‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 170 sur 265 · PC · texte numérisé non relu

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largement ovales; corolle d’un jaune pâle, striée à la gorge de lignes rougeâtres qui manquent quelquefois; lèvre postérieure environ de la longueur du palais, l’antérieure sans gibbosités à la base, ovale, étalée, à bords souvent un peu rabattus; éperon en forme d’une large saillie conique, courte; anthères un peu disjointes. %.

b. Bremii. — Utr. Bremii Heer. F1. der Schweiz, p. 984; Em. Mart. cat. 120. — Diffère de l’Utr, minor par ses corolles d’un tiers plus grandes (8 à 10 mill.), à lèvre antérieure relativement plus courte, plus arrondie et dont les bords sont ondulés-plissés,

— Juillet, août. Fossés des tourbières, R. Veilleins, fondrières du Pavillon. (Em. Martin); La Ferté-Imbault, marais én amont de l'étang de l’Écluse (id.); Souesmes, fossés près de la rive gauche de la Sauldre au-dessous du pont de Pierrefitte (id.); Pierrefitte, fossés des près de la rive gauche de la Boute- Vive, au-dessus du pont de Cerbois (id.); Chambord et Cheverny à la Rousselière (Lefrou, d’après Boreau). La var. b. est un peu plus C.: Lanthenay, rive gauche de l'étang de Nobière (Em. Martin); Millancay, bords de l'étang de la Meunerie et fondrière entre cet étang et celui de la Noue; fondrière au N.-E. de l'étang de Malzoné (id.); Veilleins, au bas de la chaussée de l’étang Fleuri; écoulement spongieux autour de l'étang de Bordebure; fondrière du Pavillon (id.); Cheverny, tourbières du bois de l’Enfer et tourbière près de Blutaine', Mont, à Clénor, dans une petite mare entre le chemin de Pezay et le Beuvron, sur le bord des prés!,

Distrib. géogr. — Europe austro-occidentale, centrale et septentrionale, jusque dans la Scandinavie.

Observ. — Il ne paraît pas possible de séparer spécifiquement V’'Utr. Bremii de l'Utr. minor: Ces 2 plantes ne diffèrent en réalité que par la dimension de la corolle et encore M. Em. Martin faitil observer qu’il a trouvé l’Utr. minor avec des corolles presque aussi grandes que celles de l’Utr. Bremii. L’inflexion du bord de la lèvre antérieure ne semble pas avoir plus de valeur; j'ai toujours vu l’Utr. Bremii avec le bord de la lèvre antérieure ondulé-plissé et dans cet état difficilement distinct de celle de lPUtr. minor, auquel, par contre, MM. Cosson et Germain, attribuent, dans la figure de leur atlas, une lèvre tout-à-fait plane, particularité qui, en effet, se présente quelquefois.

CONSPECTUS DES ESPÈCES,

Éperon cylindro-conique, au moins 2 fois plus long qu’il n’es

n large: à la base... «+. lodetscsese see #4 se se ne se 2. Éperon en forme de bosse conique aussi large à sa base que haute , S'An. D. .6, .m: 0e CEE D |] CR | Utr. minor (711). Fleurs de 18 à 20 mill.: lèvre antérieure à bords rabattus, vésicules placées sur les feuilles , . Utr. vulgaris (769).

Fleurs de 12 à 43 mill.; lèvre antérieure à bords plans; vésicules portées sur des rameaux dépourvus de feuilles, , , , . . . Utr. intermedia (170).

G. 293, PINGUICULA (Grassette).

Calice obscurément bilabié, à 5 divisions; corolle à 2 lèvres, la postérieure dressée, bilobee, l’antérieure à 3 lobes, barbue au palais, terminée inférieurement en éperon conique, subulé; antheres s’ouvrant transversalement; capsule bivalve. — Herbe croissant dans les marais, à feuilles toutes radicales, charnues, onctueuses, glabres et très entières ; pédoncules radicaux, dressés unifiores, courbés en crosse avant l’anthèse.

172. P. vulgaris L. Sp. %; Lefr. cat. 28. (Gr. vulgaire). — Feuilles largement oblongues ou obovales, obtuses, atténuées en pétiole; pédoncules hauts de 6-15 cent., très finement glanduleux au sommet, ainsi que le calice dont les divisions sont oblongues, obtuses, réfléchies après l’anthèse et persistent longtemps sous la capsule; corolle atteignant 12 à 15 mill. (avec l’éperon), d’un pourpre violacé; éperon subulé, un peu arqué, constituant environ le tiers de la corolle et dirigé en arrière; lèvre postérieure à lobes contigus, dressés, très obtus; lèvre antérieure 2 fois plus longue que la postérieure, à lobes écartés, un peu tronqués au sommet. %,.

— Mai, juillet. Prairies tourbeuses des terrains calcaires. R. Marais de Poulines, du côté de Villerable et de Huisseau-en-Beauce! St-Amand (Monin) ; Averdon, dans le marais des Trépaults, d’où il est à peu près disparu.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept. jusque dans la Scandinavie et l'Islande, Arménie; Tauride ; Sibérie ; Amérique boréale et occidentale.

113. P. lusitanica L. sp. %; Lefr. cat. 21: Em. Mart. cat. 179. (Gr. de Portugal). — Feuilles obovales peu atténuées à la base; pédoncule très grêle, de 5 à 12 cent., parsemé de petites glandes, ainsi que le calice dont les divisions sont élargies, suborbiculaires ; corolle petite (6 à 8 mill.) d’un blanc quelquefois un peu jaunâtre , légerement teintée de rose au sommet, avec le tube rayé de stries ferrugineuses ; lèvres presque égales, à lobes élargis, arrondis au sommet, ce qui rend la corolle un peu campanulée; éperon grêle, légèrement renflé au sommet, dirigé en bas. %.

— Mai, juillet. Lieux tourbeux, fondrières des terrains siliceux. C. dans l’arrondissement de Romorantin! (Ein. Martin); Dhuizon!; forêt de Boulogne, à l’etang de Montfrault et dans les bruyères tourbeuses!; parc de Chambord !; Neuvy-sur-Beuvron, dans les marais de Malpalu!; Cour-Cheverny, à la bonde de lPétang du Grand-Cottereau,

Distrib. géogr. — Strictement limité à l'Europe occidentale depuis l'Angleterre, jusqu’en Portugal,

CONSPECTUS DES ESPÈCES, Eperon conique, aigu, dirigé en arrière; fleurs d’un pourpre vio- LOS en 7 NTI 424 0... PP, vulgaris (77).

Eperon presque cylindrique , un peu renflé au sommet, dirigé

en bas; fleurs d’un blanc jaunâtre et un peu rosées, , , .. PF. lusitunica (773).

Fam. LVII. SELAGINEÆE End.

SÉLAGINÉES.

Fleurs synoïques, irrégulières. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle ; calice infère, 5-fide ; corolle tubuleuse, à limbe bilabié, la lèvre postérieure courte et bifide, l’antérieure trifide. Androcée : 4 étamines didynames insérées au sommet du tube de la corolle ; loges de l’anthère promptement confluentes et s’ouvrant par une fente longitudinale. Gynécée : un ovaire supère, uniloculaire, renfermant un seul ovule suspendu au sommet de la loge avec le micropyle et la radicule supère; un style saillant, à stigmate bidenté; fruit renfermé dans le calice, indéhiscent, à péricarpe membraneux ; graine pendante, pourvue d’un albumen charnu. — Herbe vivace, à feuilles coriaces, alternes et dépourvues de stipules; fleurs bleues, disposées en capitule terminal, ælobuleux , accompagnées de bractées étroites, les extérieures formant une sorte d’involucre sous le capitule.

G. 294 GLOBULARIA (Globulaire).

Caractères de la famille.

74. GI. Willkommii Nyland. Syll. FI Eur. ed. I. p. 140 (nomen tantum). GI. vulgaris Auct. (non L.); Lefr. cat. 21; Em. Mart. cat. 231; Willk. Globul. p. 13. tab. I. fig. 4 Willk. et Lange Prodr. F1. Hisp. II. 383. (G!. de Willkomm). — Souche épaisse, dure, produisant de nombreux fascicules de feuilles entre lesquels naissent les tiges florifères, celles-ci dressées , glabres, hautes de 6 à 20 cent., couvertes de feuilles assez rapprochées; feuilles des fascicules coriaces, longuement pétiolées, à limbe obovale-spatulé, tronqué ou brièvement tridenté au sommet; feuilles des tiges très diminuées, sessiles, lancéolées, aiguës; capitules de 10 à 15 mill. de diam. ; bractées extérieures formant un involucre, moitié plus courtes que les fleurs, lancéolées-aiguës, ciliées de poils blancs, les intérieures linéaires, membraneuses et carénées à la base; pédicelles presque nuls ; ‘calice à tube velu, pentagonal, conique, divisé jusqu’au milieu ou un peu au delà en 5 dents lancéolées subulées, ciliées: lobes de la lèvre posterieure de la corolle linéaires, très obtus, 2 fois plus courts que les lobes de la lèvre antérieure; étamines exsertes. %.

— Avril, juin. Coteaux secs des terrains calcaires. AR. Billy, carrières du Tertre-Blanc! Châteauvieux, coteau de Péquignon! (Em. Martin); Châtillonsur -Cher, clairières du bois de la Cave!; Noyers, carrières de Belleroche!; St- Gervais, bois avoisinant l’ancien moulin à vent! (Lefrou) ; Villemalin et Ste-Anne près Vendôme! buttes de Marcilly, commune de Huisseau-en-Beauce (Rolland); Thoré, à Rochambeau !.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe centrale depuis l'Espagne et l'Italie, jusqu'en Belgique et dans la région orientale, jusqu'en Macédoine.

Observ. — Le G/. vulgaris L. (GI. spinosa Lamk.), est caractérise | surtout par la forme de la corolle dont la lèvre postérieure a ses lobes plus allongés et seulement 1 fois plus courts que ceux de la lèvre antérieure, très étroits et un peu élargis au sommet; il est connu seulement en Espagne. dans le midi de la France et, particularité singulière, dans deux iles de la mer Baltique, Oeland et Gotland, ou Linne les signale.

Fam. LVII. VWERBENACEZE End].

VERBÉNACÉES.

Fleurs synoïques, irrégulières. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle ; calice infere, tubuleux à 4-5 dents ; corolle à tube étroit, cylindrique, un peu arqué, à limbe étalé, presque plan, quinquéfide, obscurément bilabié. Androcée : 4 étamines didynames insérées sur le tube de la corolle: anthères biloculaires, à déhiscence longitudinale. Gynécée : ovaire très brievement quadrilobé au sommet, à quatre loges qui renferment chacune un ovule dressé, insérée latérale ment; style court, à stigmate brièvement bifide; fruit sec, renfermé dans le calice, se séparant à la maturité en 4 pyrènes étroites; graines dressées, sans albumen. — Herbes à feuilles opposées, dépourvues de stipules ; fleurs en épis terminaux.

G. 295. VERBENA (Verveinc).

Caractères de la famille,

775. W. officinalis L. sp. 29; Lefr. cat. 21; Em. Mart. cat. 228. (V. officinale). — Tiges dressées ou ascendantes, rameuses vers le haut, à 4 angles obtus; feuilles parsemées de poils rudes appliqués, tripartites, les inférieures avec le lobe moyen beaucoup plus développé, bordé de grosses dents dans sa moitié supérieure, feuilles très diminuées dans le voisinage de l’inflorescence, profondément incisées, à segments étroits et dentés ; fleurs petites, en épis allongés, lâches à la base, disposés en panicule étroite ; bractées pubescentes, ovales-aiguëés plus courtes que le calice, celui-ci couvert de petits poils rudes et à divisions aiguës; corolle 5 à 6 mill.) glabre, d’un violet pâle; lobes du limbe ovales, arrondis au sommet, sensiblement inégaux entre eux ; pyrènes cunéiformes, tronquées au sommet, finement tuberculeuses sur leur face interne. g ,

— Juin, octobre, Bords des chemins, lieux incultes, CC.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; toute l'Asie-Mineure; Caucase; Caboul; Inde sept, ; Japon; Abyssinie; Afrique sept. ; Canaries; Cap de Bonne-Espérance : Amérique sept. et australe, .

Fam. LIX. LABIA'T Æ End.

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