‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 223 sur 265 · GEL · texte numérisé non relu

GEL

ne Aus 2.

G. 398. ERIOPHORUM (Linaigrette).

ee à à

Fleurs synoïques ; écailles florales imbriquées dans tous les sens, peu nombreuses, les inférieures stériles; style filiforme, caduc ; soies hypogynes très nombreuses, s’allongeant beaucoup après l'anthèse.— Inflorescence simple ombelliforme, formée d’épillets inégalement et assez longuement pédonculés ou plus rarement sessiles; soies hypogynes très blanches et ondulées autour ER arr et donnant alors aux épillets l'apparence de flocons de coton. À

(N " fs alliées 2

ee dut TL

14081. Er. gracile Koch. ap. Roth cat. bot. II, 259. (L. gréle). — Rhizome longuement rampant, émettant des tiges florifèresde 4 à 8 décim., très grêles, obtusément trigones, lisses, couvertes presque jusqu’au milieu de feuilles courtes, raides, triquêtres, étroites (4 à 2 mill.), très longuement engaînantes; in‘orescence formée de 3 à 6 épillets dressés, assez inégalement pédonculés,

Le QE 2e

accompagnés d’une bractée foliacée plus courte qu'eux; pédon-

cules finement tomenteux ; épillets petits (6 à 8 mill.); écailles

florales olivâtres ou roussâtres, ovales-lancéolées; style trifide; achane jaunâtre oblong, à 3 angles tres aigus, arrondi, et mutique au sommet. %.

— Mai, juillet. Prés spongieux, tourbières. R. Chaumont-sur-Tharonne,

tourbière près du château de la Mottel ; Cheverny, tourbière dans les bois de. l'Enfer! ; Cour-Cheverny, tourbière dans un bois dominant au nord l'étang du

grand Cottereau! ; rive gauche de la route de Marchenoir, à Saint-Laurent, dans la fosse des Quenouilles (Goussard) ; tourbière à Brulaine (Nouel),

Distrib. géogr. — Europe moyenne depuis l'Angleterre jusque dans la Russie méridionale.

1082. Er, angustifolium Roth. fl. Germ. II, 63; Em. Mart, cat. 288. L. à feuilles étroites), — Rhizome rampant, stolonifère ; tiges de 2 à 6 décim.,arrondies, lisses ; feuilles longuement engainantes, à limbe rigide, linéaire, allongé, un peu en gouttière, à peu près lisse sur les bords; épillets assez gros (long. 10-15 mill.) ovales-lancéolés, à pédoncules lisses, allongés ou très courts, rarement presque nuls (Er. Vaillantii Poit. et Turp.); écailles florales ovales-obtuses, brunes, ponctuées de rouge, blancheshyalines sur les bords; style trifide ; achane obovale,avec les angles aigus, terminé par up très petit bec. %,

— Mai, juin. Prairies marécageuses, AC. dans la Sologne et dans le Perche, R,. dans la Beauce: route de Marchenoïir à Saint-Laurent, dans la fosse des Quenouilles (Nouel),

Distrib. géogr. — Europe moyenne, occidentale et septentrionale, jusque dans la zone arctique ; Amérique arctique.

1085. Er. latifolium Hoppe Tasechenb. 108; Em, Mart. cat. 289. (L. à feuilles larges). — Diffère de l’Er. angustifolium par ses feuilles très scabres sur les bords, planes avec une carène aiguë en dessous, assez larges (4 à 5 miil.), les caulinaires à limbe court;

,‘ par ses pédoncules couverts de petites aspérités ; les écailles flo-

rales sont plus étroites que dans les espèces précédentes, souvent aiguës; achane arrondi et mutique au sommet. %.

— Mai, juin. Prés marécageux ; moins C. que l'espèce précédente: pont de Villeherviers, dans les prés de la Sauldre (Em, Mart.); Châtillon-sur-Cher, dans les prés de la Sauldre, au bas de la Cave; parties spongieuses des prés avoisinant le Beuvron, depuis Neuvy jusqu’au moulin de Pezay ; Pontlevoy !; le Perche.

Distrib. géogr, — Europe australe, occidentale et boréale; Sibérie; Amérique septentrionale, .

CONSPECTUS DES ESPÈCES:

1 Pédoncules tout-à-fait lisses, Er, angustifolium ‘108)). Pédoncules scabres ou tomenteux, +,» eo. + 2,

{ Pédoncules tomenteux. . . . . . .,,.. Er, gracile (1081). | Pédoncules seabres, .4. . .,... Er, latifolium (1083).

LE * Enr" ARS HN OUR ee AL NT GLS LR TRS p. Ends ES 1 LE te AT + AS ns L 2 LRO TS È 2 ge 9 sas ÿ PA

G. 399. RHYNCHOSPORA :(Rhynchospore).

ee

Fleurs synoïques; écailles florales peu nombreuses (5 à 6), imbriquées en tous sens, les deux supérieures seules fertiles et plus grandes que les inférieures ; 6-10 soies hypogynes denticulées ; style articulé, à base dilatée-conique persistant sur le fruit; style bifide. — Epillets disposés en petites grappes oblongues ou corymbiformes, axillaires et terminales, accompagnées d’une bractée foliacée filiforme.

1084. Rh. alba Vahl. Enum.Il. 236 (excl.. var. Bb.); Em. Mart. cat. 2914; Schœnus albus L.; Lefr. cat. 26. (Rh. blanc). — Rhizome un peu rampant ; tiges de 1 à 4 décim., dressées, obtusément trigones, scabres seulement au sommet ; feuilles étroitement linéaires (1 à2 mill.), longuement engaînantes ; rameau floral filiforme, longuement saillant en dehors de la gaîne et dressé le long de la tige ; épillets d’abord blanchâtres, puis un peu fauves, petits (3 à 4 mill.), étroitement lancéolés-aigus, presque sessiles, disposés en petites grappes corymbiformes ; écailles florales minces avec une nervure dorsale prolongée en mucron ; dents des soies hypogynes dirigées en bas; achane jaunâtre, obovale, comprimé, peu distinctement ponctué, luisant, acuminé par la base persistante et lisse du style. %, :

— Juin, juillet. Bruyères humides; terrains spongieux. C. surtout dans la partie Est et Sud-Est de la Sologne. R..ailleurs : Veilleins, fondrières du Pavillon,

abords’de l'étang de Bordebure et bruyères au nord de Tréfontaine (Em. Mart.) ; . D . ?

Mur, chambre d'emprunt bordant la route de Mur à Soings!; Gièvres, terrains Spongieux aux Petits-Etangs; Neuvy-sur-Beuvron, landes de Malpalu! ; Chambord à la Pivrie (Monin).

Distrib. géogr. — Europe occidentale, centrale et septentrionale, jusque dans la Scandinavie ; Amérique sept,

1085. ER. fusca Roem. et Sch. Syst. II. 88. (Rh. brun). — Diffère du RA. alba par son inflorescence constituée par deux grappes ovales-oblongues (rarement 3), l’une axillaire, l’autre terminale ; par ses écailles florales, brunes ou d’un roux foncé ; par ses soies hypogynes dont les dents sont dirigées en haut; par le bec de l’achane finement serrulé ; les épillets sont un peu plus grands (4 à 5 mill.),les rhizomes plus longuement rampants que dans l'espèce précédente, la tige plus grêle, les feuilles plus étroites 1 mill.). — La plante forme souvent de petites touffes, comme 1e Rh. alba. %.

— Juin. juillet. Terrains spongieux, bruyères humides. C. dans la partie Est et Sud-Est de la Sologne et autour de Romorantin ; plus R. ailleurs : Gy, brandes de Chônemoireau ; Veilleins, fondrières du Pavillon (Em. Martin); Mur, chambre d'emprunt bordant le chemin de Mur à Soings!; Neuvy-sur-Beuvron, landes de Malpalu !,

Distrib, géogr, — Europe occidentale, centrale et septentrionale, jusque dans la Scandinavie,

= GI = > lon

CONSPECTUS DES ESPÈCES,

Epillets blancs, au moins durant l’anthèse, formant une grappe corymbiforme presque plane ; dents des soies hypogynes dirigées en bas. . ..,.,+++.+. KR, Alba (1084).

Epillets bruns ou d’un roux foncé, en grappe spiciforme ovoïdeoblongue ; dents des soies hypogynes dirigées en haut. Rh. fusca (1085).

G. 400. SCHŒNUS (Choin).

Fleurs synoïques ; écailles florales aësez régulièrement disti-

ues, au nombre de 5 à 6, la supérieure ou les 2 supérieures seules ertiles ; style filiforme, non dilaté à la base, trifide; 1 à 6 soies hypogynes. — Inflorescence contractée en un ou plusieurs capitules rapprochés au sommet de la tige et accompagnés d’une feuille bractéale.

1086. Sch. nigricans L. sp. 64; Lefr. cat. 26; Em. Mart. cat. 288. (Ch. notratre), — Plante cespiteuse à rhizome court; tiges de 2 à 8 décim., dressées, grêles, presque arrondies, lisses, présentant à la base 1 ou 2 feuilles seulement; presque toutes les feuilles disposées en fascicules naissant du rhizome, près de la tige florale et plus courtes qu’elle, à limbe subulé, obtusément triquêtre; gaîne noirâtre ; bractée foliacée dépassant l’inflorescence, dressée ; épillets lancéolés, linéaires (long. 8 à 10 mill.), sessiles ; écailles florales ovales, d’un brun foncé, carénées avec la nervure dorsale rude et prolongée en un mucron plus ou moins long; achane ovale, trigone, blanc, tres lisse, luisant. %.

— Juin, juillet. Prairies tourbeuses. C. dans la Sologne et dans toute la vallée du Beuvron!; Cheverny au Pont-Rouge ! ; Cellettes et Chitenay dans les pâturages marécageux ! ; Ouchamps, marais de Chevenelles!; val du Loir à Thoré!; Villavard ! ; Lavardin!; Sargé !.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Asie-Mineure; Perse ; Cau case ; Arabie; Afrique sept,

Observ. — L’inflorescence est souvent réduite à un très petit nombre d’épillets, quelquefois à un seul.

G. 401. CLADIUM (Cladie).

Fleurs synoïques ; écailles florales imbriquées dans tous les sens, peu nombreuses (5 à €), les 2 supérieures seules fertiles et un peu plus grandes; soies hypogynes nulles; style bifide ou trifide, articulé, à base assez distinctement dilatée sur l’ovaire, mais confondue avec l’achane à la maturité. — Inflorescence composée, formant une large panicule corymbiforme.

1087. CI. mariscus R. Br. Prodr. 92; Em. Mart. cat. 288. (CI. Marisque). — Rhizome rampant; tige élevée (8 à 10 décim.), arrondie, fistuleuse et couverte de feuilles presque jusqu’au sommet ; feuilles engaînantes à la base, assez largement linéaires, un peu concaves, très scabres et coupantes sur les bords et sur

{ ; ETES er OE

la carène, terminées en longue pointe subulée ; inflorescence for-

mée de grappes nombreuses, corymbiformes, axillaires et termi-

nales, accompagnées de bractées semblables aux feuilles ; épillets petits (3 à 4 mill.), ovoïdes, agglomérés au nombre de 15 à 30 au sommet de rameaux très rudes; écailles florales rousses, ovales, obtuses, un peu carénées par. la, saillie de.la nervure ; achanes bruns, luisants, très lisses, brièvement atténués au sommet, presque acuminés. %.

— Juillet, août, Prairies humides des terrains calcaires. R, Villeherviers, les grandes marnières des Roches! ; bords du Rio Mabon, près et en amont du pare du Portail! ; bords des étangs de Saint-Romain (Charlot) ; Huisseau-en-Beauce, marais de Poulines! ; Verdes, prés tourbeux avoisinant la source de PEgre!,

Distrib. géogr. Europe moyenne, depuis l'Angleterre jusqu’en Grèce ; Asie - Mineure; Perse ; Caucase ; Altaï; Chine: Japon; Afrique sept. et australe ; Maurice ; Amérique tropicale ; Australie.

G. 402. CAREX (Laiche).

Dioïque ou plus souvent monoïque et alors fleurs mâles et fleurs femelles tantôt placées dans un même épillet, tantôt portées sur des épillets différents; écailles florales imbriquées en tous sens; fleurs mâles; ? ou 3 étamines; fl. fem.: 1 style articulé, bifide ou trifide ; ovaire et fruit renfermés dans une sorte d’utricule ouvert seulement au sommet, souvent prolongé en bec tronqué, ou bidenté ou bifide, laissant passer les divisions du style; achane comprimé ou trigone. — Plantes rhizomateuses, tres rarement annuelles; tige à 3 angles aigus ou obtus; feuilles linéaires, planes ou plus ou moins Carénées ou canaliculées; pédoncules pourvus à la base d’une petite gaîne ou Ochréa. L’utricule paraît être le résultat de la soudure ou de l’adhérence des bords d’une écaille florale interne, analogue à la glumelle supérieure des graminees ; il se produit quelquefois à l’intérieur de Putricule, à la base de l'ovaire, un petit appendice subulé dont la nature morphologique n’est pas encore bien déterminée.

d« PSYLLOPHORA, — Un seul épillet terminal,

1088. €. dioiïica L. sp. 1379. (L, dioique). — Plante dioïque ; rhizome un peu stolonifère émettant des tiges de 8 à 15 cent., dressées, filiformes, obscufément trigones, lisses même au sommet: feuilles toutes radicales, rigides, souvent arquées en dehors, lisses et filiformes; un seul épillet terminal, le mâle linéaireoblong: à écailles lanceolées, un peu carénées, brunes ou rousses ; épillet femelle plus court, ovoïde après l’anthèse, subglobuleux à la maturité, à écailles ovales-obtuses, carénées, brunes avec les bords blancs hyalins, persistant jusqu’à la maturité ; style bifide; utricules fructifères dépassant un peu l’écaille, sessiles, devenant étalés à la maturité, ovales-comprimés, striés sur les 2 faces, prolongés en bec court et un peu rude sur les bords. %.

— Mai, juin. Prairies spongieuses. RR, Cheverny, dans les prés tourbeux du Pont-Rouge, autour de la fontaine de Monclaveau (Lefrou). L C4

Distrib, géogr. — Europe moyenne et sept., jusqu’en Islande ; Oural et Altaï; Amérique sept. -

Observ. — Le C. dioica n’a pas été retrouvé dans la localité où Lefrou l’a récolté: mais il est permis de croire qu’en raison de ses

% l’herbier de Boreau que j'ai vu la plante de Lefrou ; l'espèce. était représentée seulement par des individus mâles,

s À | — Got nm

petites dimensions il à pu échapper aux recherches : c’est dans

| 1089. C. pulicaris L. sp. 1380; Lefr. cat. 26; Em. Mart. cat.

296. (L. puce). — Monoïque; plante formant souvent des touffes épaisses ; tiges de 6 à 15 cent., raides, lisses, filiformes ; feuilles

toutes radicales, aussi fines que la tige, raides, un peu scabres ;

un seul épillet terminal, linéaire, mâle au sommet avec des écailles ovales-lancéolées, carénées, brunes. blanches-hyalines aux bords, femelle et un peu élargi dans sa moitié inférieure, à écailles semblables à celles des fleurs mâles, caduques avant la maturité ; style bifide; utricules fructifères plus longs que les écailles, d’un brun iuisant, sessiles, lancéolés-fusiformes, brièvement bidentés au sommet, d’abord dressés, puis étalés et très lâches, à là fin pendants. %. ;

— Mai, juin. Prés tourbeux, C. dans la Sologne, dans la vallée du Beuvron et du Cosson, R, ailleurs : forêt de la Gaudinière, du côté de Fontaine-Raoul !,

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., presque jusqu’à la zone arctique ; Caucase; Sibérie,

b, viGNEA. — Epillets androgyns sessiles, aggloméris ou écartés ; style nifide,

1090. €. disticha Huds. F1. Angl. ed. 1, p. 403; Lefr. cat. 26; Em. Mart. cat. p.399 (L. distique). — Rhizome longuement rampant; tiges de 4 à 6 décim., rudes sur les angles, longuement nues au sommet ; feuilles étroites (3 à 4 mill.), scabres aux bords, souvent plus courtes que la tige, assez longuement engaînantes ; épillets nombreux sessiles , formant une grappe spiciforme allongée, lobée, mais non interrompue, les épillets supérieurs et inférieurs femelles, les intermédiaires ordinairement complétement mâles; écailles florales ovales, aiguës, rousses ou brunes avec une nervure saillante sur le dos, blanches hyalines sur les bords ; épillets fructiferes ovales; style bifide; utricules dépassant un peu les écailles à la maturité, ovales, atténués en bec bidenté, convexes sur le dos, concaves sur la face interne, nervés sur les 9 faces, entourés d’une aile étroite et denticulée. %.

— Mai, juin, Prés humides, C.

Distrib, géogr. — Europe moyenne et sept., jusque dans le sud de la Scan dinavie ; paraît manquer en Orient, Altaï, Baïcal, Dahurie,

Observ. — On rencontre quelquefois des individus dont les épis intérmédiaires sont androgyns, femelles à la base ; la plante ressemble alors beaucoup au C. divisa ou au C. ligerina; on ne l’en distingue que par ses utricules fructifères dont l'aile marginale est plus étroite, moins lacérée et les dents du bec plus courtes ; dans ces deux espèces les tiges sont aussi plus grêles et la grappe spiciforme moins allongée.

1091. €. ligerina Boreau fi. du cent. ed. I, t. II, p.493. C. brizoides Lefr. cat. p. 27. (L. de la Loire). — Rhizome longuement rampant ; tiges de 3 à 4 décim., grêles, rudes au sommet ; feuilles étroitement linéaires (2 mill. à peine), rudes sur les bords ; 5 à 8 épillets sessiles formant une grappe spiciforme serrée, ovoïde ou ovale, lancéolée à la maturité; bractée inférieure finement aristée ne dépassant pas l’épillet; épillets mâles à la base, d’abord

étroitement lancéolés, ovoïdes à la maturité; écailles florales ovales-lancéolées, aiguës, rousses, avec les bords blancs-hyalinset une seule nervure dorsale ; utricules fructifères ne dépassant pas les écailles, longs de 3 mill. environ, ovales, atténués en bec bifide et entourées presque dès la base d’une aile membraneuse assez fortement érodée, convexes et multinervés sur le dos, plans

-avec 5 à 7 nervures sur la face interne. %

— Mai, juin. Pelouses sèches etsablonneuses. AR. et seulement dans le val de la Loire: Avaray (Roger) ; île de Muides et île de Suèvres! ; Vineuil, sur les talus &e la levée entourant la Boire au sud-est! ; Chouzy!.

Distrib. géogr. — Toute la vallée de la Loire ; environs de Paris ; Hollande et Suède méridionale,

Observ. — J. Gay a bien publié le premier cette espèce sous le nom de C. ligerica Gay Ann. des sc. nat. ser. 2, vol. X, p. 360 ; mais il en avait emprunté la dénomination spécifique, en la modifiant par un barbarisme, à la correspondance de Boreau, qui a tous les droits à la priorité.

109. €. Schreberi Schrank Baier fi. I, p. 278; Lefr. cat. 27; Em. Mart. cat. 297. (L. de Schreber). — Très voisin du C. ligerina, mais plus grêle dans toutes ses parties, tiges presque filiformes ; feuilles larges de + à 1 mill.; 3 à 5 épillets seulement,ovales même durant l’anthèse; utricules fructifères petits (14 mill.), ovaleslancéolés, entourés d’une aile marginale très étroite ; nervures peu apparentes. %.

— Mai, juin. Pelouses sèches des terrains calcaires ou siliceux. AC. sur les alluvions et les levées de la Loire !; R. ailleurs: Villefranche, pré du val du Cher contigu à la Parconière (Em. Martin) ; Cour-Cheverny, chemin bordant au sud le parc du Vivier! ; Cheverny, à la porte Dorée (Lefrou); rochers Saint- Victor, près Blois!.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et septentrionale jusque dans le sud de la Suède; Caucase; Sibérie, .

1093. €. vulpina L, sn. 1382; Lefr. cat. 27; Em. Mart. cat. 297. (L. des renards). — Plante formant souvent de larges touffes ; souche épaisse, cespiteuse ; tiges de 4 à 8 décim., raides, assez grosses, triquêtres avec les angles très saillants, rudes et les 3 faces concaves ; feuilles assez largement linéaires (5 à 8 mill.); grappe spiciforme oblongue-cylindrique ou quelquefois raccourcie, tres dense ou un peu interrompue à la base, formée d'épillets nombreux, sessiles, ovales, les inférieurs accompagnés d’une bractée terminée en pointe foliacée, subulée, longue de 1 à 3 cent.; écailles florales ovales-lancéolées, d’un roux pâle sur les bords avec une étroite bande verte sur le dos, ou complétement verdâtre (C. nemorosa Willd.); nervure dorsale plus ou moins longuement prolongée en mucron; style bifide; utricules fructifères à la fin très étalés, plus longs que l’écaille (4 à 5 mill.), ovales-lancéolés, attenués en bec allongé, bifide, convexes sur le dos avec 5 à 7 nervures, bordés dans leur partie supérieure d’une aile très étroite, denticulée. %.

— Mai, juin. Fossés, bords des mares, C.

Distrib, géogr. — Toute l'Europe jusque dans le sud de la péninsule scan= | £ pe Jusq dinave; Caucase: Altaï; Arabie; Canaries.

109%. €. muricata L. sp. 1382; Lefr. cat. 27; Em. Mart. Cat.

297, (L. muriquée). — Diffère du C. vulpina par ses utricules iructi-

feres dont les nervures dorsales sont peu ou pas apparentes ; par

ses tiges à angles aigus et rudes, mais dont les faces sont planes : la plante est beaucoup plus grêle dans toutes ses parties; les feuilles très étroites, larges à peine de 2 £ mill; la grappe est courte (2 à 4 cent.), cylindrique, formée d’épillets tous contigus ou les inférieurs seulement un peu écartés ; à la maturité les utricules fructifèeres sont divariques en étoile. La plante varie d’ailleurs comme le C. vulpina à écailles florales d’un roux brunûtre ou très pâle (C. virens Lamk.). %.

— Mai, juin. Pelouses, gazons. C.

Distrib géogr. — Toute l’Europe; la plante devient subalpine dans la région australe; Asie-Mineure; Caucase ; Mésopotamie; Altaï; Afrique sept.; Madère ; Amérique septentrionale.

10%. €. divulsa Good. Trans. of Linn. soc. II, 160; Lefr. cat. 27, Em. Mart. cat. 297. (L. écartée). — Très voisin du C. muricata dont beaucoup d’auteurs le considèrent, avec raison peut-être, comme une variété, il en diffère seulement par ses utricules fructifères qui restent dressés, même à la maturité, et par ses épillets souvent très écartés, surtout les inférieurs, constituant ainsi une grappe interrompue, longue de 6 à 15 cent. %.

— Mai, juin. Pelouses, gazons, C.

Distrib. géogr. — La même que pour l'espèce précédente,

1096. €. paniculata L. sp. 13833; Lefr. cat. 27 ; Em. Mart. cat. 297. (L. paniculée). — Plante formant de larges touffes ; souche cespiteuse, courte ; tiges de 6 à 8 décim., un peu grêles, mais raides triquêtres, à faces planes, très rudes sur les angles ; feuilles très ailongées, étalées en dehors, larges de # à 6 mill., canaliculées, tres scabres sur les bords ; grappes rameuses, formant une inflorescence composée, comme paniculée, étroite; épillets sessiles, mâles au sommet ; écailles florales lancéolées-aiguës, complétement membraneuses-hyalines, avec une nervure dorsale verdâtre qui dépasse plus ou moins en forme de mucron; utricules fructiferes petits (2 mill.), bruns, très luisants, largement ovales, brusquement terminés en bec court et bifide, marginés-serrulés dans leur moitié supérieure ; nervures saillantes seulement à la base de l’utricule. %.

— Mai, juin. Prairies tourbeuses. AR, Souesmes, bords de la Sauldre entre le pont de Pierrefitte et Falaze (Em. Martin); Lamotte-Beuvron, bords du ruisseau à la Saulnerie (id.); Chaumont-sur-Tharonne, étang des Morettes ; Vouzon, marécages, à Besnoux ; Maray, à Daluet!; Gy, marais de la Croisne; Mur, marais sous l’étang Maré ; Bracieux, fondrière derrière le Verger! ; Cheverny, dans le parc et dans les prés de Poussard! ; Cour-Cheverny, à Woilé et à Pontchardon!; Fontaine-Saint-Denys, près Blois (Monin) ; Saint-Marc-du-Cor, audessous du pont d’Oisnel (Legué) ; Souday (id). :

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; région pontique ; Caucase ; Sibérie ; Canaries,

1097, CG. paradoxa Willd. Act. acad. Berol (1794), p. 39, tab. 1. (L. paradoxale). — Souche courte; tiges de 5 à 8 décim.. grêles, rudessur les angles, avec les faces un peu convexes; feuilles étroitement linéaires, planes ; grappes un peu composées, rapprochées de l’axe formant une inflorescence étroite, tantôt compacte et

ovale, tantôt interrompue et allongée; épillets petits, sessiles, rapprochés sur les rameaux, mâles au sommet; écailles florales ovales, rousses sur le dos, blanches hyalines sur les côtés, avec

une seule nervure qui se prolonge en mucron court; Style bifide; utricules fructifères petits (1 4 à 2 mill)., largement ovales, brièvement atténués en bec bidenté, convexe, parcourus sur les 2 faces par des nervures saillantes rapprochées et relevés sur la marge d'une côte obtuse, scabre dans sa moitié supérieure. %. NT AE

— Mai, juin. Prés spongieux. RR,. Saint-Aignan, vallée du Créchet (Charlot, d’après Boreau) ; prés de la rive gauche de la Cisse, au bas de Saint-Lubin !. Distrib géogr. — Europe moyenne et sept.; Caucase ; Altaï.

1098. €. diandra Roth. tent. I, 396. C. teretiuscula Good Trans. of Lim. soc. Il, p. 163, tab. 19, fig. 3. (L. diandre). — Voisin du C. paradoxa, mais plus grêle dans toutes ses parties; il en diffère surtout par £es utricules fructifères dont les nervures sont indistinctes sur la face interne et au nombre de 3 sur le dos; la plante est un peu cespiteuse ; l’inflorescence en grappe spiciforme simple ou presque simple, toujours très étroite, formée d’un petit nombre d’épillets subsessiles et rapprochés; les écailles florales sont semblables à celles du C. paradoxa; les utricules fructifères tres petits (1 à 1 ? mill.), d’un brun luisant avec une bande pâle sur le dos, ovales ou presque globuleux, brusquement terminés en bec grêle, bidenté et bordé d’une aile assez large un peu denticulée. .%, 31}

— Mai, juin. Prés tourbeux, RR. Sargé, prés tourbeux avoisinant le moulin de Cour d’'Etain (Legué) et prés à l'extrémité Sud des marais de Connival (Legué et Nouel).

Distrib, géogr, — Europe australe et moyenne; Amérique sept.; Nouvelle- Zélande.

1099, €. elongata L. sp. 1383; Em. Mart. cat. 298. (L. allongé). — Plante croissant en touffes épaisses ; rhizome court, cespiteux ; tiges de 3 à 6 décim.. grêles, scabres sur les angles vers le sommet; feuilles planes, assez étroitement linéaires (3 mill.), dépassant souvent les tiges ; 8 à 12 épillets assez régulièrement alternes, peu écartés, ovales lanceolés, mâles à la base, l’inferieur accompagné d'une bractée scarieuse très courte; écailles florales d’un vert pâle ou roussâtre, blanches hyalines sur les bords, ovales ou Re orbiculaires, avec une seule nervure saillante ; style

ifide ; utricules fructifères dépassant beaucoup les écailles, lancéolés, atténués en bec assez long et émarginé, plans-convexes, fortement nervés sur les deux faces et entourés d’un bord étroit un peu denticulé. %.

— Mai, juin, Prés marécageux, surtout dans les bois. R,. Villeherviers, mare :

du bois bordant la rive droite du grand Fossé, vis-à-vis la Doubletière!; Souesmes, rive gauche de la Sauldre entre le pont de Pierrefitte et Falaze (Em, Mart.); Gy, marais après le pont de la Croisne en venant de Piedsauvron (id.)

et marais près de la Demangère (id.); Cellettes, rive gauche du Beuvron, vis-à= vis le bois du Moulin-Neuf!; Tour-en-Sologne, fossés bordant les prés du

Beuvron au-dessus des Ponts d’Arriant!, = Distrib, géogr. — Europe ‘moyenne et australe, jusque dans l'Espagne et ‘Italie centrale; Sibérie, | ,

1100, €. leporina L. sp. 1531 ; Em. Mart. cat, 298. C. ovalis Good.;

à er TC

Lefr. cat. 27. (L. des lièvres). — Plante gazonnante, à souche courte ; tiges de 2 à 5 décim., un peu scabres vers le haut; feuilles planes, étroites (2 à 3 mill.); grappe spiciforme ovale, très dense ou un peu interrompue, formée de 4 à 6 épillets mâles à la base, assez grands (8 à 12 mill.), d'abord lancéolés, puis obovales à la maturité ; bractée inférieure mucronée ou aristée plus courte que l’épillet; écailles florales ovales-lancéolées, roussâtres, avec les bords étroitement blancs-hyalins et une bande verte sur le dos ; une seule nervure prolongée en mucron; style bifide; utricules fructifères égalant à peine l’écaille, plans-convexes, dressés, ovaleslancéolés, atténués en bec bifide, complétement entourés d’une aile mince, large et denticulée. %. ù

b. pallescens Gren. et Godr. fi. fr. III. 397, C. argyroglochin Horn. — Plante plus grêle, à épillets plus petits et plus étroits ; à écailles très pâles ou blanchâtres; forme des bois couverts,

— Mai, juin. Prés, pâturages. C.; la var. b. est R.: Saint-Julien-sur-Cher, dans un petit bois près d’Olivet, sur les bords du ruisseau.

Distrib, géogr. — Europe moyenne et australe, jusque dans le centre de l’Espagne et de lItalie,

1101. €. echinata Murr. Prodr. p. 76 (1770); Em. Mart. cat. 298 ; C. stellulata Good.; Lefr. cat. 37. (L. hérisson). — Plante cespiteuse à souche courte ; tiges de 1 à3 décim., grêles, un peu scabres sous l’épi ; feuilles canaliculées très étroites (1 à 1 £ mill.); rudes sur les bords ; grappe florale courte, spiciforme, un peu interrompue à la base, formée de 3 à 4 épillets sessiles, ovales, mâles à la base ; bractée inférieure aristée, plus courte que l’épillet; écailles florales ovales obtuses, vertes et uninervées sur le dos, un peu rousses sur les côtés, étroitement blanches-hyalines sur les bords; utricules fructifères verdâtres dépassant beaucoup l’écaille, à la fin étalés en étoile, ovales-lancéolés, atténués en long bec brievement bifide et lisse, nervés sur les deux faces, à bords très aigus et finement denticulés vers le haut. %.

— Mai, juin, Prés humides, tourbières, C. dans la Sologne, la vallée du Beuvron et dans le Perche.

Distrib. géogr. — Toute l'Europe, mais RR. dans la partie orientale ; Caucase : Sibérie ; Japon; Amérique sept.

1102. €. canescens L. sp. 1383. (L. blanchätre). — Plante

croissant en touffes; rhizome court ; tige de 2 à 4 décim.. dressée. .

grêle, un peu scabre au sommet ; feuilles étroites (3 mill.), carénées, rudes sur les bords ; grappe florale oblongue formée de 5 à 7 épillets peu et régulièrement écartés, dressés, ovoïdes, mâles à la base ; bractée inférieure squamiforme ; écailles florales ovalesaiguës, blanches-scarieuses avec la nervure dorsale verdâtre ; style bifide; utricules fructifères plans-convexes, un peu plus longs que les écailles, dressés, verdâtres, un peu ponctués, ovales, terminés en bec court et parcourus par des nervures peu apparentes, finement denticulés et très amincis sur les bords. %.

— Mai, juin. Prairies tourbeuses. RR. Chambord, prairie du Cosson (Monin, d’après Boreau), — Je n’ai pas vu la plante de cette localité,

Distrib. géogr. — Europe boréale et moyenne ; Sibérie; Ainérique sept. et antarctique. ”

1103. €. remota L. sp. 1383; Lefr. cat. 27; Em. Mart. cat.

299. (L, à épis écartés). — Plante formant de grosses touffes; rhi-. zome court ; tiges de 4 à 8 décim., grêles, à la fin décombantes, souvent un peu scabres au sommet ; feuilles molles, étroites (2à 8mill.), carénées, rudes aux bords; 5 à 10 épillets sessiles, dressés, ovales, mâles à la base, très écartés, les inférieurs accompagnées d’une très longue bractée foliacée qui égale ou dépasse l’inflorescence ; écailles florales ovales-aiguës, blanches-scarieuses avec une nervure dorsale d’un vert pâle; style bifide; utricules fructifères plans-convexes, un peu plus longs que les écailles, ovales-lancéolés, terminés en bec bidenté, parcourus par des nervures longitudinales, finement denticulés et étroitement bordés dans leur partie supérieure. %.

— Mai, juin. AC. dans les fossés humides des bois, sur les bords des ruisseaux.

Distrib. géogr. — Europe sept. et moyenne; Sibérie; Japon; Himalaya; Afrique sept.; Amérique arctique.

1104. €. cyperoïides L. syst. veget. 703. (L. souchet). — Plante croissant en touffes, annuelle ; racine fibreuse; tiges de 1 à 8 décim., décombantes, lisses ou à peine scabres sous les fleurs ; feuilles étroites (2 à 3 mill.), planes, très molles, un peu rudes sur les bords; inflorescence très contractée, formant un capitule

dense entouré de 2 ou 3 bractées foliacées très longues; épillets

" En

nombreux très petits, lancéolés, mâles à la base; écailles florales

lancéolées-linéaires, longuement acuminées, blanchâtres ou d’un vert très pâle avec une fine nervure dorsale ; utricules fructifères une fois plus longs que l’écaille, longuement stipités, plansconvexes, étroitement] lancéolés, atténués en un très long bec bifide, obscurément nervés, étroitement bordés et denticulés dans les deux tiers supérieurs. GS |

— Août. Etangs desséchés. RR. Lassay, très abondant en 1883 dans le grand étang Bézard (Em. Mart.); Loreux, étang Dernier (id.). |

Distrib. géogr. — Europe moyenne, depuis le centre de la France, jusque dans la Russie ; Sibérie.

Observ. — Plante peu fixe dans ses stations; elle peut dispa- ‘aitre durant de longues années de localités où elle s’est montrée très abondante. La Sologne paraît être le point le plus occidental où le C. cyperoides ait été observé.

c. EUCAREX. Fleurs mâles et fleurs femelles placées sur des épillets différents, le ou les épillets supérieurs males, les infériéurs femelles ; style bifide ou plus souvent trifide. — Par anomalie les épillets supérieurs sont parfois androgyns ; le C, Buxbaumii est surtout dans ce cas,

1105. €. Goodenoughii Gay Ann. sc. nat. ser. 2, vol. XI, p. 191. Em. Mart. cat. 300. C. vulgaris Fries; C. cœspitosa Lefr. cat. 27. (L, de Goodenough). — ,Rhizome stolonifère; tiges de 3 à 6 décim., grêles, à angles aigus, scabres au sommet, plans sur les faces ; gaines des feuilles ne se «échirant pas en fibres entrecroisées ; ijeuilles étroites (2 à 3 mill.), très rudes sur les bords ; 1 ou 2 épillets mâles linéaires-oblongs, à écailles obovaleslancéolées, arrondies au sommet, noirâtres avec une nervure pâle ; 2 ou 3 épillets femelles assez rapprochés, cylindriqués, souvent courts, sessiles ou l’inférieur un peu pédonculé et accom-

L ps ; |

ENT: à -” Er : | L'eREX dl “

s'pt “E # RTE FROID 2 fe © Nine if AL TRE MINT SS PTT CL NUL ENTIU re YU LES Le re TS Du A dé L + Ve pe

ss ‘

WE ; | ; d

pagné d’une bractée foliacée non engaînante à la base et assez

allongée ; écailles obovales, noirâtres avec une nervure dorsale pâle; style bifide; utricules fructifères imbriqués sur 5 à 7 rangs serrés, un peu plus longs et plus larges que lécaille, très comprimés, obovales, arrondis au sommet, bruns ou jaunâtres et

onctués de brun, parcourus par 5 à 7 stries ; bec court très entier, à orifice arrondi. %,. |

— Mai, juin. Prairies marécageuses, AC. dans l’arr. de Romorantin (Em. Mart.): Veilleins, fondrières du Pavillon; Vernou, bords du Néant; Villeherviers, prairies du Rantin à Queue-de-Loup et prairie du grand fossé; Selles- St-Denys, près de la Bronze; Chaumont-sur-Tharonne ; Souesmes; Cour- Cheverny, prés entre le Gué-de-la-Guette et Sériguy; Choue, route de Mondoubleau à St-Agil (Legué) et tous les environs de Mondoubleau (id),

Distrib. géogr. — Europe sept. (jusqu’en Islande) et moyenne jusque dans le nord de l'Espagne; Asie boréale ; Japon; Amérique septentr. et antarctique Australie,

1106. €. stricta Good. Transact. of Linn. soc. IT, 196, tab. 21, fig. 9. Lefr. cat. 27; Em. Mart. cat. 300. (L. raide). — Plus robuste que le C. Goodenoughii et formant dans les marais de très grosses touffes arrondies, élevées ; tiges de 5 à 8 décim., à 3 angles aigus, scabres, avec deux faces canaliculées ; feuilles inférieures réduites à des gaînes épaisses dont les bords se déchirent à la fin en longs filaments entrecroisés; 2 ou 3 épis mâles, quelquefois androgins ; épillets femelles comme dans l'espèce précédente, mais souvent plus allongés et atteignant jusqu’à 5 Cent., rarement mâles au sommet, l’inférieur presque toujours plus long que la bractée qui l’accompagne; écailles florales ovales obtuses, noirâtres avec une nervure pâle, utricules fructifères imbriqués sur 6 à 8 rangs, souvent d’un vert glauque, ovales ou ovales arrondis, dépassant ou non l’écaille, parcourus par 3 à 5 nervures blanchâtres et saillantes ; bec court très entier, à orifice arrondi. %.

— Avril, juin. Prairies marécageuses, tourbières. C. dans la Sologne ; R, aileurs : route de Marchenoir à St-Laurent dans la fosse aux Quenouilles (Goussard); Baïllou (Rollanä),

Distrib. géogr. — Europe boréale et moyenne jusqu’en Espagne et dans le centre de l'Italie.

1107. C. acuta Fries Mant. III. p.151 et Summa Veg. Scand. 228; Lefr. cat. 27; Em. Mart. cat. 300 (L. aiguë). — Rhizome rampant stolonifère; plante ne croissant pas en touffes; tiges de 5 à 8 décim., triquêtres avec les faces planes (sur le vif) et un peu scabres au sommet; gaînes ne se déchirant pas en filaments ; feuilles linéaires, assez larges (4 à 5 mill.), très scabres sur les bords ; 2 ou 3 épillets mâles, linéaires allongés, à écailles lancéolées-oblongues, obtuses, fauves ou brunes avec une ligne pâle sur le dos ; 4 à 5épillets femelles, cylindriques, allongés (6 à 8 cent.) les inférieurs souvent pendants et accompagnés de très longues bractées foliacées qui dépassent l’inflorescence ; écailles lancéoléesaiguës, fauves ou brunes sur les bords avec une bande pâle ou jaunâtre sur le dos; style bifide ; utricules fructiferes olivâtres,

ovales ou ovales-lancéolés, très comprimés , avec 5-7 nervures sur

les faces; bec court à orifice arrondi. %,.

— Avril, juin. Bords des eaux. C.

Distrib. géogr.— Toute l’Europe; Syrie; Caucase; Sibérie,

Page 1