‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 186 sur 265 · lobes avec autant d’étamines; 2 styles divariqués; ovule · texte numérisé non relu

lobes avec autant d’étamines; 2 styles divariqués; ovule

- suspendu au sommet de la loge; fruit (samare) sec, comprimé,

entouré d’une aile large, papyracée. — Arbre moyen ou élevé,

à écorce très rugueuse, souvent épaisse et subéreuse ; fleurs

naissant avant les feuilles et fasciculées le long des rameaux de l'année précédente.

903. Ulm. campestris Sm. Engl. F1. II.. 20; Lefr. cat. 23; Em. Mart. cat. 243. (O0. champétre). — Feuilles adultes ovales, un peu inéquilatères, brusquement acuminées, doublement crénelées, fermes, glabres, lisses ou un peu scabres en dessus, présentant en dessous des faisceaux de poils à l’angle interne des nervures secondaires ; périanthe rougeñtre, turbiné, à lobes arrondis, un peu poilus ; souvent 4 étamines exsertes ; pédicelle tres court; articulé vers le milieu ; fruits obovales, un peu atténués à la base, entourés d’une aile largeet finement réticulée, échancréeau sommet à l'insertion des styles; graine plane, placée immédiatement au-dessous de l’échancrure.

Varie :

a. nuda Koch synops. 631. — Ecorce des rameaux seulement rugueuse; arbre souvent élevé.

D. suberosa Koch synops. 637. — Ecorce des rameaux dilatée en expansions subéreuses, comme ailée ; arbre souvent de petite taille.

— FI. mars, avril; fr. mai. CC. aux bords des bois, dans les haies et dans les pâtureaux.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, presque jusqu’à la zone arctique: Asie- Mineure; Caucase; Turkestan ; Himalaya; Afrique septentrionale.

Observ. — L'Ulm. montana Sm. Engl. fi. IT, p. 22, est très souvent planté sur les promenades; il diffère de l’'Um. campestris par ses feuilles presque 1 fois plus grandes (10-15 cent. long.), d’un vert plus foncé, toujours scabres en dessus et bordées de dents plus aiguës : ses fruits sont aussi plus grands et la graine, écartée de l’'échancrure, est placée à peu près au centre de l'aile; les étamines sont souvent au nombre de 5 à 6.

On rencontre quelquefois dans le voisinage des habitations des individus isolés de l’Ulm. pedunculata Foug. (U.effusa Willd.), bien distinct par ses feuilles velues soyeuses en dessous, au moins dans leur jeunesse, bordées de dents surdentées, très aiguës, et surtout par ses fleurs et ses fruits qui sont portés par des pédoncules fins et très allongés, articulés vers le sommet; le fruit est ovale, bordé de cils blancs très rapprochés ; la graine est placée vers le milieu de laiïle. L'U. pedunculata paraît être indigène dans la région danubienne, la Russie moyenne, le Caucase et la Sibérie.

G. 335. HUMULUS (Houblon).

Fleurs dioïques ; périanthe dimorphe, constitué par une seule enveloppe florale herbacée. Fleurs mâles : périanthe à 4-5 divisions à peu près égales ; 4-5 étamines à filets courts. Fleurs femelles : périanthe monophylle, cupuliforme entourant l’ovaire et placé à l’aisselle d’une large bractée ; 2 stigmates subulés, assez allongés ; fruit sec.

904. HF. Lupulus L. sp. 1457; Lefr. cat. 23; Em. Mart. cat. 244. (Houblon). — Tige herbacée, sarmenteuse-volubile, scabre sur les angles; stipules connées à la base deux par deux; feuilles opposées, pétiolées, en cœur à la base, les inférieures et les moyennes palmatilobées, plus ou moins profondément divisées en 3-7 segments ovales-acuminés, dentés, scabres en dessus, parsemées en dessous de glandes brillantes; feuilles supérieures souvent entières, exactement cordiformes ; inflorescence mâle en cymes axillaires paniculées, plus courtes que les feuilles, accompagnée de bractéoles lancéoleées, courtes ; axe un peu velu; périanthe pubescent, à divisions ovales, concaves; inflorescence femelle très dense, contractée en cône ovoïde à la maturité et formée de bractées membraneuses, larges, accrescentes, imbriquées, qui portent à leur aisselle deux fleurs, chaque fleur étant accompagnée d’une bractéole ovale; fruits (achanes) ovoïdes, comprimes, chargés ainsi que la base des bractées de points résineux brillants qui fournissent la Lupulines

— Juillet, août; buissons au bord des rivières et dans les terrains frais. AC. sur les bords du Cher, du Beuvron, de la Loire, du Loir; çà et là dans le Perche.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’à la zone arctique; région pontique ; Tauride; Caucase; Syrie; Sibérie, Japon.

Observ. — Le chanvre (Cannabis sativa L.) est cultivé dans toute la Sologne, surtout dans le voisinage des rivières, dans le val de la Loire, du Loir, etc. IL est probablement originaire de l’Inde ou de l'Himalaya.

G. 336. URTICA (Ortie).

Fleurs monoïques ou dioïques. Périanthe formé d’une seule enveloppe florale herbacée. Fleurs mâles : périanthe quadripartite, à lobes égaux étalés pendant l’anthèse; #4 étamines accompagnées quelquefois d’un rudiment d’ovaire en forme de coupe. Fleurs femelles : périanthe à 4 divisions, les 2 extérieures plus petites : style très Court, à stigmate en pinceau; fruit (achane) oblong, comprimé, entouré par les divisions du périanthe persistantes et un peu accrescentes. — Herbes couvertes de poils (cystolithes) qui sécrètent une liqueur caustique; feuilles opposées, accompagnées de stipules ; fleurs en grappes de cymes axillaires, lâches ou reunies en glomérules serrés.

905. U. urens L. sp. 1396; Lef. cat. 23 ; Em. Mart. cat. 243 (O. brülante). — Plante très hérissée de cystolithes, haute de 1-5

décim., dressée, rameuse; feuilles souvent assez petites, à pétiole grêle ; limbe ovale bordé de dents étroites et profondes, presque incisé; stipules petites lancéolées; grappes souvent géminees,

làches, plus courtes que le pétiole, formées de fleurs mâles et de

fleurs iemelles, celles-ci plus nombreuses; périanthe un peu hérissé ©.

— Mai, octobre; CC. sur les décombres, dans les lieux cultivés.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe; Asie tempérée; Afrique septenirionale ; Abyssinie.

906. U. dioica L,. sp. 139,6; Lefr. cat. 3; Em. Mart. cat. 243. (O. dicique). — Plante dioïque, d’un vert sombre, plus où moins hérissée de eystolithes ; racine rampante ; tige robuste, de 5 à 12 décim., simple; feuilles grandes, ovales, un peu cordiformes à la base, souvent acuminées, bordées de grosses dents ovales-triangulaires ; stipules linéaires-lancéolées; fleurs en grappes allongées dépassant beaucoup les pétioles, au moins dans la partie supérieure de la tige; périanthe finement pubescent. %.

— Juillet, novembre. CC. sur les décombres, dans le voisinage des habitations.

Distrib, géogr. — Toute l’Europe ; Asie sept. et tempérée; Afrique sept... “ ?

Amérique du nord.

907. U. pilulifera L. sp. 139%5; Lefr. cat. 23. (O. pilulifère). — Plaute monoïque d’un vert sombre, plus ou moins hérissée de eystolithes; tige robuste, de 5 à 12 décim.., souvent simple; feuilles longuement petiolées, ovales, arrondies ou obscurément cordiformes à la base, bordées de dents profondes lancéolées-aiguës, presque incisées; fleurs mâles en grappes interrompues, grêles; fleurs femelles en capitules globuleux, très denses, assez gros (diam. 6 à 10 mill)., tout hérissés de cystolithes @ à %.

— Juillet, octobre; décombres, vieux murs. RR, Onzain, dans le voisinage de l'ancien château (Lefrou).

Distrib. géogr. — Europe moyenne, australe et orientale ; Syrie; Caucase; Egypte; Afrique sept.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Fleurs mâles et fleurs femelles en grappes lâches, .,....,. . 1. Fleurs mâles en grappes lâches, les femelles en capitules globuleux; plante monoïque. , , ., , + U, pilulifera (907). Plante monoïque ; fleurs en grappes plus courtes que le pétiole. Urt. urens (905).

Plante dioïque ; fleurs en grappes dépassant beaucoup les pétioles. CNET fr € De x’, Mai fr 0 | “ . « Urt. d&ioica (906).

G. 337. PARIETARIA (Pariétaire).

. Inflorescence polygame. Fleurs synoïques : périanthe tubuleux, à 4-5 lobes qui s’accroissent et persistent sur le fruit; 45 étamines dont les filets incurvés se relèvent avec élasticité; style

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très court à stigmate en pinceau; fruit (achane), ovale, com rimé. a Fleurs mâles et fleurs femelles semblables aux fleurs syno hd ta-

mais les premières sont dépourvues d'ovaire et les autres mines. — Herbes sans cystolithes, à feuilles opposées très entières; inflorescence en cymes géminées formant des glomérules axillaires un peu lâches; fleurs vertes réunies au nombre de 2-4 au sommet d’un pédoneule commun et accompagné de bractées qui simulent un involucre.

908, P. Judaica L. Sp. 1492. P. diffusa Mert. et Koch.; Lefr. cat. 23 ; Em. Mart. cat. 243 (P. Judaïque). — Plante couverte d’une courte pubescence grisâtre un peu crispée; tige diffuse, à rameaux plus ou moins étales ou dressés ; feuilles assez longuement pétiolées, molles, triplinervées, ovales-acuminées, tantôt arrondies à la base, tantôt plus ou moins atténuées aux deux extrémités ; fleurs en glomérules quelquefois réduits à 2 ou 3 fleurs subsessiles; bractées connées par leur base qui se prolonge un peu sur le pédoncule et constituant une sorte d’involucre formé de 5-6 folioles ovales, plus courtes que les fleurs; périanthe des fleurs unisexuées campanulé, celui des fleurs synoïques plus nettement tubuleux et s’allongeant un peu après l’anthese %,

— Juin, novembre; C. sur les vieux murs, dans les vallées de la Loire, du Cher, du Loir, manque dans beaucoup de localités,

Distrib. géogr. — Europe moyenne, australe et orientale; Asie-Mineure, Oural,

Le P. A RRELS L. (P. erecta Mert. et Koch), dont je n’ai pas constaté la présence en Loir-et-Cher d’une facon certaine, diffère très peu du P,. Judaica; ses tiges sont plus élevées, toujours dressées, simples ou pourvues à la base de quelques rameaux courts ; ses feuilles, assez étroitement lancéolées, sont très longuement atténuées aux deux extrémités, mais leur forme est tout-à-fait insuffisante pour caractériser l’espèce, parce qu’elle se retrouve plus ou moins semblable dans la précédente. La forme du périanthe permet seule de distinguer les deux plantes avec quelque certitude ; dans le P. Judaica il est toujours re celui des fleurs synoïques étant tubuleux et allongé après l’anthèse, tandis que celui des fleurs unisexuées demeure campanuleé ; dans ie P. officinalis tous les périgones sont et demeurent urcéolés. Le P. officinalis m'a été communiqué de Mer et de Chaumont-sur-Loire ; mais j'ai dû conserver des doutes sur la provenance.

Observ. — On cultive, surtout dans la vallée de la Loire, du Cher et aux environs de Blois, le Noyer (Juglans regia L.), type de la famille des Juglandées::ik est originaire de la région caucasienne, de la Perse et du Nord de l’Inde.

Le Platanus occidentalis L., de la Virginie, est très souvent plante sur les promenades; on y rencontre plus rarement le PI. orientalis, originaire de l’Europe orientale et de l’Asie-Mineure. Le premier est caractérisé par ses, feuilles brièvement atténuées en Coin à la base et obscurement lobées, glabres en dessus, pubescentes en dessous. Les feuilles du PL. ortentalis sont assez nettement échancrées en cœur à la base, à 3 lobes profonds, lancéolés, RENTent dentés, tomenteuses dans leur jeunesse, puis tout-à-fait glabres.

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FAM. LXXL MYRICACEÆ.

MYRICACÉES.

Fleurs unisexuées disposées en épis courts et cylindriques, accompagnées de bractées squamiformes. Périanthe nul ou représenté dans les fleurs femelles par 2 bractéoles stipitées placées à la base interne des bractées et qui adhèrent avec l'ovaire. Fleurs mâles : 2-8 étamines insérées sur un réceptacle conne avec la base de l'ovaire : filets courts, libres ou brièvement réunis à la base; anthères ovales, biloculaires, à déhiscence longitudinale; rudiment d’ovaire nul où sous forme d’un mamelon subulé. Fleurs femelles ordinairement solitaires sous chacune des bractées; ovaire sessile, uniloculaire, renfermant un seul ovule orthotrope, dressé ; style court à 2 rameaux stigmatiques ; fruit drupacé

globuleux ; graine dressée, sans albumen. — Arbrisseau très aro- .

matique dans toutes ses parties; feuilles alternes, dépourvues de stipules.

G. 338. MYRICA L. (Myrica).

Caractères de ia famille.

909. M. Gale L. sp. 4453, Lefr. cat. 23; Em. Mart. cat. 249 (M. Gale). Vulg. Bois sent bon, Piémont ou Piment royal. — Sousarbrisseau de 5-10 décim., très rameux, à rameaux recouverts d’une écorce brune ; feuilles oblongues ou obovales, en coin à la base, obtuses ou arrondies au sommet, entières ou un peu dentées dans leur tiers supérieur, glabrescentes ou brièvement velues, grisâtres, surtout en dessous, couvertes sur les 2 faces de ponctuations résineuses ; inflorescence en chatons courts, sessiles, alternes, formant des grâäppes lâches au sommet des rameaux et hrat avant les feuilles ; bractées brunes, plus larges que

autes, brièvement mucronées; drupe comme ailée par l’adhérence des bractéoles, noire, récouverté de ponctuations céreuses jaunâtres.

— FI. avril, mai; fr. juillet, août. Marais tourbeux,. AC. seulement dans l'arrondissement de Romorantin, dans la vallée des deux Sauldres et celle de la Rère (Em. Martin); Villeherviers, bords de la Rère au-dessus du Portaill!; la Ferté-Imbault, près de Combrie ; Souesmes, bords de la petite Sauldre! Sellessur-Cher, près du moulin de Closeure ; Gievres, à ka Berrerie !, Planté, au Gruéde-la-Guette et à Fontaine-en-Sologne, dans quelques haies de jardins !

Distrib. géogr. — Europe occidentale, depuis l’Angleterre: jusque dans le sud de la France; se retrouve en Laponie, dans la Sibérie, l'Amérique du Nord et jusqu’au Labrador.

Observ. — Plante très recherchée comme sudorifique dans certaines régions, où elle est employée, avec succès, dit-on, dans les paneumonies.

Fam. LXXIL CUPULIFERÆ Endl.

CUPULIFÈRES.

Fleurs monoïques. F1. mâles: périanthe nul ou formé d’une seule enveloppe florale membraneuse ; étamines 2-4, ou en nombre indéterminé, insérées sur le réceptacle; filets libres, filiformes ou très courts; antheres biloculaires à déhiscence longitudinale ; rudiment de l’ovaire nul ou sous forme d’un mamelon poilu. Fleurs femelles: périanthe nul ou adhérent à l'ovaire et alors à limbe petit, annuliforme ou denticulé; ovaire libre ou infere, d’abord plus ou moins distinctement 2-6 loculaire ; loges renfermant un seul ovule ou 2 ovules collatéraux fixés au sommet de la loge, suspendus ou descendant, anatropes, à micropyle supère ; autant de styles que de loges à l’ovaire, plus ou moins connés entre eux ; fruits secs, indéhiscents, diversement enveloppés ou accompagnés par les bractées et les bractéoles accrescentes ; graine ordinairement solitaire par l'avortement des autres ovules ; albumen nul. — Arbrisseau ou arbre très élevé, à feuilles alternes, accompagnées de stipules libres très fugaces ; inflorescence mâle en grappe lâche formant des chatons pendants; fleurs femelles solitaires ou plus souvent réunies en capitule, au nombre

de 2 à 6.

TABLEAU DES GENRES

A. Fleurs males pourvues d'un périanthe ; inflorescence femelle en chaton; fruits dépourvus d’involucre. 2 étamines; bractées tombant avec le fruit, , , 4% « . « .« BETULA, 339, 4 étamines ; bractées persistant sur l'axe longtemps après la chute du ALNUS. 340.

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LA B. Fleurs mâles sans périanthe; inflorescence femelle en grappe ; fruits plus ou moins complétement enveloppés par une bractée formant une cupule ou un pli.

Fruits petits enveloppés par une bractée repliée en dedans et trilobée au sommet. ist dre: dif ù 'éruld lat at ni É dr « CARPINUS. 34!

Fruits assez gros, enveloppés par des bractées soudées en cupule à la DAS: ds di aie lo ler ea He en ele ATMIRIEIONS eu CORYLUS. 349,

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