NARCISSUS
FG, 362. GALANTHUS (Galantine).
Périanthe à divisions très brièvement connées à la base, les extérieures étalées, les intérieures presque moitié plus courtes, rapprochées en tube, mais non adhérentes; étamines insérées sur un disque épigyne, anthères s’ouvrant par 2 pores terminaux ; style filiforme, à stigmate obscurément trilobé.
971. G. nivalis L. sp. 413; Lefr. cat. 25. (G. des neiges). Vulg. Perce-neige. — Bulbe ovoïde, entouré de tuniques membraneuses ; 2 ou 3 feuilles planes, obtuses, à 3 côtes rapprochées, plus courtes que le scape, celui-ci un peu comprimé, fistuleux, ne dépassant œuère 2 décim., portant une seule fleur penchée accompagnée d’une bractée canaliculée membraneuse sur les bords et qui atteint environ la base de l'ovaire ; divisions externes du périanthe ovales-oblongues, blanches plus ou moins étalées, les internes de même forme, mais dréssées, rapprochées en tube, fortement échancrées au sommet, marquées en dehors d’une tache verte en ES de croissant, striées de vert intérieurement; capsule glo-
uleuse.
__— Février, mars. Bois frais et couverts, haies. C. autour de'’Souesmes (Larchevêque, d’après M. Le Grand); forêt de Choussy (Caarlot); Tour-en- Sologne, dans le parc de Villesavin !; cà et là dans les petits bois de la vallée de la Loire; Saint-Laurent-des-Eaux (Lefrou); Avaray, bois du Verdelet (Roger) et dans le parc du château (Séjourné) ; parc de Ménars (id.); Suèvres, au bord de la Tronne (Mme Horay); Vineuil, buissons de lile aux Bœufs!; entre Saint-Gervais et Chailles, au bas du coteau !; Candé, bois du Moirié, près de la Motte ! : Baillou, pré au-dessous du bois de la Taille (Legué).
Distrib. géogr. — Europe moyenne depuis l'Angleterre et la Russie centrale jusque dans le nord de l'Espagne; Italie ; Macédoine ; se retrouve dans le Caucase. à
G. 363. LEUCOIUM (Nivéole).
Diffère du Galanthus par son périanthe campanulé dont les 6 divisions sont presque égales et surtout par ses anthères qui s'ouvrent par ? lignes longitudinales.
972. I. æstivum L. sp. 414. Lefr. cat. 25. (N. d'été). — Bulbe ovoïde, entouré de tuniques membraneuses ; 4-7 feuilles linéairesobtuses, planes, plus Courtes que le scape, celui-ci haut de 3-6 décim., comprimé-ancipité, surtout au sommet, et portant 3-8 fleurs pédicellées, penchées, disposées en cyme contractée unilatérale ; bractée accompagnant les fleurs lancéolée, concave, membraneuse blanchâtre, longue de 3-4 cent ; pédicelles très inégaux, les plus longs (4-6 cent.), dépassant la bractée ; divisions du périanthe ouvertes en cloche, ovales, blanches avec des stries Un extérieurement sous le sommet; style épaissi vers le
aut.%. LE Qt D,
— Avril; prairies humides. Abonde sur un espace très restreint dans un pré joignant au sud-est le château du Gué-de-la-Guette, commune de Fontaine-en- Sologne ; au-dessous de cette localité et le long du même cours d’eau on rencontre quelques individus isolés jusque dans les prés de Lavau, commune de Cour-Cheverny.
Distrib. géogr. — Europe centrale, depuis l'Angleterre jusque dans la région Danubienne ; France méridionale ; nord de lItalie ; Dalmatie ; Grèce; Asie-Mineure ; Caucase ; Perse,
Observ. C’est par erreur que cette plante a été signalée par les auteurs de la Flore de France comme CC. dans le departement de Loir-et-Cher ; elle n’existe en réalité qu’au Gué-de-la-Guette, où sa station tres restreinte et placée dans le voisinage immédiat d’un jardin, doit faire naître des doutes sur la réalité de son indigenat. Lefrou l'indique aussi dans le pare de Cheverny où elle n'existe plus; elle y avait sans doute d’ailleurs été amenée du Gué-de-la-Guette en suivant le cours d’eau. Reneaulme a douné une bonne figure du Leucoium æstivum, sous le nom de Polyanthemum (Reneaulme Spec. hist. plant. p.100); mais il ne dit nulle part qu'il a connu la plante comme croissant en Sologne, ainsi qu’on en pourrait inférer d’une phrase de Boreau.
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G+. 364. NARCISSUS (Narcisse).
Périanthe tubuleux infundibuliforme, à 6 divisions égales accompagnées à la gorge d’une couronne pétaloïde en forme de coupe ou largement tubuleuse ; étamines insérées sur le tube, au-dessous de la couronne; capsule subglobuleuse, trigone, obo-
vale ou presque arrondie.
973. N. Pseudo-Narcissus L. sp. 114; Em. Mart. cat. 261; Lefr. cat. 25. (N. faux Narcisse). — Bulbe ovoïde ; feuilles dressées, linéaires-obtuses, un peu canaliculées, ordinairement plus courtes que le scape, celui-ci haut de 2-4 décim., comprimé-ancipité et portant une seule fleur accompagnée d’une bractée engainante blanchâtre-scarieuse; pédicelle tres court ou assez allongé et dépassant alors la bractée ; fleur grande (4-5 cent.), penchée ; périanthe jaune, à divisions ovales-lancéolées, dressées-campanulées ; couronne largement tubuleuse, un peu évasée, crénelée ou lobée sur les bords, égalant environ les divisions et d’un jaune plus vifqu’elles. %. d
— Mars, avril. Bois, prairies. AR. La Ferté-Saint-Cyr (Em. Martin) ; Fontaine-en-Sologne, bois attenant au château du Gué-de-la-Guette!; prairies du val de la Loire, à Saint-Laurent-des-Eaux!; forêt de Blois à la Noue! Saint- Sulpice, au Fort à l'Ane; Averdon (Lefrou) ; Saint-Marc-du-Cor, à la Bigottière (Em. Desvaux).
Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne, jusqu’en Hollande et en Angleterre ; non observé en Orient.
Observ. On cultive un certain nombre d’espèces de Narcisses et plus particulièrement le N. Jonquilla L,., de la region méditerranéenne et le N. poeticus L., très répandu dans la région montagneuse ; Ce dernier est quelquefois transporté dans les prés avec les terreaux ; il s’y multiplie rapidement et peut alors pre tout-à-fait indigène; je l’ai vu dans ces conditions à Cour-Cheverny dans les prés de Lavau et à Candé sur les bords du Cosson. Le N. poeticus se reconnaît facilement à son périanthe à tube étroit et dont les divisions sont blanches, la couronne jaunâtre en forme de coupe évasée très courte (2 à 3 mill.), ondulée et ordinairement bordée de rouge.
FAM. LXXX. DIOSCOREACEZÆ End,
DIOSCORÉACÉES.
Fleurs régulières, dioïques. Périanthe brièvement tubuleuxcampanulé, à 6 divisions bisériées. Fleurs mâles : 6étamines opposées aux divisions florales et insérées à leur base; filets libres ; anthères subglobuleuses, à déhiscence longitudinale introrse. Fleurs femelles: périanthe supère; ovaire oblong, trigone, à 3 loges renfermant chacune 2 ovules superposés, suspendus, anatropes, fixés par le sommet à l’angle interne ; 3 styles libres au sommet; fruit bacciforme indéhiscent: graines globuleuses,
pourvues d’un albumen charnu. — Plante grimpante, à feuilles à
alternes ou opposées et dont les nervures secondaires sont distinctement anastomosées, :
G. 365. TAMUS (Tamier).
Caractères de la famille.
974. . communis L. sp. 1458; Lefr, cat. p. 25; Em. Mart. cat. 260. (7, commun). — Rhizome charnu, napiforme ; tige herbacée, grêle, grimpante, très allongée; pétiole presque aussi long que le limbe, avec 2 glandes à la base; limbe mince, profondément cordiforme, à sinus largement ouvert, quelquefois obscurément trilobé, toujours acuminé avec une pointe filiforme ; 5 à 7 nervures arquées-convergentes, les nervures secondaires distinctement anastomosées; fleurs en grappes axillaires, les mâles très grêles, lîches, égalant presque la feuille, portées par des axes filiformes et formées de Cymes réduites à 2 fleurs brièvement pédicellées ; grappes femelles beaucoup plus courtes, pauciflores ; périanthe semblable dans les deux sexes, d’un vert jaunître, petit (diam. 4 mill.); baies globuleuses, rouges ou plus rarement jaunâtres.
— Mars, avril; fr. juillet. AC. dans les bois un peu couverts,
Distrib. géogr., — Europe moyenne et australe; Asie-Mineure; Perse; Caucase ; Afrique sept. ;
Observ.— Le Sm. smilacifolia Jull. in Bor. fi, cent. ed. III, 638, a les baies jaunâtres et les feuilles plus petites ; il est difficile dy voir autre chose qu’une forme du 7’, communis, dont les baies passent du jaune au rouge ; il ma été signalé dans le parc de Chambord.
FAM, LXXXI, KELHACE/Æ, End.