‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 226 sur 265 · LL · texte numérisé non relu

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cat. 308. (L. acutiforme). — Rhizome rampant ; tige de 5 à 8 décim.,

à angles aigus et très rudes; feuilles larges de 5 à 7 mill., planes, scabres aux bords; bractée inférieure non engaînante, à limbe foliacé, allongé; 4 à 7 épillets, les 2 ou 3 supérieurs (rarement 1 seul) mâles, ovoïdes-oblongs ou lancéolés, à écailles brunes, les inférieures oblongues obtuses, un peu érodées au sommet : 3 ou 4 épillets femelles cylindriques, assez écartés, les inférieurs brièvement pédonculés, dressés ou un peu étalés ; écailles des épillets femelles brunes, ovales-lancéolées, aiguës ou mucronées, ou plus rarement longuement aristées (C. spadicea Roth.; C. kochana DC.); utricules fructifères glabres, serrés, longs de 3 mill. environ, dépassant un peu les écailles, bruns ou verdâtres, souvent ponctués de brun foncé, à nervures très saillantes (sur le sec), ovales-trigones, brusquement terminés en bec court, blanchàtre et obscurement émarginé. %.

— Mai, juin, Prairies humides, bord des eaux. C,

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’en Suède et en Norwège; Caucase ; Oural ; Sibérie arctique ; Sitcha; Népaul ; Algérie; Cap de Bonne-Espérance ; Brésil,

130. €. riparia Curtis fl. Lond. IV. tab. 20 ; Lefr. cat. 430 ; Em. Mart. cat. 309. (L. des rivages). — Rhizome rampant; tige de 6 à 10 décim.., à angles très aigus, scabres ; feuilles d’un vert un peu glauque, planes, larges de 8 à 15 mill.; bractées inférieures non engaiînantes, foliacees, très développées ; 6 à 10 épillets, les 4 à 6 supérieurs mâles, quelquefois androgyns, rapprochés, lancéolés-obtus, à écailles oblongues, obtuses, brunes, toutes mucronées ou les supérieures aristées ; 3 à 5 épillets femelles cylindriques, quelquefois mâles au sommet, les inférieurs ordinairement très longuement pédonculés, souvent penchés ; écailles

lancéolées ou oblongues, brunes sur les bords avec le dos verdä-

tre, arrondies ou échancrées au sommet; la nervure dorsale prolongée en très longue arête scabre; utricules fructifères glabres, serrés si ce n’est à la base, assez grands (5 à 6 mill.), bruns, ovoïdes-coniques avec les nervures sSaillantes, atténués en bec bidenté, court et large, lisse sur les bords. %.

— Mai, juin. Bords des eaux, C.

Distrib. géogr. — Europe, jusque dans la Suède et dans la Norwège mérid.; Caucase ; Altaï; Algérie.

Observ. — L’épillet femelle inférieur est quelquefois très éloigné des autres, presque basilaire et porté par un pédoncule qui Sort d’une longue gaine foliaire ; dans ce cas la feuille à l’aisselle de laquelle naît l'épillet peut-être considérée comme une véritable brattée engaînante.

1131. C. pseudo nutans Boreau in litt. ex Martin cat. p. 309. C. acuminata Em. Mart. cat. 309, (non Willd., nec Reichb.). — Rhizome longuement rampant; tiges de°6 à 8 décim., à angles aigus et rudes; feuilles un peu glauques, planes avec la carène saillante, larges de 5 à 7 mill., scabres sur les bords ; bractée inférieure non engainante, foliacée, allongée ; 5 à 6 épillets, les 2 ou 8 supérieurs mâles, lancéolés, à écailles ovales, un peu aiguës ou mucronées, d’un brun foncé, avec la nervure pâle et saillante; 2 ou 3 épillets femelles peu éloignés des mâles, cylindriques, brièvement pédonculés, le supérieur souvent ovoïde et sessile ; écailles ovales, d'un brun foncé sur les côtés, avec une nervure pâle; prolongée en mucron; utriculés fructifères serrés, excepté à la

be.

base de l’épillet, longs de 3 mill., environ, à nervures rapp ochées ‘4 et saillantes, couverts d’une pubescence fine et brillante, ovales-

He à un peu atténués en bec très court, large et profondément ] e: .

.— Mai, juin. Lieux humides. RR. Selles-St-Denis, bas-fond d’un pâtureau longeant au sud le chemin de Selles-St-Denis à Veur, au S.-0, de la ferme de Sauldre,

Observ. — Ce singulier Carex est probablement un hybride des

C. hirta ou C. filiformis avec les C. riparia ou C. acutiformis. sans qu’il soit possible de désigner ses parents l’une facon plus préeise ; ce ne peut-être le C. acuminata Will., qui, d’après la figure de Schkuhr Car. II, p. 83, tab. Ccec, fig. 184, ne doit pas être séparé du C. flacca ; sous ce même nom de C. acuminata, Reichenbach, Icon. fl. Germ. VIII, 257, a figuré une plante toute différente da celle de Willdenow, à utricules pubescents, et qui ressemble toutà-fait à la plante de Loir-et-Cher; Reichenbach, 1. c. p. 28, dit que ce n’est qu'une forme élancée du C. nutans Host.; mais on doit en douter, le C. nutans ayant toujours les utricules fructifères complétement glabres.

Quand au C. eévoluta Hartm., présumé hybride du C. riparia et du C. filiformis, il est notablement différent du C. pseudo nutans par ses utricules fructifères plus courts, arrondis, brusquement attenués en bec plus long, par ses feuilles longuement subulées au sommet. |

Sous le nom deC. spadicea X filiformis, M. Ascherson fi. Brand. D: 797 a signalé un hybride que je n’ai pas vu, mais qui d’après a description paraît bien voisin du C. pseudo nutans.

1132. €. filiformis L. sp. 1305; Em. Mart. cat. 310. (L. jiliforme). — Rhizome rampant ; tige de 5 à 8 décim., à angles aigus et presque toujours scabres au sommet; feuilles d’un vert pâle, très étroites (larg. 2 mill.), canaliculées, terminées en pointe trèsallongée, filiforme ; bractée inférieure non engainante, dépassant peu ou pas l'inflorescence; 3 ou # épillets, le supérieur mâle, linéaire-oblong, souvent accompagné d’un autre plus petit ou rudimentaire, à écailles pâles, lancéolées ou mucronulées ; 2 ou à épillets femelles peu écartés, brièvement cylindriques ou ovoïdes, à écailles ovales-lancéolées, brunes ou rousses sur les bords, avec la nervure blanchâtre prolongée en mucron sCcabre ; utricules fructifères plus grands que les écailles, longs de 3 à 4 mill., finement tomenteux, largement ovales, presque arrondis à la base, atténués en bec court, bifide. %.

— Juin. Prés humides, ossés. AC. et seulement dans la Sologne : Souesmes, bords de la Boute-Morte, dans un pré bordant l’ancien chemin de Pierrefitte à Souesmes ! (Em. Martin) et vallée de la Boute-Morte à l'Ouest de la route de Souesmes à Brinon! (id.) ; Theillay, prairie de la Rère entre les Anneaux et le moulin de Saugette (id.); Chaumont-sur-Tharonne, bords de l’étang du moulin de la Motte! ; Selles-St-Denis, val de la Rère, à droite de la route allant à Mennetou ! (id.); Villeherviers, prés de la Chansonnerie et prés en amont du Portail! (id.); Gy, CC. dans les marais des landes de Chènemoireau et de Boutreau

Rimboux) et dans les marais de la Croisne (Em, Martin).

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., jusqu'en Suède et dans la Rus- 5 CUS I! > pL., ] ]

sie arctique ; Oural ; Baïcal ; Amérique sept. <

1133. C. hirta L. sp. 1389 ; Lefr. cat. 27; Em. Mart. cat. 511. L. hérissée). — Rhizome longuement rampant, rameux; tiges de

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2 à 4 décim.., lisses, scabres seulement entre les épillets ; feuilles larges de 3 à 4 mill., pubescentes sur la gaïne et à la base du limbe, ou tout-à-fait glabres (C. hirtæformis Pers.); bractées infé- rieures engaînantes à la base; 5 à 6 épillets, les 2 ou 3 supérieurs mâles, linéaires, allongés, à écailles pâles, aristées, blan- . ches-hyalines sur les bords; épillets femelles cylindriques ou ovoïdes, les inférieurs* brièvement pédoncules, dressés ; écailles ovales, blanches-hyalines sur les bords, longuement aristées par le prolongement de la nervure; utricules fructifères d’un vert pâle, pubescents, à nervures très saillantes, bien plus grands que les écailles, longs de 5 à 6 mill., ovoïdes-pyramidaux, atténuésen bec court et bifide. %.

— Mai, juin. Fossés, prairies, surtout dans les terrains siliceux. C.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., jusque dans la Suède et la Norwège ; Caucase ; Baïcal ; Algérie.

CONSPECTUS DES ESPÈCES,

Style bifide, LL L 2 L] L] . . L2 L2 . L2 L2 L LA LA L L2 L . Le LA EL CNE HER ee à + à » eos à

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Plusieurs épiilets sessiles ou pédonculés, , . . . .. .'s

Plante dioïque, , ...,...,,.... €. dioica (1088).

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| Inflorescence en épi oblong, formée d’épillets nombreux, sessiles et rapprochés, les supérieurs et les inférieurs femelles, les intermédiaires mâles ou très rarement androgyns. . . .,

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