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zôme n’est point gêné dans son développement, ce qui arrive lorsque le sol est suffisamment meuble et profond; il se ramitie alors beaucoup, s’allonge horizontalement et roduit une succession de tiges écartées l’une de l’autre de 5 à 6 centimètres. Mais il faut reconnaître qu’il est nécessaire de chercher beaucoup pour trouver des rhizômes ainsi traçants, et l’On ne doit pas s’étonner que ce caractère soit passé inaperçu.
Quant à la dimension des folioles, trop souvent invoquée comme caractéristique des espèces, elle ne paraît avoir ici aucune valeur ; on s’en convaincra facilement en examinant la colonie d'individus qui constitue l’une des localités des rochers-St-Victor. Chez certains d’entre eux, les folioles, presqu’orbiculaires, atteignent à peine 1 cent. ; chez d’autres, elles sont bien plus grandes et dépassent même 3 centimètres. Dans cet état on peut être porté à rapprocher la plante du Th. majus auct., d'autant mieux que la forme du stigmate est justement celle que plusieurs d’entre eux, notamment Regel, attribuent au stigmate de cette espèce; mais en même temps il faudrait reconnaître chez notre plante un rhizôme non rampant et des folioles absolument glabres, ce qui n’est pas.
La forme des fruits, qu’il importe d'observer complétement murs, est aussi très-variable. Ceux de tous les individus que jai pu voir, provenant du coteau St-Victor, ont leur carpelles régulièrement ovales, tantôt à 8 côtes élevées, égales, tantôt à 10 côtes inésales, par l'adjonction de petites côtes entre les grandes. La plante du moulin de St-Gervais et des berges de la Loire, en amont de Blois, a des fruits un peu plus allongés, à 12 côtes inégales ; ils sont irrégulièrement elliptiques, leur côté externe étant presque droit, tandis que la convexité de leur côté interne est trèsdéveloppée. Ce caractère est encore un de ceux que beaucoup de flores attribuent au 74. majus, mais dans la plante dont il est ici question, il coïncide justement avec des folioles très-petites
relativement et très-glanduleuses, telles enfin qu’on n’en a jamais
accordé au 7h. majus. |
Que conclure de ceci, sinon que le Thalictrum de Loir-et-Cher, revêt non-seulement des formes très-diverses, ne répondant point aux descriptions données jusqu'ici, même par ceux des auteurs qui ont le plus scindé les espèces, mais encore que ce Thalictrum présente une disjonction de caractères très remarget Par exemple: des folioles très-grandes et en même temps
e nombreuses glandes et un rhizôme rampant; des carpelles obliques avec des folioles petites et une souche épaisse. Aussi n'est-ce qu'après beaucoup dhésitations que j'ai inscrit la plante de Loir-et-Cher sous l’ancienne dénomination de 7’h. pubescens DC. nom qui pourtant a le mérite d’en bien indiquer les relations, puisque M. Jordan lui-même (Diagnoses, p. 33), considére le 7x. pubescens DC., comme le prototype de son 74. expansum et des 3 autres espèces du même groupe, avec lesquelles notre 7'halictrum a incontestablement plus d’affinités qu'avec quelqu’autre espèce que ce soit.
3. Th. flavum L. sp. 770. Lefr. cat. 3; Em, Mart. cat. 2. Fe jaunätre). — Souche longuement rampante; tiges de Om, 50 à
mètre, sillonnée; feuilles oblongues dans leur pourtour, glabres, bipinnées, à folioles tantôt oblongues, plus ou moins étroitement cunéiformes à la base, tantôt largement ovales ou arrondies, un peu en cœur, les supérieures toujours beaucoup plus étroites, à segments linéaires; panicule corymbiforme souvent étroite et appauvrie, formée de glomérules de fleurs serrées; carpelles ovales, petits. %.
— Juin, août. Prairies humides. AC. dans la Sologne, la vallée du Cher et celle du Loir; AR. en Beauce; RR, dans le Perche (Legué).
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Distrib. géogr. — L'Europe moyenne et australe; le Caucase et la Sibérie.
Observ. — La forme des folioles varie beaucoup; le Th, Morisonii Gmel., établi sur une forme dont les folioles sont étroitement cunéiformes, très-espacées, croît à Cour-Cheverny, dans les carrières abandonnées de Jouvencay. La figure donnée par Morison convient très-bien à nos spécimens.
CONSPECTUS DES ESPÈCES.
Anthères pendantes, terminées par un mucron saillant; plante glanduleuse dans sa partie supérieure. ‘Fh. pubescens (2).
Anthères dressées, terminées par une callosité {noirâtre, trèscourte; plante très-glabre, . . . . . . "Th: flavum (3).
G. 3. — ANEMONE (Anémone).
5 à 6 sépales ; pétales nuls; un involucre sous la fleur, formé par des feuilles verticillées; toutes les étamines anthérifères, ou les plus extérieures changées en glandes; style court ou très-allongé, barbu sur le fruit; ovule pendant. Feuilles ternées.
4. An. pulsatilla L. sp. 759.; Lefr. cat. 3.; Em. Mart. cat. 2. (An. pulsatille). — Plante velue soyeuse; souche épaisse ; feuilles toutes radicales, bipinnatiséquées, à segments linéaires trèsétroits : involucre écarté de la fleur après l’anthèse, sessile, à segments multipartits; fleur solitaire, droite; sépales d’un pourpre violet, dressés; carpelles velus, à très-long style plumeux. %.
— Mars, juin. Coteaux secs et bien exposés des terrains calcaires ; bruyères et pacages des terrains argilo-calcaires. AR. Taillis avoisinant l’ancien moulin à vent de St-Gervais! (Lefrou); forêt de Blois, près de St-Sulpice ! (id.); bois de Huisseau-en-Beauce (id.); Nourray, pâture du Grand-Mât (Em. Desvaux); Romorantin, côte de Piégu (Em. Martin); Lanthenay, marnière de la Grange-Neuve (id.); Pruniers, bords de la route départementale, entre Beauvais et les Quatre- Roues ! (id.) ; Villeherviers (id.).
Distrib. géogr. — L'Europe moyenne, occidentale et australe jusque dans les Castilles, l'Italie supérieure et la Dalmatie ; se retrouve dans la Sibérie et la Songarie.
Observ. — L’An. montana Hoppe, m'a été vaguement indiqué dans les bois sablonneux aux environs de Nouän-le-Fuzelier; il a échappé jusqu'ici aux recherches de M. Em. Martin. On le trouve assez communément dans les landes sablonneuses autour de Bourgueil (Indre-et-Loire); il existe aussi dans la Sarthe.
9. An, nemorosa L. sp. 762.; Lefr. cat. 3; Em. Mart. cat. 3. (An. des bois). — Plante brievement pubescente, rhizôme grêle, rampant;: feuilles radicales (manquant quelquefois) triséquées, à folioles ovales, incisées, bordées de grosses dents, les latérales souvent bipartites; feuilles caulinaires verticillées par trois, pétiolées, semblables aux feuilles radicales et constituant un involucre; fleur solitaire ; sépales 6, glabres, oblongs, obtus, blancs, souvent rosés extérieurement; carpelles pubescents, à style plus court qu'eux. %
— Mars avril, Bois frais, surtout dans les terrains calcaires. AC. dans la Sologne, les bois de la Beauce et la vallée du Loir; AR. dans le Perche (Legué).
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Distrib. géogr. — Toute l’Europe, si ce n’est tout à fait dans le Nord.
t CONSPECTUS DES ESPÈCES.
Fleurs blanches ou teintées de rose ; feuilles à divisions élargies, An. nemorosa (5).
Fleurs dressées, d’un pourpre violet, passant, au bleuâtre par la desSiccation. . . . .. . . . . « An. pulsatilla (4).
Fleurs penchées, d’un pourpre noir, passant au rouge foncé (par transparence) après la dessiccation, . . . . . . . . . . . . An. montana (en note)
G. 4 — ADONIS. (Adonide).
5 sépales colorés; 3-8 pétales sans fossette nectarifère à la base ; carpelles anguleux, acuminés, fortement réticulés à la maturité. Feuilles multipartites à segments linéaires.
6. Ad. autumnalis L. sp. 771. Lefr. cat. 3; Em. Mart. cat. 3. (Ad. d'automne). — Plante glabre ou glabrescente; 58 pétales elliptiques, d’un pourpre foncé; carpelles obliquement oblongs ou obovales, à bec presque droit inséré au sommet du bord antérieur; fossettes du réceptacle à bords membraneux. ©.
— Juin, sept. Moissons des terrains calcaires. AC. en Beauce; RR. au sud de la Loire : Contres, dans une marnière à droite de la route de Soings, à la hauteur de Macé! Billy, moulin de Larrey ! (Em. Martin); Chémery!
Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne et australe ; l'Orient, jusque dans le Caucase.
7. Ad. æstivalis L.sp. 772. Lefr. cat. 3; Em. Mart. cat. 3.(4 a. d'été). — Plante glabre ou pubescente à la base; pétales oblongs, ordinairement d’un rouge clair; carpelles rhomboïdaux, à bec arqué, ascendant et paraissant insérée au dessous du sommet du bord inférieur, à cause de la gibbosité du bord supérieur; fossettes du réceptacle à bords membraneux. ©.
Varie beaucoup dans la coloration des fleurs :
a. miniata. (Ad. miniata Jacq.). — Pétales couleur de minium.
b. flava. (Ad. flava Vill.). — Pétales d’un jaune citron, quelquefois trèspâles, passant à la var, suivante.
ce. alba Em. Mart., herb. — Pétales blancs.
— Mai, juin. Moissons des terrains calcaires. AC. en Beauce ; R. au sud de la Loire, où la var &. paraît la plus répandue: Pruniers, champs de la Bézaudière et de la Maison-Blanche! (Em. Mart.); moissons entre Chitenay, Cormeray et Malabry ! la var. b. est R. Pruniers, champs de la Bézaudière et de la Maison- Blanche ! (Em. Mart.) ; Villerable-en-Beauce ! la var. e. est RR. Pruniers, avec les var. à. et b. (Em. Mart.).
Distrib géogr. — Europe moyenne et austr. ; l'Orient, jusqu’à l'Himalaya.
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8. Ad. flammea Jacq. Aust. tab. 355. Em. Mart. cat. 4. (Ad. couleur de flamme). — Plante velue, surtout inférieurement ; 3-7 pétales étroitement oblongs linéaires, souvent très-inégaux, d’un | Mid vif; Carpelles ovales rhomboïdaux, fortement gibbeux à ’extrémité antérieure du bord supérieur, rétrécis à la base ; à cause de la gibbosité du bord supérieur, le bec paraît naître vers le milieu du bord antérieur ; il est redressé et étroitement applide contre l’extrémité de l’achane ; réceptacle creusé de fossettes
ont les bords sont dépourvus de membranes. ©.
— Mai, juillet. Moissons des terrains calcaires. AC. en Beauce; RR. au sud de la Loire : Gièvres, champs des Calabres! (Em. Martin); Billy, près du moulin de Larrey (id.) ; moissons entre Chitenay et Malabry ! Cour-Cheverny à la Béchardière ! Chémery !
Distrib. géogr. — L'Europe centrale et australe ; l'Orient jusque dans le Caucase et l'Arménie.
Observ. — La dimension des pétales. varie beaucoup, presque
du simple au triple. Nos 3 Adonis, qui ne se rencontrent jamais que dans les moissons, sont peut-être originaires de l'Orient.
CONSPECTUS DES ESPÈCES.
LS
{ Sépales glabres; style vert au sommet. ..,..,....., ; { Sepales velus; style noir au sommet. . Ad. flammea (8).
Sépales dressés, appliqués sur les pétales; carpelles dentés gibbeux sur le bord supérieur, non tétrécis à la base. . , , 2 Ad. æstivalis (7).
Sépales étalés ou réfléchis; carpelles à bord supérieur droit, rétrécis à la base. , , , , . . Ad autumnalis (6).
G. 5. — MYOSURUS (Queue de Rat).
5 sépales prolongés à la base en un petit éperon ; 5 pétales tres étroits à onglet filiforme, tubuleux et munis d’une fossette nectarifère au sommet; carpelles extrêmement nombreux insérés sur un réceptacle très-allongé à la maturité ; ovule pendant. — Feuilles toutes radicales.
9. M. minimus L. sp. 407. Lefr. cat. 3; Em. Mart. cat. 4. (Queue de rat naine). — Petite plante trèes-glabre; hampe haute de 3 à 15 centimètres ; feuilles linéaires; fleurs d’un jaune pâle ne dépassant guère 5 mill. de diamètre; réceptacle atteignant à la maturité du fruit jusqu’à 8 centimètres et ressemblant assez à une queue de rat. ©.
— Avril, mai. Champs des terrains siliceux, surtout dans les sillons inondés l’hiver. AC. dans la Sologne ; plus R. ailleurs : Blois, aux Allées ; val de la Loire! Cheverny, Cour-Cheverny, Cellettes, les Montils, St-Aignan; Vendôme (Roger) ; Souday (Em. Desvaux) ; Choue (Legué).
Distrib. géogr. — La région tempérée de tout l'hémisphère boréal ; se retrouve dans l’Amérique méridionale et en Australie.
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G, 6. — RANUNCULUS (Renoncule).
3-0 sépules herbacés; 3-8 pétales blancs ou jaunes, pourvus à la base d’une fossette nectarifère ou d’une écaille : carpelles réunis en tête sur un réceptacle globuleux ou plus ou moins cylindrique, terminés par un style droit ou courbé ou enroulé en crosse. — Herbes à feuilles alternes, rarement toutes radicales, entières ou diversement divisées. Plantes terrestres ou vivant dans l’eau.
a. BaTRAcHuM. Fleurs blanches ; carpelles ridés en travers ; feuilles souvent de deux formes ; plantes souvent immergées.
10. R. hederaceus L. sp. 781. Lefr. cat. 4; Em. Mart. cat. 4. (R à feuilles de lierre). — Plante glabre; tiges molles, couchées, s’enracinant à chaque nœud; feuilles toutes semblables, réniformes à » lobes entiers, arrondis, peu profonds; pédoncules tous axillaires, plus Courts que la feuille qui les accompagne; fleurs blanches, très-petites (4 à 5 mill. de diamètre); réceptacle glabre.®%.
— Mai, août. Bords des ruisseaux et fontaines des terrains siliceux. AC. dans l'arrondissement de Romorantin (Em. Martin); AR. ailleurs : Cheverny! Cour- Cheverny ! Fontaine-en-Sologne ! Bracieux ! Candé! RR. dans le Perche : Fontaine-Raoul, près de la ferme de Fontaine (L. Legué). |
Distrib. géogr. — Europe occidentale depuis l'Islande et la Norwége jusqu’en Portugal; Allemagne centrale ; se retrouve en Algérie.
Observ. — Le R. Lenormandi Schultz., diffère du À. hederaceus par ses pétales 1 fois plus longs que le calice et par ses feuilles dont les lobes sont crénelés; il croît aux environs du Mans et devra être cherché dans le Perche.
— Les 6 espèces suivantes peuvent se présenter sous 3 formes, selon qu’elles sont tout à fait submergées, ou bien que leurs feuilles supérieures sont flottantes, ou bien que completement émergées, elles végètent sur la vase humide. Dans le premier cas, les feuilles sont constamment toutes à segments capillaires et par conséquent uniformes; dans le second, elles sont de 2 formes, les flottantes ayant leurs lobes ou divisions larges; enfin si la plante végète sur la vase, par suite du retrait de l’eau, les feuilles sont de 2 formes ou toutes à segments capillaires, mais alors les segments sont très-courts et raides,
11. R. tripartitus DC, ic. pl. gall. rar. p. 15. tab. 49. Lefr. cat. 4; Em. Mart. cat. 5. (R. à feuilles tripartites). — Plante glabre submergée ; feuilles flottantes pétiolées, assez profondément tripartites, à lobes plus ou moins créneles; pédoncules axillaires, de la longueur des feuilles ou un peu plus longs; pétales complétement blancs dépassant à peine le calice ou plus courts (diamètre de la fleur : 4 à 5 mill.); réceptacle velu. %
— Mai, juillet. Flaques d’eau, petites mares, surtout dans les terrains siliceux.
. aux environs de Romorantin (Em. Martin) ; AR. dans l'arrondissement de Blois : Mares des bois de Cheverny! Fontaine-en-Sologne! Tour-en-Sologne ! (Lefrou) ; Cour-Cheverny ! Cellettes, au moulin de Varennes! mares de la forêt de Russy au-dessus de Clénor! et dans les fossés inondés de l'allée du coteau de St-Gervais (Séjourné); RR. dans le Perche : Chauvigny, forêt de la Godinière sur les bords du ruisseau de Gratteloup (Rolland).
Distrib. géogr. — Strictement limité à l'Europe occidentale depuis l'Angleterre jusqu’au Portugal.
Mu. - PUR UE CRE Ps 2 22) * à
Observ. — Quand le printemps est sec, la plante peut manquer complétement dans les régions où elle est habituellement commune (Em. Martin).
12. KR. ololeucos Lloyd F1. de la Loire-Inf. 3: Em. Mart. cat. 8. (R. à fleurs toutes blanches). — Plante un peu pubescente ; feuilles de 2 formes, les inférieures submergées, à divisions capillaires les supérieures flottantes, réniformes ou suborbiculaires, tripartites, à segment moyen à 3 crénelures, les latéraux assez profondément bilobés et à lobes pourvus de 2 ou plus rarement 3 crénelures; pédoncule égalant ou dépassant les feuilles ; pétales 2-3 fois plus longs que le calice, à onglet blanc; réceptacle velu. %.
— Mai, juin. Submergé dans les étangs, les flaques d’eau ou les fossés des terrains siliceux, surtout dans la région des bruyères. AC. dans larrondissement de Romorantin (Em. Martin). R. ailleurs: Neuvy-sur-Beuvron, marais de Malpalu ! Dhuizon, mares et étangs avoisinant la forêt! RR. dans le Perche (Legué).
Distrib. géogr. — Toute l’Europe occidentale depuis la Suède méridionale jusqu’en Portugal.
Observ. — Quelques individus recueillis dans les fossés de la Robinière, par M. Em. Martin, ont des pétales beaucoup plus petits que ceux du type, parfois même à peiue plus longs que le calice; cette forme ressemble assez au R. tripartitus, mais on l’en distingue assez facilement à son style crochu durant l’anthèse, celui du À. tripartitus étant droit et subulé.
13. R. aquatilis L. sp. 781. Lefr. cat. 4; Em. Mart. cat. 9. - (R. aquatique). — Feuilles submergées à laciniures capillaires » molles; feuilles flottantes arrondies ou réniformes dans leur pour- - tour, profondément échancrées ou tronquées à la base, très-diver- … sement lobées; pédoncules égalant ou dépassant les feuilles, - quelquefois très-allongés; fleurs assez grandes (diam. 2-3 centim.) ; « pétales 2-4 fois plus longs que le calice, largement ovales contigus, ou bien oblongs et devenant, vers la fin de l’anthèse, très-
… écartés à la base; ongletjaune ; réceptacle globuleux, très-hérissé. #. À — Avril, juillet. Submergé dans les fosses, les mares, etc. CC. se Distrib. géogr. — L'Europe et l’Asie occidentale.
; Plante très-polymorphe. On peut citer les variations suivantes + comme les mieux caractérisées dans notre région :
À a. truncatus Boreau. — Feuilles flottantes tronquées ou largement 4 échancrées à la base, quelquefois plus larges que longues ; lobes antérieurs ne dépassant pas le milieu du limbe; pédoncules à peine plus longs que les feuilles. C. partout. L :
b. peltatus. (R. peltatus Auct.). — Feuilles profondément échancrées à la base et quelquefois comme peltées, le sinus étant plus ou moins complétement fermé par les lobes qui se recouvrent; lobes antérieurs comme dans la variété a.; pédoncules à peine plus longs que les feuilles.
ce. elongatus Hiern. — Pédoncules très-allongés (7 à 10 cent.); feuilles comme dans les variétés précédentes. Cette variété rappelle assez bien, par ses longs pédoncules, le R. confusus Gren. et Godr., qui s’en distingue par son réceptacle ovale, allongé, et par ses feuilles flottantes tripartites. Lac de Soings (Em. Martin).
d. radians. (R. radians Revel). — Feuilles flottantes tripartites, à segments quelquefois pédicellés, étroitement cunéiformes à la base, diver-
LE 10
sement incisés-lobés au sommet. — Villeherviers, mare au Bois-
Fuzeau! (Em. Martin). — La forme trifide des feuilles flottantes n’est dans cette variété, comme dans toutes celles qui en sont affectées, qu’une transition plus accentuée vers les feuilles capillaires. On observe même parfois des feuilles flottantes dont une portion du limbe est à lobes capillaires, tandis que l’autre est à lobes élargis.
14. KR. trichophyllus Chaïix in Vill, Dauph. I. 335. Em. Mart. cat. 10. (R. à feuilles capillaires). — Tiges raides, à feuilles ordinairement toutes submergées,; fleurs petites ne dépassant
guère 1 centimètre de diamètre; pétales à onglet jaune, EE le
calice ou un peu plus longs que lui; réceptacle oblong.
— Avril, juillet. Fossés, eaux stagnantes. C.
Distrib. géogr. — L'Europe; l’Asie occidentale et centrale; le Japon ; l’'Amérique du Nord.
Varie beaucoup; plus rarement munie de feuilles flottantes que l’espèce précédente.
a. divergens. — Feuilles toutes submergées, à segments courts (1 à 2 centim.), restant étalés quand on les sort de l’eau.
b. Drouetii (R. Drouetii Schultz ; Em. Mart. Cat. 11). — Feuilles toutes submergées, à segments souvent longs de 3 à 4 centim., flasques et se réunissant en pinceau quand on sort la plante de l’eau. C’est cette forme seule que j’ai vue du Japon et de l'Amérique du Nord.
ce. heterophyllus Fr. Schultz (R. Godroni Gren.). — Plante pourvue de feuilles flottantes ordinairement tripartites qui n’apparaissent que tardivement, vers le mois de mai, d’après M. Em. Martin, I. c. 10. — Villeherviers, fossés du Bois-Fuzeau (Em. Martin). Ressemble beau= coup à la variété d. radians du R. aquatilis, mais diffère par ses fleurs 1 fois plus petites et surtout par son réceptacle oblong et non globuleux.
15. R. divaricatus Schrank Baier FI II. 104 À. circinnatus Sibth.; Em. Mart. cat. p. 12. (R. à feuilles divariquées). — Espèce très voisine du R. trichophyllus, mais bien distincte par ses fleurs plus grandes et surtout par ses feuilles toutes subsessiles, beaucoup plus courtes que les entrenœuds, à segments très-raides, disposés sur un plan orbiculaire déprimé; en sortant de l’eau la forme des feuilles n’est pas modifiée ; réceptacle globuleux comme celui du KR. aquatilis., %.
— Mai, juillet. Eaux pures et tranquilles. AR. Villefranche, bords du canal du Berry entre les ponts de Villebrette et de l'Escouriou! (Em. Martin); canal
du Berry à Mennetou (id) ; et à Noyers (id) ; Blois, mares des Ponts-Chartrains !
Avaray!; AC. dans la vallée du Loir (Nouel) ; R. dans le Perche (id.). Distr. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’en Suède et en Norwège ; Altaï.
16. KR. fluitans Lam. F1. fr. III. 184 Em. Mart. cat. 13. (X. flottante). — Tiges très-allongées à feuilles presque toujours découpées en segments capillaires parallèles; pédoncules plus courts que les feuilles; fleurs grandes ; réceptacle globuleux, glabres. %.
— Juin. Les eaux courantes. AC.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne australe et orientale.
a. heterophyllus Martin, cat. 13 R. pseudo fluitans. (Newbould in Journ. of bot. 1865, p. #15 non Legrand statist, du Forez, 66). — Feuilles flottantes à lobes élargis. R. Gièvres dans le Cher, entre l’Escouriou et Jaugy (Em. Martin); Villecherviers, la Sauldre au confluent de la Beauce (id.).
rde ;
PE
Observ. — L’allongement des tiges, la formé des feuilles et la direction parallèle de leurs segments, sont autant de caractères déterminés par les conditions spéciales dans lesquelles. croît la plante. En dehors des eaux courantes, où on la trouve quelquefois, elle perd son facies et une partie de ses caractères ; son réceptacle seul permet alors de la distinguer du À. aquatilis
b, EuraNuNCuLUuS. Fleurs jaunes ; carpelles lisses ou ponctués, ou granuleux, ou muriqués sur les faces, jamais ridés en travers. Plantes terrestres.
17. R. Ficaria L. sp.774. (Ficaria ranunculoides Mœnch.; Lefr. cat. 4; Em. Mart. cat. 17.). (R. Ficaire). — Plante glabre; racine formée de fibres renflées réunies au collet en un faisceau serré; tige molle courte, simple ou un peu rameuse ; pétiole assez long portant parfois des bulbilles à son aisselle; feuilles arrondies cordiformes, presques entières ou superficiellement crénelées ou sinuées ; pédoncules allongés, striés ; calice à 3 sépales d’un vert pâle; 8 à 12 pétales oblongs d’un jaune d’or, 2 ou 3 fois plus longs que le calice; carpelles ovales renflés, pubérulents. % ’
— Mars, mai. Prés, pelouses, bois, CC.
Distrib. géogr. — L'Europe moyenne et septentrionale, se retrouve dans le Caucase.
Varie beaucoup dans la forme du sinus des feuilles.
a. apertus. — Lobes basilaires du limbe écartés ou divariqués, d’où résulte un sinus ouvert ; c’est la forme la plus commune.
* b. ambiguus (Ficaria ambigua Boreau). — Lobes basilaires du limbe très-rapprochés, à bords parallèles ou même incombants, fermant le sinus. R. Environs de Mondoubleau (L. Legué).
18. KR Flammula L. sp. 772. Lefr. cat. 4; Em. Mart. cat. 13. (R petile flamme). — Plante peu élevée, glabre ou pubérulente ; racine fibreuse, sans stolons ; tige fistuleuse, rameuse; feuilles linéaires ou lancéolées, bordées de petites dents ou entières; pédoncules sillonnés ; fleurs petites (10-15 mill. de diamètre environ), “ep un peu pâle; réceptacle globuleux; carpelles ovales, renflés.
— Juin, octobre. Lieux humides ou marécageux. C.— Sur les vases desséchées la plante est souvent couchée, très-grèle, les tiges s’enracinent aux nœuds, les feuilles deviennent linéaires très-étroites; dans cet état c’est le R. reptans Thuill. (non Linné).
Distrib. géogr. — Toute l’Europe; la Sibérie transbaïcalienne ; l'Amérique du Nord.
19. R. Lingua L. sp. 773. Lefr. cat. 4; Em. Mart. cat. 18. (R. langue). — Plante élevée atteignant et dépassant 1 mètre, glabre ou plus rarement un peupubescente; tige dressée, fistuleuse plus ou moins rameuse; feuilles lancéolées, acuminées très-longues (20 à 30 cent.), entières ou présentant sur les bords de petites dents calleuses, peu apparentes, les caulinaires à pétiole très-court, amplexicaule; pédoncules très-longs, non sillonnes ; fleurs grandes (24 cent. de diam.), d’un jaune d’or; carpelles réunis en tête globuleuse, comprimés. %.
— Juin, août. Prés humides ou marécageux. C. sur les bords du Beuvron, depuis Neung jusqu'aux Montils: R. ailleurs: Villeherviers, fossé des prés de
. la Chansonnerie! (Em. Martin); Langon, bords de l’étang de la Fleurière (id).
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marais de Poulines vers les buttes de Marcilly! (Rolland);- marais de Pontijou ! marais de Verdes!
Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusqu’en Laponie ; Caucase et Sibérie.
20. R. auricomus L. sp. 7%. Lefr. cat. 4; Em. Mart. cat. 14. (R. chevelure d'or). — Plante pubescente au sommet, haute de 20 à 30 cent.; souche courte, épaisse, très-fibreuse; tige un peu rameuse dans le haut; feuilles radicales réniformes, un peu échancrées en cœur à la base, un peu crénelées sur les bords, entières ou plus ordinairement 3-5 fides, à segments lobés; feuilles caulinaires sessiles, divisées jusqu’à la base en segments linéaires divergents; pédoncules non sillonnés; sépales pubescents étalés; fleurs d’un beau jaune d’or, de 20 à 25 mill. de diamètre: carpelles pubescents comprimés, terminés par un style crochu. %.
— Avril, juin. Bois couverts. C. — Les pétales avortent ou se déforment quelquefois.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe; la Sibérie altaïqne et baïcalienne.
21. R. acer L. sp. 779. Lefr. cat. 4; Em. Mart. cat. 14. (R. acre). — Plante de 20 à 50 cent., plus ou moins pubescente ou hispide, souche courte, épaisse avec de nombreuses fibres ; tiges rameuses vers leur milieu ; feuilles radicales pentagonales dans leur pourtour, diversement échancrées ou en cœur à la base, palmatipartites, à segments cunéiformes, entiers inférieurement, plus ou, moins profondément incisés lobés dans leur moitié supérieure; feuilles caulinaires à peu près semblables aux radicales, trifides; les supérieures à lanières linéaires entières, pédoncules non sillonnés ; sépales étalés velus; carpelles en capitules globuleux, comprimés, obliquement et largement ovales, à style très-court, droit ou seulement oblique à la maturité. %.
— Mai, octobre. Prés, pelouses, bords des chemins. CC.
Distrib. géogr. — Habite, sous des formes très-diverses, toute l’Europe, la Sibérie, le Japon, les États-Unis du Nord.
Observ — Espèce très-divisée par certains botanistes modernes ; les transitions sont si nombreuses qu’il paraît difficile de circonscrire des variétés qui ne sont en réalité que l'expression de formes extrêmes. Q
a. acer. — Plante glabrescente ; lobes des feuilles élargis, les inférieurs formant de chaque côté du pétiole un sinus plus ou moins ouvert. CC. — Paraît être le type linnéen ; abonde dans le centre de la France.
b. Steveni (R. Steveni Auct.). — Pubescence assez fournie, étalée, allongée soyeuse ; lobes des feuilles élargis, les inférieurs se recouvrant à la base et fermant ainsi le sinus de chaque côté du pétiole. — Cheverny, Cour-Cheverny. — Le R Franchetianus Boreau, n’est que cette variété très-développée.
ce. multifidus DC. (R Boræanus Jord.). — Plante peu velue, à grosse souche ; laciniures des feuilles très-étroites. R. Les Montils, gazons du parc du château! Cour-Cheverny, parc de Beaumont ! — CC. dans l'O: de la France, où la forme typique est R.
22, KR. Breyninus Crantz Austr.Il. 115. var. A mansii.— R. nemorosus Bor.; Em. Mart. cat. 14. non DC.; R. Amansii Jord. R. silvaticus et R. lanuginosus Lefr. cat. 4. (R. de Breyn.) — Plante trèshérissée de poils assez longs, haute de 20 à 50 cent. ; souche épaisse, perpendiculaire; tige rameuse, dressée ou ascendante; feuilles infé-