‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 224 sur 265 · CREME · texte numérisé non relu

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Le C. tourangiana Bor. est une variété ou forme du C. acuta. 3

dont les écailles des épillets mâles sont lancéolées presque aiguës,

celles des épillets femelles dépassant assez notablement l’utricule

fructifère. Cette variété a été indiquée à Cour-Cheverny, par

Boreau, d’après l’herbier de Lefrou ; je n’ai jamais rencontré de spécimen correspondant exactement à la description donnée par Boreau et offrant à la fois les deux caractères signalés par ce botaniste, mais j'en ai vu souvent qui présentaient l’un ou l’autre. Le C. tourangiana a, d'autre part, été rapproché du C. proiixa Fries, plante du Nord, qui n’est aussi qu’une variété du C. acuta; c'est du reste dans le nord de l’Europe que le groupe auquel appartiennent les 3 espèces qui précèdent, atteint tout son développement et c’est seulement sur les spécimens de cette région que l'on peut observer toutes les transitions qui relient des formes d'apparence très différente.

1103. €. flacca Schreb. Spic.app.n. 969. C. glauca Lefr. cat. 27 ; Em. Mart. cat. 300 (L. glauque). — Rhizomerampant, stolonifère ; tige de 2 à 6 décim., triquêtre, lisse; feuilles glauques, raides, étroites (3 à 4 mill.), avec la carène saillante en dessous, ordinairement courte; bractée inférieure foliacée, engaïinante, plus ou moins allongée ; 2 ou 3 épillets mâles, cylindriques-aigus, à écailles ovales-obtuses ou arrondies au sommet, brunes sur les bords avec une bande pâle sur le dos; 2 à 4 épis femelles cylindracés, obtus, dressés ou pendants, surtout l’inférieur qui est souvent longuement pédonculé et très écarté des autres ; écailles florales ovales obtuses, égalant l’utricule fructifère ou plus courtes et plus étroites, brunes sur les bords avec une bande pâle au milieu ; nervure rarement prolongée en mucron court; utricules fructifères petits (2 ou 3 mill.), bruns ou rougeâtres, très fine-

ment papilleux-veloutés, ovales, brusquement terminés en bec.

court obscurément émarginé, convexes sur les 2 faces, à nervures indistinctes. %.

— Mai, juin, Prairies humides, clairières des bois. C.

Distrib. géogr, — Toute l’Europe; Asie-Mineure ; Afrique sept,

1109. €. pendula Huds. FI. Angl. p.252. C. maxima Scop. F1: carn. II. 229. (L. pendante). — Plante formant de grosses touffes; rhizome brièvement rampant; tiges de 8 à 15 décim.,triquêtres, lisses, scabres seulement entre les épis; feuillés largement linéaires (10 à 15 mill.), planes, rudes sur les bords ; bractées inférieures foliacées, très allongées, longuement engainantes; un seul épillet mâle, cylindrique-linéaire, long de 8 à I? cent., un peu obtus, à écailles oblongues ou lancéolées, mucronulées, rousses sur les bords, avec une bande dorsale étroite et pâle ; 3 à 5 épillets femelles (les supérieurs quelquefois androgyns), écartés, pedonculés, pendants, cylindriques-linéaires, très allongés (12 à 25 cent.), à écailles florales ovales-lancéolées, rousses sur les bords, avec la nervure dorsale jaunâtre et un peu exserte; utricules fructifères petits (2 mill. au plus), dépassant l’écaille, d'un vert pâle, ovales renflés, obscurément trigones, glabres, sans nervures distinctes, atténués en bec court et un peu émarginé. #: |

— Mai, juin. Bords des ruisseaux, fossés humides dans les lieux ombragés RR. Forêt de Boulogne, dans le fossé entourant à l’ouest la ferme de Boulogne, près de la route de Blois à Bracieux.

Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne jusqu’en Angleterre; Asie- Mineure ; Caucase ; Perse Afrique sept.; Madère, |

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1110. €. strigosa Huds. FI. Angl. p. 411; Em. Mart. cat: 301. (L. maigre). — Rhizome rampant, stolonifère; tiges de 4 à 8 décim., grêles, triquêtres, lisses sur les angles; feuilles largement linéaires (8 à 12 mill.), planes, un peu molles et scabres aux bords ; bractée inférieure foliacée, longuement engaînante ; un seul épillet mâle, très grêle, linéaire (5 à 6 cent. long.), à écailles ovales lancéolées, mucronées, pâles ou roussâtres, hyalines sur les bords, avec une bande verte sur le dos; 3 à 5 épillets femelles linéaires, (S à 10 cent.), écartés, à pédoncules filiformes ; fleurs très lâchement imbriquées ; écailles lancéolées aiguës, pâles et hyalines sur les côtés, vertes sur le dos, la nervure un peu saillante; utricules fructifères petits (2 + mill.), glabres, dépassant un peu l’écaille, verts ou bruns, triquêtres, atténués aux deux extrémités, à nervures devenant très saillantes sur le dos, teriinés en bec court, blanchâtre et tronqué obliquement. %.

— Mai, juin. Bords des ruisseaux ombragés; bois tourbeux. R. St-Loup, bords du Roulier, près de la ferme du Roulier et plus particulièrement aux abords de la Fontaine-Chaude (Em. Martin); bords du ruisseau traversant le bois du Riou, près de Tour-en-Sologne!; Mont, bords d’une mare près de ancien chemin de Vineuil à la Boudrée (Goussard) ; Avaray, bois derrière les fermes de l’Isle et de Chaumont !: Choue, bois à Guériteau (Legué).

Distrib, géogr. — Europe occidentale, depuis l’Angleterre et le Danemark, usque dans lItalie septentrionale ; Hongrie ; Caucase.

1111. €. pallescens L. Sp. 1386; Lefr. cat. 27; Em. Mart. cat. 301 (L. pale). — Plante croissant en touffes, à rhizome court; tiges de 3 à 5 décim.. triquêtres, scabres vers le hauf; feuilles étroites (2 à 3 mill.), rudes sur les bords; bractée inférieure un peu engaînante à la base, foliacée, allongée, dressée; un seul épillet mâle, linéaire-oblong (2 ou 3 cent. long.), à écailles obovales, roussâtres et membraneuses sur les bords avec une bande verte sur le dos, brièvement mucronées par le prolongement de la nervure ; 2 ou 3 épillets femelles, ovales-cylindriques, courts (1 à 2 cent.), pédonculés, dressés ou un peu penchés, compacts : écailles fauves ou d’un vert pâle, ovales et mucronées ; utricules fructifères égalant les écailles ou un peu plus longs qu’elles, ovoïdes-oblongs, atteignant à peine 2 mill., glabres, à nervures peu saillantes, même sur le sec, sans bec distinct. %.

— Bois couverts un peu humides, surtout dans les terrains siliceux. C. dans la Sologne et dans le Perche ; plus R. dans la vallée du Loir.

Distrib. géogr. — Europe boréale et moyenne, jusque dans le nord de lEspagne et de l'Italie ; Perse et Caucase ; Sibérie; Amérique sept.

1112. C. panicea L. sp. 1387. Lefr. cat. 27; Em. Mart. cat. 301. (L. Panic). — Rhizome rampant stolonifère ; tiges de 1 à 4 décim., triquêtres, lisses, si ce n’est tout-à-fait au sommet ; feuilles glauques, planes avec la carène saillante, étroites (2 à 3 mill.), raides, souvent courtes ; bractée inférieure engaînante à la base, foliacée, assez allongée; un seul épillet mâle linéaire-lancéole, court (2 à 2 £ cent.), à écailles obovales, obtuses, fauves ou brunes, un peu membraneuses aux bords; 2 à 3 épillets femelles, ovoïdes ou cylindriques, le supérieur subsessile, écarté ou presque contigu à l'épillet mâle, l’inférieur souvent très longuement pédonculé et très éloigné des autres ; écailles florales ovales lancéolées, brunes sur les côtés, étroitement hyalines sur les bords, avec une bande jaunâtre sur le dos ; utricules fructifères dépassant l’écaille, peu serrés, surtout les inférieurs, olivâtres, renflés-obovales avec les

— OOD EE k Là nervures saillantes, brusquement terminés en bec court, oblique et obscurément émarginé. %. -

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— Mai, juin. Prés humides, surtout dans les terrains calcaires ou argilo= siliceux. C. ,

Distrib. géogr. — Europe sept. et occidentale: Arménie; Caucase; Sibérie ; Amérique sept.

1113. C. Buxbaumii Walhenb. Act. Holm. 18035, p. 164; Em Mart. cat. 301. (L. de Buxbaum). — Rhizome rampant stolonifère ; tiges triquêtres à angles aigus, scabres au sommet; feuilles étroites (3 mill.), planes, rudes aux bords; bractée inferieure non engaînante ; 3 à 6 épillets rapprochés ou l’inférieur un peu écarté, ovales ou brièvement cylindriques, subsessiles ou l’inférieur un peu pédonculé, le supérieur souvent androgyn, les inférieurs complétement femelles; écailies des fieurs mâles ovales, brunes (dans notre région) avec la nervure dorsale pâle et prolongée :en mucron; utricules fructiferes glabres, jaunâtres, : assez petits (22 mill.), ovoïdes, obtusément trigones, brusquement terminés en bec court et obscurément échancré. %.

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— Mai, juin. Prés des terrains argilo-siliceux. AC., mais seulement dans larr. de Romorantin, où il na même été rencontré jusqu'ici que dans la vallée et les affluents de la Sauldre, et sur la rive droite du Cher; Romorantin, prés aux Arrogantes!, prés aux Papillons, prés vis-à-vis les Granges !; Lanthenay, prés aux Etangs! et prés de la rive droitedu Rantin au-dessus du pré de Queue-de- Loup! ; Loreux, prés de la Beauce, au-dessous du pont Audran; Pruniers, prés de Longueville; Villeherviers, surtout dans les prés du Riau-Mabon au-dessous de la Gouabinière! ; la Ferté-Imbault, prés entre le bois des Glandées et le Naon ; Theillay, prairies entre le château et Theillay et prairie de la Rère entre les Anneaux et la limite du département du Cher, dans lequel il pénètre ; Langon ; Villefranche; Gièvres, surtout dans les prés situés au bas de la Planche- Morand; Gy, prés de la rive gauche de la Croisne et dans un pré voisin de la Demangère ; Billy, prairie du Ru-des-Maulnes.

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