‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 177 sur 265 · Ë ES Û · texte numérisé non relu

Ë ES Û

Là à

G. 311. LAMIUM (Lamie).

Calice tubuleux-campanulé, à dents lancéolées, terminées par une longue pointe subulée, molle; lèvre supérieure de la corolle concave, très velue extérieurement, l’inférieure à lobe moyen

- beaucoup plus grand que les latéraux; loges des anthères oppo-

sées bout à bout et s’ouvrant par une ligne de déhiscence commune ; nucules à 3 angles aigus, obliquement tronquées et glabres au sommet.

816. L. amplexicaule L. sp. 809: Lefrou cat. 20; Em. Mart. cat. 219.(L. amplexicaule).— Plante brièvement pubérulente; tige de 1 à 2 décim.,très rameuse dès la base, à rameaux ascendants ; feuilles radicales et inférieures longuement pétiolées, largement ovales ou presque orbiculaires, tronquées ou un peu échancrées à la base, bordées de grosses crénelures arrondies; feuilles florales tout-à-fait sessiles,semiembrassantes,plus larges que longues, incisées-crénelées, constituant aux glomérules qu’elles égalent une sorte d'involucre; glomérules tous axillaires, les inférieurs très écartés ; calice velu, à dents conniventes; corolle purpurine, environ 3 fois plus longue que le calice, à tube dépourvu inté- Rd pq d’anneau de poils; anthères un peu hispides ; nucules isses. ©.

— Avril, octobre. CC. dans les jardins et les champs.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusqu’en Suède; Asie-Mineure; Caucase Perse; Sibérie; Japon; Afrique sept.

Observ. — Au printemps les fleurs de la plante se développent souvent imparfaitement ; la corolle est alors beaucoup plus petite ou même complétement atrophiée.

817. L. hybridum Vill fl. Dauph. I. p. 251; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 219. (L. hybride). — Plante brièvement pubescente; tige de 1 à 3 décim., très rameuse dès la base, à rameaux étalés diffus, redressés au sommet; feuilles incisées-dentées, les radicales et les inférieures longuement pétiolées, presque orbiculaires dans leur pourtour; feuilles florales à pétiole court, largement ovales-triangulaires, tronquées ou un peu échancrées à la base, assez profondément incisées-lobées dans leur partie inférieure ; glomérules tous axillaires etrapprochés au sommet des rameaux ; calice pubescent, à dents plus longues que le tube et étalées à la maturité; corolle petite, purpurine, égalant le calice ou à peine une fois plus longue que lui; tube dépourvu intérieurement d’'anneau de poils ; anthères pubescentes; nucules souvent parsemées de papilles blanches, au moins sur une face. ©.

— Avril, mai. Lieux cultivés. AR. Maray, jardins de Daluet (Em. Martin); Contres, dans les jardins maraïchers!; Avaray!; Blois, à Montigny (Monin); le Temple, près Vendôme (Rolland) ; Baillou (Pilon),

Distrib. géog. — Europe moyenne.

818. LL. purpureum L,.sp. 809; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat, . 215. (L. pourpre). — Plante glabrescente ou brièvement velue ; tige de 1 à 3 décim., très rameuse dès la base, à rameaux redressés ; feuilles crénelées, échancrées en cœur, les inférieures longuement pétiolées, suborbiculaires, les florales largement ovales, à pétiole court; glomérules tous axillaires, les inférieurs écartés,

les supérieurs rapprochés en épi; calice glabrescent ou un peu hispide, à dents plus longues que le tube et à la fin très étalées; corolle petite, à peine 1 fois plus longue que le calice, à tube presque cylindrique, brusquement dilaté à la gorge et pourvu intérieurement d'un anneau de poils; lèvre supérieure arrondie et dépourvue de pli sur le dos; anthères poilues. @).

— Avril, octobre. Lieux cultivés.

Distrib. géogr. — Toute l'Europe; Asie-Mineure ; Perse; Caucase; Sibérie,

819, L. maculatum L. Sp. 809; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 219. (L. maculée), — Plante un peu hérissée, à-odeur forte; tige de 2 à 6 décim., souvent rameuse dès la base et un peu radicante; toutes les feuilles pétiolées, ovales cordiformes, 0btuses ou acuminées, bordées de grosses dents profondes, souvent maculées de blanc; glomérules axillaires, ou tous r'approchés, les inférieurs seuls un peu écartés; calice hispide, à dents aussi longues que le tube, très étalées après l’anthèse ; corolle grande, 3 fois aussi longue que le calice, purpurine, à tube resserré brusquement un peu au-dessus de la base et pourvu intérieurement d’un anneau transversal de poils; lèvre su péie RETUAee extérieurement ? plis longitudinaux; anthères velues. %.

— Avril, novembre, Haies. C, dans toute la Sologne, aux environs de Blois, ainsi que dans tout le val de la Loire; Cour-Cheverny ; Cheverny; Cellettes; les Montils; non observé jusqu'ici dans le Perche,

Distrib. géogr. — Europe septentrionale (depuis la Suède), moyenne, et australe dans la région montagneuse ; Caucase, Perse,

Observ.— Le L. maculatum manque dans beaucoup de localités, notamment dans le rayon de la Flore de Paris; il est alors souvent remplacé par le L, album.

820. L. album L. sp. 809; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. p. 219. (L. blanc). — Voisin de l'espèce précédente, il en diffère par ses tiges plus rigides, ses glomerules formés de fleurs plus nombreuses etquisonttoujours blanches ; le tube de la corolle est rétréei à angle droit vers la base, et l’anneau de poils est très oblique à l’intérieur du tube. %.

— Avril, juin et souvent en automne. Haies, bords des cheinins. AC, dans la vallée de la Loire; R. dans la Sologne: Romorantin et Lanthenay ! (Em, Martin) ; le Perche à Mondoubleau (Legué).

Distrib. géogr.— Toute l’Europe, depuis l'Espagne et l’Italie jusqu’en Suède ; devient subalpin dans la région australe ; Arménie; Perse; Caucase; Sibérie,

821. L. Galeobdolon Crantz Austr. 262; Em. Mart. cat. 220, Galeobdolon luteum Huds. Angl. 258 ; Lefr. cat. 20. (L. Galeobdolon). — Plante hispide surtout dans sa Far supérieure ; tige de 4 à 8 décim., rameuse dès la base; feuilles toutes pétiolées, quelquefois maculées de blanc, ovales-cordiformes, irrégulièrement et assez profondément denteées, les supérieures souvent acuminées ; glomérules multiflores, tous axillaires, sessiles, écartés ; dents du calice lancéolées subulees, environ de la longueur du tube ; corolle grande (3 cent.), jaune, à tube très rétréci dans sa moitié inférieure, et pourvu d’un anneau de poils oblique; lèvre supérieure oblongue, l'inferieure trilobée: anthères glabres. %.

— Mai, juin, Bois couverts et humides, AC, aux environs de Blois, dans la

vallée du Beuvron et dans la vallée du Cosson depuis Chambord et Bracieux,

jusqu’à Candé; Pont-Levoy, vers le Roger; RR. dans l'arrondissement de Romorantin : St-Loup, bois du Roulier et bois de Fondereau (Em. Martin),

Distrib. géogr. — Europe moyenne et austro-occidentale, R. ou nul dans la région orientale; se retrouve dans la Perse; les Alpes Pontiques et l’'Oural.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Fleurs purpurmes ou blanches. , , , « . je siérsrens +

Fleurs jaunes, . ... . .., L. Galeobdolon (821).

Tube de la corolle dépourvu intérieurement d’un anneau de poils.

Co

Tube de la corolle pourvu intérieurement d’un anneau de poils... 4.

Feuilles florales tout-à-fait sessiles, réniformes, embrassant les

: | glomérules. . ......,. IL. amplexicaule (816), ÿ Feuilles florales distinctement pétiolées, ovales deltoïdes, , . . L. hybridum (817).

Corolle petite (12 à 15 mill.). . . , IL. purpureum (815).

Corolle. ecande; (20,4, 25.) eo nés dede à dia 5.

Fleurs purpurines, . , ., ., . .. L. maculatum (819).

Fleurs blanches. . . . .... . , . . . .« .: L. album (820).

G. 312. BALLOTTA (Ballotte).

Calice tubuleux-infundibuliforme, à 10 nervures saillantes et à 5 dents courtes et arrondies, brièvement mucronées ; loges des anthères divergentes ; nucules trigones, arrondies au sommet.

822. B. nigra L. flor. suec. ed. II, p. 206. B. fæœtida Lamk. Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 222. (B. noire) — Plante plus ou moins pubescente, iétide; tige de 5 à 8 décim. ,rameuse; feuilles grisatres en dessous, d’un vert sombre en dessus, crénelées ou dentées, ovales, les inférieures longuement pétiolées, cordées, les supérieures à pétioles courts et tronquées à la base ; glomérules un peu pédonculés, compacts, tous axillaires, les inferieurs assez écartés; calice hérisse, à dents fortement réticuléesveinées, ouvert en coupe après l’anthèse: corolle rougeûtre, ou tres rarement blanche, petite, dépassant peu le calice; lèvre suer et tres velue extérieurement; lèvre inférieure trifide. %.

— Juin, août, C. sur les décombres, au bord des chemins. Distrib. géogr. — Toute l’Europe; Asie-Mineure; Perse; Caucase; Afrique sept.

G. 313. TEUCRIUM (Germandrée).

Calice tubuleux à 5 dents presque égales ou plus rarement bilabieé; corolle à tube sans anneau de poils à l’intérieur ; lèvre supé-

rieure profondément bifide; étamines très saillantes éntre les lobes de la lèvre supérieure,

823. T. Botrys L. sp. 786. Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 227. (G. en grappe).— Plante pubescente, un peu visqueuse, et à odeur forte; tige dressée, de 1 à 2 décim , rameuse dès la base; feuilles toutes petiolées, hispides, pinnatifides, à segments inférieurs incisés; glomérules de 3 à 6 fleurs assez longuement pédicellées, axillaires et naissant presque dès la base de la tive etdes rameaux ; calice hispide et glanduleux, gibbeux inférieurement campanulé, à 5 dents triangulaires-aiguës, presque égales, mucronulées ; Corolle d’un pourpre lilas, un peu plus longue que le calice, poilue; nucules brunes, oblongues-réniformes, fortement alvéolées-rugueuses. ©.

— Juillet, octobre, AC. seulement dans les champs pierreux des terrains ealcaires : Châteauvieux !; Billy, au Tertre-Blanc!; St-Romain!; Cheverny!; Cour- Cheverny!; Cormeray!; Chitenay!; Cellettes!; Vineuil!; St-Gervais!; la Beauce; coteaux du Loir.

Distrib. géogr. — Europe centrale et austro-occidentale; Algérie, F

824, '"T. Scordium L. sp 790; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 227. (G. Scordium). — Plante à odeur forte, couverte d’une villosité grisâtre; tige de 1 à 2 décim., stolonifère, couchée-radicante à la base, ascendante ; feuilles molles, oblongues-lancéolées ou obovales, crénelées-dentées, toutes sessiles, les supérieures arrondies à la base; fleurs géminées ou ternées à l’aisselle des feuilles supérieures ; calice hérissé et à peu près aussi long que le pédicelle, gibbeux antérieurement à la base, à 5 dents lancéolées, presque égales ; corolle 3 fois plus longue que le calice, d’un violet pâle; nucules ovoïdes, réticulées, glabres. %.

— Juin, septembre. Fossés, près humides. C. dans la Sologne et dans la vallée de la Loire. R, dans la vallée du Loir (Nouel).

Distrib, géogr. — Europe sept. et moyenne, depuis la Suède jusque dans l'Italie centrale; R. dans la région orientale ; Caucase; Sibérie,

Observ. — Dans les oseraies et dans les buissons de la vallée de la Loire et du Cher la plante s'élève beaucoup; ses feuilles deviennent presque glabres et sont bordées de grosses dents écartées ; sous cette forme la plante fleurit peu.

82%. T. Scorodonia L. sp. 739; Lefr. cat. 20; Em, Mart. cat. 227. (G. scorodoine). — Plante pubescente, à souche rampante-stolonifere, émettant plusieurs tiges dressées, simples ou un peu rameuses; feuilles légèrement cordées, ovales ou ovales-oblongues, inégalement crénelées, rugueuses, pâles en dessous, toutes pétiolées, les inférieures assez longuement; glomérules disposées en épi terminal assez dense, presque unilatéral; bractées ovales, entières , beaucoup plus courtes que les fleurs ; calice pubescent gibbeux antérieurement à sa base, bilabié, à dents réticulées, la supérieure beaucoup plus grande, arrondie ou obovale, concave, les autres mucronées ; corolle d’un jaune pâle, trois fois plus longue que le calice; nucules lisses. %.

— Juin, septembre, C, dans les bois secs.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et austro-occidentale.

826, T. Chamædrys L. sp. 790; Lefr, cat. 20; Em. Mart.

cat. 227. (G. petit chéne). — Plante un peu pubescente-laineuse, à poils étalés, crispés ; tige de 1 à 2 décim., radicante, grêle et très divisée dès la base, ascendante; feuilles oblongues, fortement nervées en dessous, régulièrement crénelées, presque incisées, les inférieures assez longuement pétiolées, les supérieures souvent colorées, presque entières; toutes les fleurs solitaires ou géminées, pédicellées, placées à laisselle dès feuilles supérieures en grappe unilatérale; calice pubescent et glanduleux, à dents lancéolées-deltoïdes ; corolle velue et parsemée de glandes, purpurine, très rarement blanche ; nucules ovoïdes, un peu papilleuses au sommet. ©.

— Juin, septembre. Coteaux secs, pelouses, AC, seulement dans les champs des terrains calcaires.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe ; tout l’Orient ; Caucase; Perse ; Oural ; Afrique septentrionale,

82%. "TT. montanum IL. sp. 791; Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 228. (G. de montagne). — Tige de 1 à 3 décim., fruticuleuse à la base et divisée en nombreux rameaux grêles, étalés, finement pubescents blanchâtres ; feuilles petites oblongues-cunéiformes ; lancéolées ou presque linéaires, atténuées aux deux extrémités, très entières et à bords enroulés en dessous, d’un vert sombre en dessus, blanches en dessous ; fleurs rapprochées au sommet des rameaux en grappe serrée ovale ou subglobuleuse, accompagnées de bractées oblongues plus courtes qu’elles; pédicelle environ de la longueur du calice, celui-ci à 5 dents presque égales lancéolées, acuminées, rigides ; Corolle d’un jaune pâle, deux fois plus longue que le calice; nucules creusées de petites fossettes. %.

Juin, août. Coteaux secs des terrains calcaires. AR. Coteaux du val du Cher Châteauvieux à Péquignon!; Billy, carrières du Tertre-Blanc!; Châtillon, bois de la Cave (Em. Martin); Thésée!; Bourré!; Montrichard!; Noyers, carrières de Belleroche!; Buttes de Marcilly, près Vendôme! (Rolland); Thoré, dans le parc de Rochambeau (Lefrou).

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe dans la région montagneuse Asie-Mineure; Songarie,

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Fleurs purpurines, rarement blanches ou violacées., . ., . , .. 2.

Fleurs jaunûtres. LL LL LL . . LZ LL L L 2 LU LZ L2 . L . . . 32 LZ . 3 L 1 LI 4 .

Feuilles profondément incisées, à segments inférieurs lobés.. . T. Botrys (823).

Feuilfès dentées ou plus ou moins profondément crénelées, . EL

Feuilles molles, grisâtres, dentées, toutes sessiles, , ., , ..,,

T, Scordium (824).

3, Feuilles fermes, d’un vert pâle, glabrescentes, toutes pétiolées, Aaupéneures. DIUS. DFEVémEnts Es eee: 9 poire à T, Chamædrys (826),

Calice bilabié ; feuilles assez grandes, cordiformes, crénelées. , T. Scorodonia (825).

Calice à 5 dents presque égales ; feuilles petites lancéolées-linéaires, à bords entiers enroulés, , ‘"Æ. montanum (827).

ER

G, 314. AJUGA (Bugle).

Calice à 5 dents; corolle à tube pourvu intérieurement d’un anheau de poils et à lèvre süpérieure tronquée ou seulement un peu échancrée.

828. Aj. reptans L, sp. 785; Lefr. cat. 20; Em. Mart.. cat. 225. (B. rampante). — Souche émettant de longs stolons hypogés, étalés, feuillés et une tige centrale dressée, florifère; tige de 1 à 2 décim., pubescente sur 2 faces opposées, glabre sur les deux autres; feuilles d'un vert sombre, glabrescentes, obovales, atténuées en pétiole, superficiellement crénelées ou dentées, quelquefois même faiblement sinuées à la base et comme lyrées; glomérules inférieurs souvent écartés, tous placés à l’aisselle de bractées ovales, entières, sessiles, souvent colorées en violet et pidé longues qu'eux; calice à dents lancéolées, ordinairement

érissées ; corolles d’un bleu intense ou plus rarement blanches ou rosées, 3 fois plus longues que le calice, à tube longuement exsert; anneau de poils écarté du point d'insertion des étamines ; nucules glabres, creusées de petites fossettes. %.

— Mai, juin. Bords des champs, bois clairs. CC.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et septentrionale jusqu’en Danemark ; devient subalpin dans la région australe et orientale, dans le Caucase et dans la Perse.

829. A j. genevensis L. Sp. 785; Em. Mart. cat. 225. À. pyramidalis Lefr. cat. 20. non L. (B. de Genève). — Plante mollement velue; souche dépourvue de stolons mais produisant de nombreuses tiges florifères ascendantes, de 1 à 3 décim.; feuilles oblongues ou obovales, crénelées dans leur moitié supérieure, entières et atténuées en coin à la base, les radicales seulement un peu plus grandes que les caulinaires inférieures et détruites à la floraison; glomérules inférieurs plus ou moins écartés et

lacés à l’aisselle des feuilles, les supérieurs accompagnés de

ractées trifides ou entières, assez nettement disposées sur deux rangs; fleurs d’un bleu intense, rarement d’un violet pâle; anneau de poils écarté du point d'insertion des étamines ; nuCules glabres ; un peu scrobiculées. %.

— Mai, juin. Coteaux secs; C, surtout dans les terrains calcaires.

Distrib. géogr. — Europe sept. et moyenne; devient subalpin dans la région orientale et jusque dans le Caucase.

830, A j. pyramidalis L. Sp. 785; Ein. Mart. cat. 226. (B. pyramidale). — Voisin de l’Aj. genevensis, mais bien distinct par son mode de végétation; les feuilles radicales, beaucoup plus grandes que les autres, obovales, presque entières, mollement velues, persistent pendant tout le temps de la floraison et souvent jusqu’à la maturité, les fleurs sont disposées en grappe lus ou moins longue, serrée, nettement tétragone, à l’aisselle de bractées beaucoup plus longues qu’elles, entières ou pourvues de quelques dents obtuses; la corolle estau moins d’un tiers plus Par re celle de l’Ay. genevensis et d’un bleu beaucoup plus pâle. %.

— Avril, mai, Bruyères; AC. aux environs de Romorantin (Em, Martin) : Millançay, terre du Chalet St-Genoult, bruyères de Villechenay; Pruniers,

+ JV rar

bruyères de Longueville!; bruyères entre l'étang des Landes ct la route de Gy et entre Landes et la Chapelle !; Veilleins et Vernou, dansles bruyères qui bordent la route de Romorantin; Dhuizon, bruyères bordant la route de la Ferté-St-Cyr ; La Ferté-St-Cyr dans les bois de la Ferté; Crouy, dans les bois de pins (Roger) ; torèt de Boulogne,route du Roi de Pologne,près du poteau de Montfrault!; Neuvysur-Beuvron, bruyères de Malpalu! et lisière de la forêt!; Mur, route de la Morinière; Tour-en-Sologne, bruyères entre les Ogonnières et Bracieux! Cour-Cheverny, bruyères et bords des bois autour de l'étang du Petit-Cottereau!; cette localité paraît être la limite d'extension de la plante vers l'Ouest.

Distrib. géogr. — Suède; Ecosse; Allemagne du nord; Alpes; Pyrénées,

Observ. — Espèce intéressante, qu’il est curieux de retrouver dans les bruyères de la Sologne souvent en société de l’Arnica montana. En France, en dehors des Alpes, des Pyrénées et des plus hauts sommets du Cantal, l’Ajuga pyramidalis n’est connu que dans la Sologne et dans plusieurs forêts du département du Cher qui en sont limitrophes. Quelques auteurs l’ont considérée comme une variété de l’Aj.' genevensis, mais sans doute faute d’avoir vu des spécimens authentiques de la plante ou de l'avoir suffisamment étudiée.

831. Aj. Chamæbpitys Schreb. Unilab. p. 24. Lefr. cat. 20; Em. Mart. cat. 227. (B. petit Pin). — Plante velue, un peu visqueuse, souvent très rameuse des la base; tige dressée, de 5 à 20 cent. ; feuilles radicales atténuées en long pétiole, oblongues spatulées, entières ou à 3 dents, les caulinaires et les supérieures trifides, à lobes linéaires; fleurs solitaires ou géminées. brièvement pédonculées, disposées en longue grappe lâche à laisselle des feuilles sur presque toute la longueur de la tige et des rameaux ; calice à 5 dents lancéolées acuminées; corolle jaune, à tube plus long que le calice ; anneau de poils très rapproché du point d'insertion des étamines; nucules oblongues, linéaires, scrobiculées, glabrescentes.

— Juin, octobre. C. seulement dans les champs des terrains calcaires.

Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne jusqu’en Angleterre ; Caucase Perse ; Afrique septrionale.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

j Fleurs bleues ou roses; feuilles crénelées.. , « . . . . + . . . 2 ; | Fleurs jaunes; feuilles trifides,, Æj. Chamæbpitys (831). Plante émettant de longs stolons épigés, feuillés, non florifères. 2 Aj. reptans (828).

Plantes dépourvues de stalons non florifères. . . . . . . . .. 3, Feuilles radicales détruites au moment de l’anthèse; fleurs en

grappe allongée, d’un bleu intense, les supérieures plus longues que les bractées. . . , Aj. Genevensis (829). Feuilles radicales persistant durant la floraison ; corolle-d’un bleu pâle ; grappe nettement tétragone ; toutes les fleurs accompagnées de grandes bractées. Aj. pyramidalis (550).

Fam. LX. FLAN'TAGINEÆE Endl.

PLANTAGINÉES

Fleurs synoïques ou monoïques, régulières. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle qui manque quelquefois dans les fleurs femelles; calice quadripartite, à lobes égaux ou un peu inég'aux, imbriques, plus ou moins sCarieux et persistant sur le fruit; corolle gamopétale hypogyne, scarieuse et promptement caduque, à 4 lobes imbriqués, dont 1 ou 2 font quelquefois défaut. Androcée : 4 étamines alternant avec les lobes de la corolle et insérées sur le tube: anthères biloculaires, fixées par le dos et s’ouvrant par une fente longitudinale. Gynecée: disque hypogyne nul; ovaire supère, ordinairement biloculaire, ou quelquefois à 3-4 loges incomplètes ; ovules amphitropes, tantôt solitaires dans chaque loge et alors fixés au fond ‘de cette loge, tantôt au nombre de 2 à 10 et alors inséres latéralement sur la cloison; 1 style filiforme, entier ; fruit recouvert par les sépales persistants, biloculaire et renfermant 2 ou plusieurs graines,mince ets’ouvrant en pyxide, ou uniloculaire monosperme et alors dur et indéhiscent; graines peltées ; albumen charnu. — Herbes annuelles ou vivaces, souvent acaules et à feuilles toutes radicales; fleurs petites, en épi, ou solitaires au sommet d’un long pédoncule basilaire.

TABLEAU DES GENRES

Plantes vivant sur la terre; fleurs synoïques, en épi, « PLANTAGO. 315.

Plantes aquatiques, à fleurs mâles solitaires au sommet du pédoncule, , LITTORELLA. 316,

G. 915. PLANTAGO (Plantain).

Fleutfs synoïques; calice quadripartite; corolle distinctement tubuleuse, à 4 lobes; 4 étamines; Capsule mince, souvrant circulairement vers le milieu ou assez près de la base, biloculaire ou incomplétement triloculaire et renfermant dans chaque loge une ou plusieurs graines,

832. PL major L. sp. 163; Lefr. cat. 21; Em. Martin cat. 229. (PI. à larges feuilles). — Tige presque nulle; feuilles en rosette, pétiolées, ovales ou elliptiques, arrondies ou brièvement atténuées à la base, à 5-7 nervures convergentes, bordées de quelques dents superficielles, parsemées sur les deux faces de poils courts ; pédoncules de 1 à 3 décim., ascendants ou dressés, parsemés de poils ; fleurs en épi allongé, un peu interrompu à la base; bractées ovales, moitié plus courtes que le calice ; sépales ovales-arrondis, un peu coriaces, blanchâtres avec une bande verte sur le dos; corolle à tube glabre et à lobes deltoïdes, étalés; capsule ovale, pyramidale, obtuse, s’ouvrant vers le milieu et renfermant 8 à 12 graines planes sur leur face interne, %.

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