ED
renfermant une ou plusieurs graines. — Plantes bulbeuses, à
feuilles toutes radicales.
992. Se. autumnalis L. sp. 48; Lefr. cat. 25; Em. Mart. cat. 254. (Sc. d'automne). — Bulbe ovoïde entouré d’enveloppes membraneuses ; feuilles ne paraissant qu'après l’anthèse, plus courtes que le scape, étroitement linéaires, dressées ; scapes assez souvent réunis au nombre de 2 à 4, anguleux, un peu scabres, atteignant jusqu’à 3 décim.; fleurs d’un bleu cendré, en grappe lâche, à la fin allongée; bractées nulles; pédicelles dressés, égalant la fleur pendant l’anthèse, s’allongeant ensuite; périanthe à divisions étalées, oblongues-obtuses, à nervure brune; style persistant sur la capsule ovoïde et moitié plus court qu’elle ; graines à raphé saillant, mais dépourvu de mamelon arilliforme. %.
— Août. Pelouses sèches et herbeuses des terrains siliceux. C. sur les pelouses aux bords du Cher (Em. Martin). Pruniers, bords de la Sauldre en aval des Quatre-Roues (id.); Vernou, pelouses du parc du château de la Borde (id.); herbages de la vallée de la Loire! à Avaray, Suèvres, Cour-sur-Loires Saint-Gervais, Candé, Chaumont; Marolles, à Pezay (Lefrou),
Distrib. géogr. — Europe occidentale (depuis l'Angleterre jusqu’en Portugal)
et autro-occidentale; Asie-Mineure ; Caucase ; Afrique septentrionale.
993, Se. bifolia L. sp. 443; Lefr. cat. 25; À denoscilla bifolia Gren. et Godr. fi. fr III, 187. (Sc. à deux feuilles). — Bulbe petit, ovoïde-subglobuleux; feuilles radicales ordinairement au nombre
de deux linéaires-lancéolées, concaves, obtuses, formant par leur
base une sorte de gaîne à la partie inférieure du scape, celui-ci grêle, haut de I à 2 décim.; bractées nulles ; pédicelles dressés, les inférieurs toujours plus longs que le périanthe; grappe courte, lche, subcorymbiforme par l’allongement des pédicelles inférieurs; périanthe d’un beau bleu, à divisions libres, étalées, oblongues-obtuses ; graines pourvues d’un gros renflement arilliforme blanc. %. |
Avril, mai, Bois frais et couverts. AR. Cellettes, bois de Montrion ! ; Candé, bois du Moirié!; Valaire, bois des Bernadettes! ; entre Chailles et Saint- Gervais, au bas du coteau de la forêt de Russy!; Blois, chemin creux des Grouëts (Séjourné) ; forêt de Blois, aux Vaux-Jagots! et au Fort-à-l’Ane, près de Saint-Sulpice (Séjourné).
Distrib. géogr. — Europe moyenne occidentale (depuis la Belgique jusqu’en Italie) et austro-orientale; Asie-Mineure, -
994. Sc. nutans Sm. Brit. I, 366; Lefr. cat. 25. Hyacinthus non scriptus L.;, Endymion nutans Dum. fl. Belg. p. 140 (Sc.penchée). — Bulbe assez gros, ovoïde; feuilles linéaires-lancéolées, largement canaliculées, dressées; scape de 3 à 4 décim., dépassant les feuilles ; bractées bipartites, membraneuses, bleues, à lobes lancéolés-subulés, égalant au moins le pédicelle, celui-ci plus court que la fleur, dressé ; grappe lâche, penchée; périanthe d’un bleu d'azur, campanulé, à divisions rapprochées en tube dans leur moitié inférieure, étalées, recourbées au sommet ; filets staminaux externes adhérents au périanthe dans presque toute leur longueur, les internes libres ; capsule ovoïde-trigone; graines peu nombreuses dans chaque loge et à ombilic nu. %.
— Mai, juin. Bois couverts, RR. dans l'arr. de Romorantin : Yvoy-le-Marron,
dans la taille de la Garenne, près du château de Villebourgeon! (L. Gaullier) ;
AR. dans larr. de Blois: Cheverny, bois de la taille de l'Arche, et près du
LE EDP0 =
Pont-Rouge! ; Fontaine-en-Sologne, au Gué-de-la Guette!: bois avoisinant le Beuvron, depuis PEracieux, jusqu'à Candé!; Monthou-sur-Cher!; bois de Vallières !; forêt de Russy à Vineuil; forêt de Blois aux Vaux-Jagots! ; bois du - Péril entre Chouzy et Coulanges (Séjourné); C. à Baillou, à Sargé et aux environs de Mondoubleau (Legué); AC. dans la vallée du Loir (Nouel), Distrib. géogr. — Europe occidentale, depuis l'Angleterre jusqu’en Espagne; Italie et Illyrie,
CONSPECTUS DES ESPÈCES,
Pédicelles dépourvus ‘de bractées. 44, ,!, 4 UT RER 2:
1; Pédicelles accompagnés de bractées colorées, bifides. . . ... Se. nutans (994).
Feuilles étroitement linéaires, développées seulement après l’anthèse, 9. ee eo se. autumnalis (992).
Feuilles largement linéaires, développées avant les fleurs, Se, bifolia (993).
G. 377. ORNITHOGALUM (Ornithogale).
Périanthe à divisions libres étalées ; 6 étamines insérées à la base des divisions ; filets dilatés inférieurement, subulés ; anthères fixées par le dos ; style assez allongé; stigmate obscurément trigone ; capsule ovoïde à 3 ou 6 angles; loges renfermant plusieurs graines un peu anguleuses. — Plantes bulbeuses, à feuilles toutes radicales ; fleurs épanouies vers midi, pendant un petit nombre d'heures et seulement lorsque le soleil luit. =
995. Orn. umbellatum L. sp. 441; Lefr cat. 25; Em. Mart. cat. 355. (Orn. à fleurs en ombelle). Vulg. Dame d'onzge heures. — Bulbe ovoïde entouré de nombreux bulbilles produisant tous des feuilles et souvent des fleurs; feuilles arquées-décombantes, linéaires (3-4 mill, larg.), canaliculées, d’un vert foncé avec une bande blanche au fond ; scapes souvent plus courts que les feuilles ; fleurs grandes (diam.3-4 cent.), plus ou moins nombreuses (5 à 15), en grappe lâche, largement ovale ou corymbiforme ; bractées complètement membraneuses, blanches, linéaires-acuminées, égalant ou dépassant un peu les pédicelles, ceux-ci très inégaux, les inférieurs assez allongés (3-6 cent.), dressés ou'étalésascendants, jamais défléchis après l’anthèse; divisions du
érianthe linéaires-oblongues, blanches avec une bande verte sur
e dos ; capsule grosse (12 à 15 mill. de haut.), ovoïde, tronquée au sommet, à 6 côtes très saillantes, équidistantes. %.
— Avril, mai, Champs, vignes, jardins. AC., mais non partout: Romorantin ; Lanthenay; Pontlevoy ; les Montils ; Seur; Cellettes; Chitenay ; Cheverny ; Cour-Cheverny ; val de la Loire et du Loir ; R. dans le Perche,
Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne, jusque dans le sud de la Scan dinavie ; Afrique septentrionale.
Observ. — L'aspect de l'inflorescence est très varié; une forme assez répandue dans la vallée de la Loire, a les pédicelles dressés, les inférieurs bien plus allongés, de facon à constituer une grappe très exactement corymbiforme ; c’est [a plante figurée par Reneaulme, Spec. p. 86, et que M. Boreau, en citant cette
figure paraît considérer comme le type de l’Orn. umbellatum, Une autre forme, que j'ai observée surtout dans les terrains calcaires, mais qui croît aussi dans les champs du val de la Loire, est remarquable par ses fleurs peu nombreuses dont les pédicelles sont arqués-ascendants, les inférieurs n’atteignant pas le sommet de l’inflorescence, ce qui rend la grappe ovale; les feuilles sont quelquefois, mais non toujours, plus étroites et plus courtes que dans là variété précédente ; c’est sur cette forme que Boreau a établi son Orn. angustifolium, autant que j'en puis juger par l'unique figure qu’il cite, ceile de Dodonœus, Pœmpt. 121; les spécimens de l’Orn. angustifolium, distribués par l’auteur de l'espèce lui-même ne me paraissant pas d’ailleurs propres à bien faire comprendre le type qu’il a voulu décrire.
996. OGrn. divergens Boreau, Notes, 36 et fi. du Cent., ed. 2, p. 507. (Orn. divergente). — Diffère de l’espèce précédente par sa grappe souvent plus allongée, ovoïde-prismatique dans son ensemble, et surtout par ses pédicelles promptement refractésascendants après l’anthèse ; les fleurs sont plus ou moins, mais quelquefois très nombreuses, les bractées souvent plus courtes que le pédicelle, les côtes de la capsule équidistantes; les bulbilles qui accompagnent le bulbe mère et sont renfermés avec lui dans une tunique commune, ne produisent ni feuilles ni scape florifère, contrairement à ce qu’on voit dans l’Orn, umbellatum.
— Avril, mai. AC. dans les champs de la vallée de la Loire! ; les Montils, dans les vignes avoisinant le cimetière!,
Distrib. géogr. — Le centre et l'Ouest de la France, jusqu’en Bretagne; la région méditerranéenne jusqu’en Grèce,
Observ. — L'Orn. divergens est très voisin de l’Orn. refractum Waldst. et Kit., de la Hongrie; ce dernier est beaucoup plus petit dans toutes ses parties et diffère en outre d’après M. Freyn, par ses capsules dont les côtes sont rapprochées deux à deux et non pas équidistantes, comme dans la plante de Boreau.
997. Grn. pyrenaicum L. sp 410; Lefr.cat. 25; Em. Mart. cat. 254. (Orn. des Pyrénées). — Bulbe solitaire, ovoïde; feuilles assez largement linéaires (6 à 10 mill. }, allongées, légèrement canaliculées, persistant pendant l’anthèse, ou plus souvent disparaissant un peu auparavant (Orn. sulfureum Rœm. et Schult.); scape atteignant jusqu’à 1 mètre, cylindrique, lisse; fieurs d’un vert jaunâtre, très pâles, assez petites (diam. 12 à 15 mill.), en grappe allongée, lâche; divisions du périanthe linéaires-oblongues demeurant plus longtemps épanouies que dans les deux espèces précedentes ; capsule ovoïde-trigone, à 3 sillons assez profonds.
— Mai, juin, Bois, haies, champs. C. dans dans toute la région calcaire ou argilo-calcaire. ?
Distrib. géogr. — Toute l'Europe moyenne, depuis l'Angleterre et la Belgique, jusqu’en Dalmatie et en Grèce : Asie-Mineure ; Mésopotamie; Caucase.
Observ. — Dans les haies, les bois, les lieux ombragés, j'ai toujours vu les feuilles se flétrir et disparaître à peu près complétement avant la floraison ; mais lorsque la plante se développe dans les champs, il n’est pas rare de trouver un certain nombre d'individus présentant en même temps des fleurs et des feuilles encore vertes, à côté d’autres qui en sont dépourvus ; Boreau, suivant en cela l'exemple de plusieurs auteurs, a réservé le nom d’Orn. pyrenaicum pour les individus dont les feuilles persistent
RÉ No
ne.
durant l’anthèse, appliquant la dénomination d’Orn. sulphureum à ceux qui n’en ont plus; en dehors de cette particularité, que lon ne peut guère considérer que comme un accident, les autres caractères proposés pour distinguer les deux espèces ne sont pas saisissables.
CONSPECTUS DES ESPÈCES,
Scape ne dépassant guère 20 cent.; feuilles étroitement linéaires ; fleurs blanches, grandes (diam. 3 à 4cent.), ,. ,... 24
& Scape de 8 à 10 décim.; feuilles largement linéaires; fleurs pâles, d’un vert jaunâtre, assez petites (diam, 42 à 15 mill.). O. pyrenaicum (997).
Pédicelles dressés ou arqués après l’anthèse, , ,..,,,... » 9. O. umbhellatum (995).
Pédicelles rofractés après l’anthèse, , ©. divergens (998).
G. 378. FRITILLARJA ( Fritillaire }.
Périanthe à G divisions dressées, campanulées,; pourvues d’une fossette nectarifère; 6 étamines insérées à la base des divisions du périanthe; anthères fixées au filet par leur base; style allongé, trifide ; capsule obovale, à 3 angles obtus ; graines comprimees.
998. Fr. Meleagris L. sp. 436; Lefr. cat. 25. (Fr. Pintade). — Plante un peu glauque; bulbe petit, subglobuleux, produisant une seule tige de 3-6 décim., uniflore ou très rarement biflore, et quelquefois une feuille courte, filiforme ; feuilles caulinaires peu nombreuses, éparses, linéaires-aiguës, un peu Canaliculées ; fleurs penchées, grandes (4 à 5 cent.), d'un brun violacé, à panachures plus pâles, disposées en damier, rarement tout-à-fait blanches ; divisions du périanthe elliptiques obloncues, obtuses, une fois aussi longues que les étamines ; capsule brièvement obovale, arrondie au sommet. %.
— Avril, mai, Prairies, bords des bois. R, Prairies du val de la Loire à Saint-Laurent-des-Eaux! ; Mer, dans les prairies du val (Lefrou) : Candé, bois du Moirié!,
Distrib. géogr. — Europe centrale et occidentale,
Observ. — Cette jolie plante a été découverte vers la fin du XvIe siècle aux environs d'Orléans par l’apothicaire Caperon qui la communiqua à Clusius. Le botaniste blésois Reneaulme en donne une bonne figure, Specim. hist. plant., p. 147; et il la signale comme C, aux environs de Mer, avec sa variété à fleurs blanches ; la Fritillaire a conservé dans la vallée de la Loire son nom de coucous rouges, qu’elle portait déjà du temps de Reneaulme: Rustici mercienses in agro Blesensi, apud quos frequens nascitur, Cocous rouges vocant.
G. 379, TULIPA (Tulipe).
Périanthe campanulé, à 6 divisions dépourvues de fossettes
| de ay eL
nectarifères ; 6 étamines ; anthères linéaires, fixées par la base: style nul; Stigmate tripartite; capsule ovale-oblongue, trigone : loges renfermant de nombreuses graines planes.
999. T. sylvestris L. sp. 438; Lefr. cat. 25. (7. sauvage), — Bulbe ovoïde entouré de membranes brunes, poilues en dedans, produisant rarement une feuille radicale en même temps qu’une tige florifère, celle-ci de 4 à 6 décim.,unifiore ou quelquefois biflore; feuilles caulinaires éparses, peu nombreuses (2 à 4), étroitement lancéolées-linéaires, souvent un peu ondulées ; fleurs grandes ( 4 à 6 cent.), penchées avant l’anthèse, puis dressées, jaunes intérieurement ; divisions du périanthe de largeur assez inégale, toutes acuminées et un peu poilues au sommet, les 3 extérieures lancéolées, à pointe recourbée en dehors, souvent teintées de brun extérieurement, glabres à la base; divisions intérieures ovales-lancéolées, barbues inférieurement; filets staminaux poilus à la base; capsule une fois plus longue que large. %.
— Mars, avril. Champs, vignes. CC. dans plusieurs vignes à Mer!; Menars; la Chaussée! ; coteau des Grouëts, depuis Blois jusqu’à Chouzy!; Cour-Cheverny, dans les vignes de la Borde, près de la Cadoisière ! ; Saint-Aignan, (Charlot).
Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne, depuis l'Angleterre et le Danemark, jusque dans le nord de l'Espagne ; Russie centrale ; Grèce,
Observ. — Morison qui connut très bien les plantes intéresantes des environs de Blois ne parle pas de la Tulipe, aujour- ’hui si multipliée: faut-il en conclure qu’elle n’y existait point
de son temps ?. La chose est assez probable, car la Tulipe sauvage, comme presque toutes ses congénères de l’Europe occidentale, originaires de l’Orient, ne se rencontre que dans les cultures. A l’appui de l’étonnante rapidité de sa multiplication je puis citer la iocalité de la Cadoisière, près de Cour-Cheverny,quis’est constituée en moins de 20 ans, à l’aide d'un seul bulbe apporté du coteau des Grouëts, vers 1865. 6
On cultive fréquemment le 7. gesneriana L., dont les brillantes variétés font l’ornement des jardins ; cette belle espèce observée surtout dans l’Altaï, le Caucase, l’Asie-Mineure, paraît croître . spontanément jusque dans les plaines du Danube inférieur.
Le Lys blanc, Lilium candidum L., se trouve dans tous les jardins ; assez répandu à l’état subspontané dans la région mediterranéenne orientale, c’est dans Ces dernières années seulement es 7 été rencontré réellement sauvage dans quelques vallées
u Liban,
G. 380, GAGEA (Gagea).
Périanthe à 6 divisions libres, étalées durant l’anthèse; 6 étamines placées à la base des divisions du périanthe; filets filiformes ; anthères insérées par la base; style simple à stigmate capité, obscurément trilobe ; capsule ovoïde-trigone; loges renfermant plusieurs graines globuleuses. — Plantes bulbeuses, à fleurs jaunes, épanouies seulement aux rayons du soleil.
1000, G. arvensis Schult. syst. VII, p. 557; Em. Mart. cat. 255. G. villosa Duby ; Lefr. cat. 25. (G, des champs). — Deux bulbes petits, inégaux, renfermés dans une enveloppe commune, membraneuse, brune ; ordinairement 2 feuilles radicales, étroitement