AG
linéaires, canaliculées, plus longues que le scape, étalées-décombantes; scape de 6 à 15 cent.; 2 bractées lancéolées-linéaires,
semblables à des feuilles, un peu poilues, opposées, placées à 14 base de l’inflorescence qu’elles égalent presque; 6-20 fleurs jaunes,
assez grandes (diam. 20 mill. environ), disposées en corymbe;
pédicelles dressés, velus, très inégaux, les plus longs atteignant
3 à 4 cent., tous munis d’une bractéole allongée-linéaire; divisions du périanthe étroitement lancéolées, velues, un peu verdâtres extérieurement. %.
— Mars, avril. Champs, vignes. R. dans l’arr. de Romorantin (Em. Mart.): Lanthenay, terres entre la Dabinerie et les Mousseaux; Pruniers, champs au nord du bourg; Saint-Aignan (Charlot) : Cheverny!; Cour-Cheverny!; les Montils !; Candé. AC. dans toute la vallée et sur les coteaux de la Loire!,
Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne, jusqu’en Danemark et en Belgique; Grèce; Asie-Mineure ; Caucase; Afrique septentrionale.
Observ. — On rencontre assez fréquemment des individus de
cette espèce qui présentent, soit vers la base du scape, soit plus souvent à la naissance des pédicelles, des agglomérations de très petits tubercules blanchâtres, tels qu’on en voit dans les inflorescences de beaucoup d’Allium. Morison a depuis longtemps constaté et figuré cette production anormale.
1001. G. stenopetala Fries Mant. III,p. 23. (G. à pétales étroits). — Trois ou quatre bulbes arrondis, dont un seul entouré de membranes brunes produit la plante, les autres, moitié plus petits nus et demeurant stériles; une seule feuille (rarement 2) linéaire, plane, seulement un peu carénée sur le dos et plus longue que le scape, celui-ci ne dépassant guère 10 cent. un peu anguleux ; bractées foliacées, linéaires-lancéolées, souvent plus longues que les fleurs et tout-à-fait glabres: fleurs peu nombreuses (1-5) en corymbe ; pédicelles glabres et inégaux (1-3 cent.) munis de bractéoles allongées ; périanthe semblable à celui du G. arvensis, mais d’un jaune plus pâle et glabre. %.
— Mars. RR. Vineuil, champs entre Pimpeneau et la ferme de la Bouillie!
Distrib, géogr. — Europe australe et moyenne, jusqu’en Danemark et dans le sud de la Suède ; région montagneuse de la Grèce et de la Tauride,
CONSPECTUS DES ESPÈCES,
Fleurs et pédicelles velus; ordinairement 2 feuilles radicales; bulbes renfermés dans une enveloppe commune, .,.,,.. G. arvensis (1000).
Fleurs et pédicelles glabres : ordinairement 1 feuille radicale ; un seul bulbe muni d’une enveloppe et accompagné de 2 ou 3 autres plus petits et nus. . G. stenopetala (1001).
GC. Trois styles distincts; fruits capsulaires à déhiscence septicide.
G. 381, COLCHICUM (Colchique).
Périanthe à 6 divisions campanulées, rétrécies en onglets très allongés rapprochés en un tube étroit qui naît du bulbe; 6 éta-
mines, dont 3 plus courtes, insérées à la gorge de la corolle : 3 styles libres; Capsule ovoïde-trigone formée de 3 carpelles connivents par la suture interne; graines nombreuses dans chaque carpelle, subglobuleuses, charnues à l’ombilic. — Plante bulbeuse, à feuilles paraissant après les fleurs et entourant la capsule.
1002. C. autumnale L.sp 485; Lefr. cat. 25; Em. Mart. cat. 293. (C. d'automne). — Bulbe gros, entouré de membranes brunes ; feuilles largement oblongues-lancéolées (3-5 cent. larg.), concaves, d'un vert foncé, paraissant au printemps qui suit la floraison et entourant la capsule ; fleurs d’un violet clair, un peu rosées, grandes (10 à 15 cent., y compris le tube long de 6 à 10 cent.), naissant du bulbe au nombre de I à 5, dressées, entourées à la base de gaînes membraneuses; divisions du périanthe inégales, les 3 internes plus courtes, toutes lancéolées aiguës, ou elliptiques un peu obtuses, à la fin étalées ; onglets rapprochés en tube étroit et tres allongé, selon que le bulbe est plus ou moins profondément enfoui ; styles arqués ; capsule ovoïde, renflée, haute de 4 cent. environ. %.
FI. août, sept.; fr. mai, juin, C. dans les prés un peu humides, Distrib. géogr. — Europe centrale, occidentale et australe.
Observ. — La largeur des divisions du périanthe est très variable et l’on pourrait être tenté parfois d'établir plusieurs espèces sur ce caractère si l’on n’observait que le même bulbe produit parfois des fleurs très différentes sous ce rapport.
Le bulbe du colchique est très vénéneux et les fleurs ellesmêmes ne sont pas sans danger.
FAM. LXXXII. JUNCACEZÆ. Endl.
JONCACÉES.
Famille érès voisine de celle des Liliacées à fruits capsulaires ; elle en diffèreà peine par la consistance toujours plus ou moins coriace ou chartacée de son périanthe, petit, formé de 6 divisions libres, étalées pendant l’anthèse, puis promptement appliquées
. Sur le fruit ; 3 ou 6 étamines; style trifide ; ovaire plus où moins
complétement triloculaire, avec des ovules nombreux dans chaque loge, ou uniloculaire et renfermant seulement 3 ovules; graines tres petites, à testa quelquefois appendiculé. — Herbes annuelles ou rhizomateuses et produisant alors des tiges florifères ou stériles qui sont de véritables rameaux ; feuilles réduites à des écailles ou gaînes courtes et basilaires, ou plus dévelopées et plus ou moins nombreuses sur les tiges florifères, canaliculées ou fistuleuses et noueuses dans quelques espèces; fleurs en cyme plus ou moins composée, ou réunies en glomérules, qui sont eux-mêmes disne en cyme corymbiforme; plus-rarement le glomérule est solitaire.
TABLEAU DES GENRES
Capsule plus ou moins complétement triloculaire, à loges renfermant de nombreuses graines. . . 09 © eu . . © et JUNCUS. 882. Capsuie uniloculaire renfermant seulement 3 graines, .« « + LUZULA. 583.
G: 382 JUNCUS (Jonc).
Capsule à 3 loges plus ou moins complètes, renfermant un grand nombre de graines très petites à testa rarement appendiculé, — Herbes croissant dans les lieux humides ou dans l’eau; infioresrence toujours accompagnée d’une ou plusieurs bractées, scarieuses ou foliiformes; toutes les fleurs pourvues d’une bractéole.
1003. J. effusus L. sp. 464; Lefr. cat. 26; Em, Mart. cat. 280. (J. à fleurs étalées). — Rhizome horizontal, rampant, émettant un grand nombre de tiges très rapprochées, les unes stériles, un peu piquantes et simulant des feuilles, les autres florifères, toutes remplies d’une moelle non interrompue, finement striées sur le sec et dépourvues de feuilles, présentant seulement à la base de courtes gaînes ; inflorescence pseudo-latérale, en Cyme paniculée, très composée, accompagnée d’une longue bractée dressée, qui semble continuer la tige; fleurs pâles, à pédicelles
aussi longs où plus longs qu'elles; divisions du périanthe lan
céolées, très aiguës, mucronulées, égalant la capsule; 3 etamines; Capsule obovale, tronquée-déprimée, dépourvue de mamelon au sommet. %.
— Juin, août. Prairies humides, fossés, bords des eaux. C. Distrib. géogr. — Toute l’Europe et toute l’Asie extratropicale; Japon; Algérie; Amérique sept.; Australie.
1004 3. conglomeratus L. sp. 465; Lefr. cat. 26; Em. Mart. cat. 280. (J. à fleurs agglomérées). — Fleurs en panicule de cymes très contractee, simulant un capitule ; capsule surmontée par un mamelon résultant de l’épaississement du sommet de chacune de ses valves; le reste comme dans le J. cffusus, dont plusieurs auteurs considèrent le J. conglomeratus comme une variété.
— Juin, août. Prairies humides, fossés, CC, Distrib, géogr. — La même que pour l'espèce précédente,
1005. 3. glaucus Ehrh. Beitr. 6, p. 83; Lefr. cat. 26; Em. Mart, cat. 280 (J. glauque). — Les caractères de végétation et d’inflorescence sont les mêmes que dans les espèces précédentes ; on l'en distingue facilement aux caractères suivants : tiges fortement striées, à moelle interrompue par des lacunes; gaines basilaires brunes et très luisantes ; divisions du périanthe presque 1 fois plus longues (3 mill.), lancéolées-subulées, égalant ou dépassant un peu la Capsule; celle-ci d’un brun foncé, très-luisante, ovale, assez longuement acuminée; 6 étamines ; panicule lâche et très composée.
— Juin, août. Lieux humides, bords des eaux, C.
Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne jusqu'en Angleterre et en Danemark ; tout l'Orient; Sibérie, Afrique sept.; Madère,
Observ, — Il est très important pour la distinction des espèces qui précèdent de constater si la moelle est continue ou non dans les tiges ; on s’en assure facilement en faisant une coupe longitudinale de 5 à 6 cent., dans leur partie moyenne ou inférieure.
1006. 5. pygmæus Thuïll. fi. par. p. 178 ; Lefr. cat. 26; Em. Mart. cat. 280. (J. pygmée), — Ragine fibreuse ; tiges nombreuses, grêles, de 5 à 10 cent.; feuilles radicales linéaires sétacées, un peu noueuses, les plus longues atteignant l’inflorescence ; feuilles caulinaires nulles ou peu nombreuses ; 5 à 8 fleurs en glomérules terminaux, solitaires ou plus souvent disposés en cyme corymbiforme et accompagnés de courtes bractées scarieuses, ovales; divisions du périanthe longues de 4 à 5 mill., verdâtres, lancéolées, aiguës, un peu blanchâtres et membraneuses au sommet, promptement rapprochées-conniventes après l’anthèse ; 3 étamines; capsule étroitement oblongueé, presque une fois plus courte que
Je périanthe. ©.
— Mai, juillet. Bords des étangs, champs très humides des terrains siliceux. C. dans toute la Sologne jusqu’à Cheverny, Cour-Cheverny et Cellettes; R, ailleurs ; bords du lac de Soings!; Chémery, bords de l’Étang-Neuf ; Saint-Léonard sables de l’étang de Citeaux (Goussard)!; le Plessis-Dorin, étang de Boisvinet (Legué),
Distrib. géogr. — Europe occidentale, depuis le Danemark et la Hollande jusqu’en Portugal; Corse, Sardaigne et Sicile ; se retrouve à Chypre et dans quelques îles de PArchipel,
1007. «J, Capitatus Weig. Observ. 28; Em. Mart. cat. 281. J. ericetorum Poll.; Lefr. cat. 26. (J,. capité). — Racine fibreuse, D Ar ordinairement de nombreuses tiges filiformes, raides,
autes de 4 à 12 cent.; feuilles toutes radicales sétacées, toujours beaucoup plus courtes que les tiges et sans nodosités ; 6 à 12 fleurs réunies en glomérule terminal presque toujours solitaire, accompagné de 2 ou 3 bractées foliacées, sétacées, très inégales, l’une dépassant les fleurs; divisions du périanthe ovales lancéolées, à la fin brunes, mais blanches-scarieuses sur les bords durant l’anthèse, avec une large nervure verte sur le dos se RATE en mucron sétacé un peu arqué en dehors; 3 étamines ; capsule ovoïde, presque une fois plus courte que le périanthe, très obtuse ©.
— Mai, juillet. Bords des étangs des terrains siliceux ; champs inondés l'hiver. AC, dans la Sologne, jusqu’à Bracieux, Chambord, Cheverny, Cour- Cheverny ; Noyers et Châtillon-sur-Cher (Lefrou),
Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne, jusqu’en Danemark et en Norwège; se retrouve en Orient à Constantinople et dans Pile de Crète Afrique sept.; Canaries ; Açores.
Observ. — Cette espèce et la précédente sont peu fixes dans leurs stations ; elles ne paraissent dans les champs qu’à la suite
d'un printemps humide.
1008. 3. supinus Mœnch. Enum. hass.; Em. Mart. cat. 281. J. uliginosus Mey.; Lefr. cat. 26. (J. couché). — Plante souvent gazonnante ou flottante lorsqu'elle est submergée; souche assez épaisse, rampante; tige de 1 à 3 decim.; un peu grêle, souvent radicante aux nœuds, renflée et comme bulbeuse à la base, feuilles radicales filiformes, un peu canaliculées, allongées lorsque la plante est flottante, les caulinaires peu nombreuses, un peu plus larges que les radicales; glomérules formés de 10 à
20 fleurs et constituant une cyme corymbiforme assez étroite et souvent peu fournie, accompagnée de petites bractées membraneuses très courtes ; fleurs verdâtres, petites (2 mill. au plus), à la fin brunes; divisions du périanthe lancéolees, plus ou moins aiguës, très étroitement membraneuses aux bords; 3 étamines, rarement 6 (J. Kockii Fr. Sch.); capsule ovale, très obtuse, égalant environ le périanthe. %.
— Juin, eoût. Lieux humides ou fangeux, étangs, C. dans toute la Sologne,
Distrib. géogr. — Europe centrale, occidentale et septentrionale jusqu’en €
Islande; non observé en Orient,
Observ. — Le J. supinus Varie beaucoup selon les conditions dans lesquelles il se developpe; dans les lieux fangeux etexondés, il est radicant et forme des gazons épais, les tiges sont dressées ou ascendantes, tres florifères ; si la plante est envahie par l’eau, les tiges et les feuilles deviennent flottantes, se ramifient beaucoup et couvrent souvent des espaces assez considérables; dans ces conditions la plante fleurit peu.
Les glomérules de fleurs du J, supinus sont quelquefois entremêlés de fascicules de feuilles ou même complétement remplacés par eux ; c’est surtout la forme exondée qui présente cette particularité ; le J. Kockii Fr. Schultz, qui ne diffère du type que par la présence de 6 étamines dans chaque fieur, n’est pas rare à Cour-Cheverny et à Tour-en-Sologne.
1009. FH. heterophyllus Léon Duf, Ann. des sc. nat. vol. v. p. 88; Em. Mart. cat. 281. (J. hétérophylle). — Rhizome un peu tracant produisant des fibres souvent renflées-tuberculeuses à l'extrémité ; tiges grêles, flottantes et plus ou moins allongées ; feuilles radicales et inférieures molles, filifcrmes, peu ou pas noueuses, les supérieures beaucoup. plus grosses, raides, fistuleuses, presque Ah fan fortement noueuses; glomérules formés de 5 à 10 fleurs et disposés en cyme corymbiforme plus ou moins composée, terminale, accompagnée de bractées scarieuses , courtes ; fleurs subsessiles, longues de 4 à 5 mill.; divisions du périanthe assez inégales, lancéolées, brièvement mucronulées, étroitement membraneuses au sommet; 6 étamines ; capsule un peu plus courte que le périanthe, ovale-lancéolée, aiguë, terminée fret LA subulée moitié aussi longue qu’elle et qui porte
e style. %.
— Juin, septembre, Fossés, étangs. AC. seulement dans la Sologne: Lanthenay, fossés entre les tailles du Lieu et la route de la forêt! et entre la ferme des Bruyères et l'étang des Fourneaux ! (Em. Martin); Loreux, fossés d’une taille vis-à-vis l’étang Dernier (id.) ; Pruniers, ancien étang Facy et fossés avoisinants!; Villeherviers, gardoir de l’'Étang-Neuf (id.); la Ferté-Imbault, fossés entre Douy et Longue-Planche (id.); Villenv, fossés à la Giraudière (id).; Marcilly-en-Gault, étang de la Madelaine! et fossé près de l'étang de l'Aunay! (id.); Saint-Viâtre, étang de Marcilly (id.); Gy, étang au milieu des marais de
la Groisne (id.); Lassay, Étang-Neuf et près du Château du Moulin (id.);.
Mur, queue de l'étang de la Morinière (id.).
Distrib. géogr. — kspèce propre surtout au centre et au Sud-Ouest de la France ; se retrouve en Corse et en Sicile.
1010. .J, Iamprocarpus Ehrh. cal. n. 126; Lefr. cat. 26; Em. Mart. cat. 282. (J. à fruits brillants). — Rhizome assez grêle, tracant; tige arrondie, de 2 à 6 décim., souvent ascendante eL radicante à la base, devenant flottante lorsqu'elle est submergée ;
feuilles fistuleuses, presque cylindriques et très noueuses; glomérules formés de 6 à 15 fleurs et disposés en cymes corymbiformes terminales, à rameaux souvent étalés, accompagnés d’une courte bractée foliiforme; fleurs brunes, petites (long. 2 mill.). sessiles ; divisions du périanthe presque égales , ovaleslancéolées, un peu aiguës; 6 étamines: capsule d’un brun foncé et brillant, obtuse avec un petit mucron et dépassant un peu le périanthe, %.
— Juin, août. Fossés, lieux humides. C.
Distrib. géogr. — Toute l'Europe jusqu’à la zone arctique; Asie-Mineure ; Caboul; Sibérie; Afrique septentrionale; Amérique septentrionale.
1011. 3. sylvaticus Reich. f. Mœno-Franc. If, p. 181.; Em. Mart. cat. 282 ; J. acutiflorus Ehrh.; Lefr. cat. 26. :J. des bois). — Diffère du J. lamprocarpus par son périanthe dont les divisions plus aiguës sont terminées par une petite pointe assez rigide ; par ses capsules atténuées au sommet, acuminées, presque une fois aussi longues que le périanthe ; la plante atteint souvent 1 mètre; son rhizome est épais, longuement rampant ; le périanthe, très petit, égale à peine 1 : mill.
— Juin, août. Lieux humides, fossés. C.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe ; manque dans l’Europe orientale ; se retrouve dans le Caucase, le Kurdistan et la Sibérie.
1012. . anceps Laharpe Monogr. in Mém. soc. nat. IIS. 126; Em. Mart. cat. 282. J. alpinus Lefr. cat. 26, non L. (J. a deux tranchants), — Port des deux espèces précédentes mais rappelant davantage le J.sylvaticus ; il diffère de l’une et de l’autre, par ses tiges et ses feuilles qui sont très comprimées, ancipitées, surtout dans leur partie inférieure et non pas subcylindriques ; l’inflorescence est très composée, formée de rameaux dressés, rapprochés; divisions externes du périanthe brièvement mucronées, les 3 internes un peu plus courtes, très obtuses, comme dans le J. lamprocarpus, mais plus petites et de la dimension de celles du J. sylvaticus ; capsule obovale, mucronée, à peine plus longue que les divisions externes du périanthe.
—- Juin, août. Prairies très humides ou tourbeuses. AC. dans l’arrondissement de Romorantin (Em. Martin): Romorantin ; marnière de Monteaux! ; Pruniers, marais près de Champleroy ; Villeherviers, prés de la Rère et bords de la route de Theillay ; Langon, étang du Liot ; Villefranche-sur-Cher, chemin de la Richaudière et entre les ponts de Villebrette et de l’Escouriou; Theillay, marnières du château de la Rère ; Gy, marais de la Croisne ; Loreux ; Lassay : Rougeou ; Châtillon-sur- Cher ; R. dans le reste du département : Cheverny, bords de l'étang de l’Ardilleux à droite de la route de Contres !; Tour-en-Sologne, abonde dans les basfonds d’une prairie marécageuse, entre les Besnards et la Croix Filet; Huisseauen-Beauce, étang du grand Mas (E. Nouel).
Distrib. géogr. — Le centre, l’ouest et le sud de la France; se retrouve à Pise,
Après la dessiccation, les caractères tirés de la compression de la tige et des feuilles ne sont plus appréciables parce qu’ils existent à un degré égal dans les deux espèces précédentes; on distingue alors le J. anceps du J. lamprocarpus par ses glomérules
formés de fleurs moins nombreuses et moitié plus petites; par les rameaux de l’inflorescence plus dressés et plus rapprochés;
AK
00 — “4 FLE
il est mieux distinct du J. <ylvaticus, par la forme du périanthe et par sa capsule qui dépasse peu les enveloppes florales.
1013. 3. obtusiflorus Ehrh. Beitr. 6, p.83; Em. Mart. cat. 283. (J. à fleurs obtuses). — Rhizome rampant, produisant des tiges florifères lisses et des tiges stériles noueuses entourées à la base d’écailles engaînantes, assez allongées, arrondies au sommet ou plus rarement terminées par un limbe linéaire, subulé ; tige floraides, noueuses, égalant ou dépassant l’infiorescence ; glomérules formés de 3 à 8 fleurs et disposés en cyme corymbiforme dont les rameaux sont promptement divariqués ou refractés après l’anthèse; bractée foliiforme raide, subulée, égalant l’inflorescence ou plus courte qu’elle; fleurs très pâles, petites (2 mill. à peine);
ivisions du périanthe ovales-lancéolées, un peu membraneuses au sommet ; 6 étamines ; capsule ovale, terminée par un bec moitié aussi long qu’elle et que surmonte le style. %.
— Juillet, août. Prairies tourbeuses. R. Villeherviers, dans les prés de la Sauldre, en amont du Portail (Martin); Maray, prés tourbeux, à Daluet (id.) ; Cheverny et Cour-Cheverny à Poussard!; CC, dans les prés du Beuvron
depuis Neuvy, jusqu'aux Montils!; prairies tourbeuses de la Cisse à Saint
Bohaire! et à Saint-Lubin!; le Perche (E. Nouel).
Distrib. géogr.— Europe occidentale, depuis le Danemark jusqu’en Dalmatie ;
région danubienne; RR. en Grèce.
1014. F, squarrosus L. sp. 465; Lefr. cat, 26: Em Mart. cat. 283. (J,. écailleux). — Souche épaisse, gazonnante, émettant de grosses fibres feutrées ; tige cylindrique, raide, de 2 à 6 décim.., ordinairement solitaire ; feuilles toutes radicales, très nombreuses, étalées-ascendantes, linéaires-subulées, sans nodosités, profondément canaliculées, rigides ; fleurs assez grandes (3 à 4 mill.), d’abord pâles, non rapprochées en glomérules, brièvement pédicellées, disposées en cymes corymbiformes, àrameaux très inég'aux, dressés, accompagnés de courtes bractées ; divisions du périanthe lancéolées-aiguës, très étroitement membraneuses sur les bords ; 6 étamines ; capsule obovale, obtuse avec un court mucron et égalant environ le périanthe. %.
— Juin, juillet. Landes humides. C. dans toute la partie E. et N.-E. de la Sologne, depuis Mur et Neuvy-sur-Beuvron jusqu'aux limites du département.
Distrib géogr. — Europe austro-occidentale, centrale et septentrionale, presque jusqu’à la zone arctique,
1015. .F. compressus Jacq. Enum. Stirp. Vind. p. 60 et 235 ; Em. Mart. cat. 284. J. bulbosus L ; Lefr. cat. 26. (J, comprimé). — Rhizome oblique, plus ou moins rampant: tige de 1 à 6 decim., un peu comprimée et feuillée dans sa partie inférieure; feuilles molles, étroitement linéaires, canaliculees, sans nodosités ; fleurs
petites (1 £ mill.), brunes, non rapprochées en glomérules, briève--
ment pédicellées, en cyme corymbiforme quelquefois très allongée; divisions du périanthe arrondies au sommet, assez largement membraneuses sur les bords ; 6 étamines; style beaucoup plus court que l’ovaire, capsule globuleuse, au moins d’un tiers plus longue que le périanthe. %.
— Juin, septembre, Pelouses humides, prairies. C. dans toute la Sologne et la vallée de la Loire; AR. dans le Perche et dans la vallée du Loir: Lunay ! ; Villavard ; Sargé ! ; Savigny-sur-Braye !,
rifère de 4 à 8 décim., assez grêle; feuilles peu nombreuses,
Set =
Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept.; non observé dans l’Europe orientale ; se retrouve dans le Caucase ; la Tauride et la Sibérie.
Observ. — Le J. Gerardi Loisel, espèce assez répandue dans la région maritime de l'Ouest de la France, est indiqué par Boreau, fl. cent. ed. 3, vol. Il, p. 608, comme ayant été récolté par Lefrou à Cour-Cheverny, près des Murblins ; malgré des recherches réitérées, je n’aijamais rencontré dans cette localité que le J. compressus ; le J. Gerardien diffère assez peu du reste ;ses tiges sont plus grêles, souvent plus élevées, non comprimées ; la capsule est à peu près de la longueur du périanthe ; le style égale presque l'ovaire, mais d’après Grenier ce dernier caractère manque de constance.
1016. 3, Fenageia L, fil. suppl. 208 ; Lefr. cat. 26 ; Em. Mart. cat. 284. {(Jonc des marécages). — Racine fibreuse, multicaule; tiges grêles, dressées, de 1 à 2 décim., très rameuses, un peu anguleuses ; 1 ou ? feuilles caulinaires courtes, étroitement lineaires, subulées, canaliculées, sans nodosités; fleurs petites (1 4 mill.)}, brunes, non réunies en glomérules, subsessiles, distantes, formant des cymes très lâches corymbiformes ou oblongues dans leur pourtour, à rameaux filiformes, inégaux ; bractées très courtes; divisions externes du périanthe ovales-aiguës, les intérieures obtuses, toutes vertes sur le dos, brunes sur les côtés, avec une étroite marge membraneuse blanche ; 6 étamines; capsule subglobuleuse égalant environ le périanthe. ©.
— Juin, août. Sables humides, C.
Distrib, géogr, — Europe moyenne et australe; Asie-Mineure; Caucase; Altaï ; Afrique septentrionale.
1017. 8. bufonius L.sp 465; Lefr. cat. 26; Em. Mart. cat. 284. (J, des crapauds). — Racine fibreuse, multicaule; tiges de 1à 2 décim., un peu anguleuses, grêles; 2 ou 3 feuilles sur la tige, assez courtes, linéaires-subulées, sans nodosités ; fleurs pales, assez grandes (5 mill. env.), subsessiles, tantôt toutes solitaires et distantes sur les rameaux floraux, tantôt toutes ou en partie; fasciculées au nombre de 2 à 6 (J. hybridus Brot.), disposées en cymes paniculées-corymbiformes; bractées foliacéessubulées, semblables aux feuilles, toujours plus courtes que l’inflorescence ; périanthe à divisions lancéolées-acuminées, d’un vert pâle sur le dos, blanchâtres-hyalines sur les bords; 6 étamines ; capsule oblongue-obtuse, plus courte que le périanthe.O.
— Mai, août. Lieux humides, bords des étangs. C,. La forme à fleurs fasciculées est plus rare, mais d’ailleurs peu constante ; Pruniers, bords de l'étang de la Châtre (Em. Martin).
Distrib géogr, — La zone tempérée de tout le globe, CONSPÉCTUS DÉS ESPÈCES,
F Plantes sans feuilles, inflorescence paraissant latérale. , . . , d, 1 Plantes pourvues de feuilles ; inflorescence terminale, , . , ., 4.
base des. tiges d'un brun pleins 2% ue à à see 0
2, Moelle des tiges interrompues par des lacunes transversales ;
écailles basilaires d’un brun foncé très luisantes, , « . , .
| Moelle des tiges continue; écailles engaiînantes placées à la 3, glaucus (1005).
Inflorescence étalée-diffuse ; capsule dépourvue de mamelon au Sommet: {ins lé état tee 016110 al elTusus (1003).
Inflorescence contractée, capituliforme; capsule surmontée par un mamelon ‘qui‘porte Je style... ?, :,114 ur. NE
-J. conglomeratus (1004).
Plantes vivaces, à rhizome épais, rampant. . . . , . . « « Plantes annuelles, à racine fibreuse. ,. . .. ... .…. . . . Fleurs rapprochées en glomérules disposés en cymes corymbiformes; feuilles plus ou moins noueuses sous la pression
du doigt, au moins les supérieures. . . .
Cymes formées de fleurs solitaires; feuilles canaliculées, jamais nOoueUSES. nikon tas, de) rss te lis t.e Lol ot 28 Net Di
Feuilles toutes filiformes, molles, peu sensiblement noueuses. 7. supinus (1008).
Toutes les feuilles, ou au moins les supérieures, fistuleuses, rigides, très noueuses. , .. 0...
Feuilles inférieures filiformes, molles, les supérieures beaucoup plus épaisses, noueuses, rigides. ., ...,..........
-J. heterophyllus (1009).
Toutes les feuilles rigides, très noueuses, ,,.,.. +
Fleurs brunes ; rameaux des cymes dressés ou seulement un peu étalés; capsule plus longue que le périanthe. , ,,..... Fleurs très pâles; rameaux des cymes refractés après l’anthèse ; toutes les divisions du périanthe arrondies au somibet, égalant la capsule , ; ., . « J. obtusiflorus (1015).
Tige et feuilles comprimées-ancipitées (sur le vif), surtout dans leur portion inférieure. . , . . . . . <J. anceps (1012). Tige et feuilles presque cylindriques sur le vif, ou obscurément comprimées. » ses
Divisions intérieures du périanthe très obtuses ; capsule brusquement et brièvement mucronée. , . ss.
«<). lamprocarpus (1010).
Toutes les divisions du périanthe aiguës, acuminées; capsule atténuée en long bec. . , . . . J. sylvaticus (1011), Souche cespiteuse à fibres feutrées; divisions du périanthe lancéolées-aiguës, égalant la capsule; feuilles raides, toutes radicales. si CCSd. :0 Ne TOUTE "ele .}. squarlr'osus (1014). Rhizome rampant; fibres radicales glabres ; divisions du périanthe très obtuses ; feuilles molles, , ,, +... , Tige très comprimée, surtout vers la base ; divisions du périanthe d'un tiers plus courtes que la capsule, .,,.,.,..,...,. -J. compressus (1015),
Tige cylindrique ; divisions du périanthe égalant presque la capsule, «4... + °°° +. Gerardi (en note).
Cymes formées de glomérules pluriflores, ou inflorescence réduite à 1 ou 2 glomérules terminaux. , ose.
Cymes formées de fleurs solitaires. . .,,,.,.,......
toujours dépassés par l’une des bractées filiforme ,, ,..
<J. capitatus (1007).
Capsules oblongues; glomérules solitaires ou en cyme corymbi-
forme plus ou moins fournie, jamais dépassés par les bractées ou‘lesibratisaless "01. BL 49e LE T 15,
Capsule aiguë ; divisions du périanthe lancéolées, molles et membraneuses au sommet, , .. . . <J. pygmœæus (1006).
Capsule très obtuse ; divisions du périanthe longuement acumi-
MÉC STONE SOMUNEL.., dns me D alpes ne Me de alle
| Capsules ovoïdes subglohuleuses ; glomérules souvent solitaires. | <J. Bufonius, forma fasciculata.
Capsule ovale-subglobuleuse égalant le périanthe. ., ,,,.,. <J. Tenageia (1016).
Capsule oblongue, plus courte que le périanthe, .,,, ...0°.
| <J. Bufonius (1017).
G. 383. LUZULA (Luzule).
Capsule uniloculaire, renfermant seulement 3 graines assez grosses, quelquefois appendiculées à l’une des extrémités par le prolongement du testa ; le reste comme chez les Juncus. — Plantes poilues ; feuilles planes ; pédicelles et fleurs accompagnés de petites bractées scarieuses, celles des pédicelles tubuleuses, engaîinantes.
1018. L. pilosa Willd. Enum. I, p. 393 ; L. vernalis DC.; Lefr. cat. 26. (L. poilue). — Souche cespiteuse ; feuilles poilues sur les bords, les radicales largement linéaires (6 à 10 mil!.), les caulinaires plus étroites longuement engaînantes ; fleurs non rapprochées en glomérules, x pédicelle filiforme allongé, disposées en cymes coryrhbiformes très lâches, dont les rameaux, ainsi que les pédicelles, sont étalés à angle droit ou refractés à la maturité ; divisions du périanthe lancéolées, mucronées, brunes avec une large bordure membraneuse hyaline; capsules ovoïdes, très obtuses, un peu plus longues que le périanthe : graines pourvues au sommet d’un appendice membraneux, ondulé. %.
— Mars, avril. Bois couverts un peu montueux. AR. Bois dominant la route de Candé à Chaumont-sur-Loire!; forêt de Blois, aux Vaux-Jagots ! ; Cormenon, bords du ruisseau du Parc (Legué) ; le Plessis-Dorin, forèt de Montmirail (id).
Distrib. géogr. — Europe sept. et moyenne depuis le nord de l'Espagne, jusque dans la région danubienne; Caucase ; Amérique septentrionale.
1019. L. Forsteri DC. fi. fr. V, p. 304; Lefr. cat. 26; Em. Mart. cat. 852. (L. de Forster). — Diffère du L. pilosa par ses feuilles étroitement linéaires (larg. 2 à 4 mill.}; par ses pédicelles qui restent dressés ou sont peu étalés à la maturité, ainsi que les rameaux de l’inflorescence ; par sa capsule plus courte que le périanthe ou l’égalant à peine.
— Mars, mai. Bois secs, pelouses, C,
Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne jusqu’en Angleterre; Asie- Mineure; Caucase; Perse; Afrique sept.; Canaries,
jte
1020. KL. sylvatica Gaud. helv, II. p. 568, (L, des foréts). Fa + Souche cespiteuse, devenant très dure; tige de 4 à 8 décim.;
feuilles poilues sur les bords, les radicales très nombreuses,
linéaires-lancéolées (8 à 12 mill. larg), les caulinaires à limbe souvent plus court que la gaîne ; inflorescence multiflore très étalée, formée de nombreux glomérules de3 à 6 fleurs, disposés en cymes divariquées; feuilles florales allongées ; périanthe brun, à divisions lancéolées-acuminées ne dépassant pas la capsule ; graines pourvues au sommet d’un petit tubercule. %.
— Mai, juin. Bois montueux et couverts, RR. Talus bordant l'allée qui monte de la route au château de Chaumont-sur-Loire !
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe dans la région montagneuse ; Asie-Mineuse; Caucase,
1021. EL. campestris DC. fi. fr. III, 161; Lefr. cat. 26: Em. Mart. cat. 285. (L. champétre). — Souche stolonifère; tige grêle de 1 à 3 décim.; feuilles poilues sur les bords, à la fin glabrescentes, étroitement linéaires, les caulinaires longuement engainantes ; fleurs rapprochées en glomérules ovoïdes, disposés en cyme ombelliforme à rameaux inégaux; feuilles florales plus courtes que l’inflorescence ; périanthe brun, à divisions lancéolées, mucronulées, non membraneuses sur les bords ; filets staminaux beaucoup plus courts que l’anthère ; capsule un peu dépassée par le périanthe ; graines terminées par un mamelon. %. j
— Mars, mai. Bords des bois, pelouses, C, Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusqu’à la zone arctique ; Caucase ; Sibérie; Japon.
Observ. — Les rameaux qui portent les glomérules sont quelquefois tous très raccourcis ; l’inflorescence ne forme alors qu’un seul capitule qui peut atteindre la grosseur d’une noix.
1022. L. multiflora Lejeune fl. de Spa, I, 168; Lefr. cat. 26 ; Em. Mart. cat. 285. (L. multiflore). — "Très voisin du L' campestnis, dont plusieurs auteurs l’ont considéré, avec raison peut-être, comme une variété; il n’en diffère d'une façon précise que par ses filets staminaux, qui sont presque aussi longs que l’anthère ; par sa souche cespiteuse qui ne paraît jamais émettre de stolons, et enfin par ses fleurs pâles, au moins dans notre région ; linflorescence varie comme dans l’espèce précédente, constituant tantôt une cyme ombelliforme à pédoncules nombreux, allongés et presque egaux (cest la forme typique décrite par Thuillier et Lejeune),tantôt une inflorescence capituliforme, resultant de la réunion de 5 à 7 glomérules sessiles ou brièvement et ineéga-
lement pédonculés; c’est alors le L. congesta Lej., qui ne merite
pas même d’être considéré comme une variété. Le L, pallescens Bess., est une autre forme dont le périanthe est d’un fauve très pâle, les glomérules petits etovoïdes,les uns pédonculés, les autres sessiles,
— Mai, juin, Bois secs. La forme typique est AC, dans toute la Sologne et dans les bois des coteaux de la Loire et du Perche; la forme congesla, se rencontre assez souvent avec le type ; la forme pallescens est R.: Villeherviers, taillis de la Chansonnerie (Em. Martin); Saint-Julien, bois taillis à Olivet (id.); les Montils, bois de la Châtaigneraiet!,
Distrib. géogr. — Europe moyenne, septentrionale et australe dans la région montagneuse; Sibérie ; Amérique septentrionale, ; Australie,
CONSPECTUS DES ESPÈCES,
Fleurs longuement pédicellées, en cymes lâches, . . . ,.
Fleurs sessiles en glomérules avoïdes. , . . .. ,. ., .,,. 3:
! Pédicelles refractés à la maturité, au moins les inférieurs ; capsules plus longues que le périanthe, ., , ......,,..