‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 195 sur 265 · QU ET UE LAS · texte numérisé non relu

QU ET UE LAS

Observ. — Le P. canescens Sm., est assez souvent planté dans les parcs ou même dans les prairies; il diffère du précédent par ses feuilles couvertes en dessous d’une pubescence assez abondante et grisâtre, mais devenant à la fin quelquefois complétement glabres, celles des jeunes rejets un peu cordiformes à la base ; stigmates quadrifides. à lobes relevés en éventail. Quelques auteurs considèrent le P. canescens comme un hybride du P. Treeue . du P, alba; il est généralement connu sous le nom de

risarda.

Le P. alba L., très souvent cultivé sous le nom de Blanc de Hollande, se rencontre quelquefois subspontané sur le bord des bois; c’est un arbre de grande taille, bien caractérisé par son écorce crevassée, ises feuilles anguleuses, dentées, tomenteuses blanches en dessous, celles des rejets un peu en cœur à la base et plus ou moins profondément divisées en 3-5 lobes sinués; les bractées des chatons sont entières ou seulement un peu incisées, les stigmates bipartites en croix; le P. nivea Aït., n’en est qu’une variété à tomentum plus épais, plus blanc et dont les feuilles supérieures, sur les jeunes rameaux, sont partagées en 5 lobes profonds ; le P. alba paraît être spontané dans l’Europe centrale, jusque dans le Caucase et la Sibérie, et sa variété nivea à été indiquée dans le Caucase, dans l’Inde et même en Suisse, dans la vallée de Martigny. |

Le P. nigra L.. originaire de la région danubienne, de l'Orient et de la Sibérie, est fréquemment cultivé sous le nom de Peuplier noir Où Peuplier suisse; Ses bourgeons sont glutineux et non pas

seulement glabres ou pubescents comme dans les espèces précé-

dentes ; ses feuilles complétement glabres, même dans leur jeunesse, sont deltoïdes ou rhomboïdales, plus ou moins acuminées ; les bractées des chatons mâles fimbriées au sommet ; 12 étamines ou plus; il a fourni une variétéétroitement pyramidale (P. pyramidalis Roz.; Peuplier d'Italie), dont l’origine est inconnue, et qui est très répandue dans tout l'Orient.

On cultive fréquemment sur les promenades, sous le nom de Peuplier de la Virginie ou de la Caroline, le P. caradensis Desf., tres répandu dans toute l'Amérique du nord et qui se distingue du P. nigra par ses grandes feuilles pubescentes sur les bords dans leur jeunesse, par ses rameaux relevés de lignes, comme ailés, au moins sur les rejets.

CONSPECTUS DES ESPÈCES «

[ Feuilles sinuées-dentées, ou anguleuses, ou lobées, , ,,, 2, ; Feuilles bordées de fines dents régulières, , ... 4,

! Feuilles des rameaux adultes suborbiculaires ou ovales-suborbiculaires, glabres ou plus moins pubescentes-grisâtres en

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Feuilles des rameaux adultes anguleuses dentées ou à 3-5 lobes, couvertes en dessous d’un tomentum blanc, épais. ., . . . BP, alba (en note).

- Feuilles tout-à-fait glabres en dessous, ou seulement un peu pu-

bescentes; stigmates bifidesencroix. BP. tremula (930). 3e Le ; Feuilles grisâtres, un peu tomenteuses en dessous; stigmate qua-

drilobé en éventail. , ,.. B.canescens (en note).

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Feuilles tout-à-fait glabres, même dans leur jeune âge : jeunes rameaux arrondis ou seulement un peu anguleux. , . ..,, P. nigra (en note).

Feuilles un peu ciliées sur les bords dans leur jeunesse; jeunes

rameaux ou rejets Comme ailés et à feuilles souvent très grandes. 4 , °° +++ KE. canadensis (en note),

FAM. LXXIV, CERATOPHYLLE/E Lindl.

CÉRATOPHYLLÉES,

Fleurs monoïques : Périanthe formé d’une seule enveloppe florale mince, herbacée, divisée en, 5-12 segments dentés ou laciniés au sommet. Fleurs mâles: étamines nombreuses insérées sur un réceptacle plan ou un peu convexe; filets très courts; anthères oblongues à 2 loges parallèles qui s'ouvrent longitudi-

nalement en dehors; connectif prolongé au-dessus des loges en

appendice épais souvent bidenté, un peu coloré: rudiment de l'ovaire nul. Fleur femelle: ovaire sessile, ovoïde, uniloculaire ; un seul ovule, anatrope, pendant; style continu avec l’ovaire, subulé, canaliculé ou un peu élargi avec une dent à la base; fruit (achane) indéhiscent, ovoïde et un peu comprimé, mucroné par le style persistant, à péricarpe coriace ; albumen nul. — Herbes submergées, à feuilles verticillées, dichotomes, et dont les segments sont iineaires ou filiformes, souvent spinuleux.

G. 347. CERATOPHYLLUM (Cornifie).

931. €. submersum L,. sp. 1409; Em. Mart. cat. 116. — Plante d’un vert sombre, glabre, dressée sous l’eau, très rameuse ; feuilles verticillées, une ou plusieurs fois dichotomes, à segments linéaires-sétacés, peu ou pas denticulés ; périanthe multilobé, persistant sous le fruit, celui-ci ovale comprimé, très dur, noirûtre, souvent parsemé de petits tubercules et toujours dépourvu d'épines à la base.

— Juin, août. Mares, flaques d’eau. R. Pruniers à Champleroy, dans une osse placée entre le jardin et la maison d'habitation (Em. Martin) ; Selles-sur- Cher, au bas des murs du parc du château, dans les fosses du lit du Cher, id.) ; Gièvres, fosse à la Grange de Rére! (id.); val de la Chaussée-Saint- Victor! (Monin); Molineuf (Rimboux); Nouan-sur-Loire, fossé aux Régnières (Roger); Cour-Cheverny, dans les mares de la plaine des Coudas! ; Cheverny, à la Bourdonnière,

Distrib. géogr. — Toute l'Europe; Caucase; Sibérie; Afghanistan ; Japon; Afrique sept.

9%. €. demersum L. sp.1109; Lefr. cat, 11; Em. Mart. cat. 117. — Diffère du C. submersum par ses feuilles dont les segments sont un peu plus élargis, bordés de spinules, et surtout par

ses fruits qui présentent un peu au-dessus de leur base 2 épines . réfliéchies ou ? tubercules très saillants.

— Plus C. que l'espèce précédente : la Sologne, le val de la Loire; mares de la Beauce; environs de Vendôme.

Distrib. géogr. — Europe centrale et sept., jusqu’en Suède et en Norwèze, Chine ; Mongolie, s

FAM, LXXV. CONIFERÆE End.

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