‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 173 sur 265 · M. sylvestris L. sp. 804; Lefr cat. 20. (M. sauvage · texte numérisé non relu

M. sylvestris L. sp. 804; Lefr cat. 20. (M. sauvage

Plante couverte d’une pubescence blanche, soyeuse ; tiges de 4 à 8 décim, simples ou peu rameuses; feuilles sessiles, lancéolées, allongées, aiguës, d’une consistance mince, à réseau de nervures peu saillant, même en dessous, bordées de fines dents assez rapprochées età pointe mucronulée, étalée; glomérules disposés en longs épis terminaux, comme ceux du M. rotundifolia; bractées et bractéoles linéaires sétacées; dents du calice étroitement lancéolées subulées ; fleurs un peu bleuâtres. %.

— Juillet, septembre. Bords de la Loire à Avaray (Roger), Menars, Blois!, Chaumont!, Rilly !; se trouve quelquefois dans le voisinage des habitations. Dans le val de la Loire, la plante paraît importée de la région supérieure du fleuve,

Distrib. géogr.— Toute l’Europe, jusque dans le Danemark et la Suède méridionale; se retrouve sous des formes très diverses dans l’Asie-Mineure, la Perse, le Turkestan, le nord de l'Inde, la Sibérie, l'Arabie pétrée, l’'Abyssinie, l’Afrique sept., et jusqu’au Cap de Bonne-Espérance,

Observ. — Plante très polymorphe; sa variabilité porte principalement sur la longueur et l'épaisseur de l’indument, sur la grosseur des grappes florales et sur l’écartement des glomérules qui les composent; sur la dimension des feuilles, quelquefois très grandes, sur la profondeur des dents qui les bordent; on ne doit

oint oublier que les feuilles, toujours sessiles ou subsessiles sur ‘axe principal, sont quelquefois sensiblement pétiolées sur les axes secondaires,

7178. M. viridis L. sp. 804; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 218. (M. verte). — Plante à odeur suave, d’un vert sombre, un peu pubescente ou presque complétement glabre; tiges de 6 à 10 décim., rameuses presque dès la base; feuilles étroites et aiguës, comme celles du 4. sylvestris, dont Koch la considère comme étant une variété glabrescente et à odeur differente; les grappes sont ordinairement interrompues à la base, souvent étroites et très allongées. %,

— Août, septembre. R, Gièvres, dans une haie au Viviér (Em, Martin); Tour= en-Sologne, haie bordant la route de Bracieux, près du chemin de Villesavin ! Châteauvieux (Charlot) ; Bonnevaux (Lefrou). — Plante naturalisée,

Distrib. géogr, — Europe moyenne, jusque dans le Danemark, la Suède méridionale et l'Écosse. Assez souvent cultivée, ce qui rend son indigénat douteux dans beaucoup de localités où elle a été indiquée,

Observ. — Le M. piperita Huds., Angl. 251 (non L.), qui est la véritable Menthe porvrée, ressemble beaucoup au AZ, viridis ; mais outre que sa saveur est franchement piquante, elle s’en distingue par les feuilles de latige qui sont assez longuement pétiolées et non pas sessiles ou subsessiles, par ses grappes moins lon-

ues, un peu plus grosses et plus serrées. M, Malinvaud considère

a Menthe poivrée comme un hybride né du M, viridis et du M, aquatica; ce dernier aurait fourni les feuilles pétiolées ; mais en atten«

D. EE , Ar dant la confirmation expérimentale, cette parenté, d’après son auteur lui-même, doit être tenue pour une hypothèse. Quant au M.piperita L.,il est caractérisé par des feuilles ovales et des grappes très raccourcies, presque Ccapitées,ce qui le rapproche davantage du M. aquatica autant du moins qu'on en peut juger d’après la figure de Ray, citée par Linné (Cf. Ray, Synops. stirp. Brit. ed. 3, p. 234, tab. X, fig. 2); ilest très possible que ce soit là encore un hybride des M. aguatica et viridis dans la production duquel le rôle des parents aurait été interverti, mais présentant d’ailleurs, d’après le texte de Ray, la même saveur piquante que la forme à épis allongés et aigus.

Le M. citrata Ehrh. Beitr. 7, p. 150, est quelquefois naturalisé dans les haies des jardins, où 1l est d’ailleurs rarement cultivé; c’est une plante remarquable par son odeur douce de citron ; ses feuilles sont largement ovales et pétiolées comme celles du M. aquatica, mais vertes et glabrescentes comme tout le reste de la plante. La polymorphie de son inflorescence est assez singulière, les nombreux rejets d’un même individu pouvant présenter des glomérules de fleurs disposésen grappes allongées, comme ceux du M. vridis, en même temps que d’autres très raccourcis capités, comme ceux du 47. aguatica; j'ai constaté cette forme à Blois, dans le jardin de Mr Arm. Dubois, où aucune autre Menthe n’était cultivée; ce fait de polymorphisme dans l’inflorescence sur les divers rameaux d’un même individu, est bien de nature à jeter des doutes dans l’esprit de ceux qui seraient tentés de séparer des hybrides de Menthe d’après la seule considération de l'allongement ou du raccourcissement de la grappe florale, :

719. Rk. aquatica L. sp. 805; Em. Mart. cat. 216; A7. hirsuta Lefr. cat. 20. (M. aquatique). — Plante verte ou rougeñtre, plus ou moins velue-hérissée, à poils dirigés en bas; feuilles toutes assez longuement pétiolées, largement ovales, bordées de dents aiguës quelquefois très peu saillantes; glomérules en grappes courtes arrondies, Capituliformes tous terminaux ou quelques uns d’entr’eux placés à l’aisselle des feuilles supérieures: calice souvent très hérissé, tubuleux campanulé, à dents lancéolées, longuement subulées ; corolle légèrement bleuâtre. %.,

— Juillet, août, Bords des eaux. C.

* Distrib. géogr. — Europe, jusqu’en Suède et en Norwège, mais devenant RR. dans la région austro-orientale ; se retrouve en Svrie, dans l’Anatolie, le Caucase, la Perse, la Sibérie, l'Afrique sept., au Cap de Bonne-Espérance, dans les deux Amériques,

Observ. — Le AJ. aguatica se montre sous un grand nombre de formes ; la plante est très velue ou presque glabre, verte ou rougeûâtre dans toutes ses parties: les dents des feuilles sont plus ou moins profondes, mais toujours très obtuses, les glomérules de fleurs plus ou moins écartés, ovales ou arrondis. En outre il paraît s’hybrider facilement, dans certaines régions du moins, soit avec le AZ, rotundifolia, d'ou résultent le M. maximilianea Schultz,et le M. Schultzii Bout.; soit avec le AZ. sylvestris, et produisant alors le A. nepetoides Lej. et le M. hirta Willd, Ces divers hybrides ne me sont pas connus de Loir-et-Cher.

X M. sativa L. sp. 88; Em. Mart. cat. 216. (M. des cultures). Hybride probable du M. aquatica et du M. arvensis. — Verticilles floraux tous disposés à l’aisselle des feuilles comme dans le M. arvensis; calice tubuleux-campanulé du M. aguatica. Toutes les feuilles sont assez longuement pétiolées, à limbe ovale, arrondi

à la base ou brièvement atténué,

LR =:

— Juillet, septembre. Bords des eaux. C. dans la Sologne et dans toute la vallée du Beuvron, où il se montre souvent plus abondant que les parents.

Observ. — Sous le nom de xX M. satira, je réunis ici plusieurs hybrides nés du 1. aquatica et du M. arvensis, dans l’impossibilité où je me trouve de distinguer les produits inverses, qui selon toutes probabilités se manifestent coucurremment ; je puis dire seulement que l’on rencontre des spécimens dont l’inflorescence rappelle davantage celle du M. aguotica et d'autres chez lesquels elle est plus manifestement disposée comme dans le M. arvensis. Dans les lieux un peu couverts, on trouve des individus' dont les feuilles sont très développees et le pétiole très allongé; quelques auteurs les ont distingués spécifiquement. (M. rubra Sm.; M. subspicata Weïhe; M. plicata Opiz; M. longifolia Host., etc.

780. M. arvensis L. sp. 806; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 217.

(M. des champs). — Plante brièvement pubescente ou quelquefois ep assez velue; tiges dressées ou étalées, très rameuses; euilles pétiolées, ovales ou ovales-lancéolées, dentées ; glomerules tous axillaires, compacts; pédicelle égalant le calice ou plus long que lui; calice campanulé, à peine plus long que large, à dents courtes, triangulaires ; fleurs bleuâtres. %.

— Juillet, septembre, Fossés, lieux humides. CC.

Distrib. géogr. — L'Europe, presque jusqu’à la zone arctique; R. ou nul dans la région orientale; se retrouve dans la Tauride, le Caucase; Sibérie ; Himalaya ; Madère.

Observ. — Le M. arvensis s’hybride, paraît-il, avec tous ses congénères ; mais je n’ai pas rencontré en Loir-et-Cher seshybrides avec le M. rotundifolia (XX M. Wohlwerthiania Schultz et xX M. mollts Schultz), ni avec le M. sylvestris (X M. dentata Roth et X M. Skofwziana Kerner).

781. M. Pulegium L. 5p. 807; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 217. (M. Pouliot), — Plante à odeur forte, velue-grisâtre ou glabrescente; tiges trèsrameuses, ordinairement étalées sur le sol et radicantes; feuilles toutes pétiolées, ovales, denticulées ou

resque entières, quelquefois très petites; glomérules tous axilaires, très compacts; calice tubuleux-Campanulé, velu à la sorge, assez distinctement bilabié, à dents lancéolées acuminées; tleurs bleuûtres. %. |

— Juillet, septerubre. Lieux humides, fossés fangeux. CC.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe, où la plante est souvent toute blanche, tomenteuse; Asie-Mineure; Perse; Oural; Egypte; Abyssinie; Afrique septentrionale ; Canaries; Amérique sept. et australe.

CONSPECTUS DES ESPÈCES,

; ( Glomérules en grappes terminales spiciformes où capituliformes, 2.

l Glomérules tous ou en partie axillaires, ,. 9. r Feuilles arrondies ou plus ou moins largement ovales, bosselées

2, ou rugueuses en dessus, , ss." de

Feuilles lisses en ‘dessus, d'ailleurs glabres ou soyeuses, . , , 5.

CL a. Le. se en) em,

ne

un 2 in en. 2 |

‘ Feuilles bosselées en dessus, crénelées-dentées, les caulinaires

presque orbiculaires ou courtement ovales, couvertes en dessous d’un tomentum crispé. . M, rotundifolia (776). Feuilles seulement un peu rugueuses en dessus, ovales ou ovales lancéolées, bordées de dents un peu aiguës. . . . ,,. . ..

- Feuilles ovales, très obtuses, , , . , . X M. pubescens.

Feuilles ovales-lancéolées, aiguës , . X M. gratissima.,

Feuilles des tiges principales tout-à-fait sessiles, ou à peu près. Feuilles toutes assez longuement ou äu moins très distinctement pétiolées . L L L . . . L2 . L£ . . . . . L£ . L2 . . L L2 . . L] Plante couverte d’une pubescence soyeuse grisâtre, surtout, à la face inférieure des feuilles, . . , M. sylvestris (717),

Plante verte, glabre ou glabrescente, . . . M, viridis (778).

Pont eabre ot slabresceniess Le. NERRe Se stat a les

Plante plus ou moins hérissée. , , . . M. aquatiea (779).

Feuilles lancéolées ou ovales-lancéolées, à saveur piquante. « , M. piperita (en note).

Feuilles largement ovales, à odeur très douce de citron, à saveur non piquante. , « . « ., « « M. citrata (en note). Calice tout-à-fait glabre à l’intérieur. 1, 7. 016. 5 205 Calice velu intérieurement à la gorge. M, Pulegium (781).

Gloniéralés "tous axillaires er RSA OL NN FINALE

Glomérules inférieurs axillaires, les supérieurs réunis en tête CÉRRRURMEREETS 5 a M TASSE os TN a tels

Calice tubuleux campanulé, à dents lancéolées, acuminées. . , , X M. sativa.

Calice campanulé, à peine plus long que large, à dents triangulairegir. «ùi ue Nails QU Mo arvensisi (180).

G. 297. LYCOPUS (Lycope).

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si ES

Deux étamines fertiles, les 2 autres tout-à-fait rudimentaires; le reste comme dans le genre Mentha.

782. L. europæus L. sp. 30; Lefr. cat. 19; Em. Mart. cat. p. 217. (L. d'Europe). — Plante plus ou moins velue ou pubescente ; tige dépourvue de stolons, dressée, simple ou rameuse dès la base, haute de 5 à 10 décim.; feuilles brièvement pétiolées, à limbe lanceolé ou ovale-lancéolé, atténué'aux deux extrémités, bordé

. de dents profondes, aiguës, quelquefois même incisé, surtout vers la base, d’un vert sombre en dessus, finement pubérulent et grisätre en dessous ; glomérules tous axillaires, assez petits, strictement sessiles, très denses ; calice à 5 dents terminées par une pointe rigide et jaunâtre; corolle très petite (2 à 3 mill.), blanche, souvent mouchetée de rose, un peu velue à la gorge. %.

— Juillet, septembre. Bords des eaux, CC.

Distrib. géogr. — Toute l'Europe, presque jusqu’à la zone arctique; Asie-Mineure; Sibérie; Afrique sept,

G. 298. ORIGANUM (Origan).

Calice peu distinctement bilabié, à dents presque égales ; 4 étamines également distantes; glomérules en grappe spiciforme; fleurs accompagnées de larges bractées colorées.

783. Or. vulgare L. Sp. 824; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 217. (Or. vylgaire)..— Plante odorante, un peu velue; tiges de 4 à 8 décim., dressées, un peu rameuses vers le haut; feuilles pétiolées, ovales, arrondies à la base, un peu aiguës ou obtuses au sommet, velues surtout en dessous; glomérules terminaux disposés en panicule étroite; fleurs accompagnées de bractées ovales égalant au moins le calice, membraneuses, purpurines ou plus rarement d’un vert très pâle; calice ovale-turbiné, poilu intérieurement, à» dents deltoïdes un peu obtuses; corolle petite (4 à 5 mill.), 2 fois plus longue que le calice, un peu rosée ou blanche, à lèvre antérieure divisée en 3 lobes égaux ; étamines exsertes. %.

Varie :

a. vulgare Gren, et Godr. FI. de Fr. — Glomérules en grappe courte, ovoïde,

b. prismaticum Gaud, Or. megastachyum Link, — Glomérules en grappe très allongée, prismatique.

— Juillet, août. Lieux secs, bords des chemins, C.

Distrib, géogr. — Toute l'Europe, presque jusqu’à la zone arctique; Asie-Mineure ; Perse; Caucase; Himalaya.

L’Hyssope (Hyssopus officinaiis L.), fréquemment cuitivé dans les jardins, est assez souvent naturalisé sur les vieux murs. Il est originaire de la région méditerranéenne.

G. 299. THYMUS (Thym).

. Calice et corolle nettement bilabiés; 4 étamines également écartées; glomérules presque tous terminaux formant des grappes ovoïdes ou subglobuleuses, accompagnées de bractées étroites.

734. Eh, Serpyllum L. fl, suec. 208 (ed. 2); Lefr. cat. 20; Em. Mart. 217. (7'h. Serpolet). — Tiges très grêles, couchées, radicantes ; feuilles brièvement pétiolées,longuement ciliées à la base; braciées poilues, linéaires, égalant à peine les pédicelles ; glomérules inférieurs quelquefois axillaires, les supérieurs toujours rapprochés en grappe Courte, épaisse, plus ou moins compacte ; calice divisé jusqu’au milieu en 2 lèvres longuement ciliées, la lèvre postérieure plus courte, à 3 dents triangulaires, l’antérieure à 2 dents flancéolées-subulées; corolle petite (4 à 5 mill.), d'un rose:un peu lilas; étamines très saillantes. %, N

Varie :

a, linnœæanus Gren. et Godr. FI. fr. II. p.658. — Feuilles obovales, ceunéiformes à la base; rameaux floraux tous tournés du même côté,

b, angustifolius. Th. angustifolius Pers. — Feuilles étroitement oblongues, presque linéaires ; rameaux floraux comme dans la var. a,

e. Chamædrys. Th. Chamædrys Fries nov, 197. — Feuilles obovales ou largement ovales et arrondies à la base; rameaux florifères épars et diffus,

— Juillet, septembre. Pelouses sèches. CC.; la var. e., dans les lieux un peu couverts, sur les talus des grands fossés.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusqu’à la zone arctique; Asie-Mineure; 5 pe Jusq que ; ;

Perse ; Caucase; Himalaya; Sibérie; Chine sept.; Japon; Abyssinie ; Groënland.

Observ. — Le 7h. Serpyllum se montre sous des formes très diverses selon qu’il croit dans les lieux secs et découverts, ou dans des terrains un peu frais et à sol profond,sur la silice ou sur le calcaire.

On cultive comme condiment, le 7hymus vulgaris L., de la région méditerranéenne ; il est sous-frutescent, dressé; ses feuilles sont pubescentes, blanchâtres, dépourvues de cils à la base,

Cr. 300. CALAMINTHA (Calament).

Calice à 13 nervures, cylindracé, bilabié, à lèvre postérieure tridentée, l’antérieure bifide; corolle à 2 lèvres, la postérieure dressée, presque plane ; 4 étamines écartées à leur base, mais convergentes au sommet sous la lèvre postérieure de la corolle. — Fleurs en cymes simples ou composées, lâches, plus ou moins longuement pédonculées, toutes axillaires et écartées, les supérieures accompagnées de feuilles ordinairement très diminuées.

785. €. Nepeta Savi Flor. Pis. II. p. 63 (1798). (C. faux Nepeta). — Plante d’une odeur forte, velue, grisâtre; tige de 4 à 10 décim., très rameuse; feuilles ordinairement petites, pétiolées, ovales ou ovales-lancéolées, obtuses, supérficiellement crénelées; cymes portées par un pédoncule assez court, les inférieures et les moyennes ne dépassant souvent pas les feuilles; pédicelle égalant environ le calice, celui-ci ovale, un peu turbiné à la base, à dents de la lèvre antérieure brièvement acuminées; tube muni intérieurement, sous la gorge, de poils blancs dressés qui égalent les dents; corolle petite (8 à 10 mill.), d’un violet très pâle, pubescente, à tube droit, saillant en dehors du calice; nucules brunes, ovoïdes trigones.

— Juillet, septembre, Lieux secs. RR. Vineuil; abondait en 1881 sur les talus de la levée de la Loire (rive gauche) en face des rochers St-Victor, C’est une espèce probablement importée de la région supérieure de la Loire.

Distrib. géogr. — Europe centrale et occidentale; Asie-Mineure, jusqu’en Perse et dans le Caucase; Afrique sept.

186. C.menthæfolia Host. Austr. II. p. 129. C, ascendens Jord. Observ. IV. p. 8. tab. 1. (C. à feuilles de menthe). — Plante un peu velue, grisätre; tige de 3 à 6 décim., ascendante et souvent radi-

cante à la base; feuilles assez longuement pétiolées, à limbe largement ovale, arrondi ou tronqué à la base, crénelé sur les bords : cymes brièvement pédonculées, les inférieures plus courtes que les feuilles qui les ascompagnent ; pédicelles souvent plus longs que le calice, celui-ci un peu turbine, à 2 lèvres très inégales, l’antérieure à dents lancéolées, longuement subulées ; tube muni intérieurement, sous la gorge, d’un anneau de poils qui ne fait pas saillie; corolle médiocre (12 à 15 mill. environ), un peu violacée, pâle, pubescente; nucules obscurément trigones, ovoïdes arrondies. %.

— Juillet, septembre. Lieux secs, bords des chemins. R. et observé jusqu'ici seulement dans la vallée du Loir et dans le Perche : Troû (Rolland); Baillou, à l'entrée du bourg !; Sargé, prés du moulin de Comes (Legué).

Distrib. géogr — Europe occidentale (jusqu’en Irlande et en Angleterre) et moyenne jusqu’en Dalmatie.

187, €. officinalis Mœnch. Meth. 409. C. sylvatica Bromf. Engl. bot. suppl. tab. 2897. 7'hymus Calamintha L ; Lefr. cat. 20 (C. oficinal). — Plante assez velue, tige de 4 à 10 décim., peu rameuse ; feuilles longuement pétiolées, à limbe ovale, brièvement atténué à la base, bordé de dents aiguës ; cymes inférieures plus courtes que les feuilles ; pédicelle souvent plus long que le calice, celui-ci turbiné, à dents de la lèvre antérieure lancéolées-subulées ; corolle bleuâtre, finement pubescente, assez grande (10 à 20 mill.); nucules brunes, arrondies, obscurément trigones. %.

— Juillet, septembre. Bois secs, un peu couverts, surtout dans les terrains calcaires. C. dans les taillis des forêts, autour de Blois,

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; région Pontique; Perse; Caucase.

788. €. Acinos Clairv. in Gaud. F1. helv. IV. p. 84; Em. Mart. Cat. 217. Thymus Acinos L.; Lefr. cat. 20. (C. Acinos). — Plante couverte d’une pubescence grisâtre, crispée, plus ou moins abondante; tiges indurées à la base, quelquefois décombantes et radicantes, ordinairement rameuses, diffuses ; feuilles petites, brièvement pétiolées, ovales, aiguës ou obtuses; cymes dépourvues de pédoncule commun et formées de 5 à 6 fleurs placées à l’aisselle des feuilles et assez brièvement pédicellées; calice à tube gibbeux hérissé de petites soies et velu intérieurement ; dents de la lèvre postérieure redressées, celles de la lèvre antérieure droites, lancéolées, subulées, rigides; corolle assez petite (7 à 8 mill.), 1 fois plus longue que le calice, d’un bleu lilas, pubescente, à lèvre supérieure courte, %.

—- Juillet, août. Lieux incultes, champs des terrains calcaires. CC,

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Tauride; Caucase,

789, €. Clinopodium Benth. in DC. Prodr. XII, P: 233; Em. Mart. cat. p. 218, CI. vulgare L..; Lefrou, cat. 20. (C. Clinopode), — Plante couverte d’une villosité grisâtre, à poils réfléchis; tige de 3 à 6 décim., peu rameuse; feuilles brièvement pétiolées, largement ovales, superficiellement crénelées ; glomérules axillaires

et terminaux, sessiles ou rarement un peu pédonculés, très.

denses ou un peu lâches, formés de fleurs nombreuses, accompagnées de bractées sétacées très longuement ciliées, dépassant le calice et rendant le glomérule comme chevelu: calice hérissé à dents raides, ciliées, acuminées, celles de la lèvre antérieure

lancéolées ; corolle purpurine, environ ? fois aussi longue que le calice. %.

— Juillet, août. Bois secs. C.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., presque jusqu’à la zone arctique, et australe dans la région submontagneuse ; Asie-Mineure; Perse; Caucase ; Kurdistan ; Sibérie; Chine sept.; Japon.

Observ. — On cultive souvent dans les jardins, comme condiment, la Sarriette (Satureia hortensis L.), de la région méditer-

ranéenne; elle se retrouve sur les décombres, au voisinage des habitations.

CONSPECTUS DES ESPÈCES,

Fleurs en cymes ou glomérules composés, axillaires et termi- Taux: ui peédonéale commu, ,5 LM ANRT DE

Fleurs réunies au nombre de 3 à 4 à l’aisselle de chaque feuille. pédoncule commun nul, , ,.. ; . . €. Acinos (788).

Cymes lâches; fleurs beaucoup plus longues que les bractéoles qui les MLOTHPASTIÉN LT. Sn col anale telle DU /ONE RCE

[ee .

Glomérules très compacts; bractées ciliées-pectinées, égalant ou dépassant les fleurs et rendant les gJomérules comme chevelus ,,...,.,..... C. Clinopodium (789),

lant presque les dents. . . .. , .. €C. Nepeta (185).

Poils intérieurs du calice ne faisant pas saillie hors du calice. . 4.

Feuilles bordées de crénelures superficielles ; corolle d’un pourpre violacé, atteignant à- peine 15 mill' 4 0), 21435 €. menthæfolia (786).

Feuilles bordées de dents étalées ; corolle d’un bleu violacé, éga-

[ | Poils intérieurs du calice faisant saillie hors de la gorge et éga- | lant environ 20 mill, . . , . . . . €. officinalis (781).

CG. 301. MELISSA (Melisse).

Diffère des Calamintha seulement par la forme du tube du calice qui est aplati sur le dos, et par la lèvre postérieure de Ja corolle qui est concave.

790. ME. oflicinalis L. Sp. 827; Lefr. cat. 20; Em. Martin cat. 218. (M. officinale). — Plante brièvement velue; tige de 5 à 10 décim., rameuse; feuilles assez longuement pétiolees, à limbe

“ovale ou ovale-lancéolé, obtus ou un peu aigu au sommet, arrondi à la base, crénelé ou denté; glomérules tous axillaires, brièvement pédonculés et beaucoup plus courts que les feuilles; pédicelle court; calice à 13 nervures, campanulé-turbiné, poilu ; lèvre postérieure tout-à-fait plane, à dents ascendantes, triangulaires, mucronées; lèvre inférieure à dents lancéolées, terminées par une pointe rigide; Corolle blanchâtre, présentant souvent quelques petites ponctuations purpurines ; nucules brunes, oblongues. %.

— Juillet, août. Haies, lieux un peu couverts ; assez souvent subspontané dans

le voisinage des habitations; Romorantin; parc de Cheverny!; lés Montils!; Candé, à Madon!; Blois.

Distrib. géogr.— Europe moyenne, jusqu’en Danemark ; parties montagneuses de la région méditerranéenne,

Observ. — Plante très odorante et qui n’est probablement pas spontanée dans notre département; on la cultive assez fréquerhment, Soit parce qu’elle est très recherchée par les abeilles, soit pour l'usage que l’on fait de ses feuilles prises en infusion; c’est un aromate doux qui forme, avec la Menthe poivrée, la base de l'Eau de Mélisse des Carmes.

G. 302. SALVIA (Sauge).

Calice campanulé, bilabié; corolle à 2 lèvres dont la supérieure est comprimée et en casque; deux étamines fertiles (antérieures). à filets articulés au sommet avec un connectif filiforme à 2 branches inégales, la branche longue portant la loge fertile de l’anthère, la branche courte portant l’autre loge beaucoup plus petite et ee stérile; deux staminodes (étamines postérieures avortées).

791. S. pratensis L. sp. 35; Lefr. cat. 19; Em. Mart. cat. 218. (S. des prés). — Tige de 6 à 10 décim., dressée, brièvement velue, rameuse vers le haut; feuilles pubescentes surtout en dessous, réticulées, rug'ueuses, finement et inégalement crénelées-dentées, quelquefois sinuées ou même un peu lobées à la base, les inferieures largement lancéolées-aiguës, longuement pétiolées, inégalement en cœur à la base, les supérieures subsessiles, plus étroites ; bractées herbacées, largement cordiformes, brusquement acuminées, plus courtes que le calice ou l’égalant à peine; fleurs subsessiies en verticilles espacés; calice pubescent, souvent coloré en violet foncé, à dents de la lèvre postérieure très petites contig'uës ; corolle d’un bleu intense, rarement blanche, grande (18 à 25 cent.), au moins 2 fois aussi longue que le calice, très ouverte, pubescente et glanduleuse extérieurement; tube dilateé au sommet mais non bossu en avant, %.

— Mai, juillet. C. dans les prés secs, sur les pelouses,

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe, où la plante devient subalpine ; R, ou nul dans la région. austro-orientale ; Lazistan ; Caucase.

Observ. — Le S. verbenaca L., CC. dans le S.-0. de la France et qui remonte la vallée de la Loire jusqu’à Angers et Tours, a été observé plusieurs fois en Loir-et-Cher, mais toujours à l’état sporadique ; Salbris, sur la route de Souesmes, dans un fossé à la sortie du bourg !; Cheverny, à l’entrée du bourg! et au Breuil !; Blois, sur les décombres, pres de l’ancien cimetiere!. Le S. verbenaca se distingue du S. pratensis par ses fleurs 1 fois plus petites, souvent un peu rougeñtres, par ses feuilles largement inciséessinuées ; la première paire des caulinaires est toujours tres écartée des radicales, contrairement à ce qui a lieu dans le S, pratensis la plante est souvent très rameuse. À

Le S. sylvestris L., plante de l’Europe centrale indiquée vaguement en Loir-et-Cher par Lefrou, cat. p. 19, est peut-être le S, verbenaca.

792. S. Sclarea L. sp. 38; Lefr. cat, 20. (S. Sclarée). — Plante à odeur pénétrante, lanugineuse dans le bas, briè-

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vement poilue et glanduleuse dans le haut; tige dressée, de 4 à 8 décim.; feuilles inférieures et moyennes longuement pétiolées, à

limbe largement ovale-cordiforme, crénelé-denticulé sur les

bords, obtus au sommet, légèrement échancré ou tronqué à la base ; rameaux de l’inflorescence dressés-paniculés ; fleurs subsessiles en verticilles assez espacés; bractées membraneuses, colorées, souvent bleuâtres, largement ccrdiformes, brusquement acuminées, nerveuses, plus longues que le calice, celui-ci pubescent glanduleux avec les dents de la lèvre postérieure petites, un peu écartées, mucronulées; corolle grande (20 à 28 mill.), au moins 1 fois aussi longue que le calice, d’un blanc lavé de violet, à tube tres dilaté et comme bossu en avant. %.

— Juin, juillet. Pelouses sèches, coteaux exposés au soleil, surtout dans les terrains calcaires; les Montils, sur le coteau au bas de la Tour !; Vineuil!; les Roches, près de Montoire!; Sargé, sur le chemin de Rotsang'; Mondoubleau (Legué).

Distrib. géoÿgr. — Europe australe; tout l'Orient jusque dans le Caucase, la Perse et le Khorassan; Afrique sept.

Observ.— Cette espèce,vraisemblablement introduite en Europe au Moyen-Age, est aujourd’hui complétement naturalisée et tres abondante dans plusieurs des localités citées. On cultive fréquemment le S. oficinalis L., de la région des oliviers, qui forme un petit sous-arbrisseau très rameux, à feuilles rugueuses, lancéo-

lées ; il est en outre facilement reconnaissable à sa corolle munie

intérieurement, dans le tube,d’un anneau de poils.

Bractées vertes, herbacées, plus courtes que le calice. , . .,, S, pratensis (791).

Bractées colorées, membraneuses, plus longues que le calice. . S. Seclarea (192).

G. 303. NEPETA (Népéta).

Calice bilabié à 15 nervures et à 5 dents lancéolées-acuminées ; lèvre postérieure de la corolle dressée, plane, presque bifide, l'antérieure à lobe moyen plau ou concave; 4 étamines rapprochées, parallèles et placées sous la lèvre postérieure; étamines postérieures plus développées que les antérieures.

193. N. Cataria L. sp. 796; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 219. (N. chataire).— Tige dressée, rameuse, couverte d’une fine pubescence grisâtre; feuilles assez longuement pétiolées, grises en dessous, ovales deltoïdes ou un peu cordiformes, bordées de grosses dents ou crénelées; glomérules disposés en grappes termiminales assez compactes ; calice grisâtre à dents lancéolées-subulées, à la fin rigides ; corolle pubescente, blanchâtre, ponctuée de rouge, environ 1 fois aussi longue que le calice, à tube inclus, rie à la gorge; lèvre antérieure à lobe moyen concave, orbicu-

aire.

— Juin, août. Décombres, bords des murs. AR. Pruniers, à Champleroy (Em... Martin) ; les Montils, près de l’'Hermitage!; Tour-en-Sologne, entre Villesavin et

la Folletière!; Cheverny, ferme de Villavrain!; Vendôme, rampe du Château (Monin) et à la Tuilerie (Rolland) ; Lavardin et Troû (Séjourné).

Distrib. géogr. — Toute l'Europe moyenne et orientale; Caucase ; Kurdistan; Caboul ; Inde boréale.

Observ. — Le N. Calaria n’est sans doute qu’introduit dans notre région; on le trouve seulement dans le voisinage des habitations et en individus isolés.

794. NN. Glechoma Benth. Lab. 435. Glechoma hederacea L. sp. 807; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat 219. (N, Gléchome). Vulg:. Lierre terrestre. — Plante assez odorante, brièvement velue ou glabrescente; tiges longuement radicantes, émettant à chaque, nœud des rameaux dressés florifères ; feuilles longuement pétiolées, réniformes, en cœur à la base, crénelées; glomérules pauciflores, tous axillaires, et plus courts que la feuille ; calice un peu velu, à dents lancéolées, longuement subulées; corolle bleuâtre assez grande (18-2% mill.), presque 2 fois aussi longue que le calice, à tube longuement saillant, très-dilaté à la gorge; lobe moyen de la lèvre antérieure plan et cordiforme. — Plante très: polymorphe; feuilles et fleurs de dimension variable.

— Avril, mai. Haies, bois couverts. CC.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., jusqu’en Laponie; R, et subalpin dans la région australe ; Tauride ; Caucase; Sibérie ; Japon; Amérique sept.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Feuilles ovales, cordiformes ou tronquées à la base ; fleurs petites, en grappes serrées * 4, » +... +. Ne Cataria (193)

Feuilles réniformes; fleurs très écartées, en glomérules pauciflûres, 4 +, 00 0 +. + +... NN, Glechoma (594);

G. 304. SCUTELLARIA (Scutellaire).

Calice bilabié à lèvres entières, conniventes après l’anthèse; levre postérieure présentant au-dessus de sa base une gibbosite transversale; corolle à tube un peu courbé inférieurement, dépourvu intérieurement d’anneau de poils ; lèvre postérieure en casque, trilobée, l’antérieure entière ; 4 étamines rapprochées sous la levre postérieure. — Herbes à fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles et formant une grappe allongée souvent subunilatérale.

195. Sc. galericulata L. Sp. 835; Lefr. cat. 21; Em. Mart. cat. 223. (Scutellaire à toque). — Plante un peu pubescente vers le haut, d’un vert clair; racine rampante; tige de 5 à 10 décim., dressée ou décombante, rameuse; feuilles brièvement peétiolées, lancéolées, un peu obtuses, tronquées ou échancrées à la base, bordées de crénelures superficielles ; fleurs subunilatérales, brièvement pédonculées à l’aisselle de feuilles peu modifiées et seulement un peu plus petites; calice glabre, à lèvres tronquées, devenant coriace à la maturité ; corolle 4-5 fois plus longue que le calice, bleue, pubescente, renflée à la gorge; nucules tuberculeuses. %. ,

— Juillet, août; bords des eaux. C.

— fi —

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; plus R. en Orient; région Pontique ; Caucase ; Sibérie; nord de l'Inde; Afrique sept.; Amérique sept,

796. Sc. hastifolia L. sp. 835; Lefr. cat. 20; Em. Mart,. cat. 293 (Sc. à feuilles hastées). — Port de l’espèce précedente; il en diffère par ses feuilles entières sur les bords, pourvues à la base de deux petits lobes souvent étalés qui les rendent hastiformes, par ses fleurs presque d’un quart plus grandes (20 à 25 mill.) et qui forment d’abord une grappe courte et assez serrée.

— Juin, août. Bords des eaux. R. Pruniers, val de la Sauldre dans un ancien pâtureau à Champleroy (Er. Martin); val du Cher, à Chantereine (Em. Martin) et à St-Aignan (Charlot); Chambord (Lefrou); Blois, aux Saüles (Monin) !; Vineuil, fossés à droite et à l'extrémité des Ponts-Chartrans (Séjourné); mares des levées de la Loire, un peu au-dessus de la ferme de la Bouillie ! (id.).

Distrib géogr. — Europe moyenne et septentr., jusqu’en Scandinavie; Asie- Mineure ; Caucase.

197. Sc. minor L. sp. 835; Lefr. cat. p. 20; Em. Mart. cat. 221. (Sc. mineure). — Plante brièvement pubescente ou presque glabre; tige de 1 à 2 décim., ordinairement très rameuse dès la base, rarement presque simple; feuilles très brièvement pétiolées, lancéolées, obtuses, tronquées o1 arrondies inférieurement, très entières sur les bords ou présentant à la base du limbe seulement deux petites dents ; fleurs en grappe tres lâche ; calice un peu hérissé; corolle blanche ou d’un pourpre pâle, petite (7 à 10 mill.), à peine ie es plus longue que le calice; nucules fortement tubercueuses. %.

— Juillet, août. Lieux humides ou tourbeux, bords des étangs, dans les terrains siliceux. C. dans la Sologne; R. dans le Perche: Chauvigny, à la Convertière !; Fontaine-Raoul!; Mondoubleau (Legué).

Distrib. géogr. — Europe occidentale, depuis l'Angleterre, jusqu’en Portugal ; Sibérie; Himalaya.

CONSPECTUS DES ESPÈCE*,

| Fleurs bleues, longues de 18 à 25 mill. . , . . . . . . . . . . . | Fleurs rosées atteignant à peine 14 cent. Se. minor: (797). Feuilles crénelées, sans lobules à la base. , , , , . . . . . . . Sc. galericulata (1795).

Feuilles présentant à la base du limbe deux petits lobes divariqués qui les rendent hastées. , Se. hastifolia (796).

G. 305. PRUNELLA (Brunelle).

Calice bilabié, à 10 nervures qui s’anastomosent au sommet; lèvre postérieure sans gibbosité à la base, tronquée, à 3 dents courtes ; tube de la coroile pourvu intérieurement d’un anneau de poils ; lèvre postérieure en casque, l’antérieure trilobée; étamines rapprochées, parallèles sous la lèvre postérieure, à filets présentant sous le sommet une pointe droite ou crochue. ou seulement un petit tubercule ; slomérules en grappe terminale courte, Las accompagnés de larges bractées formant une sorte d’invo-

ucre.

798. Pr. vulgaris L. sp. 857; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 224. (Br. vulgaire). — Plante un peu velue; souche dure, multicaule ; tiges ascendantes, de 1 à 3 décim.; feuilles assez longuement pétiolées, ovales, obtuses, arrondies ou un peu échancrées ‘ à la base, tantôt toutes très superficiellement crénelées ou entières sur les bords, tantôt incisées-pinnatifides, surtout les supérieures (Pr. pinnatifida Pers.; Lefr. cat. 20); glomérules placés à l'aisselle de feuilles tout-à-fait sessiles et accompagnés de bractées formant involucre, un peu membraneuses, largement cordiformes, mucronées, finement ciliées ; calice souvent coloré, poilu à la base et sur les nervures; dents de la lèvre supérieure très larges et peu profondes, celles de la lèvre inférieure lancéolées, mucronéeS corolle de 10 à 12 mill., un peu plus longue que le calice, violacée, poilue sur le dos; filets staminaux munis sous le sommet d’une pointe droite. %.

— Juin, août. Prés, bois, bords des chemins; la forme à feuilles pinnatifides est C. sur les coteaux secs,

Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusqu’en Islande; tout l'Orient, la Perse ; Caucase; Inde sept.; Sibérie; Chine sept. ; Japon; Afrique sept. ; Amérique sept.; Australie,

799. P. alba Pail. in M. Bieb. fl. Taur.-Cauc. p. 67; Em. Mart. cat. 224. P. laciniata var. Bb. L, Sp. 837. P. laciniata var. flore albo Lefr. cat. 20. (Br. blanche), — Tres voisin du P. vulgaris; il Varie comme lui à feuilles toutes entières ou les supérieures pinnatifides, cette dernière forme étant d’ailleurs la plus fréquente; il en diffère par ses fleurs plus grandes (15 mill.), blanches; par son calice dont la lèvre supérieure présente des dents plus profondes, pue dé filets staminaux munis sous le sommet d’une pointe crochue. (@).

— Juillet, août. Lieux secs, bords des chemins, coteaux. C, Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Asie-Mineure; Caucase; Perse: Afrique sept.

Observ. — Sous le nom de P. laciniata, Linné a certainement confondu le Pr. albu et la forme à feuilles laciniées du ?. vulgaris, et c’est au sujet de cette plante qu’il a formulé d’une facon très laconique, mais précise, son opinion sur la possibilité de la transformation de l’espèce. A la page 837 de la 2e édition du Species, Linné a dit en effet du Pr. lacimata : « Fructificatio omnino Pr. vulgaris a quà olim orta, structura hodie persistens; adeoque tantillum distincta. » Il est évident d’après cette phrase que l'idée du transformisme à été seulement développée par Lamark; Linné l’avait formulée dès 1753, et plus nettement encore, à propos des Scorpiurus.— Cf. L. sp. pl. ed. 1, p. 745 et ed. 2, p. 1051.

800. Pr. grandiflora Mœnch. Meth, 414. Em. Mart. cat. 224. Pr. vulgaris var. grandiflora L. sp. 837. (B. à grandes fleurs). — Port du Pr. vulgaris et variant comme lui à feuilles toutes entières, ou sinuées-lobées, ou les supérieures pinnatifides ; il en diffère par ses fleurs 2 fois plus grandes (25 à 30 mill.) et formant une grappe capituliforme; par son calice plus profondément divisé en 2 lèvres ; par ses filets staminaux qui présentent sous le sommet, non pas une pointe subulée, mais seulement un petit tubercule, la paire supérieure de feuilles est ordinairement un peu écartée des glomérules et non pas contiguë. |

— Juin, août, Coteaux secs des terrains calcaires, AR. Châteauvieux, coteau

de Péquignon! (Em. Martin); Noyers, carrières de Belleroche! (id.): coteau du Cher à Bourré!; coteaux de la Cisse à Averdon! St-Bohaire ! St-Lubin!; parties sèches des marais de Poulines!; coteau Ste-Anne, près Vendôme!; Mondoubleau (Em. Desvaux),

Distrib. géogr. — Europe centrale et australe ; Caucase.

CONSPECTUS DES ESPECES.

Filets staminaux présentant sous le sommet, un mucron subulé ; Hoërs né. dépdssant pas 45 nuit, 8 must le 0 ae 2.

Filets staminaux présentant sous le sommet un petit tubercule; fleurs de 20 à 30 mill.. , ,. Pr. grandiflora (800).

Fleurs violacées ; mucron des filets staminaux droit, . , . , . . Pr. vulgaris (798).

Fleurs blanches; mucron des filets staminaux courbé en ha- CON, 205 fiat joint si. 5 re actes EF (199).

G. 306. MELITTIS (Melitte).

Calice membraneux, campanulé, à 10 nervures; lèvre postérieure à 2 dents courtes et très larges, l’antérieure à deux lobes ; corolle bilabiée à lèvre postérieure presque plane, entière, l’antérieure trilobée ; 4 étamines rapprochées sous la lèvre postérieure.

801. M. Melissophyllum L. sp. 832; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 222. (M. à feuilles de Mélisse). — Plante velue; tige de 3 à 8 décim., dressée, simple ; feuilles molles, un peu ridées, toutes pétiolées, les inférieures assez longuement, cordiformes-ovales, aiguës, surtout les supérieures, bordées tout autour de dents rapprochées, fleurs solnaires ou fasciculées 2 ou 3 à l’aisselle des feuilles; pédicelles hérissés, plus courts que le calice, celui-ci grand (10 mill.), hispide, d’un vert pâle, largement campanulé, à dents ou lobes triangulaires, mucronés ; corolle très grande (3-4 cent.), pubescente. blanche avec de larges macules pourpres, à tube cylindrique, droit, un peu dilaté à la gorge et très saillant hors du calice; limbe étalé, à lobes élargis, suborbiculaires, nucules grosses, noirâtres, trigones, arrondies au sommet.

— Juillet, août, Bois couverts des terrains calcaires. R. dans l’arr. de Romorantin ; La Chapelle-Montmartin, dans les Tailles de Ruine (Em. Martin); St- Loup, bois entre les Goujons et Beauvais (id.); Noyers, forêt de Grosbois ! Plus C. aux environs de Blois, dans les forêts!; Chitenay!; Cellettes!; les Montils!. AC. dans la vallée du Loir et dans le Perche,

Distrib, géogr. — Europe moyenne et montagnes de l’Europe australe,

G. 307. MARRUBIUM (Marrube).

Calicé tubuleux à 10 nervures et à 10 dents mucronées, crochues au sommet, alternativement plus petites; corolle bilabiée, à lèvre postérieure bilobée, presque plane, l’antérieure trilobée; 4 étamines incluses, rapprochées sous la lèvre postérieure.

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802. M. vulgare L. Sp. 816; Lefr. cat. 20; Km. Mart. cat. 222. (M. vulgaire), — Souche multicaule; tiges dressées, de 5 à8 décim., souvent rameuses, blanches tomenteuses; feuilles toutes pétiolées, les inférieures très longuement, à limbe largement ovale où presque arrondi, brièvement atténué à la base, crénelé dans les supérieurs, rugueux-réticulé et souvent glabrescent en dessus, couvert en dessous d’une pubescence grisâtre, fine et serrée; feuilles supérieures cunéiformes; glomérules compacts, sessiles à l’aisselle des feuilles; calice finement tomenteux, à 10 dents terminées par un mucron rigide, jaunâtre, courbé en hamecon; corolle blanche, petite (5 à 7 mill.), à peine une fois aussi longue que le calice; lèvre postérieure bifide, mais non jusqu’au milieu ; nucules tronquées au sommet. %.

— Juillet, sept. CC. sur les décombres, au bord des chemins ctle long des murs,

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans la Scandinavie méridionale tout l'Orient, le Belutchistan ; Afrique sept. et subtropicale.

G. 308. STACHYS (Stachide).

Calice à ouverture oblique et à 5 dents presque égales terminées par une pointe épineuse; corolle à lèvre superieure très concave, entière, à lèvre antérieure trilobée; 4 étamines saillantes hors de la corolle; loges des anthères opposées bout à bout.

803. S. germanica L. sp. 812. Lefr. cat. 20; Em. Mart cat 221. (St. germanique). — Plante velue-soyeuse, blanchâtre; tiges dressées, de 5 à 10 décim.; feuilles pétiolées épaisses, un peu rugueuses, ovales-lancéolées, aiguës, arrondies ou en cœur à la base (surtout les inférieures), bordées de dents régulières, aiguës, assez fines; glomérules multiflores, sessiles, les inférieurs écartés, placés à la base des feuilles, les supérieurs rapprochés en grappe spiciforme et accompagnés de bractées étroites un peu plus‘longues qu'eux ; bractéoles linéaires sétacées, aussi longues que le calice, atténué, couvert d’une longue villosité blanche, à dents deltoïdes; corolle assez petite (10 à 12 mill.), à peine 1 fois plus longue que le calice, poilue extérieurement, purpurine, à tube muni intérieurement d’un anneau de poils qui correspond à une constriction extérieure ; nucules lisses, %,.

— Juillet, août, Lieux secs. bords des chemins et des champs, surtout dans les terrains calcaires, AC.

Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne jusqu'en Angleterre, Orient dans la région montagneuse et jusque dans le Caucase.

Observ. — Le St. lanata Jacq., a été indiqué à Cour-Cheverny, par Lefrou, et je l'ai trouvé dans le parc du château des Montils. Ce n’est point une plante francaise, et en Europe elle ne croit que dans le voisinage de la Mer noire; son port rappelle celui du St. germanica, mais il est encore plus blanc et plus soyeux; il s’en distingue surtout par ses feuilles plus étroites, oblongues, très finement denticulées sous le tomentum, et par ses rejets radicants.

804. St. alpina L. sp. 812. (St. des Alpes). — Plante velue, verte ou un peu grisätre ; tiges dressées de 6 à 10 décim.; feuilles

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