D. Laureola L, Sp. 510; Lefr. cat. 22; Em. Mart. cat
239. (D. Lauréole). — Sous-arbrisseau de 5 à 6 décim., à écorce grisâtre, s’enlevant facilement, mais très difficile à rompre; feuilles rapprochées et persistantes au sommet des rameaux, grandes . (8 à 15 cent.), un peu épaisses, luisantes, ovales-oblongues, lon-
guement rétrécies en pétiole court, à bords très entiers, grappes
axillaires un peu penchées, formées de 6 à 12 fleurs, brièvement pédicellées et accompagnées de bractées ovales, concaves; périanthe assez grand (long. 10 à 12 mill.), glabre, d'un vert jaunâtre, ne persistant pas longtemps sur le fruit; drupe ovoïde, devenant noire à la maturité. ©.
— Février, mars. Bois secs des terrains calcaires. Parc de Saint-Aignan ! (Charlot) ; parc des Montils! ; parc de Cheverny ! ; Cour-Cheverny!; toutes les parties calcaires de la forêt de Russy à Seur! Cellettes! Vineuil !: Mont! bois des environs de Blois! ; coteaux du Loir! ;Baillou et environs de Mondoubleau (Legué). |
Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne, jusqu’en Angleterre et en Belgique ; Afrique sept.; Açores. ;
G. 329. THYMELÆA (Thymélée).
Périanthe persistant Sur le fruit, à tube ovale et à limbe quadrifide dont les lobes sont promptement redressés et plus courts que le tube; étamines insérées sous la gorge; fruit sec, membraneux, ovoïde.
881. Th. arvensis Lamk. FI. Fr. III, 218. Stellera Passerina L. sp. 512; Lefr. cat. 22. Passerina annua Spreng.; Em. Mart. cat. 239, (Th. des champs). — Tige très-grêle, dressée, rameuse dans sa partie supérieure ; feuillés éparses, glabres, petites, linéaires aiguës; infiorescence en long épi de cyme, très lâche ; fleurs subsessiles, très petites (2 à 3 mill.), ternées (ou solitaires par avortement), accompagnées chacune d’une feuille bractéale ; périanthe pubescent-soyeux, verdâtre, à limbe devenant promptement scarieux et jaunâtre ; fruit enveloppé jusqu’à la maturité par la base dilatée du périanthe. ©.
— Juillet, septembre. C. seulement dans les champs des terrains calcaires ou argilo-calcaires, après la moisson.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Asie-Mineure; Caucase Perse; Mésopotamie ; Altaï; Afrique sept,
Fam. LXVII LORANTHACEÆE Endl.
LORANTHACÉES.
Fleurs monoïques et dioïques, régulières: Périanthe: formé d’une seule enveloppe florale épaisse, charnue, quadrifide, entourée,à la base d’un anneau dilaté. Androcée : 4 étamines adnées aux divisions du périanthe; anthères ovales, à loges non distinctes. s’ouvrant à la face interne par plusieurs pores. Gynécee :
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ovaire infère, uniloculaire, renfermant 1-2 ovules ascendantsdressés; stigmate sessile, épais, en forme de coussinet; fruit bac: ciforme, à mésocarpe succulent, visqueux; une seule graine pourvue d’un abondant albumen.— Sous-arbrisseau parasite sur le tronc et les rameaux des arbres; feuilles opposées, sans stipules ; fleurs en cymes à l’aisselle des rameaux.
Plusieurs auteurs ont considéré l’apparition de l’ovule dans le gui comme très tardive et postérieure de plusieurs mois à la fécondation. M. Hoffmeister, et plus récemment M. Baillon, ont établi que dans cette plante l’ovule se développait comme dans les autres phanérogames.
G. 330. VISCUM (Gui),
Caractères de la famille.
885. W. album (G. à fruits blancs). — Plante glabre; tige de 2 à 8 décim., à ramifications articulées, verticillées, dichotomes, formant par leur ensemble une large touffe sphérique; feuilles épaisses, atténuées à la base, oblongues-obtuses, tres entières ; fleurs verdâtres, sessiles ; lobes du périanthe ovales-deltoïdes,
lus petits dans la fleur femelle; baies translucides devenant
lanches à la maturité.
— Février, avril; fr. août, novembre. CC. sur les pommiers, les peupliers de Hollande et sur beaucoup d’autres arbres,
Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans le sud de la Scandinavie; Oural ; région de l’'Amur ; Japon ; Afrique sept.
Le Gui est RR. sur le Chêne; je l’y ai observé sur plusieurs points de la commune de Cheverny: dans le parce du château devant l’orangerie, dans les bois près du Chêne-des-Dames et à droite de la route allant à Romorantin vers le kilom. n° 19: il est très recherché et promptement détruit à cause de la grande réputation dont il jouit, bien à tort, d’être un remède souverain contre l’épilepsie. Tous lesspécimens de Gui de chêne que j'ai vus, étaient remarquables par la forme étroite de leurs feuilles, constamment linéaires-oblongues ; mais en dehors de cette particularité et peutêtre d’une tenue plus lâche dans les rameaux, Je n’ai su trouver
aucune différence entre le Gui né sur le chêne et celui qui pro-
vient sur les autres arbres.
FAM. LXVII, SANTALACEZÆ End.
SANTALACÉES.
Fleurs synoïques, régulières. Périanthe: formé d’une seule enveloppe florale, mince, dépourvue de bourrelet à sa base, campanulée-quinquéfide, à lobes dressés. Androcée : 5 étamines opposées aux pétales et insérées à leur base; filets courts ; anthères biloculaires, à déhiscence longitudinale, introrse. Gynécée: ovaire infère, uniloculaire renfermant? ou 3 ovules sus-
cf. échos ie" ph ue ane Éd RE
pendus ; style grêle à stigmate capité; fruit indéhiscent, dur, ovoïde ou subglobuleux,tcouronné par le périanthe persistant ; une . seule graine ovoïde ; albumen épais. — Petite herbe parasite sur les racines des Graminées; feuilles alternes, sans stipules ; inforescence en Ccymes paniculées.
Famille à peine distincte de celle des Loranthacées parses ovules suspendus et non dressés, mais d’un aspect d’ailleurs très différent et rappelant assez bien certains Arenaria.
G. 331. THESIUM (Thésion).
Caractères de la famille. Æ
886. Xh. humifusum DC. F1. fr. VI, p. 366; Em. Mart. cat. 239. Th. linophyllum Lefr. cat. 22. (T'h. couché). — Plante glabre, d’un vert foncé ou un peu jaunâtre ; racine grêle; souche courte produisant de nombreuses tiges étalées sur la terre, à rameaux divariqués, filiformes, anguleux: feuilles étroites, linéaires, courtes, un peu scabres sur les bords ; inflorescence disposée en panicule lâche, étroite, dont les rameaux sont étalés à angle droit et nus à la base ; cymes souvent réduites (par avortement) à une seule fleur accompagnée de 3 bractées inégales, portée par un pédicelle court et épais; périanthe blanchâtre sur les bords, à lobes ovales, dressés, persistant sur le fruit et connivents par leur sommet courbé en dedans après l’anthèse; fruit ovoïde. un peu plus court que le périanthe, parcouru par des nervures longitudinales obscurément anastomosées. %.
— Juin, septembre. C. sur les pelouses sèches et un peu herbeuses des terrains calcaires ou argilo-calcaires,
Distrib., géogr. — Europe occidentale, depuis l’Angleterre, jusque dans le Languedoc ; se retrouve en Suisse.
Fam. LXIX. EUPHORMBIACEZÆ. Just.