‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 187 sur 265 · C. Fleurs males pourvues d’un périanthe à 4-6 lobes; fruits · texte numérisé non relu

C. Fleurs males pourvues d’un périanthe à 4-6 lobes; fruits

gros, munis d’une cupule à la base ou complétement enve-

loppés,

Involucre fructifère enveloppant seulement la base ou la moitié du fruit. QUERCUS. 343.

. Involucre fructifère enveloppant complétement le fruit et hérissé de

pointes molles. , 4, , -...s.se. es... FAGUS. 344.

Iavolucre fructifère enveloppant complétement le fruit et tout hérissé Hepihésir es 0 5 00 EN . , CASTANEX (en noté).

G. 339. BETULA (Bouleau).

Fleurs Ron en chatons serrés. Chatons mâles : bractées nombreuses, peltées, recouvrant chacune 3 fleurs et accompagnées de 2 bractéoles latérales; périanthe monophylle et squamiforme, entier ; 2 étamines à filets en partie connes. Chatons fe-

melles : bractées nombreuses, membraneuses, trilobées, recou-.

yrant chacune 3 fleurs et tombant avec le fruit; périanthe nul; fruit comprimé lenticulaire, accompagné latéralement d’une aile membraneuse:

910.B. alba L.sp.1393; Lefr. cat. 23 ; Em. Mart. cat. 249. (B. blanc).

— Arbre de 5 à 15 mètres, à épiderme blanc, se détachant facile-

ment ; jeunes rameaux glabres, souvent verruqueux; feuilles pétiolées, triangulaires-rhomboïdales, acuminées, doublement dentées, glabres sur les deux faces; fleurs paraissant avant les feuilles, les mâles en chatons cylindriques, pendants, réunis au nombre de-2-4%, les femelles en chatons dressés, plus ovoïdes, à bractées cunéiformes à la base, divisées en 3 lobes dont le médian est souvent plus court et plus étroit que les latéraux ; fruits atténués aux deux extrémités et entourés d’une aile plus large qu'eux.

— F1, avril, mai; fr. Juillet sept. C. dans les bois humides, sur le bord des tourbières ; souvent planté.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et septentrionale jusqu’au delà du cercle polaire; Asie-Mineure, dans la région montagneuse; Sibérie; Japon.

Observ. — Le B. pubescens Erhr., qui n’est qu’une variété du B. alba, à jeunes rameaux pubescents-scabres et à feuilles un peu poilues en dessous sur les nervures, est quelquefois planté.— Bois de Cheverny; forêt de Russy.

G. 340. ALNUS (Aulne).

Monoïque. Chatons mâles : formés de bractées nombreuses, peltées qui recouvrent chacune 3 fleurs accompagnées de 4-5 bractéoles latérales; périanthe à 4 lobes; 4 étamines dont les filets sont libres, Chatons femelles: bractées entières pourvues de 4 appendices squamiformes recouvrant 2 fleurs, devenant ligneuses et persistant longtemps après la chute de la graine.

9li. A. glutinosa Gaertn. Fruct. Il, tab. 90; Lefr. cat. 23; Em. Mart. cat. 249. (A. glutineux), — Arbre moyen ou grand arbre dont les bourgeons et les jeunes rameaux d’un brun iuisant sont glutineux , feuilles pétiolées largement obovées ou suborbiculaires, un peu ondulées, crénelées et surdentées sur les bords, souvent un peu émarginées au sommet, poilues en dessous sur

les nervures, et glutineuses dans leur jeunesse ; fleurs paraissant

avant les feuilles, les mâles en chatons cylindriques, pendants, #

rapprochés en grappeau nombre de 2 ou 3; chatons femelles, plus

courts, dressés ; fruits lenticulâires obovés, dépourvus daile. FI. mars; fr. août, sept. C. dans les bois humides, les prés tourbeux,

Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusqu’à la région polaire; Asie-Mineure ; Caucase; Arménie; Sibérie ; Afrique septentrionale,

Observ. — Dans les sols tourbeux, les graines paraissent conserver leur faculté germinative durant plusieurs siècles; il suffit d'ouvrir des tranchées dans certaines tourbières pour voir se développer presque aussitôt de nombreux individus de cet arbre.

G. 341. CARPINUS (Charme).

Monoïque. Chatons mâles cylindriques formés de bractées squamiformes qui recouvrent un grand nombre d’étamines ; anthères barbues au sommet; périanthe nul; fleurs femelles en grappe lâche et dressée, accompagnées de bractées promptement caduques qui portent à leur aiselle 2 fleurs sessiles, pourvues chacune de 2 bractéoles linéaires dont le lobe basilaire les entoure et qui s’accroissent beaucoup après l’anthèse ; périanthe denté au sommet, adné à l'ovaire ; style bifide; fruit indéhiscent.

912. C. Betulus L. sp. 1416; Lefr. cat. 23; Em. Mart. cat. %5 (Charme) — Arbre de moyenne taille, à jeunes rameaux poilus ; feuilles brièvement pétiolées, ovales-arrondies, un peu échancrées à la base, doublement et finement dentées, velues surtout sur les nervures: bractées des fleurs mâles membraneuses, ciliées ; grappe fructifère allongée, pendante; bractéole très accrue sur le fruit, devenant coriace, d’un vert pâle, un peu poilue, trilobée, à lobe médian plus grand que les latéraux et à lobe basilaire recouvrant complétement le fruit, celui-ci ovale-comprimé, parcouru de côtes saillantes et surmonté par les dents très aiguës du périanthe qui l’enveloppe.

— F1. avril, mai; fr. juillet. C. dans les bois ‘des terrains calcaires. Distrib. géogr. — Europe moyenne et septentrionale jusqu’en Angleterre et dans la Suède méridionale; Asie-Mineure ; Caucase.

G. 342, CORYLUS (Coudrier).

Monoïque. Chatons mâles cylindriques, pendants, formés de nombreuses bractées imbriquées qui recouvrent 2 bractéoles collatérales placées devant les anthères; périanthe nul ; anthères nombreuses ou réduites à 6-8. Fleurs femelles réunies en petits glomérules formés de nombreuses bractées imbriquées, très serrées, dont les inférieures sont vides et les supérieures recouvrent 2 fleurs sessiles, pourvues chacune d’une petite bractéole poilue, inégalement tripartite; périanthe adné à l'ovaire et formant un bourrelet annulaire un peu au-dessous de son sommet; fruit assez gros, à péricarpe ligneux, plus ou moins complétement entouré par la bracteole très accrue, tubuleuse-cupuliforme.

. 913. C. Avellana L. sp. 1417; Lefr. cat. 23; Em. Mart. cat. . 243. (C. Aveline). — Arbrisseau ou petit arbre à écorce grisâtre et à … jeunes rameaux plus ou moins hispides ; feuilles brièvement pé- . tiolées, largement ovales ou suborbiculaires, un peu en cœur à la base, pubescentes surtout en dessous sur les nervures, double-

- ment dentées-crénelées ; chatons mâles commencant à se déve-

lopper dès l’automne, avant la chute des feuilles ; fleurs femelles

terminales ou axillaires; styles allongés, purpurins; fruits

ovoïdes ou subglobuleux, presque complétement enveloppés par

. la bractéole tres accrue, devenue charnue et cupuliforme à la base, foliacée et laciniée au sommet.

— FI, janvier, mars ; fr. août, sept. C. dans les bois. Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’en Ecosse et en Suède; Asie- Mineure; Caucase; Afrique septentrionale,

Observ. — On cultive sous le nom d’Aveline franche le C. Colurna L., originaire d'Orient et caractérisé surtout par le long tube engainant de la bractéole fructifère qui dépasse beaucoup le fruit. Les noisettes du commerce proviennent surtout de la

variété grandis, du C. Avellana, qui n’est qu’une race à gros fruits :

du Coudrier commun.

G. 343. QUERCUS (Chêne).

Monoïque. Fleurs mâles en grappes grêles et interrompues, pendantes ; périanthe membraneux, campanulé à 4-6 lobes ; 6-12

étamines à filets libres, filiformes. Fleurs femelles en grappe spi-

ciforme tres raccourcie; chaque fleur est accompagnée d’une petite bractée et constituée par un périanthe urcéolé dont le tube est adné à l'ovaire et le limbe denté ou lobé; l’ovaire est d’abord à 3-4 loges uniovulées, avec un nombre égal de styles; mais à la maturité il ne reste plus qu’une seule graine (gland) entourée à la base par un involucre cupuliforme, formé par les bractées très accrues, lignescentes et plus ou moins soudées entre elles.

914, @. sessiliflora Sm. F1. brit. III, 1026; Lefr. cat. 23; Em. Mart. cat. 244. (Ch. à fleurs sessiles. — Feuilles pétiolées, obovales, arrondies ou brievemeut attenuées à la base, largement sinuées-crénelées, ordinairement pubescentes et souvent grisâtres en dessous; pédoncule fructifère court, environ de la longueur du pétiole ou presque nul; fruits plus ou moins agglomérés ; bractées formant la cupule étroitement imbriquées, pubérulentes, grisätres, soudées dans presque toute leur longueur; gland ovoïde, quelquefois très petit et globuleux (Q. lanuginosa. Dub. F1. Orl. n. 1373), tantôt très saïillant hors de la cupule, tantôt renfermé jusqu'aux deux tiers.

Les deux variétés suivantes sont assez distinctes :

D. pubescens. — Q. pubescens Willd. — Arbre peu élevé, souvent tortueux ; feuilles ordinairement assez profondément incisées, à pubescence épaisse et feutrée en dessous, moins serrée mais persistant longtemps en dessus ; pédoncules souvent presque nuls.

c. laciniosa. — Q. laciniosa Boreau fl, du centr. ed. 3, Il, p. 588. (en note). — Feuilles très velues, tomenteuses en dessous, profondément incisées-lobées, à lobes crispés, oblongs, irrégulière-

ment sinués-dentés; bractées de la cupule très velues, un peu étalée; arbre de moyenne grandeur, droit, largement pyramidal, :

ÉT Ds à pointe

— Fl avril, mai; fr, août, sept. CC, La variété b. est assez répandue dans ,

toute la Sologne et se rencontre souvent dans les haies et dans les pâtureaux ; la var. &, croît surtout dans les terrains calcaires ct sur les rives des bois : Cellettes, Chitenay, Cheverny, Cour-Cheverny, etc.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Asie-Mineure; Caucase Perse. |

915. @. pedunewulata Ehrh. Arb. n. 77; Lefr. cat. 23; Em. Mart. cat. 244. (C. pédonculé). Vulg. Chène blanc.— Diffère de l'espèce précédente par ses feuilles sessiles où à peu près, ordinairement tout-à-fait glabres ; par ses fruits portés par des pédoncules longs de 3 à 8 centimètres.

— Fi. etfr, comme le Q. sessiliflora, CC, partout.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, presque jusqu’à la zone arctique; Asie- Mineure; Caucase, |

Observ. — Sous le nom de Q. Robur L., a réuni les deux précé-

dentes espèces, et non sans raison, car elles sont reliées par des formes intermédiaires qu’il est souvent difficile de rapporter à June plutôt qu’à l’autre. Cependant les deux arbres, surtout lorsqu'ils ontatteint leur complet développement dans des conditions normales, c’est-à-dire dans les grandes forêts, ne sont jamais confondus l’un avec l’autre et la qualité de leur bois suffit seule à les faire distinguer ; le bois du Q. sessiliflora est plus

compact, plus dur ; sa fibre est plus courte; le bois du Q. pedun-

culata est plus élastique, sa fibre plus tenace; c’est avec son bois qu'est faite la célèbre charpente du château de Chambord, et non pas avec le Châtaignier, comme on l’a souvent répété.

Le Q. pedunculata varie beaucoup moins chez nous que le Q. sessiliflora, surtout dans la forme de ses feuilles et dans leur pubescence; mais en Orient on letrouve avec des feuilles laciniées et tomenteuses; les dimensions du gland sont cependant peu fixes ; quelques arbres en produisent qui atteignent jusqu’à 4 et 5 cent. de longueur,

Le Q. fastigiata Lamk., est considéré comme une forme du Q. pedunculata dont tous les rameaux sont dressés-fastigiés, ce qui donne à l’arbre un port qui GNT celui du Peuplier dItalie. IL en existe un bel individu à Millançcay dans le pâtureau de la ferme de la Marlière, et qui est en outre fort remarquable en ce qu’il présente en même temps des feuilles assez longuement pétiolées et des pédoncules très courts, caractères qui le rappro-

chent singulièrement et en feraient plutôt une forme pyramidale

du Q. sessuliflora (Cf. Em. Mart. cat. p. 244).

916. @. 'Fozza Bosc. Journ. hist. nat. IT, p.155, tab. 32, fig. 3; Lefr. cat. 23; Em. Mart. cat. 245, (CA. Z'auzin), — Racine rampante émettant des rejets; tiges de 2 à 6 mètres souvent buissonnan-tes; feuilles pétiolées d’abord blanches-soyeuses et demeurant toujours tomenteuses en dessous, pubescentes en dessus, profondément incisées, à lobes oblongs , entiers ou sinués-dentés, obtus ou un peu aigus; pédoncules très courts; cupules poilues ; à pare pi apprimées, soudées presque jusqu’au sommet, gland ovoïde,

Lt de 2 ; 1 ; px | «| | se 4 ** + PR 547 É$s

BCE mai, juin ; fr. sept. oct. AC. seulement dans la partie Est de la So-

Jogne, sur la commune de Lamotte-Beuvronet surtout sur celle de Vouzon : planté cà et là dans les bois, notamment à Fontaine-en-Sol5gne, près de la

bonde de lPEtang-Neuf,

Distrib. géogr. — Croiît exclusivement dans l’Europe austro-occidentale, depuis

l’Anjou jusqu’en Portugal,

Observ. — Le Q. Cerris L., belie espèce originaire de l’Europe centrale et de l'Orient, bien distincte par ses cupules dont les bractées, presque complétement libres et linéaires, sont très étalées et rendent la cupule comme chevelue, a été planté, il y a 50ans environ dans le parc de la Ferté-Beauharnais et plus récemment dans les bois de Cheverny, à Archanger, où il forme des taillis d’une assez grande étendue. Il existait autrefois à Blois, dans le célèbre jardin de Gaston d'Orléans, de fort beaux individus de ce chêne (Cf. Lefrou, cat. 23); le dernier survivant a été abattu vers 1844. La tradition rapporte que ces arbres provenaient de glands semés du vivant du frère de Louis XIII, c’est-à-dire entre 1655 et 1660, année de la mort de Gaston. Dans l’Aortus regius Blesensis auctus, p. 167, Morison énumère en effet parmi les

Chênes, le Quercus calice echinato, glande majore, depuis devenu le:

Q. cerris L., et le fait précéder d’un * indiquant son introduction dans le jardin royal durant la période d'années énoncée plus haut. En outre, à la page 297 du même ouvrage, Morison décrit assez longuement l’arbre en le donnant comme nouveau, ce qui n’était pas exact, car Lobel l'avait figuré dès 1576 et Clusius en 1601. Mais ceci n’en prouve pas moins l'intérêt qu’on attachait à ce Chêne dans le jardin de Gaston.

J'ai vu il y a peu d'années, à côté du château de la Borde, près de Pontlevoy, un Quercus Cerris dont les grandes dimensions indiquaient qu’il pouvait bien être contemporain de ceux qu’un vandalisme ignorant a si malheureusement fait disparaître du jardin

de Blois.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Feuilles sessiles ou subsessiles; fruits portés par un long pédoncule 25 2%. + 0 » L] @. peduneulata (915),

Feuilles assez longuement pétiolées. , ,... +... 2.

Bractées de la cupule presque libres, linéaires, étalées, recourbées en dehors, , » °» + °°°. @. Cerris (en note), Feuilles pubescentes lanugineuses, au moins dans leur jeunesse ; arbre à racine pivotante, , ,.. @. sessiliflora (914). Feuilles blanches soyeuses dans leur jeunesse, conservant un tomentum feutré, blanchâtre, au moins en dessous; racine rampante, ses... ©. Tozza (916).

| | Bractées de la cupule étroitement appliquées, , «+ + + B:

Le Châtaignier, Castanea vulgaris Lamk., originaire de l'Europe méridionale et centrale, est cultivé dans toute la Sologne.

G. 34. FAGUS (Hêtre).

Monoïque. Fleurs mâles en chatons subglobuleux et accompa-

HR DORE ir du:

MU LVES vERg ET Re cr Se: HE PAINESS

Se: - m2

= £ 2 — ARR gnées de petites bractées caduques ; périanthe régulier, campanulé, à 5-6 divisions ; 8-12 étamines insérées au fond du périanthe. Deux ou trois fleurs femelles renfermées dans un involucre quadrifide adhérant à de nombreuses bractées linéaires ; périanthe à limbe lacinié et à tube étroitement appliqué sur un ovaire trigone et triloculaire; 3 styles ; involucre tres accru sur le fruit qu’il renferme complétement, ligneux, couvert de pointes molles représentant l’extrémité libre des bractées et s’ouvrant en 4 valves; 3 ou 4 fruits trigones surmontés par les débris fimbriés du périanthe; péricarpe coriace, poilu intérieurement. ‘1 … 917. F. sylvatica L. sp. 1416; Lefr. cat. 23. (Hétre des” foréts). — Grand arbre à écorce lisse; feuilles pétiolées ovales, entières ou un peu sinuées ou dentées, velues soyeuses en dessous, ciliées sur les bords; chatons mâles longuement pédonculés; … bractées et périanthe poilus ; pédoncule des fleurs femelles épais, au moins aussi long que le pétiole ; involucre fructifère ovoïdeconique à la base, velu. |

— FI. avril; fr. juillet, août. C. seulement dans les forêts des terrains

calcaires. Te

Pa

Distrib. géogr.— Europe moyenne, dans la plaine, et Jusque dans le sud de la Norwège; la région montagneuse de l’Europe australe; Asie-Mineure ; Caucase ;

Perse, . ; 17

FAM. LXXIII. SALICINEÆ End.

SALICINÉES,

Fleurs dioïques disposées en chatons assez denses, ovoïdes ou cylindracés. Périanthe se presentant sous la forme d’un disque constitué tantôt par 1 ou 2 écailles glanduliformes, tantôt par une sorte de coupe tronquée obliquement, entière ou lobée. Fleurs mâles : 2 ou 3 étamines, rarement plus, à filets libres ou plus ou moins connés; anthères biloculaires à déhiscence longitudinale ; rudiment de l'ovaire nul, si ce n’est dans quelques fleurs monstrueuses. Fleurs femelles : ovaire uniloculaire renfermant plusieurs ovules, souvent bisériés, anatropes, ascendants, insérés sur des placentas pariétaux ; style court, bifide ou quadrifide ; capsule ovoïde ou oblongue s’ouvrant en 2-3-4 valves qui portent les pla-

Lu d ds n

4 . 5 Â "4 centas de la base au milieu ; graines petites, accompagnées d'un long faisceau de poils soyeux qui prennent naissance sur le funi- à cule; albumen nul. — Arbres ou arbrisseaux à feuilles alternes, munies de stipules libres et souvent promptement caduques ; Chatons naissant avant les feuilles ou très-rarement en même temps qu’elles. |

TABLEAU DES GENRES. 5410

Disque formé de 4 ou 2 glandes distinctes ou à peine connées : Din 2DAEO, ne atlas taste à > OU SALIX. 345. 4 Disque en forme de coupe tronquée obliquement, entière ou &

IDD LS te a en Ses le ee 2e 2 OR D PIE 316,

G. 345. SALIX (Saule',

Chatons presque toujours dressés, à bractées entières ciliées. Fleurs mâles : 2 étamines ou plus rarement 3-4, à filets libres ou plus ou moins connés ; disque formé de 2 glandes ou d’une seule placée alors en arrière du filet. Fleurs femelles; ovaire sessile ou stipité; 2 styles bilobés ou bifides ; 2 placentas ; capsule s’ouvrant en 2 valves dont le sommet se recourbe en dehors. — Arbrisseaux à feuilles étroites ou ovales; stipules caduques ; elles doivent être étudiées sur les rameaux stériles très jeunes.

On a signalé beaucoup d’hybrides parmi les Saules et plusieurs des espèces décrites plus loir rentrent dans cette caté-

gorie, suivant beaucoup d'auteurs. Tout en admettant la possi-

bilité et même la probabilité du fait, je crois qu’il est prudent d'apporter une certaine réserve dans l’application; car si tous les Saules donnés comme hybrides le sont en réalité, il faut bien admettre que les hybrides dans ce genre ne se comportent pas come ceux des autres genres, chez lesquels le développement normal de la capsule n’est que l’exception, tandis que dans les hybrides de Saules ce développement serait presque un fait constant. $

913. S. alba L. sp. 1449; Lefr. cat. 23; Em. Martin cat. 246. (S. blanc). — Arbre pouvant atteindre de grandes dimensions ;

Jeunes rameaux à écorce grisâtre, souples et difficiles à rompre; feuilles glauques, blanches soyeuses surtout en dessous, même à

l’état adulte, étroitement lancéolées, atténuées aux deux extrémités, très finement denticulées; chatons portés par un petit rameau feuillé long de 2à 3 cent.; bractées d’un jaune verdâtre, un peu poilues, tombant longtemps avant la maturité du fruit; 2 étamines à filets libres et à anthères jaunes; style épais plus court que les stigmates; capsule glabre à pédicelle égalant ou dépassant à peine la glande.

— FI, mars, avril; fr. mai. CC. dans les prairies, sur les bords des rivières, des mares, où il est toujours planté ; indigénat douteux dans notre région,

Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne et australe; Asie-Mineure; Perse Caucase; Afrique sept.

Observ. — On cultive assez souvent, dans les vignes et dans

les oseraies, le S. vitellina L., qui n’est qu’une variété du S. alba à écorce d’un jaune rougeâtre et non pas grisâtre comme dans le

| type.

919. S. fragilis L. sp. 144; Lefr. cat. 3: Em. Mart. cat. 246. (S. fragile). — Voisin du S. alba dont il diffère par ses rameaux très fragiles à leur point d'insertion; par ses feuilles plus grandes, serrulées, vertes sur les deux faces, d’abord un peu pubescentes, puis promptement glabres, même en dessous ; par son style grêle plus long que le stigmate; par ses capsules dont le pédicelle est au moins 1 fois aussi long que la glande.

— FliMars, avril; fr. mai. Çà etlà, et toujours en individus isolés, dans la vallée de la Loire: Mer; Menars; Vineuil; Chailles ; Candé. AC. dans la vallée du Loir (Nouel); R. dans l’arr. de Romorantin: Lanthenay, presqu’ile de Longueville (Em. Martin),

Distrib, géogr. — Toute l’Europe, presque jusqu’à la zone arctique ; Asi

Mineure; Caucase; Oural; Altaï. FAT

Observ. Le S. babylonica L., ou Saule pleureur, originaire du Japon et probablement du nord de la Chine,est très souvent

lanté dans les parcs; on ne possède en Europe que des individus emelles ; les mâles se rencontrent communément au Japon.

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