Gervais! (Lefrou) ; Cellettes, parc de Montrion, près du Beuvron, à droite de l’allée montant de Montrion à Bousseuil! (Goussard); coteau dominant la route de Candé à Chaumont, à moitié chemin environ entre les deux communes!
Distrib. géog. — Toute l'Europe jusque dans les provinces méridionales de la Scandinavie; Syrie; Tauride; Caucase; Oural; Himalaya,
768. L. clandestina L. Sp. 843. Clandestina rectiflora Lamk. (L. clandestine). — Tige hypogée rameuse, couverte d’écailles imbriquées, charnues, suborbiculaires ; rameaux florifères quelquefois très raccourcis, tout-à-fait glabres, violacés; fleurs assez longuement pédonculées, dressées, formant une sorte de corymbe lâche, terminal; calice tubuleux-campanulé, épais, à 4 dents triangulaires, aiguës; corolle très grande (5 à 6 cent.), d’un violet intense; lèvre supériéure courbée en casque, l’inférieure trifide; anthères velues ; style infléchi sousle casque et plus long que lui; Capsule ovale, acuminée. %.
— Avril; parasite sur les racines du Peuplier blanc ou de l’Aulne. RR,. Courbouzon, le long de la Noue de la Sansonière, au pied des arbres (Roger); abonde dans le parc du château de Courbouzon! (Séjourné); Avaray. bords de la Noue, à l'angle du pré situé derrière et au nord de la ferme de PIle!,
Distrib. géogr. — Europe occidentale depuis la Belgique et l’ouest de la France usqu’en Espagne; se retrouve dans l’Etrurie et dans les Calabres,
CONSPECTUS DES ESPÈCES,
( Fleurs assez petites, d’un rose pâle, horizontales, en épi unila- Lér ART UMR LE 0 EE .. LL. squammaria (761).
| Fleurs très grandes, d'un violet intense, pédonculées, en grappe lâche corymbiforme. , , . ,; IL, elandestina L.. (768).
Fam. LVI, LENTIBULARIEÆ Endl.
LENTIBULARIÉES.
Fleurs synoïques, irrégulières. Périanthe : formé d’un calice et d'une corolle; calice infère, à 2-5 divisions et quelquefois subbilabié, à préfloraison imbriquée; corolle gamopétale, bilabiée, à tube prolongé antérieurement en éperon. Androcée : 2 étamines insérées sur la corolle et alternant avec les lobes de la lèvre antérieure; anthères à loges plus ou moins confiuentes, s’ouvrant par une fente longitudinale. Gynécée : ovaire supère, uniloculaire; ovules très nombreux, recouvrant un placenta globuleux ou ovoïde placé au fond de l’ovaire; style nul ou presque nul; stigmate formé de 2 lamelles ; capsule globuleuse ou ovoïde s’ouvrant irrégulierement en 2 ou 4 valves; graines nombreuses, lenticulaires ou anguleuses; albumen nul. — Petites plantes herbacées, glabres, croissant dans les eaux ou dans les marais; feuilles dépourvues de stipules, entières ou multitifides.
TABLEAU DES GENRES
Feuilles multifides; plantes submergées et à fleurs jaunes. . . . , . ., UTRICULARIA. 292.
Feuilles très entières; plantes des marais, à fleurs roses ou violacées. . PINGUICULA.. 293.
.G. 292. UTRICULARIA (Utriculaire).
Calice bilobé ou bipartite; corolle bilabiée, à lèvre postérieure dressée, l’antérieure beaucoup plus développée présentant souvent à sa base, devant le palais, 2 gibbosites très saillantes; éperon épais, plus ou moins recourbé en avant; filets staminaux un peu arqués et dilatés à la base; stigmate à lobes très inégaux, l’un beaucoup plus développé, foliacé; capsule globuleuse déprimée, atténuée au sommet, acuminée. — Herbes complétement submergées à l’exception du pédoncule floral: feuilles découpées en seoæments capillaires ou très étroits, accompagnées de veésicules aérifères obliquement ovoïdes et qui sont destinées, durant l’anthèse, à faire flotter la plante dans le voisinage de la surface de l’eau ; fleurs en grappe lâche.
769. Utr. vulgaris L. sp. 26; Lefr. cat. 21; Em. Mart. cat. p. 180. (Utr. vulgaire). — Feuilles ovales ou oblongues dans leur pourtour, multipartites, à lobes filiformes, allongés, bordés de quelques petits cils courts; vésicules presque sessiles, placées sur les divisions des feuilles; 7 à 8 fleurs en grappe simple, au sommet d'un pédoncule nu, terminal, accompagnées de petites bractéoles membraneuses; pédicelle un peu arqué au sommet, plus long que la fleur; calice membraneux, à lobes ovales un peu
inég'aux; Corolle assez grande (16 à 20 mill.), d’un beau jaune,
avec le palais orangé et strié; lèvre postérieure un peu ondulée, égalant environ le palais ; lèvre antérieure fortement gibbeuse à la base, à bords rabattus; éperon cylindro-conique, dirigé en avant, anthères conniventes. %,.
b. neglecta Coss, et Germ. FI. des env. de Paris, p. 375. Utr. neglecta Lehm. Ind, Schol. Hamb. 41828, p. 38. — Port et feuilles de l’'Utr. vulgaris, dont cette variété diffère surtout par la dimension de la lèvre postérieure de la corolle qui est presque 1 fois plus longue que le palais les anthères m'ont toujours paru étroitement conniventes, comme dans la forme typique.
— Juin, août. Mares, étangs. C. dans toute la Sologne et dans le val de la Loire; dans le val du Loir. La var, Bb. se rencontre cà et là dans la vallée du Beuvron à Tour-en-Sologne!, à Cellettes!, à Candé!.
Distrib. géogr. — L'Europe, jusqu’en Scandinavie; Sibérie! Afrique septentrionale ; Amérique du nord,
770. Utr. intermedia Hayn. in Schrad. Jour. 1800, fig. 1, p. 18, tab. 5; Em. Mart. cat. p. 180. (Utr. intermédiaire). — Fleurs ovales ou réniformes dans leur pourtour, à lobes rayonnants, 2 fois dichotomes, filiformes ou linéaires, très finement serrulés; vésicules portées sur des rameaux distincts des feuilles, plus obliquement ovoïdes que dans l’Ufr. vulgaris; grappes formées de 2 ou 4 fleurs, à pédicelle dressé, souvent plus long qu’elles; corolle ne dépassant guère 12 mill., d’un jaune pâle avec le palais strié de lignes ferrugineuses: lèvre postérieure environ 1 fois aussi longue que le palais ; lèvre antérieure gibbeuse à la base, à bords plans, étalés horizontalement; éperon cylindro-conique, un peu aigu, ascendant; anthères un peu disjointes,
— Juillet, Eaux stagnantes. RR, Ancien lit de la Rère, près du pont de la route de Theillay, où M. Max. Cornu l’a découvert en 1866; Pruniers, fossés du val de la Sauldre (rive gauche) au-dessous de Beauvais (Em. Martin).
Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., jusqu’à la Mer glaciale; Sibérie altaïque, Terre-Neuve, Amériqué sept,
Observ. — M. Em. Martin à trouvé la plante en fleur en 1867; depuis elle n’a pas reparu, ni à Pruniers, ni dans la localité où M. Cornu l'avait découverte. Aux environs de Malesherbes (Loiret), où la plante croît également, les fleurs ne paraissent pas avoir éte observées. MM. Cosson et Germain, Atl. de la Flore des environs de Paris, pl. XVIII, fig. B, ont donné une figure de l’état stérile de l’Utr. intermedia, mais ils n’ont représenté qu’une forme particulière de feuilles, celle où ces organes, très raccourcis, sont réniformes dans leur pourtour, avec des lobes un peu élargis; chez d’autres spécimens, le contour des feuilles est plutôt ovale et les lobes sont filiformes ; on observe d’ailleurs les 2? formes sur un même individu,
771. Utr. minor L. sp. 26; Lefr, cat. 21; Em. Mart. cat. 181. (Utr. naine), — Feuilles ovales ou arrondies dans leur pourtour, à divisions 2 ou 3 fois dichotomes, rayonnantes, filiformes ou un peu élargies et bordées de quelques cils très fins; vésicules très petites, tantôf toutes placées sur les feuilles, tantôt naissant en partie sur des rameaux propres; grappes formées de 2 à 4 fleurs, petites (long. 5 à 6 mill.); pédicelles environ de la longueur de la fleur et accompagnés d'une très petite bractée ; lobes du calice