EUPHORBIACÉES
Fleurs synoïques ou monoïques ou dioïques. Périanthe: formé d’une seule enveloppe florale (calice), herbacée ou un peu membraneuse, campanulée ou turbinée, à 3-5 lobes ou divisions, alternant quelquefois avec autant de glandes épaisses. Androcée : étamines en nombre égal à celui des divisions du périanthe, ou au nombre de 8-30, libres ou disposées en 5 faisceaux qui adhèrent plus ou moins au périanthe par leurs filets inégaux, continus ou articulés au sommet avec l’anthère, celle-ci ovale, biloculaire, à déhiscence longitudinale. Gynécée: glandes périgynes nulles ou sous forme de bractéoles laciniées alternant avec les faisceaux d’étamines ; ovaire sessile ou longuement stipité, accompagné ou non d’un disque entier ou lobé; trois loges renfermant chacune un seul ovule descendant, anatrope, avec le micropyle en dehors; style plus ou moins profondément tripartite, à rameaux bifides,; fruit capsulaire à 3 coques qui se séparent avec élasticité,en deux
valves inégales, d’une columelle centrale persistante; graines
présentant souvent une caroncule à l’ombilic; albumen épais, oléagineux. — Herbes à feuilles éparses ou opposées; fleurs en cymes axillaires ou terminales, qui forment des ombelles dichotomes ou des épis lâches. [7
TABLEAU DES GENRES
Plante à suc laiteux; inflorescence ombelliforme; fleurs synoïques, ee, ea lee te tn ehia ss le ere EUPHORBIA. 332.
Plante sans suc laiteux ; inflorescence (mâle) spiciforme; fleurs UNISEXUÉES, 4 «ee o « «ss, À « e + MERCURIALEE RS
G. 332. EUPHORBIA (Euphorbe),.
Périanthe (calice) verdâtre ou blanchâtre et un peu membraneux, turbine ou campanulé, à 4-5 lobes alternant avec autant de glandes épaisses; étamines au nombre de 8-15, à filets articulés un peu au-dessous de l’anthère, groupées sur ? lignes longitudinales en 4-5 faisceaux opposés aux lobes calicinaux, plus ou moins adhérents avec eux et alternant avec un petit corps glanduleux comprimé qui simule une bractée fimbriée ; ovaire terminant un long stipe placé au centre de la fleur, souvent penché et présentant à sa base (sommet du stipe), un petit disque entier ou lobé. — Plantes à feuilles éparses, rarement opposées-décussées, exsudant lorsqu'elles sont froissées un suc laiteux très âcre.
Les fleurs des Euphorbia ont été comprises d’une facon toute différente par certains auteurs qui les considèrent comme unisexuées, ainsi qu’on les voit dans tous les autres genres de la famille. D’après cette interprétation, mise en faveur par R. Brown et développée plus récemment par M. Warming, ce qui simule un calice serait un véritable involucre, renfermant une grande quantité de fleurs mâles constituées seulement par une étamine: le réceptacle de chacune de ces fleurs serait formé par la portion du filet inférieure à l’articulation; les glandes bractéiformes alternant avec les faisceaux staminaux représenteraient les calices ; la fleur femelle serait centrale et aurait pour périanthe le disque qu’on observe au sommet du stipe, sous l'ovaire. Cette interprétation compliquée,bien qu’adoptée par beaucoup d'auteurs, n’a jamais été démontrée d’une façon concluante. Linné, Mirbel, Payer et M. H. Baillon ont considére la fleur des Euphorbes comme synoïque.
887, Euph. Helioscopia L.sp.658; Lefr. cat. 22; Em. Mart. cat. 240. (Euph. hélioscope). — Plante un peu poilue; d’un vert foncé; tige de 1 à 3 décim.. ascendante ; feuilles obovales-cunéiformes atténuées en pétiole court, arrondies et quelquefois un peu rétuses au sommet, finement serrulées dans leur moitié su-
érieure ; ombelle à 5 rayons un peu pubescents, bifides ou tri-
des ; feuilles accompagnant l’ombelle semblables à celles de la tige, les florales de même forme, mais deux fois plus petites, libres à la base; lobes glanduleux du calice transversalement ovales, entiers ; Capsule lisse; graines obovales, fortement réticulées-alvéolées ; caroncule saillante, plus large que haute. ©.
— Mai, novembre ; CC. dans les lieux cultivés.
Dustrib. géogr. — Toute l’Europe; Asie occidentale ; Japon; introduit dans la région tempérée de tout l'hémisphère austral.
888. Euph. platyphylla L. £<p. 660; Em. Mart. cat. p. 210. (Euph. à larges feuilles). — Plante un peu poilue ou tout-à-fait labre, d’un vert pâle ; tige de 2 à 8 décim., rameuse vers le haut ; euilles éparses, souvent réfléchies, les inférieures obovales, les moyennes plus étroites, finement serrulées vers le haut, atténuées en une base qui embrasse la tige par 2 petites oreillettes ; ombelles à 3-5 rayons bifurqués ; feuilles de l’ombelle et de ses rameaux largement ovales, les florales presque triangulaires , toutes libres à la base; lobes glanduleux du calice transversalement ovales, entiers; capsule glabre, mais couverte de petits tubercules hémisphériques; coques séparées par un sillon profond ; graines grisâtres, tout-à-fait lisses, à caroncule saillante et transversalement ovale. ©.
— Juillet, septembre. Bords des chemins, pâturages. R. et seulement dans les terrains calcaires : Pruniers, bords de la grande allée du bois de l'Abbaye
(Em. Mart.); Cellettes, à l’entrée de la forêt de Russy!; Mont! ; Avaray, près
dela Verrerie (Roger).
Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne ; devient R. dans l’Orient; Afrique sept.; Madère,
Lefrou, dans son catalogue, paraît avoir confondu l’Euph. platYphylla avec l’espèce suivante.
889. Euph. stricta L. syst. ed. X, p. 1049; Em. Mart. cat. 240. (Euph. raide). — Très voisin de l’Euph. platyphylla, il en differe par ses tiges plus grêles, à rameaux plus nombreux et plus étalés ; par ses capsules presque 1 fois plus petites (diam. 2 mill. env.), couvertes de papilles allongées-cylindriques ; les feuilles sont plus minces, à base moins embrassante.
— Juillet, août. AC. dans les buissons, au bord des chemins, surtout dans les terrains calcaires ou argilo-calcaires un peu frais; val du Cher, de la Sauldre, du Roulier, du Beuvron au-dessus de Cellettes jusqu’à Mont; vallée de la Loire ; non observé dans le Perche (Nouel).
Distrib. géogr. — Europe moyenne; Asie-Mineure ; Caucase ; Perse,
890. Euph. pilosa L. sp. 659; Em. Mart. cat. 240. (Euph. poilue). — Plante plus ou moins pubescente ; souche épaisse produisant de nombreuses tiges dressées, de 4 à 8 décim.; feuilles éparses, étroitement oblongues-obtuses, rétrécies à la base en court pétiole, tantôt couvertes d’une pubescence apprimée-cendrée, surtout en dessous, tantôt glabrescentes sur les deux faces et seulement ciliées ; ombelles formées de 4 à 5 rayons 2 ou 3 fois fourchus; feuilles ompbellaires semblables à celles de la tige, celles des dichotomies ovales, les florales presque arrondies, toutes libres et un peu jaunâtres; glandes du calice transversalement ovales, entières; capsule assez grosse (diam. 3-4 mill.), glabre, lisse ou parsemée de tubercules peu proéminents; coques séparées par des sillons peu profonds ; graines brunes, lisses ou très finement ponctuées sous la loupe ; caäroncule épaisse, arrondie. %.
— Avril, juin. Bois, taillis découverts; R. Saint-Julien, taillis des terres Rouges! (Em. Mart.); Saint-Loup, dans la futaie et les bois taillis, près de
Lee
Beauvais et dans le bois au nord et près de Brillant (id.); Theillay, prairie de
route de Rougeou (id).
Distrib. géogr. — Europe centrale et occidentale ; Caucase ; Oural.
L'Euph. hy berna L., a été signalé par M. Charlot à la Grange- Dieu, près de Saint-Aignan,; je n’ai pas vu la plante de cette localité. Elle est très abondante, non loin des limites du département, dans la forêt de Vibraye, aux bords du ruisseau de la Fenderie et pourra être rencontrée dans le N.-0. du Perche. On la distingue facilement de l’'Euph, pilosa par ses feuilles plus grandes et relativement plus larges, par . Sa Capsule d'un tiers plus grosse, couverte de tubercules cylindriques rapprochés; les coques sont séparées par un sillon profond,
891. Euph. dulcis L. sp. 662; Lefr. cat. 22: Em. Mart. cat. 240 RE douce). — Plante glabre ou un peu velue, devenant souvent rougeñtre après la floraison ; souche épaisse, horizontale, formée de renflements charnus, linéaires-coniques, comme articulés ; tiges nombreuses, dressées, de 3 à 5 décim.; feuilles éparses, entières ou un peu serrulées vers le haut, les inférieures obovales, cunéiformes à la base, les caulinaires oblongues ou lancéolées brièvement atténuées inférieurement; ombelle à 4-5 rayons un ou deux fois fourchus ; feuilles ombellaires ovales-lancéolées très 0btuses, les florales triangulaires, tronquées et libres à la base; glandes calicinales arrondies, entières, souvent d’un pourpre foncé ; Capsule glabre ou un peu velue, à coques séparées par un sillon profond et couvertes de tubercules arrondis; graines lisses, pourvues d’une petite caroncule ovale, stipitée. %.
— Avril, mai, AC, dans les bois couverts, Distrib. géogr. — Europe moyenne, jusque dans la Russie australe,
89. Euph. verrucosa Jacq. Enum. Vind. 82 (1762); Lefr. cat. 22? ; Em. Mart. cat. 241.(Euph. verruqueuse). — Plante d’un vert foncé, plus ou moins pubescente dans sa partie supérieure ;souche épaisse, charnue, produisant de nombreuses tiges sous-frutescentes à la base, grêles, décombantes; feuilles inférieures petites, Obovées, promptement caduques, les caulinaires moyennes lancéolées, atténuées aux 2 extrémités, finement serrulées, un peu pubescentes surtout en dessous ; ombelles à 5 rayons courts, 1 ou 2 fois fourchus ; feuilles ombellaires ovales, quelquefois presque aussi longues que les rayons, les florales de même forme mais plus petites et jaunâtres, libres à la base; glandes calicinales Jaunes, ovales, entières ; capsule glabre, couverte de tubercules cylindriques très rapprochés; coques séparées par un sillon peu profond ; graines brunes, lisses, à caroncule ovale, stipitée. %.
— Mai, juillet. Bois et buissons des terrains calcaires. R. Châteauvieux, au bas du coteau de Péquignon (Em. Martin). Indiqué comme AC. aux environs de Blois, par Lefrou, mais par confusion sans doute avec l'Euph, stricta. |
Distrib, géogr. — Europe moyenne et australe,
393, Euph. Gerardiana Jacq. F1 austr. V, p. 47, tab. 4%: Em, Mart. cat. 241. (Euph. de Gérard), — Plante glabre ; glauque ; souche épaisse, frutescente, produisant de nombreuses tiges stériles et des tiges florifères de 2 à 4 décim., dressées, raides, assez grêles, souvent chargées, dans le voisinage de l’ombelle de courts rameaux axillaires; feuilles éparses, petites, coriaces, rapprochées
AY à
1a Rère entre la Gravette et le moulin de Sangette; Billy, bois bordant la
etdressées sur la tige, linéaires-aiguës, les ombellaires et celles qui accompagnent les rameaux floraux plus larges, lancéolées-mucronées ; ombelles à 10-15 rayons grêles, 1 ou 2 fois fourchus ; feuilles
florales transversalement ovales-rhomboïdales, tronquées et libres
à la base, jaunâtres, muçronulées; glandes calicinales jaunes, ovales-entieres ; capsule glabre, à peu près lisse ou quelquefois couverte de petites papilles; coques séparées par un sillon peu profond ; graines lisses, blanchâtres, à caroncule ovale, sessile. %
— Mai, juin; Coteaux calcaires. R. Billy, carrières du Tertre-Blanc (Monin).
Distrib géogr.— Europe moyenne et australe ; Caucase; Perse, Oural,
8M4. Euph. Esula L. sp. 660; Lefr, cat. 22. (Euph. Esule). — Plante glabre; souche épaisse, rampante, produisant de nombreuses tiges stériles et des tiges floriferes simples ou rameuses, hautes de 4 à 8 décim., dressées, pourvues dans le voisinage de lombelle de nombreux pédoncules axillaires; feuilles oblongues ou oblongues-lancéolées, atténuées dans leur moitié inférieure, obtuses, les ombellaires et celles qui accompagnent les rameaux plus petites et relativement plus larges; feuilles florales cordiformes-triangulaires, libres à la base; ombelles à 8-15 rayons, 1 ou 2 fois fourchus ; glandes calicinales échancrées en croissant
et à pointes courtes ; capsule glabre, lisse ou très finement
chagrinée; coques séparées par un silion profond ; graines lisses, à caroncule arrondie. sessile %,.
— Juin, août. C. seulement dans la vallée de la Loire, sur les berges et les alluvions gazonnées,
Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., jusque dans le sud de la Suède ; paraît manquer dans l'Europe austro-orientale ; se retrouve dans le Caucase ; la Sibérie, la Chine sept,
L’Euph. Esula se présente dans la vallée de la Loire sous deux formes principales; dans lune, les feuilles oblongues-lancéolées sont assez courtes (long. 4-6 cent.), la tige est peu élevée et presque simple ; dans une autre forme que Boreau a rapportée à l’Euph. Mosana Lej., la piante est plus robuste (6 à 10 décim.), plus rameuse, ses feuilles lanceolées atteignent 8 à 10 cent, c’est probablement à cette forme que Lefrou à appliqué le nom d’Euph. lucida.
895. Euph. Cyparissias L.sp. 661; Lefr. cat. 3; Em. Mart. cat. 241.(Euph. petit cyprès).— Plante glabre, glauque; souche rampante, stolonifère, multicaule ; tiges de 2 à 3 décim., produisant de! nombreux rameaux stériles couverts de feuilles très rapprochées, étroitement linéaires, presque filiformes, sensiblement plus étroites et plus courtes que celles de la tige, celles-ci linéairesun peu obtuses, mucronuleées, les ompbellaires plus larges et moitié plus courtes, lancéolées; feuilles florales, jaunâtres, cordiformes-triangulaires , libres à la base; inflorescence formée de nombreux rameaux ou pédoncules axillaires et d’une ombelle de 10 à 20 rayons 2 ou 3 fois fourchus, grêles; glandes calicinales, d’un jaune brun, un peu échancrées en croissant, à cornes raccourcies; capsule couverte de petites papilles; coques séparées par un sillon profond ; graines lisses, à caroncule orbiculaire %.
— Avril, septembre; bords des chemins; CC. surtout dans les terrains calcaires ou argileux. ;
Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., jusqu'en Suède ; Europe australe dans la région montagneuse ; R. ou nul en Orient,
LA
Lé 0 En He + +
896. Euph. exigua L. sp. 651; Lefr. cat. 23; Em. Mart. cat. 241. (Euph. exigué). — Plante glabre, d’un vert foncé; tige ordi-.
nairement très rameuse ; feuilles linéaires obtuses, ou tronquées ou même échancrées au sommet, les ombellaires semblables aux caulinaires; feuilles florales un peu élargies à la base, semiamplexicaules, aiguës ; ombelles de 3-5 rayons étalés-divariqués, 2 ou 3 fois fourchus; glandes calicinales profondément échancrées en croissant, à pointes linéaires ; capsules glabres, lisses ou très
finement verruqueuses; coques séparées par un sillon profond; :
graines couvertes de papilles sinueuses blanchâtres ; caroncule convexe (). |
— Mai, octobre ; C. dans les champs des terrains calcaires.
- Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; toute l’Asie occidentales Afrique sept.; Canaries.
897. Euph. falcata L. sp. 654 (Euph. en faux.) — Plante glabre, un peu glauque; tige plus ou moins rameuse, (de 1 à 2 décim.), feuilles à 3 nervures distinctes, les inférieures courtes obovées, les moyennes cunéiformes oblongues ou obovales, mucronées, les ombellaires ovales, souvent pétiolulées ; feuilles florales cordiformes-triangulaires, longuement mucronées, libres à la base; ombelle à 3-5 rayons 2 ou 3 fois fourchus: glandes calicinales jaunes ou rougeâtres, à échancrure peu profonde; graines ovales-subtétragones, comprimées, avec des fossettes transversales sur chaque face; caroncule très-petite ©. ?
— Juin, septembre; champs pierreux des terrains calcaires; R. Herbillys Séris ; Avaray. HET,
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Asie occidentale; Afrique septentrionale.
898. Euph. Peplus L, sp. 658; Lefr. cat. 23; Em. Mart. cat. 241. (Euph. Péplus). — Plante glabre, molle, verte ; tige de 1 à 3 décim., simple ou rameuse; feuilles obovales, obtuses, entières sur les bords, atténuées en pétiole assez long, les ombellaires de même forme mais à peu près sessiles; feuilles florales semblables aux ombellaires mais plus petites et jaunâtres ; ombelle ordinairement à 3 rayons 2 ou 3 fois fourchus;: glandes calicinales profondément échancrées en croissant, à pointes sétacées ; capsule lisse ; coques carénées, séparées par un sillon peu profond; graines d’un brun bleuâtre, à 4 ou 5 angles, présentant un sillon longitudinal de chaque côté du raphé et sur chacune des autres faces une série de 3-4 dépressions orbiculaires à bords blanchâtres ; caroncule en forme de mamelon terminal ©.
— Juin, août; CC. dans les jardins, sur les décombres, etc.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Asie occidentale ; Arabie; Perse; Egypte; Afrique sept.; Canaries; introduit dans toutes les régions tempérées des deux hémisphères.
89. Euph. amygdaloides L. sp. 662; Em. Mart. cat. 242, Euph. sylvatica Jacq.; Lefr. cat. 23. (Euph. amy gdaloïide). — Plante glabre ou velue, d’un vert sombre et devenant rougeñtre ; souche multicaule, produisant des rejets pourvus de feuilles pentes ; tiges florifères un peu frutescentes à la base, de 3 à 8 décim., ascendantes, souvent tortueuses et marquées dans leur moitié inferieure de nombreuses cicatrices pétiolaires ; feuilles oblongueslancéolées, obtuses, longuement atténuées en pétiole distinct,