‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 204 sur 265 · AUE · texte numérisé non relu

AUE

murs, l’Zr. germanica et plus rarement l’/r. pumila Jacq.; ce dernier ne dépasse pas 15 cent.; ses fleurs sont grandes, d’un violet intense, plus pâles à l'onglet, sessiles; l’onglet des divisions externes est parcouru par une ligne barbue; les divisions internes sont beaucoup plus courtes et dressées; la plante est originaire de la région Danubienne et du Caucase. L’Iris germanica L., est une plante élevée; ses fleurs, très grandes, sont d’un bleu violacé et leurs divisions presque égales entre elles, les extérieures réfléchies, barbues à l'onglet, les internes dressées, ondulées ; les bractées sont courtes, ovales, très renflées, scarieuses, si ce n’est à la base ; croît spontanément dans l’Europe centrale,

G. 361. GLADIOLUS (Glaïeul).

Périanthe irrégulier, subbilabié, très brièvement tubuleux, à divisions atténuées en long onglet; étamines ascendantes, rapprochées sous les divisions supérieures; style allongé, filiforme, trifide, à rameaux stigmatiques blanchâtres, comprimés, dilates au sommet; graines discoïdes, étroitement ailées, — Inflorescence en épi de cyme unipare.

970. GI. illyricus Koch. in Sturm. Deutschl. fl. heft. 83, et Synops. ed. I. 804; GL. communis Lefr. cat. p.25. (GI. d'Illyrie). — Rhizome bulbiforme entouré de membranes fibreuses, réticulées au sommet, à mailles oblongues; feuilles nerveuses, étroitement lancéolées-linéaires ; grappe flexueuse, unilatérale, lâche ; bractées lancéolées, acuminées, herbacées, les inférieures égalant presque la fleur; périanthe d’un pourpre violacé, long de 3 cent. environ; divisions à limbe ovale, à peine aussi long que l'onglet; anthères plus courtes que leur filet, à oreillettes aiguës et divergentes ; lobes du style glabres dans leur moitié inférieure, dilatées au sommet en lame obovale fimbriée sur les bords ; capsule obovale, tronquée ou déprimée au sommet, trigone avec les angles aigus, surtout vers le haut.

— Mai, juin. Bois et bruyères, RR, Parc de Chambord, dans les bruyéres da la plaine des Galops, non loin du mur d’enceinte,

Distrib, géogr. — France occidentale ; Espagne ; Illyrie et Dalmatie; Italie australe; se retrouve en Orient, sous une forme spéciale,

Observ, Le GT, illyricus est devenu très rare à Chambord, par suite des défrichements, mais il existait encore il y a très peu d'années dans la localité indiquée ici. A l’époque ou Morison dirigeait le jardin de Blois, la plante paraît avoir été plus répandue et dans son Histoire universelle des plantes, cet auteur la signale clairement dans le voisinage immédiat du château: Provenit in ericetis et neglectis intra septa Chambort sitis vix quingentis passibus a dicto palatio (Moris. Pl. hist. Univ. I, 343). Ce joli Glaïeul se retrouve d’ailleurs dans plusieurs bois de la Sologne orléanaise, à Pully, Lailly, Jouy-le-Pothier; il est probable que des recherches attentives le feront rencontrer sur les communes de la Ferté-Saint-Cyr, de Dhuizon, etc.

On cultive assez fréquemment le Gl. communis L., peu distinct du GI. illyricus par ses anthères à oreillettes obtuses et presque parallèles, par sa capsule dont les angles plus prononcés sont comme Carenés, par ses graines plus largement 11668 ; c’est une espece commune dans les prairies de la France méridionale ; elle est presque indestructible dans quelques jardins de Blois,

FAM,. LXXIX. AMARVYIELIELEDE/Æ,

AMARYLLIDÉES.

Fleurs synoïques régulières; périanthe supère, à 6 divisions bisériées, distinctes ou plus ou moins longement connées à la base les 3 intérieures présentant alors quelquefois à la gorge un tube ou une couronne pétaloïde. Androcée : 6 étamines insérées sur un disque épigyne ou à la base du tube du périanthe ; anthères à déhiscence introrse s’ouvrant par 2 pores ou par? fentes longitudinales. Gynécée : ovaire infère, à 3 placentas pariétaux ; ovules nombreux, biseriés dans chaque loge; style filiforme, indivis, à stigmate simple ou trilobé; fruit capsulaire, à 3 loges dont la déhiscence est loculicide; graines subglobuleuses, pourvues d’un albumen charnu. — Herbes bulbeuses, à feuilles linéaires obtuses, toutes radicales et entourées d’une gaîne membraneuse, tronquée.

TABLEAU DES GENRES

Périanthe à divisions presque libres, les extérieures moitié plus courtes

que les intérieures et non accompagnées d’un tube pétaloïde. . GALANTHUS. 362,

Périanthe à divisions presque libres, égales entre elles ou à peu près ; point de tubé pétaloïde. « + « 9 0 + + . + + + + LEUCOIUM. . 363,

Périanthe tubuleux, au moins dans son tiers inférieur, à lobes égaux, accompagné d’un tube ou d’une couronne pétaloïde, , , . ,,.,.

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