PL
a. typica. — Plante souvent robuste; feuilles épaises; pédoncules dres sés dès la base,
b. intermedia. — Pl. intermedia Gilib. — Plante plus petite dans toutes ses parties; feuilles minces; pédoncules arqués-ascendants, redressés dans leur partie supérieure,
— Juillet, octobre. La var. a. est CC. au bord des chemins, dans les fossés : la var. b. croît plus spécialement dans les lieux couverts, sur les grèves humides : bords du Cher et de la Loire; vases desséchées des étangs de la Sologne.
Distrib. géogr.— Toute l’Europe; Asie occidentale jusque dans l'Himalaya ; introduit dans presque toutes les régions tempérées du globe.
835. PL. media L. Sp. 163; Lefr. cat. 21; Em. Mart. cat. 229, (PI. moyen). — Souche épaisse, courte ; tige presque nulle; feuilles toutes en rosette, étalées, assez minces, plus ou moins velues, ovales ou ovales elliptiques, brièvement atténuées en pétiole, bordées de dents superficielles peu nombreuses ou quelquefois un peu sinuées ; 7 à 9 nervures convergentes ; pédoncules lanugineux surtout à la base, ascendants-dressés, hauts de 1 à 4 décim.: fleurs en épi serré, oblong ou allongé-cylindrique; bractées ovales, aiguës ou obtuses, scarieuses sur les bords, vertes sur le dos, plus courtes que le calice, celui-ci à segments ovalesarrondis avec une étroite bande verte sur. le dos; corolle à tube glabre et à lobes lancéolés, obtus; filets staminaux longuement saillants rendant l’épi chevelu durant Yanthèse; capsule renfermant 4 ou seulement ? graines planes sur leur face interne. %.
— Mai, juin. CC, aux bords des chemins.
Distrib. géogr, — Europe moyenne et septentrionale; R. dans la région australe et seulement dans la zone montagneuse; Caucase; Perse; se retrouve dans l'Altaï et dans la région du Baïcal,
834. PL coronopus L. sp. 166; Lefr. cat. 21; Em. Mart. cat. 229. (PI. corne de cerf). — Tige presque nulle; feuilles toutes étalées en rosette glabres ou plus ou moins pubescentes, lancéolées dans leur pourtour, tantôt seulement un peu dentées, tantôt pinnatifides, ou même subbipinnatifides, à dents ou lobes écartés; pédoncules de 1 à 2 décim., ascendants, pubescents: fleurs en épi cylindrique serré, grêle, souvent velu, interrompu à la base ; bractées ovales, largement scarieuses sur les bords, terminées en une longue pointe qui égale le calice ou le dépasse, très rarement un peu plus courte que lui; divisions antérieures du calice fortement carénées, comme ailées et ciliées sur le dos; corolle à tube pubescent; capsule ovoïde à 3 loges incomplètes qui renferment chacune deux graines planes sur la face interne. ©.
— Juin, août. Bords des chemins, lieux secs, surtout dans les terrains siliceux. C. dans la Sologne, dans la vallée de la Loire et dans celle du Cher, dans le Perche; R. dans la Beauce.
Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne, jusqu’en Danemark: toute lAsie-Mineure, jusque dans l’Afghanistan; Egypte; Afrique sept,
835. PL. carinata Schrad. cat. hort. Goett. (1806) ex Mert. et Koch. Deuschl. flor. n. 476. Em. Mart. cat. 222; PI. serpentina Lefr. cat. 21. (PI. caréné). — Plante d’un vert sombre, formant des gazons très épais ; souche ligneuse, divisée au-dessus du sol en nombreux rameaux qui portent des feuilles seulement au som-
met; feuilles très rapprochées, raides, glabres ou pubescentes, de:
tres étroitement linéaires, triquêtres, souvent très raccourcies ; pédoncules pubescents, dressés entre les feuilles ; fleurs en épi
cylindrique, allongé, étroit, ou plus rarement raccourci et alors
un peu épais; bractées herbacées, étroitement scarieuses sur les bords, égalant presque le calice, celui-ci à divisions ovales, for-
tement carénées, presque ailées et ciliées sur le dos: corolle à
tube pubescent et à divisions égales; Capsule conique, un peu aiguë, ne renfermant dans chaque loge qu’une seule graine plane sur la face interne, ovale. %.
— Juillet, septembre. Bords des chemins, pelouses sèches des terrains siliceux. AC. dans l’arrondissement de Romorantin, surtout dans la partie Est et Nord-Est; R. ailleurs : lande au-dessus de Châtillon-sur-Cher; Pezou, sablon-
nière de Fontaine (Gendron, Nouel).
Distrib. géogr. — Europe occidentale, depuis la vallée de la Loire et un peu au-dessus, jusqu’en Espagne; zone montagneuse de l’Europe australe depuis l'Italie jusqu’en Grèce; se retrouve dans l’Asie-Mineure.
836. PI, Ianceolata L. sp. 164; Lefr. cat 91; Em. Mart. cat. 230. (PL, lancéolé). — Plante souvent très lanugineuse au collet; feuilles étroitement et très longuement lancéolées-acuminées, atténuées en pétiole, 5-9 nervées, plus ou moins pubescentes laineuses,, ou plus rarement presque glabres, entières ou bordées de petites dents calleuses superficielles et très écartées; pédon: cules fortement sillonnés, un peu poilus, ascendants: fleurs en épi cylindrique ou raccourci et ovale; bractées élargies à la base, acuminées, presque complétement scarieuses, souvent poilues sur le dos, égalant à peu près les fleurs ; lobes du calice suborbiculaires, mucronulés; tube de la corolle glabre; étamines tres saillantes ; capsule oblongue, obtuse, biloculaire ; 1 graine dans chaque loge, oblongue,convexe d’un côté, plane et canaliculée de
l'autre. %.
— Avril, octobre. C. dans les prairies sèches et sur le bôrd des chemins. ; l
Distrib. géogr. — Toute l'Europe; Asie occidentale dans la région montagneuse; Afrique sept. Introduit dans la zone tempérée des «‘leux hémisphères,
Observ. — Plante très variable; la forme très lanugineuse à la base est le PL eriophora Link et Hoffm.; elle est C. à Blois dans les sables des Ponts-Chartrains. M. Jordan à donné le nom de PL Timbali, à une forme dont l’épi est allongé, cylindrique et qui se trouve plusspécialement dans les terrains frais ou peu couverts.
837. PL. arenaria Waldst et Kit. Pl. rar, Hung. 51, tab. 51; Lefr. cat. 21. Em. Mart. cat. 230. (PI. des sables). — Plante couverte d’une pubescence courte, crispée et un peu glanduleuse; tige de 1 à 3 décim., à rameaux courts, opposés, étalés ; feuilles opposées et fasciculées, étroitement linéaires quelques unes presque filiformes, entières ou bordées de quelques fines dents calleuses ; pédoncules rapprochés,comme fasciculés au sommet des rameaux et de la tige, assez allongés ; fleurs en épi ovoïde, serré; bractées velues, les inférieures terminées en longue pointe herbacée, égalant la moitié de l’épi, les moyennes et les supérieures ovales arrondies, divisions du calice arrondies, scarieuses sur les bords, finement pubescentes, corolle à tube glabre et à lobes lanceolés; capsule ovoïde biloculaire, à loges renfermant une seule graine luisante, oblongue, convexe d’un côté. plane et canaliculée de
J'autres ©.
— Juin, août: Champs secs des terrains siliceux. C. dans la Sologne et dans les vallées de la Loire et du Cher.
Distrib. géogr. — Europe centrale, occidentale et australe; Asie-Mineure et Caucase, :
CONSPECTUS DES ESPÈCES:
1 | Plantes sans tige épigée, à pédoncules tous radicaux. , , CA Pédoncules naissant sur une tige feuillée. ,,.,........ @. Plante gazonnante, à souche fruticuleuse. ...,.,,...,.,. PI. carinata (835).
RME ANA FAREUSEN Ne SU UE ER Tale PI. arenaria (831),
Pure de 'edmblle slibreg EE RER Eee 4.
Tube dé l&'eorolle pubeseént. =... 40 6 mia de 6.
Feuilles ovales ou elliptiques ; graines planes sur la face ARE US ©. à se à ei 0 NE TU UNS PT OS D.
Feuilles étroitement lancéolées, graines canaliculées sur la face interne. sn Te. sel ce pile... PI. lanceoïata (836).
caducs; 3 à 6 graines dans chaque loge. . , . P1. major (832).
Filets staminaux 4 à 5 fois plus longs que la fleur, persistants ; 1 graine dans chaque loge, , . ,, . PI, media (833).
Feuilles étroitement lancéolées, dentées ou pinnatifides ; pas de souche fruticuleuse. . ,,., PI. Coronopus (834).
Feuilles linéaires subulées ; plante gazonnante, à souche fruticuleuse quelquefois très raccourcie, , ,. ...., + .
| Filets staminaux 2 fois plus longs que la fleur, promptement \ | PI. carinata (835).
G. 316. LITTORELLA /Littorelle).
Fleurs monoïques ; — les mâles solitaires au sommet dun pédoncule allongé, axillaire ; calice quadripartite; corolle tubuleuse à 4 divisions, 4 étamines ; — 1 ou 3 fleurs femelles sessiles à la base des pédoncules des fleurs mâles; calice tripartite; corolle renflée-urcéolée à 3 ou 4 petites dents; capsule dure, indéhiscente, monosperme. — Plante végétant dans l’eau et fleurissant sur les vases desséchées.
838. IL. lacustris L. Mant. 295; Lefr. cat. 21: Em. Mart. cat. 230 (L. des lacs). — Souche longuement rampante, émettant à chaque nœud un fascicule de feuilles ; plante glabre de 5 à 10 cent., feuilles toutes radicales, dressées, souvent un peu arquées en dehors, charnues, élargies et canaliculées à la base, cylindriques et subulées au sommet; pédoncules des fleurs mâles atteignant 4 à 8 cent., souvent pourvus vers le milieu d’une bractée scarieuse engaiînante ; segments du calice lancéolés obtus, membraneux sur les bords ; corolle scarieuse à tube grêle égalant presque le calice et à lobes ovales-lancéolés ; filets staminaux longuement saillants, capillaires ; anthères grandes,
ee ©
AUTRE de
cordiformes, obtuses; fleurs femelles sessiles au milieu de 2 ou
3 bractées blanchâtres et scarieuses; style très allongé; capsule oblongue %.
— Mai, août; étangs des terrains siliceux ; C, dans toute la Sologne; RR. ailleurs : Le Plessis- Dorin, étang de Boisvinet. (Legué).
Distrib. géogr.— Europe moyenne depuis la France occidentale, jusque dans la Russie moyenne et l'Italie,
Fam. LXI. ILLECEBRACEZÆE R. Br.
ILLECEBRACÉES:
Fleurs régulières, synoïques. Périanthe : formé de 2 enveloppes florales ou seulement d’une seule; calice herbacé ou coriace, le plus souvent persistant ou induré après l’anthèse, à 4 ou 5 divisions ou lobes; autant de pétales (quand ils existent) que de divisions au calice. Androcée: étamines en nombre égal à celui des divisions du périanthe, rarement moindre ou supérieur, périgynes ou presque hypogynes, à filets libres ou très brièvement réunis en anneau à la base; anthères insérées par le dos, s’ouvrant antérieurement par une fente longitudinale. Gynécée: ovaire libre, sessile, uniloculaire, renfermant 1 ou plus rarement 2 ou 3 ovules dressés ou suspendus ; 1 à 3 styles lobés au sommet; fruit utriculaire, membraneux ou crustacé, indéhiscent ou se déchirant de la base en plusieurs lobes; embryon dorsal, droit ou annulaire, entourant l’albumen. — Herbes à fleurs très petites, à feuilles alternes ou opposées, accompagnées de stipules scarieuses qui font rarement defaut.
La véritable place de cette famille est à côté des Caryophyllées-Alsinées, dont elle diffère à peine par ses ovaires souvent uniovulés et ses fruits utriculaires indéhiscents ou irrégulièrement déhiscents. Les pétales ne manquent (dans notre région) que dans le genre Scleranthuset pour placer les Illecebracées parmi les monochlamydées, MM. Benthamet Hooker ont du considérer les pétales des genres qui en sont pourvus, comme des staminodes ou les expansions d’un disque.
TABLEAU DES GENRES
A. Feuilles accompagnées de stipules.
Divisions du calice épaisses, en forme de capuchon, acuminées ; pétales linéaires. + « 4 » « « « + + + ILLECEBRUM. 8417,
Divisions du calice seulement un peu concaves ; pétales linéaires, 5: 9 200 008 SP TON 0S « + » HERNIARIA. 318.
Divisions du calice un peu concaves; pétales oblongs, arrondis au sommet, blancs, , . « . , , CORRIGIOLA. 319,
B, Feuilles sans stipules.
ES MU 6 4 ne 0 0 à 0 0 20 0:40 0 » > 0 SCLERANTHUS, 320.
AU
G. 317. ILLECEBRUM (Illecèbre).
Calice à 5 divisions épaissies, spongieuses et fortement concaves au sommet où elles forment une sorte de capuchon acuminé; 5 pétales étroitement linéaires; 5 étamines; 2 stigmates sessiles; fruit membraneux, enveloppé par le calice et s’ouvrant irrégulièrement à la maturité, par la base, en 5 ou 10 valves qui demeurent réunies au sommet ; une graine dressée.
839. EII. verticillatum L. sp. 298; Lefr. cat. 12; Em. Mart. cat. 119. (ZII. verticillé). — Plante glabre très rameuse, étalée sur le sol, souvent radicante, florifèere dès la base ; feuilles toutes opposées, oblongues ou obovales, entières, accompagnées de 2 petites stipules scarieuses ; fleurs sessiles, fasciculées par 3.6 à l'aisselle des feuilles et paraissant comme vertivillées; calice blanchâtre ; graine ovale, brune et luisante ©.
— duillet, septembre; C,. seulement dans les champs des terrains siliceux , surtout dans les parties mouillées l’hiver: la Sologne, le val de la Loire; R, ailleurs : Cormenon (Legué),
Distrib, géogr. — Europe occidentale, jusqu’en Allemagne et en Italie; Algérie; Madère; Canaries.
G. 318. HERNIARIA (Herniaire).
Calice à 5 divisions seulement un peu concaves; 5 pétales filiformes ; style presque nul; fruit membraneux, indéhiscent, enveloppé par le calice et renfermant une graine dressée.
810. H. glabra L. sp. 317; Lefr. cat. 12; Em. Mart. cat. 119. (H. glabre). — Plante glabrescente ou tout-à-fait glabre, tres rameuse, étalée sur la terre; feuilles oblongues, quelquefois un peu ciliées à la base; les supérieures souvent alternes; stipules ciliolées; fleurs sessiles, agglomérées au nombre de 7 à 10 et opposées aux feuilles; calice glabre, vert, à divisions obtuses; graine noire luisante %.
— Juin, septembre; C. dans les champs, Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Asie-Mineure; Caucase; Songarie; Altaï. |
841. HE. hirsuta L. sp. 317; Lefr. cat. 12; Em. Mart. cat. 119. (H. hérissée.)— Diffère de l’espèce précédente par la présence de poils dont. presque toutes ses parties sont hérissées ; par ses divisions calicinales terminées par une soie ; les fleurs sont presque une fois plus grandes et le fruit une fois plus gros.
— Juin, septembre; C. dans toute la Sologne, les vallées du Cher, de, la Loire, du Loir, ainsi que dans-le Perche.
Distrib, géogr. — Europe moyenne et australe; Syrie; Caucase.
CONSPECTUS DES ESPECES :
Plante glabre ou glabrescente; sépales mutiques.. . , . . .. H. glabra (840),
l Plante hérissée ; sépales terminés par un long poil. ,. H, hirsuta (841).
G. 319. CORRIGIOLA (Corrigiole).
Calice à 5 divisions concaves ; 5 pétales oblongs ; 5 étamines ; fruit indéhiscent, renfermant une seule graine suspendue.
842. €. littoralis L. sp. 383; Lefr. cat. 12; Em. Mart. cat. 119. (C. littorale). — Plante glabre, un peu glauque, très rameuse, : étalée sur la terre ; feuilles lancéolées-oblongues, presque toutes alternes, accompagnées de petites stipules semi-sagittées ; fleurs pédicellées, très nombreuses, formant des grappes terminales ou axillaires, interrompues ou plus ou moins denses ; divisions du calice ovales, blanchâtres sur les bords; pétales blancs, oblongs et arrondis au sommet, égalant environ le calice; fruit dur, presentant 3 côtes longitudinales assez saillantes ©.
— Juin, septembre; champs des terrains siliceux, C. dans la Sologne et dans le val de la Loire; R. ailleurs : Cormenon (Legué).
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe,
G. 320. SCLERANTHUS (Scléranthe).
Calice tubuleux campanulé, à 4-5 divisions ; 2-5 pétales filiformes ; 5 étamines insérées sur le tube du calice; 2 styles, fruit membraneux, indéhiscent, renfermé dans le tube du calice induré ; une seule graine. — Feuilles toutes opposées, sans stipules.
843. Scl. annuus L, sp. 580; Lefr. cat. 12; Em. Mart. cat. 119. (Sci. annuel). — Plante de 5 à 10 cent.; tige très rameuse dès la base, plus ou moins dressée, un peu pubescente ; feuilles étroitement linéaires, subulées, ciliées ; fleurs disposées en petites cymes subsessiles, axillaires ou terminales; calice à 10 nervures et à divisions lancéolées aiguës, très étroitement scarieuses et enroulées sur les bords, restant étalées après l’anthèse ©.
— Juin, septembre; C. dans les champs.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Asie-Mineure ; Caucase; Oural ; Abyssinie ; Afrique septentrionale,
Observ. Quand la plante se développe trop tardivement pour fleurir avant l’hiver, sa racine s’endurcit, la base des rameaux se dénude et les fleurs apparaissent alors des le mois d'avril ; cet état constitue le Scl. biennis Reut.; la vie de la plante se répartit en effet sur deux années, mais elle n’en reste pas moins monocarpique.
84. Scl. perennis L. sp. 580; Em. Mart. cat. 109. (Scl. pérennant. — Diffère de l'espèce précédente par ses fleurs plus