‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 225 sur 265 · PONS RS · texte numérisé non relu

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Distrib. géogr. — Europe moyenne depuis l'Irlande jusque dans la Bohême et la Russie méridionale; Oural; Altaï ; Baïcal ; Kamtschatka ; Sitcha; Amérique sept.

Observ. — Le C. Buxbaumii a été découvert en Sologne par l’abbé Rimboux, curé de Pruniers; mais sa dispersion dans la région a été établie par les recherches de M. Em. Martin. C’est une plante très remarquable pour la Sologne et qui n’a été signalée en France qu’au mont Bayard, près de CAE et aux environs de Strasbourg. Dans le nord de l'Europe et de l'Amérique la plante se. présente sous un aspect un peu différent ;, les épillets sont souvent plus allongés, les écailles florales plus pâles.

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1114. C.prœæœcox Jacq. F1. Austr. V. p.23, tab. 446; Lefr. cat 27; Em. Mart. cat. 304, (L. précoce). — Rhizome rampant stolonifère ; tige de 1 à 3 décim., scabre au sommet ; feuilles étroites (3 à 4 mill. larg.), raides, planes, ordinairement courtes, mais souvent plus longues que la tige dans les lieux couverts; bractées inferieures brièvement foliacées, auriculées à la base mais non engainantes; 2 ou 3 épillets, le supérieur mâle, oblong-claviforme, à écailles ovales-oblongues, obtuses, brunes; épillets femelles ovoïdes ou brièvement cylindriques, sessiles et rapprochés du mâle, à écailles ovales-lancéolées, brunes ou d’un roux foncé avec la nervure dorsale pâle et prolongée en mucron court ; utricules

fructifères petits (2 mill.), un peu plus courts et plus étroits que l’écaille, brièvement pubescents, obovales, obtusément trigones, terminés en bec très court et obscurément émarginé. — L’utricule présente quelquefois la forme d’une gourde. {C. sicyocarpa Lebel) ; mais il est alors toujours stérile et il doit sa forme anormale à la présence d'un champignon. %.

— Avril, mai, Pelouses, bords des bois, landes, C. Distrib. géogr. — Toute l'Europe ; Tauride et Caucase ; Sibérie; Amérique septentrionale.

1115. C. tomentosa L. Mant. 123 ; Lefr. cat. 127 ;: Em. Mart. cat. 304. (L. tomenteuse). — Rhizome allongé, rampant et stolonifère ; tige grêle de 2 à 4 décim., un peu scabre au sommet ; feuilles étroites (2 à 3 mill.), dressées, plus courtes que la tige; bractée

Añférieure foliacée, égalant à peine l'inflorescence ou plus courte,

— quelquefois très brièvement engainante à la base; 3 à 4 épil-

lets, le supérieur mâle, linéaire oblong, à écailles ovaleslancéolées , rousses sur les bords avec la nervure dorsale pâle ; épillets femelles sessiles, le supérieur ordinairement contigu au mâle, tous ovales ou très brièvement cylindriques; écailles florales largement ovales, rousses sur les bords avec une bande verdâtre sur le dos et une nervure brièvement prolongée en mucron ; utricule fructifère pâle, tres petit (1 À mill.), un peu plus grand que l’écaille, tomenteux, ovoïde ou subglobuleux, brusquement terminé en bec très Court un peu émarginé. %.

— Mai, juin. Bois, bruyères. AC. dans la Sologne et dans tous les bois et forèts de la rive gauche de la Loire, surtout dans les terrains argilocalcaires; plus R. sur la rive droite: forêt de Blois; bois de Fréchines ; bois d’Herbault: R. dans le Perche ; Sargé, dans les Galouris: la Ville-aux- Clercs, forêt de la Gaudinière! , 4 . Distrib. géogr. — Europe occidentale depuis la Scandinavie jusqu’en Espagne et en Italie,

1116. C. pilulifera L. sp. 1385 ; Lefr. cat. 27 ; Em. Mart. cat. 305. (L. pilulifère). — Plantes croissant en touffes, à rhizome court

et rameux ; tiges de 1 à 3 décim., grêles, lisses, décombantes

après l’anthèse: feuilles ordinairement plus courtes que la tige, étroites (2 à 3 mill.), un peu molles ; bractée inférieure courte, non engainante; 3 à 4 épillets, le supérieur petit, linéaire, à écailles ovales, rousses sur les côtés, étroitement hyalines sur les bords, avec la nervure dorsale verdâtre un peu prolongée en mucron; épillets femelles très rapprochés du mâle, surtout les supérieurs, ovoïdes ou presque globuleux, à écailles semblables à celles des fleurs mâles, mais plus larges ; utricules fructifères petits (1 à + mill.), brièvement pubescents, égalant les écailles ou plus courts, verdâtres, largement obovales, renfiés, obscurément trigones, avec les 2 nervures latérales très saillantes ; bec très court, émarginé. %,

— Mai, juin. Bruyères humides ; clairières des bois, surtout dans les terrains calcaires ou argilo-siliceux. AC. dans la Sologne, autour de Romorantin et dans la vallée du Cher ; Cheverny ! ; Cour-Cheverny ! ; Cellettes! ; Chitenay ! ; forèt de Russy ! ; çà et là dans la vallée de la Loire; Avaray ; Courbouzon ; St-Claude ; Vineuil; AR. dans la Beauce et dans le Perche : Choue (T.egué),

Distrib. géogr. — Europe moyenne; RR. dans l’Europe austro-orientale ; Tauride,

1117. €. sylvatica Huds. F1. Angl,fi.ed.]1, p. 353; Em. Mart. cat. p. 305. C. patula Scop.; Lefr. cat. 27. (L. des bois). — Plante croissant scuvent en touffe; rhizome court; tige grêle de 4 à 8 décim., lisse ; feuilles un peu molles, assez étroites (4 à 5 mill.); bractées inférieures foliacées, longuement engaînantes, égalant ou dépassant l’épillet; 4 à 6 épillets écartés, le supérieur mâle, linéaire, à écailles ovales, obtuses, rousses sur les côtés, vertes . sur le dos ; épillets femelles longuement pédonculés, cylindriques, à fleurs lâchement imbriquées, les inférieurs pendants , à pédoncules filiformes ; écailles florales lanceolées, blanchâtres ou un peu fauves, hyalines sur les bords avec une bande verte sur le dos et une nervure un peu prolongée en mucron; utricules fructifères glabres, bruns à la maturité, plus grands que les écailles, fusiformes-trigones, assez grands (4 à 5 mill.)}, avec 2 ee saillantes sur les côtés, attenués en long bec bidenté et isse. %.

— Mai, juin. Bois couverts, C,

Distrib. géogr, — Europe moyenne et sept., jusque dans le sud de la Scandinavie ; Liban ; Caucase; Sibérie ; région de l’Amur,

1118. €. depauperata Good. in Trans. of Linn. Soc. 2, p. 181. (L. appauvrie). — Plantes formant ordinairement de grosses touffes ; rhizome court et très rameux; tiges de 5 à 12 décim., obtusément trigones, lisses; feuilles étroites (3 à 4 mill.), rudes sur les bords ; bractées inférieures foliacées, allongées, longuement engaînantes ; 3 à 5 épillets très écartés, le supérieur mâle, linéaire, à écailles obovales, arrondies au sommet ou très obtuses, d’un roux pâle avec les bords hyalins ; épillets femelles formés de 3 à 6 fleurs , les inférieurs assez longuement pédonculés, dressés ; écailles florales ovales lancéolées, blanches hyalines sur les bords avec une bande verte sur le dos; la nervure médiane un peu prolongée en mucron ; utricules fructiferes glabres, très grands (7 à8 mill.), verdâtres., obovales-trigones, à nervures rapprochées, terminés en long bec lisse, scarieux et obliquement tronqué au sommet. %.

— Mai, juin. Bois. R. Cour-Cheverny, bois du Vivier, près de Clénor! Cellettes, à l'entrée du chemin bordant au S.-0., le parc de Lutaine et conduisant au coteau de la Boissière! ; bois sur la rive droite du Béuvron un peu en amont du Moulin-Neuf, près de Seur!; Chailles, forêt de Russy, dans un petit ravin à l’entrée de la Cave-aux-Loups !,

Distrib. géogr. — Europe moyenne, depuis l'Angleterre jusque dans le Banat ; Caucase ; se retrouve au Kamschatka. |

1119. C. flava L. sp. 1384; Lefr. cat. 27; Em. Mart. cat. 305. (L. jaune). — Plante d’un vert pâle, croissant en touffes ; tiges de ? à 3 décim., un peu scabres au sommet; feuilles planes, étroites

(2à3 mill.); bractée inférieure engaïînante, foliacée, allongée, souvent étalée à angle droit; épillet supérieur mâle, oblong, à écailles obovales, rousses, avec la nervure pâle ; 2 ou 3 épillets femelles à fleurs très serrées, ovoïdes ou presque globuleux, tous subsessiles ou l’inférieur pédonculé, dressé ; écailles lancéolées, rousses sur les côtés avec la nervure dorsale pâle et un peu prolongée en mucron ; utricules fructifères glabres, jaunâtres à la maturité, assez petits (4 mill.), plus grands que les écailles, étalés et réfléchis (au moins les inférieurs), obliquement ovoïdes, à nervures saillantes, surtout sur le sec, atténués en long bec réflechi, bidenté, lisse sur les bords ou pourvu seulement de quelques petites soies. %.

— Mai, juin. Prés marécageux. C.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe occidentale et moyenne.

Observ. — Pour une cause encore inconnue et que Duval-Jouve a soupconné être les gelées tardives, le C. flava est assez souvent stérile ; dans ce cas les utricules sont d’un jaune plus vif, tournant au brun, mais la plante présente d'ailleurs tous les caractères du type fertile. Aussi je ne puis adopter l'opinion de Grenier, FIL. Jurassique, p. 857, qui considère le C. fulva Good., plante dont l’utricule a le bec droit, comme étant une forme stérile du C. flava, sans expliquer d’ailleurs comment l'avortement de l’achane aurait pour conséquence de modifier la direction du bec, si caractéristique dans l’utricule du C. flava.

Le C. lepidocarpa Tausch., auquel ïil est difficile d’attribuer même la valeur d’une variété, est assez commun en Sologne sur le bord des ruisseaux ou des fossés tourbeux ; il diffère du type seulement par ses utricules fructifères un peu plus petits et ne dépassant guère 3 mill.

1120. C. OGEderi Ehrh. Calam. n. 70; Lefr. cat. 27; Em. Mart. cat. 306. (L. d'Œder. — Diffère du C. flava par ses utricules fructifères presque moitié plus petits (2 mill. à peine), renflésglobuleux, brusquement terminés en bec assez court et droit; la plante est souvent très basse (5 à 10 mill.) et forme des touffes épaisses; les épillets femelles sont ovoïdes ou presque globuleux, sessiles et très rapprochés du mâle, à l’exception de l’inférieur assez souvent placé vers le milieu de la tige ou basilaire. On trouve aussi une forme stérile de cette espèce, à tiges plus élevées et à utricule fructifère d’un jaune vif, cette couleur paraissant être chez les Carex du groupe la conséquence de la stérilité. %

— Mai, juillet. Bords des étangs et des fossés marécageux, C. dans la Sologne et dans le Perche.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe ; Perse ; Amérique sept.

Observ. Le C. Mairii Coss. et Germ., espèce assez répandue aux environs de Paris et qui se retrouve dans la Mayenne et dans la Vienne, pourra être rencontre dans le département. ; il a le port du C. flava, mais le bec des utricules fructifères qui sont verdâtres, est plus court, droit et bordé de cils raides, rapprochés; ce dernier caractère éloigne toute confusion avec le C. Œderi dont le bec est toujours lisse sur les bords.

41121. €. hornschuchiana Hoppe Flora (1824), p. 599; Lefr. cat. 27; Em. Mart. cat. 396. (L. d'Hornschuch). — Plante d’un vert foncé, à rhizome brièvement stolonifere ; tiges de 3 à 4 décim., triquêtres, un peu rudes au sommet, grèles ; feuilles assez étroites (4 à 5 mill.), planes, scabres sur les bords; bractée inférieure foliacée, assez courte, engainante à la base ; 3 à 4 épillets assez écartés, le supérieur mâle, linéaire-oblong, à écailles obovales, obtuses, brunes avec les bords blancs hyalins ; épillets femelles dressés, l’inférieur assez longuement pédonculé; écailles brunes, . ovales ; utricules fructifères glabres, dépassant lécaille, dressés (3 à 4 mill.), ovoïdes, à nervures saillantes (sur le sec), atténués en long bec droit, bidenté et lisse sur les bords. %.

‘— Mai, juin. Prés humides ou tourbeux. C. dans la Sologne, dans la vallée du Beuvron et du Cosson ; le Perche.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe: Arménie; Amérique sept.

112. C. fulva Hoppe Caric. p. 76. C. Hornschuchiana Hoppe, var. fulva Em. Mart. cat. 306. (C. fauve). — Diffère du C. Hornschuchiana par ses épillets femelles jaunâtres, le mâle plus pâle, à

écailles hyalines sur les bords, fauves et non brunes; par ses utricules fructifères d'un jaune brun, étalées horizontalement, au moins les inférieurs, plus renflés à la base, brusquement termi-

nés en bec droit et allongé (1 £ mill.); la plante est d’un vert jau-

nâtre comme le C. flava, les épis femelles assez longuement pédonculés, surtout l’inférieur, ovales-cylindriques, souvent atténues au sommet, presque aigus.

— Mai, juin. Prés tourbeux. R. Pruniers, dans les prés spongieux à l'Est de Bâtarde (Em. Martin); Villeherviers, pâtureau du Clos Thion (id.) ; Souesmes, prairies spongieuses de laBoutemorte (id.); Salbris, bords du Naon, près du château du Chesne (id.); Cheverny, au pont aux Barres! ; Cour-Cheverny, prés de l’Aulnay et surtout dans les prés spongieux entre Woilé et Pont-Chardon !; prés du Beuvron depuis Neuvy! jusqu'aux Montils ! ; Cellettes, prés au bas de Lidouanière. R. dans la vallée du Loir: prairie de Villavard!..

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., jusque dans la Scandinavie.

Observ. — Les utricules du C. fulva paraissent être constamment dépourvus d’aehanes; mais en ce qui concerne la plante de Loir-et-Cher, au moins, je ne puis y voir avec Grenier, une forme stérile du C. flava, non-seulement:à cause de la forme différente des utricules, ainsi que je l’ai exposé plus haut, mais aussi parce que dans le C. flava, comme dans le C. Œderi, les écailles florales n’ont jamais de bordure blanche hyaline; les écailles du C. hornschuchiana au contraire présentent ce caractère d’une facon très nette et celles du C. fulva à un degré plus élevé encore.

Je suis donc porté à considérer Ce dernier soit comme une forme stérile du C. hornschuchiana, Soit plus probablement, à cause de la

direction étalée des utricules, comme un hybride de cette espèce

et du C. flava,

1123. C. distans L. sp. 1387; Lefr, cat. 27; Em. Mart. cat. 307. (L. à épis écartés). — Rhizome court, épais ; tiges de 6 à 8 décim., lisses ; feuilles assez étroites, plus courtes que la tige; bractées foliacées, à base engaînante; 3 à 4 épillets écartés, le supérieur mâle, linéaire oblong, à écailles d’un brun pâle, ovales-oblongues arrondies au sommet, à bords hyalins-blanchätres, souvent un peu érodes ; épillets femelles cylindriques plus ou moins pédonculés, l’inférieur quélquefois pendant ; écailles ovales, brunes avec la nervure pâle ou verte prolongée en mucron scabre; utricules fructifères glabres, longs de 3 à 4 mill., plus grands que les écailles, fortement nervés (sur le sec), ovoïdes-trigones, atténués en bec bifide au sommet, lisse ou un peu scabre sur les bords. %.

— Mai, juin. Prés, pâturages, C. dans toute la Sologne ; vallées de la Loire et du Cher. RR, dans le Perche, d’après M. E. Nouel,

Distrib, géogr. — Europe moyenne et australe; Caucase; Algérie; Amérique sept,

Observ. — Le C. binervis indique vaguement dans les bruyères de la Sologne, se distingue assez difficilement du C. distans ; ses utricules fructiferes sont rougeûtres et ne présentent que 2? nervures saillantes placées sur le dos et un peu en dedans des bords ; les autres nervures sont indistinctes.

11%. €. puncetuta Gaud. Agrost. Il, p.152; Em. Mart. cat.

LE

307. (L. ponctué). — Plante d’un vert glauque,croissant en touffes ; tiges de 2 à 3 décim..; grêles, lisses ; feuilles larges de 3 à 5 mill., bräctées engaînantes, longuement foliacées et dépassant souvent l’inflorescence ; 3 à 4 épillets écartés, le supérieur mâle, linéaireoblong, à écailles obovales, arrondies au sommet, roussâtres avec la nervure dorsale verte et un peu prolongée en mucron scabre ; 2 ou 3 épillets femelles, oblongs-cylindriques, écartés, les inférieurs pédonculés, dressés ; écailles ovales-lancéolées, semblables d’ailleurs à celles des fleurs mâles ; utricules fructifères plus grands que les écailles, d’un vert glauque, luisants, poncetués, ovales trigones avec les faces très convexes, à nervures peu distinctes ; bec assez court, bidenté et lisse. %.

— Mai, juin. Marais tourbeux. RR. Maray, pacages et ruisseau tourbeux à Daluet en amont des bâtiments de la ferme! (Em. Martin),

Distrib. géogr. — Plante spéciale à l'Europe occidentale, depuis le sud de la Norwège, jusqu’en France, en Italie et en Suisse ; Algérie.

1125. €. lœvigata Sm. Trans. of Linn. soc. V. p. 272; Em. Mart. cat. 307. (L. lisse), — Plante d’un vert pâle, formant des touffes épaisses ; rhizome court ; tiges de 4 à 8 décim., obscurément trigones, lisses ; feuilles larges de 5 à 7 mill., planes, scabres aux bords, présentant une ligule antérieure ou externe, résultant du prolongement de la gaine et une ligule interne placée à la base du limbe, se retrouvant d’ailleurs, quoique moins développée, dans presque toutes les espèces du genre; bractée engainante, à limbe foliacé plus court que l’infiorescence ; 3 à 4 épillets distants, le supérieur mâle, cylindrique-oblong, à écailles d’un roux pâle, ovales-oblongues ; épillets femellescylindriques, pédonculés, l’inférieur souvent pendant; écailles brunes, lancéoléesacuminées, scabres au sommet ; utricules fructifèeres plus larges et un peu plus longs que l’écaille, ponctués de brun, fortement nervés, ovales-trigones avec les faces convexes, atténués en bec assez long, scabre sur les bords, et terminé par deux dents un peu divariquées. %.

— Mai, juin. Prairies spongieuses, bois tourbeux. AR. en Sologne : Chaumont-sur-Tharonne, prés au bas de la Chaussée de l'étang des Morettes (Em. Martin); Vouzon, marécages à Benoue (id } et sources de la Canne {id.); bords du ruisseau séparant les communes de Neuvy et de Montrieux à Villemorand (id.) ; Souesmes, pentes spongieuses de la rive droite de la Sauldre au pont de Pierrefitte (id.) ; bords de la route de Souesmes à Ménétréol et petit bois derrière Bois rosé! (id.); Gy, fondrières près du moulin Tardieu et pâtureau du moulin Corbeau (id.); Mur, marécages au-dessous de l'étang Maré (id.); Chambord (Lefrou) ; Neuvy, sur la rive gauche du Beuvron entre l’'Augellerie et le Pin!

Distrib. géogr. — Europe occidentale, depuis l'Angleterre et la Hollande jusqu’en Portugal ; Allenïagne occidentale; Algérie,

1126. €. pseudo eyperus L. sp. 1387; Lefr. cat. 27; Em. Mart. cat. 307. (L. faux souchet). — Plante croissant en touffes ; rhizome court ; tiges de 5 à 8 décim., à angles aigus et tres rudes ; feuilles très allongées, larges de 6 à 140 mill., scabres sur les bords ; bractées non engaînantes, même les inférieures, foliacées, tres allongées, dépassant l’inftlorescence ; 5 à 7 épillets, le supérieur mâle, oblong, à écailles pâles, linéaires-lancéolées, tres longuement acuminées, ciliées et scabres ; épillets femelles cylindriques, très denses, rapprochés ou l’inférieur un peu écarte, tous assez longuement pédonculés et pendants; écailles florales sem-

blables à celles de l’épillet mâle ; utricules fructifères longs de 4 *à

mill., environ, d’un vert jaunâtre, très serrés, étalés-divariqués,

ou même refractés, plus longs que l’écaille, lancéolés, fortement nervés, atténués en bec lisse et bifide.

— Mai, juillet. Eords des eaux dans les terrains marécageux, C. dans toute la Sologne ; bords du Beuvron, jusqu’aux Montils à l’Hermitage ; çà et là sur les bords du Cosson et de la Cisse ; val de la Loire à Avaray, Suèvres, Saint- Denis; Vendôme à Brulaine ; Sargé, bords de la Grenne. %.

Distrib. géogr. — Europe moyenne jusqu’en Italie; remonte jusque dans sud de la Scandinavie; Caucase ; Algérie ; Amérique sept. Australie,

1127. €. rostrata With. Bot. arr. ed. 2, 1059. C. ampullacea Good. Trans. of Linn. Soc. II, p. 207; Lefr. cat. 27. (L. rostrée). — Rhizome rampant; tiges de 4 à 8 décim., obtusément triquêtres, très lisses ; feuilles glauques, raides, assez étroites (3 à 4 mill.), canaliculées, rudes aux bords ; bractées non engaînantes, même les inférieures, à limbe foliacé et tres allongé ; 5 à 7 épillets, les 2 ou 5 supérieurs mâles, quelquefois femelles à la base, linéaires-oblongs, à écailles obovales, obtuses, rousses ou très pâles avec les bords étroitement hyalins et blancs; 3 ou 4 épillets femelles, assez écartés des mâles et distants entre eux, les inférieurs brièvement pédonculés, dressés; écailles florales semblables à celles des fleurs mâles, mais plus étroites et plus aiguës; utricules fructiferes glabres, assez petits (3 mill.), dépassant les écailles, très serrés, étalés, jaunâtres ou d’un brun pâle, luisants

avec les nervures saillantes, renflés-subglobuleux à la base, atte-:

nués en bec bidenté et lisse. %.

— Mai, juin. Bords des eaux dans les terrains marécageux. R. Chaumontsur-Tharonne, aux bords de l’étang du moulin de la Motte! ; Cheverny, partie spongieuse des prés longeant le bois des Pétardières! ; tourbières de la forêt ae Russy, sur la route de Mont à Chailles ! ; rive gauche de la Cisse au-dessus de Saint-Lubin! ; marais de Pontijou en Beauce !; Sargé, fossé de la prairie, près du moulin de Cour-d’Etain (Legué).

Distrib. géogr. — Europe jusqu’en Islande et en Laponie ; Caucase ; Altaï; Sibérie arctique; Amérique sept.

1128. C. vesicaria L. sp. 1388; Lefr. cat. 27; Em. Mart. cat. 308. (L. vésiculeuse). — Rhizome rampant; tiges de 5 à 8 décim., à angles très aigus et scabres ; feuilles planes assez étroites (4% à

5 mill.), rudes sur les bords; bractées inférieures non engaînan-

tes, à limbe foliacé, très allongé; 6 à 7 épillets, les 2 ou 3 supérieurs mâles, linéaires, écailles obovales, pâles, blanches hyalines sur les bords; épillets femelles assez écartés des mâles et distants entre eux, cylindriques, le supérieur souvent ovoïde, sessile, les inférieurs tres brièvement pédonculés, dressés, à écailles florales étroitement lancéolées, aiguës, tres pâles avec la nervure dorsale un peu prolongée en mucron; utricules fructifères glabres, serrés, grands (5 mill.), jaunâtres, renflés vésiculeux , ovoides à la base, avec les nervures saillantes, atténués en bec allongé, fin, grêle, bidenté et lisse sur les bords. %.

— Mai, juin. Bords des eaux et des étangs, C.

Distrib, géogr. — Toute l’Europe, jusqu’en Laponie ; Caucase; Altaï; Oural ; Dahurie; Sibérie arctique; Sitcha ; Japon; Algérie ; Amérique sept.

1129. €. acutiformis Ehrh. Calam. n. 30. C. paludosa Good. Trans. Linn. Soc. I, p. 202; Lefr. cat. p. 27; Em. Mart.

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— céder. à: ÉSRRLS,

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