‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 172 sur 265 · Calice distinctement bilabié · texte numérisé non relu

Calice distinctement bilabié

Lèvres du calice tout-à-fait entières, . , . . . . , . SCUTELLARIA. Calice à lèvres dentées, non renflé; fleurs de 10 à 15 mill. . . . . . « . BRUNELLA.

Calice à lèvres dentées, renflé, membraneux; fleurs longues de 3 à 4 CÉRÉALES. onrS de de me 0 D eve 008 a. eee s 0e 05e EE NS

2. Calice souvent obliquement tronqué, non bilabié, à 5 ou ro dents ou lobes presque égaux. à

—+ Calice terminé par un mucron spinuleux.

Etamines incluses : calice à 10 dents . . , + + «+ + « MARRUBIUM. Etamines exsertes; loges des anthères opposées bout à bout: tube de la corolle cylindrique; calice à 5 dents, , . .,,, . «+ . «+ STACHYS: Etamines exsertes; loges des anthères placées dos à dos; tube de la corolle très renflé à la gorge. [2 CN #0"e os Dd'hprETR se "0 LI GALEOPSIS. Etamines exsertes; loges des anthères parallèles. . .:. LEONURUS.

+-+- Dents du calice sans mucron spinuleux au sommet.

Dents du calice lancéolées, subulées. , , . ,. . . . .« . « + LAMIUM. Dents du calice courtes et arrondies, brusquement et tres brièvement BCUMINÉES. re “te 6 © 5 SOUS de 0 UT de fa Te UT A NRRRSE

b, Lobe postérieur de la corolle tronqué, beaucoup plus court que l'antérieur. :

Tube de la corolle dépourvu intérieurement d’un anneau de poils; lévre postérieure bifide, à. tolé) + ste Css We to" C'ÉFRRIRTIIRTE TEUCRIUM.

Tube de la corolle muni intérieurement d’un anneau de poils ; lèvre postérieure seulement échancrée , , «+ « + + ee + + » + « + AJUGA.

G. 296, MENTHA (Menthe).

. Calice Campanulé ou tubuleux, à 5 dents presque égales, corolle à limbe infundibuliforme très obscurément bilabié, à 4-5 lobes

étalés ; 4 étamines fertiles, égales, dressées, un peu divergentes,

saillantes ou incluses. — Herbes odorantes, stolonifères ; tube de la corolle glabre, ou pubescent intérieurement, dans une même espèce.

7176. M. rotundifolia L. sp. 805; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 216. (M. à feuilles rondes). — Plante couverte d’une pubescence courte, grisâtre, formée de poils crispés ; tiges dressées, de 4 à 6 décim.; feuilles sessiles ou à peu près, largement ovales ou presque arrondies, un peu échancrées à la base, bordées de grosses dents obtuses, épaisses, comme bosselées en dessus, réticuléesrugueuses en dessous; glomérules subsessiles formant des grappes spiciformes serrées, allongées et aiguës, quelquefois un peu interrompues à la base; bractées et bractéoles lancéoléeslinéaires, acuminées; calice brièvement tubuleux, à 5 dents lancéolées, mucronées, ciliées ; corolle blanchâtre. %.

— Juillet, août, Fossés, bords des eaux. CC.

Distrib, géogr. — Europe moyenne et australe; devient R. dans l’Europe austro-orientale ; manque dans toute l’Asie-Mineure; Afrique sept.: Madère.

Observ. — Les dents des feuilles sont assez profondes ou très superficielles, mais toujours obtuses et ressemblent plutôt à des crenelures ; le tomentum feutré qui recouvre les feuilles de certaines formes est réduit dans d’autres à une pubescence cendrée ; . l'inflorescence est plus ou moins composée, rarement formée de grappes spiciformes simples, épaisses de 6 à 10 mill., ou plus grêles encore ; les bractées sont tantôt plus longues, tantôt plus courtes que les glomérules. Certains auteurs ont fait aux dépens du M. rotundifolia, autant d’espèces qu'ils ont cru reconnaître de formes ; cette observation s’applique aux divers Mentha décrits ci-après, qui sont tous également polymorphes et très probablement tout-à-fait aptes à l’hybridation.

X M. velutina Lej. Revue de Ia F1. de Spa. p. 115. Malinv. Hybr. dans le genre YWentha, Bull, soc. bot. XXVII, 332, 349. — Paraît être un hybride du 7. rotundifolia et du M. sylvestris. Port du M. rotundifolia, mais assez distinct par sa pubescence fine et plus soyeuse, par ses feuilles moins rugueuses, bordées de dents profondes, presque aiguës.

— Habite avec les parents, sur les bords de la Loire, à Blois, Chaumont, etc.

X M. gratissima Weber Prim. fl. Holsatiæ, p. 43, (an. Roth Tentam. fi. Germ. Il. p. 6). — Hybride présumé du M. viridis et du M. sylvestris. Très voisin du précédent, il en diffère surtout par ses feuilles ovales-lancéolées, presque aiguës, très peu rugueuses, minces, réticulées, couvertes en dessous d’une fine pubescence, grise, crispée et bordées de petites dents un peu étalées. La plante est ordinairement très rameuse dès la base, d’un vert assez sombre; son odeur rappelle bien celle du AZ. viridis, dont M. Malinvaud la croit un hybride.

— Cheverny, très abondant dans une vigne près des Rabouillères, où la plante parait indestructible à cause de ses nombreux stolons ; elle n’y est probablement que natura!isée.

. Observ. — Le M. gratissima est attribué par tous les botanistes à F.-H. Wiggers, parceque celui-ci est regardé comme étant l’auteur du Primitiæ Floræ Holsatiæ, où la plante est décrite; mais des 1826, Nolte à fait observer (Nov. F1. Hols.) p. VII, que le véritable auteur du Primitiæ fut C.-H. Weber. Il ajoute, p. 52,

que M. gratissima est une espèce assez bien caractérisée qui croit

sur les bords de la mer : « M. gratissima Weberi quæ modo ad littus marinum invemitur, notis satis detinitis ab utrâque superiorum (M. nemorosa et M. sylvestris) distinguitur. » Le même auteur ajoute qu’il se propose de donner plus tard les caractères distinctifs des 3 espèces; Je ne sais si ce travail à été publié.

Le M. sapida Tausch., que M. Malinvaud considère également comme un hybride du 27, rotundifolia et du M. viridis, ne paraît pas sensiblement distinct du A7. gratissima. |

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