‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 23 sur 265 · B. POLYSPERMES · texte numérisé non relu

B. POLYSPERMES

a. Pétales nuls.

3 à 8 sépales ovales d’un jaune d’or; feuilles entières ou seulernent dentées sur les bords. . . . . . pal je duel HF e. (6 » lei LEN MARS CP TURIN b. Pétales réguliers ou plus ou moins irréguliers, souvent trèspetits et d'une forme très-différente de celles des sépales.

+ Pétales diversement tubuleux ou bilabiés, plus petits que le calicz ou l’égalant; anthères extrorses. (Ex.: l’Ancolie, la Patte d’araignée).

* Feuilles pédatiséquées, au moins les inférieures.

Calice pétaloïde verdâtre ; corolle très-petite tubuleuse. HELLEBORUS

. * Feuilles ternées décomposées. (Ex. : le Pied d’alouette).

Fleurs très-irrégulières, un seul des sépales étant prolongé en long éperon dans lequel vient s’emboîter l’unique pétale. . . . DELPHINIUM

Pétales bleus semblables entre eux, ayant la forme d’un cornet et prolongé inférieurement en éperon crochu . ., . . . . « AQUILEGIA

Sépales ovales blancs, sessiles ; 1 à 3 capsules, libres jusqu’à la base; segments des feuilles élargis. . . . . . , . . . . . . ISOPYRUM

Sépales bleuâtres, à limbe plan brusquement rétréci en onglet linéaire; capsules soudées dans leur portion inférieure ; segments des feuilles très-étroits linéaires. . , . 1e 4 616 à 1 vs NIGELLA ++ Pélales plans, plus grands que le calice; anthères introrses.

(Ex. : la Pivoine).

Fleurs très-grandes, rouges. . . . . + + « + + + + « + « «+ PÆONIA

A. Fruits indéhiscents renfermant une seule graine. (Achane).

G. I. — CLEMATIS. (Clématite).

De

4 sépales, pétales nuls ; carpelles sessiles réunis en tête, ovales, comprimés, terminés par un style barbu très-allongé à la maturité. — Plantes grimpantes, sarmenteuses, à feuilles décomposées,

opposées.

1. CI. Vitalba L, sp. 766. Lefrou catal. p. 3; Em. Martin catal. p. L. (CI. grimpante). Vulg.. Viorne. — Tiges s’élevant quelquefois très-haut à l’aide des arbres ou des murailles, un peu

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velues dans la panicule; feuilles pinnées, à 2-3 paires de folioles ovales, arrondies ou en cœur à la base, bordées de quelques grosses dents ou plus rarement tout à fait entières; fleurs en cymes axillaires, sépales blanchâtres, tomenteux. %. |

— Juin, juillet. C. surtout dans les haies et sur le bord des bois des terrains calcaires.

Distrib, géogr. — L'Europe centrale et toute la région méditerranéenne.

G. 2. — THALICTRUM. (Pigamon).

4 à 5 sépales étalés, jaunâtres ; pas d’involucres sous les fleurs; style très-court. — Feuilles ternées décomposées; inflorescence en panicule très-rameuse.

2. Th. pubescens DC. F1. fr. vol. VI. 633. Th. saxatile Lefr. cat. 3. Th. expansum (Jordan ?) Boreau, F1. cent. pro parte. (P. pubescent). — Rhizôme épais tronqué, ou allongé, rampant, émettant de nombreuses fibres ; tige de 0", 80 à 1m,50, flexueuse, striée ou sillonnée, surtout sous les nœuds dans sa partie moyenne, également feuillée dès la base, couverte ainsi que les pétioles et les feuilles, surtout dans sa moitié supérieure, de très-petites glandes qui rendent ;a plante odorante; feuilles à folioles obovales ou arrondies, en cœur à la base, bordées de 5 à 7 dents plus ou moins aiguës, très-variables dans leurs dimensions, les inférieures et les moyennes ayant tantôt à peine 1 centimètre, et tantôt jusqu’à 3 centimètres de long et de large, pâles en dessous; panicule très-ample, ovale triangulaire dans son pourtonr, à rameaux étalés divariqués ; fleurs pendantes ou porrigées dans la même panicule ; carpelles mûrs tantôt régulièrement ovales, non sensiblement comprimés, à 8 côtes élevées et égales, entre lesquelles on voit parfois une petite côte courte, tantôt irrégulièrement elliptiques, leur face interne étant plus ventrue, l’externe ou dorsale presque droite: stigmate d’abord ovale cordiforme puis promptement enroulé par les bords et paraissant alors linéaire. %.

— Juin, septembre. Lieux secs et buissonneux, surtout dans les terrains calcaires. R. Rochers du coteau St-Victor! (Lefrou) ; bois et buissons avoisinant le moulin de St-Gervais! (Lefrou). AC. sur la levée de la rive gauche de la Loire à Nouan et surtout à la hauteur de Montlivault, de Vineuil et de Villelouet ! Iles de la Loire à Rilly (Delaunay). — Plante probablement amenée de la région supérieure de la Loire comme le Centaurea maculosa.

Obsery. — Espèce mal connue et insuffisamment décrite; M. Boreau paraît avoir rapporté les individus à folioles petites au Th. expansum Jord , et ceux dont les folioles sont très-développées au Th. majus Jacq., plante assez problématique du reste.

Le Thalictrum des bords de la Loire paraît distinct du 74. expansum Jord., non-seulement par les larges folioles qu’il peut avoir, mais surtout par son rhizôme nettement rampant, lorsque le sol où il croît s’y prête. On le trouve en effet au milieu d’anciens débris de carrières ou sur des levées perreyées recouvertes d’une mince couche de terre végétale. Dans ces conditions, le rhizôme souvent emprisonné dans les interstices des pierres ne peut acquérir son développement normal; il demeure très-court, comme tronqué, (tel que le décrit M. Boreau), et le bourgeon qui constituera la plante de la saison suivante est contigu aux vieilles tiges. Mais les choses se passent tout autrement Si le rhi-

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