‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 236 sur 265 · bases HN AUOT A NET OBS over ere GROS GROS CRETE er · texte numérisé non relu

bases HN AUOT A NET OBS over ere GROS GROS CRETE er

Panicule très raccourcie (1 à 2 cent.), contractée, ovale ou oblongue. CRC LE] . . . A. præcox (1164),

Epillets écartés, {sur des pédicelles plus ou moins ;divariqués au sommet des rameaux. . A. Caryophrylilea (1162).

Epillets agglomérés au sommet des rameaux. . ..,. . . . .. A, multiculmis (1163).

G. 420. ANTINORIA ({Antinorie).

Epillets formés de 2 fleurs fertiles, la supérieure un peu pédicellée ; 2 glumes obtuses presque égales ; 2 glumelles mutiques, l'inférieure scarieuse et trilobée au sommet, la supérieure seulement émarginée; 3 étamines ; stigmates plumeux; Cariopse glabre, obovale, sans sillon sur les faces.

1165. Ant. agrostidea Parl. fi, Parlerm. I, p. 95; Em. Mart. cat. 317. Airopsis agrostidez DC.; Lefr. cat. p. 28. (Ant. agrostide). Plante tout-à-fait glabre, d’un vert glauque ; souche grêle, rampante et stolonifère ; chaumes de 1 à 3 décim., grêles, genouillés, couchés, redressés au sommet ; feuilles planes, étroites, courtes, un peu obtuses ; ligule ovale; panicule ovale-pyramidale, lâche, à rameaux raides, filiformes, étalés ; épillets petits (1 mill.), lonsuement pédicellés, verts ou bruns ; glumes largement ovales, obtuses ; glumelles 1 fois plus courtes que les glumes. %.

— Juin, août. Bords des étangs où la plante est presque toujours inondée. AC. dans toute la Sologne, jusqu’à Cour-Cheverny, sur les bords de l’étang des Ogonnieres !,

Distrib. géogr. — Spécial au centre et à l’ouest de la France, jusqu'en Espagne,

G, 421. CORYNEPHORUS (Corynéphore).

Diffère des Aira seulement par la deuxième fleur stipitée et non sessile; par l’arête de la glumelle qui est épaissie au sommet et articulée au milieu. Dans l’Antinoria, dont la deuxième fleur dans haque ép ille t est également stipitée, les glumelles sont dépourues d’arè te.

1166. €. canescens Pal. Beauv. Agrost. p. 90; Em. Mart. cat. 318. A1ra canescens L.; Lefr. cat. 28. (C. blanchätre). — Plante glauque, tout-à-fait glabre; racine fibreuse ; chaumes de 2 à 4 décim., fasciculés très nombreux; feuilles enroulées sétacées; ligule lancéolée, très aiguë ; panicule blanchâtre, étroitement oblongue, à rameaux courts, dressés, scabres ; épillets assez petits (2 à 3 mill.); glumes lancéolées-aiguës, scarieuses, blanchâtres ou un peu violacées, rudes sur le dos, dépassant les fleurs ; glumelles accompagnées d'un faisceau de poils 6 à 7 fois plus courts qu’elles, l’inférieure entière, aiguë, portant sur le dos une arête renflée au sommet qui dépasse peu les glumes ou les égale; glumelle supérieure brievement trilobée. ©.

— Juin, juillet. Champs.secs et incultes des terrains siliceux. C. dans la Sologne et dans le val de la Loire; R. dans le Perche ; Sargé, aux Terres rouges !,

Distrib. géogr, — Europe moyenne et austro-occidentale,

G. 422, DESCHAMPSIA (Deschampsie).

La deuxième fleur de l’épillet est pédicellée comme dans lAntinoria et le Corynephorus; glumelle inférieure pourvue sur le dos d’une arête qui n’est ni articulée au milieu ni renflée au sommet comme dans le genre précédent.

1167. D. flexuosa Griseb. Spic. fl. Rum. et Byth. II, p. 457; Em. Mart. cat. 319. Aira flexuasa L.; Lefr. cat. 28. (D. flexueuse). — Plante tout-à-fait glabre; souche épaisse, cespiteuse, produisant de nombreux chaumes de 4 à 10 décim., dressés, longuement nus au sommet ; feuilles enroulées-sétacées presque toutes disposées en faisceaux à la base des tiges ; ligule ovale, très obtuse; panicule assez grande, lâche, étalée-pyramidale pendant l’anthèse, à rameaux inférieurs longuement nus à la base, capillaires, flexueux, un peu rudes, géminés, redressés après la floraison; pédicelles très fins, au moins aussi longs que l’épillet; épillets assez grands (5 à 6 mill.), blanchâtres ou violacés, ou d’un brun clair, luisants ; glumes scarieuses, égalant les fleurs, lancéolées ; arête géniculée, naissant au-dessous du milieu de la glumelle et au moins moitié plus longues que les glumes. %. 2

— Juillet, C. dans les bruyères et les bois secs, Distrib. géogr. — Europe ; Caucase ; Amérique sept.; îles Malouines; Terre de Feu,

1168. D. Thuiïllieri Gren. et Godr, fl. fr. III p. 508; Em. Mart. cat. 319. Aira discolor Thuill.; À. uliginosa Weiïihe. ( D. de Thuillier). — Diffère du D. flexuosa par la forme de la ligule, toujours lancéolée, aiguë; par ses épillets, souvent violacés, au moins d’un tiers plus petits (3 à 4 mill.), à pédicelles plus courts, égalant ordinairement à peine l’épillet; les glumes sont moins aiguës, les feuilles capillaires, plus rudes et plus fines, celles des faisceaux stériles tantôt presque aussi longues que la tige, tantôt beaucoup plus courtes. %.

— Juin, juillet. Lieux marécageux, bords des étangs. AC. dans toute la Sologne, jusqu’à Cheverny et à Cour-Cheverny, dans l'étang du petit Cottereau Sargé, marais de Connival (Diard).

Distrib. géogr. — Europe centrale et sept., jusqu’en Norwège.

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1169. D. cœspitosa P. Beauv. Agrost, p. 91; Em. Mart, . cat. 319. Aira cœspitosa L.; Lefr. cat. 28. (D. cespiteuse). — Plante tout-à-fait glabre, formant de grosses touffes ; Chaumes de 5à10 décim., un peu scabres seulement sous la panicule; feuilles toutes planes ou les radicales à bords repliés, toutes très rudes en dessous ; ligule oblongue, aiguë ; panicule grande, très étalée, au moins durant l’anthèse, formée de rameaux nombreux, semiverticillés, scabres et flexueux ; épillets petits (2 à 3 mill.), à pédicelles souvent plus courts qu'eux; glumes blanchâtres ou jaunâ- = tres sur les bords, violacées et rudes sur le dos, lancéolées, aiguës, égalant à peine la seconde fieur ; arête de la glumelle droite et ne faisant pas saillie en dehors des glumes. %.

— Mai, juin. Fossés, bords des bois humides. C.. Distrib. géogr. — Europe; Caucase; Sibérie; Kamtschatka; Unalaska,

Observ.— Plante très variable; la variété à épillets plus petits et ne dépassant pas 2 mill., d’un vert blanchâtre, est l’A. parvi-. flora Thuill.; il ne faut pas confondre certaines formes dont les feuilles ont leurs bords promptement repliés avec le D. media Rœm. et Schultes, dont toutes les feuilles sont sétacées, raides, et que certains auteurs ont considéré néanmoins seulement comme une variété du D, cœspitosa; le D. media n’a pas d’ailleurs encore été observé dans le département,

Arête dorsale des glumelles géniculée et saillante en dehors des

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Arûte dorsale des glumelles droite et non saillante en dehors

des glumes, 4 e « + + © + « + + « D. cœspitosa (1169).

Lo] .

Ligule ovale, très obtuse, , ., . . D. flexuosa (11617), ligule lancéolée aiguë, ,. ... . D. Fhuillieri (1168), -

G. 4233. HOLCUS (Houlque).

Epillets formés de 2 fleurs, l’inférieure synoïque, fertile, la supérieure mâle ; glumes presque égales, l’inférieure uninervée, la supérieure plus large, trinervée; glumelle inférieure obtuse, celle de la fleur fertile mutique, celle de la fleur stérile aristée; glumelle supérieure dentée au sommet ; 3 étamines; 2 styles très courts à stigmates plumeux; Cariopse glabre, oblong, un peu comprimé par le côté, sans sillon sur les faces. |

1170. H. Janatus L. sp. 1485; Em. Mart. cat. 321. Avena lanata Koel.; Lefr, cat. 28. (4. laineuse). — Plante glauque ; souche un peu rampante ; chaumes dressés ou ascendants de 3 à 6 décim., brièvement velus aux nœuds; feuilles assez larges (5 à 6 mill.), poilues ainsi que la gaîne; ligule ovale-tronquée, érodée au sommet; panicule ovale assez dense, surtout après l’anthèse, à axe brièvement velu et scabre; rameaux filiformes flexueux, courts, florifères presque dès la base ; épillets blanchâtres ou un peu violacés, longs de 4 à 5 mill.; glumes aiguës, finement scabres, ciliées sur la carène, la supérieure souvent mucronulée dans une légère échancrure, à 3 nervures, dont les latérales sont à « égale distance des bords et de la carène ; arête de la glumelle non saillante en dehors des glumes et à la fin courbée en hamecon. %.

UE

— Juin, juillet. C. dans les prés un peu secs des terrains argileux.

Distrib. géogr. — Toute l'Europe, jusqu'à la zone arctique ; Caucase ; Oural; Baïcal ; Amérique sept.

1171. I. mollis L. sp. 14955; Em. Mart. cat. 321. Avena mollis Kœl.; Lefr. cat. 28. (H. molle). — Diffère de l’H. lanatus par sa panicule plus étroite, oblongue ; par l’arête de la glumelle assez longuement exserte, d’abord droite, puis géniculée, mais non courbée en hamecon au sommet. %.

— Juin, juillet. C. dans les moissons et les prés secs, Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe ; Amérique septentrionale,

CONSPECTUS DES ESPÈCES,

Arête peu ou point saillante entre les glumes, crochue au sommet. H. lanatus (1170),

Arète saillante entre les glumes, géniculée, mais non crochue au SOINS 0e Gr rm az 2 .... sr... MH, mollis (1171),

G. 424. TRISETUM (Trisète).

Epillets formés de 2 à 3 fleurs toutes fertiles; 2? glumes carénées, inégales; glumelle inférieure bicuspidée avec la carène saillante , pourvue d’une arête dorsale; glumelle supérieure bidentée ; stigmate plumeux; cariopse oblong, glabre, non sillonné sur les faces.

1172. Fr. flavescens P. Beauv. Agrost. p..88, tab. 18, fig. 1 ; Em. Mart. cat. 321 ; Lefr. cat. 28. (77. jaunissant). — Souche un peu rampante ; chaumes de 5 à 8 décim., fasciculés, dressés, glabres ou velus aux nœuds; feuilles et gaînes pubescentes, au moins les inférieures; panicule ovale-oblongue, jaunâtre, dressée ou un peu penchée au sommet, à rameaux scabres, florifères dès la base, étalés durant l’anthèse, puis redressés ; glumes ovales, presque complétement hyalines, très aiguës, l’inférieure uninervée, au moins d’un tiers plus Courte que la supérieure qui est

trinervée ; arête géniculée, beaucoup plus longue que les fleurs. %.

— Mai, juin. Prairies. C. |

Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., presque jusqu’à la zone arctique; Caucase ; Perse; Arménie; Altaï; Baïcal; Kamtschatka; Japon ; Amérique septentrionale, ‘

G. 425. VENTENATA (Ventenatie).

Diffère des Trisetum par ses épillets étroitement oblongs, par ses glumes multinervées; par l’absence d’arête dorsale sur la glumelle de la fleur inférieure qui est seulement cuspidée.

1173. VW. avenacea Kœl. Gram. 274. (V. avenacée). — Racine fibreuse; chaumes de 3 à 5 décim., dressés, grêles, lisses ; feuilles étroites, promptement enroulées, glabres ainsi que leur gaîne; panicule lâche, pyramidale, à rameaux filiformes, hispides-scabres,

très étalés pendant l’anthèse, puis redressés; pédicelles courts,

épais, obconiques ; glumes inégales, largement membraneuses hyalines sur les bords, mucronées ou très brièvement aristées, à nervures assez nombreuses (5 à 9), saillantes et scabres; glumelle inférieure de la 1'e fleur entière au sommet, terminée par une

arête droite, courte. mais dépourvue d’arête géniculée; glumelle

inférieure de la fleur ou des ? fleurs supérieures, terminées par 2 longues dents sétacées et pourvues en outre sur le dos d’une longue arête géniculée. ©.

— Mai, juin. Lieux secs, bords des chemins, RR. Bords de la route de Blois à Romorantin, vers le kilomètre 18, sur la conimune de Cheverny (Monin) ; allées du parc de Saint-Aignan (Charlot).

Distrib, géogr. — Europe moyenne et australe; Caucase.

G. 426. AVENA (Avoine).

Epillets oblongs, formés de 2 à 5 fleurs dont la supérieure est uelquefois atrophiée ; 2 glumes peu inégales ; 2 glumelles, l’inérieure coriace, bifide ou bicuspidée, arrondie et pourvue sur le dos d’une arête genouillée, au moins dans les fleurs inférieures ; glumelle supérieure terminée par 2 petites dents correspondant aux carènes; stigmates plumeux; cariopse velu, fusiforme avec un étroit sillon sur la face interne. ‘

1174. Av. f'atua L. Sp.118. Lefr. cat. 18; Em. Mart. cat. 320, (Av. folle). — Plante glabre; chaumes dressés de 8 à 15 décim.; feuilles un peu élargies (6 à 8 mill.;) ligule courte, tronquée; panicule grande, lâche, pyramidale, à rameaux scabres, les inférieurs semiverticillés, très étalés au moins durant l’anthèse ; pédicelles capillaires, tres allongés, épaissis sous l’épillet, celui-ci penché, formé de 3 à 4 fleurs, à axe velu ; toutes les fleurs fertiles articu-

lées sur l’axe et très caduques vers la maturité; glumes multiner-

vées, l’inférieure acuminée; glumelle inférieure coriace, scabre, couverte dans sa moitié supérieure ou seulement à la base de longs poils roux, multinervée, brièvement bicuspidée, avec une longue arête tordue à la base, géniculée et une fois aussi longue que les fleurs; glumelle supérieure beaucoup plus courte que l’inférieure. ©.

— Mai, juin. C, dans les moissons, Distrib. géogr. — Introduit partout avec les céréales.

Observ. — L’Av. hybrida Peterm., n’est qu’une forme de l'A». fatua, à glumelle inférieure dépourvue de poils roux, si ce m'est tout-à-fait à la base, sur le callus: l’Av. intermedia Lindgr., à glumes velues seulement dans le quart inférieur, établit le passage vers le type ; cette forme n’est pas rare dans les moissons des terrains calcaires de Chitenay et de Cellettes.

1175. Av. strigosa Schreb. Spic. 52; Lefr. cat. 28. (Av. rude). — Ditfère de l’Av. strigosa par sa panicule assez nettement unilatérale, par ses épillets un peu plus petits et dont l’axe est toutà-fait glabre si ce n’est sous la fleur supérieure, par ses fleurs qui n’étant point articulées avec l’axe, ne se détachent pas à la maturité; la glumelle inférieure est scabre, mais complétement dépourvue de villosité, même sur le callus, et se termine p&r 2 petites arûtes droites ; l’arête dorsale est constituée comme celle de V’'Ay, fatua et aussi grande, ©,

— Mai, juin. Moissons. R. Cour-Cheverny (Lefrou).

Distrib. géogr. — Espèce probablement originaire d'Orient; elle est répandue aujourd’hui avec toutes les céréales dans toute l’Europe centrale,

Observ.— On cultive partout l’Av. sativa L., dont l’origine n’est pas connue ; ses fleurs sont articulées comme celles de l'A. strigosa; la glumelle inférieure est bidentée, pourvue ou non sur le dos d'une arête géniculée ; la panicule est pyramidale, étalée en tous sens ; l'Av. orientalis Schreb., assez rarement cultivé seul, plus souvent mêlé au précédent, en diffère surtout par sa pamicule étroite nettement unilatérale ; ses épillets sont plus longs, et l’arête dorsale, lorsqu'elle existe, est droite et non pas géniculée.

1176. Av. pubescens L. Sp. 1665; Lefr. cat. 28; Em. Mart. cat. 320. (Av. pubescente). — Suuche fibreuse, brièvement stolonifère ; chaumes dressés, de 5 à 8 décim.; ligule membraneuse, lancéolée, aiguë; feuilles étroites, pubescentes ainsi que la gaîne, au moins les inférieures, les supérieures courtes, souvent glabres ; panicule subunilatérale, à rameaux scabres, capillaires, presque simples ; épillets formés de 3 à 4 fleurs ; axe longuement poilu sous chaque fleur, surtout sous les 2 supérieures ; glumes presque complétement scarieuses, lancéolées, acuminées, l’inférieure uninervée, la supérieure à 3 nervures rudes ; glumelle inférieure scabre, à 5 nervures, hyaline sur les bords, érodée au sommet, avec une arête dorsale géniculée au moins une fois aussi longue que l’épillet. %.

— Mai, juin. Bois, prairies, bruyères sèches. AC. seulement dans la Sologne et dans la vallée de la Loire.

Distrib. géogr. — Europe moyenne, presque jusqu’à la zone arctique ; Caucase ; Oural; Altaï; Baïcal.

1177. Av. pratensis L. sp. 119; Lefr. cat. 28 ; Em. Mart. cat. 320. (Av. des prés). — Rhizome un peu rampant ; chaumes de 5 à 8 décim.., dressés ; feuilles et gaines glabres, étroites, ies supérieures courtes ; panicule réduite à une grappe simple ou plus rarement avec les épillets géminés à sa base ; pédicelles rudes, courts, si ce n’est quelquefois l’inférieur ; épillets souvent panachés de vert et de violet, luisants, formés de 4 à 5 fleurs, dressés et presque contigus à l’axe; glumes ponctuées, très largement scarieuses, lancéolées, mucronées, l’une et l’autre trinervées, au moins dans leur moitié inférieure; axe de l’épillet brièvement velu sous les fleurs ; glumelle inférieure ponctuée,un peu rude, à 5-7 nervures, suarieuse et bifide ou lacérée au sommet, avec une arête dorsale au moins 2 fois aussi longue que la fleur. %.

— Mai, juin. Coteaux secs, surtout dans les terrains calcaires. AR. Bords du chemin limitant au nord de la route nationale n° 76, les communes de Billy et de Châtillon-sur-Cher (Em. Martin); coteau de la Chaussée-Saint-Victor ! (Monin); coteaux de la Cisse à Saint-Bohaire!, Averdon!, etc.; buttes de Poulines, près Vendôme! ; coteaux de Couture (Lefrou).

Distrib. géogr.— Europe moyenne et sept., jusqu’en Norwège et en Laponie ; Caucase; Sibérie ; Dahurie.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

) Epillets penchés ou horizontaux ; glumes à 7-9 nervures; plantes 4 anuelles taf "4 42 ct PRES

Epillets dressés ; glumes 1-3 nervées ; plantes vivaces. . . . . 5

Glumelle inférieure couverte de longs poils roux, au moins à sa base ; épillets obliquement articulés. , , Av. fatua (1174).

Glumelle inférieure g'abre, même à la base ; épillets non articuléa avec, l'axe. RO EL ten ei ET NE 3:

Panicule étalée en tous sens ; arêté dorsale nulle ou géniculée, Av. sativa (en note)

co

Paniule"mtilaté TRIER TS te No1 6 di «ie Ce To AS RTE TERRE : 4.

tites arêtes droites, , ..,. + « +. Av. strigosa (1175). Arête dorsale nulle ou seulement un peu flexueuse, non géniculée ; glumelle inférieure brièvement bidentée. ,.,,,... Av, orientalis (en note).

ni

Feuilles et gaînes poilues, au moins les inférieures; panicule ovale. ......*°::.:°:+ Av. pubescens (1176).

Le .

Feuilles et gaînes glabres; panicule réduite à une grappe

| Arête dorsale géniculée ; glumelle inférieure terminée par 2 pe- | presque spiciforme. « , + «+ «+ Aw. pratensis (1177),

G. 427. GAUDINIA (Gaudinie).

Epillets des Àvena, dont le G. Gaudinia diffère seulement par son inflorescence en épi, les épillets étant strictement sessiles et insérés dans une excavation du rachis.

1178. G. fragilis P. Beauv. Agrost. p.95; Em. Mart. cat. p. 329. (G. fragile). — Racine fibreuse; chaumes de 4 à 8 décim., fasciculés, dressés; feuilles étroites, très poilues sur le limbe et sur la gaîne; ligule membraneuse, très courte, tronqueée; jf: . linéaire à axe glabre, fragile, articulé au-dessus de l'insertion de chacun des épillets, ceux-ci distiques, étroitement oblongs, dun

vert pâle ou un peu violacés, formés de 3 à 10 fleurs; ? glumes

multinervées, arrondies sur le dos, très inégales, l’inferieure moitié plus courte; glumelle inférieure carénée, largement scarieuse, bidentée au sommet avec une longue arête genouillée insérée vers la moitié du dos; glumelle supérieure bifide. %.

— Mai, septembre, Pelouses, bords des chemins. AR. Lanthenay, route de la forêt depuis Belair jusqu’à la ferme de Bruyères (Em. Martin) ; Gièvres, bords de la route départementale n° 1, à 9 kil. de Romorantin ; Tour-en-Solognè, au Riou!, aux Aulnayst!, etc.; Cour-Cheverny ; Cheverny, à la Rousselière !, au pont de l’Arche !, dans les allées du Parc! ; val de la Loirel; ia Beaucol, — Souvent peu fixe dans ses stations.

Distrib. géogr. — Europe centrale, occidentale et orientale ; Caucase,

G. 433. ARRHENATHERUM (Arrhenathère). d

Epillets formés seulement de ? fleurs, l’'inférieure mâle, la supérieure fertile ; le reste comme dans les Avena.

1179. Arrh. avennceum Pal. Beau v. Agrost. 55, tab. 11, fig. 5. À. elatius Mert. et Koch. Deutschl. fl. 1, p. 546; Em. Mart. cat. 320, Avena elatior L.; Lefr. cat. 28. (A. élevé), — Souche

fibreuse; chaumes de 5 à 10 décim. dressés ; feuilles étroites, lonœuement acuminées, glabres ou un peu poilues en dessous; gaînes glabres; panicule lâche, étroite, pyramidale, à rameaux flexueux, lisses, les inférieurs en demi verticille et assez écartés des autres, redressés après l’anthèse ; épillets d'un vert pâle ou violacés, luisants ; glumes scarieuses, lancéolées aiguës, très inegales, l’inférieure moitié plus courte, uninervée, ia supérieure trinervée, égalant les fleurs; fleurs poilues à la base, articulées avec l’axe ; glumelle inférieure herbacée, multinervée, aiguë avec une arête dorsale allongée ; glumelle supérieure tout-à-fait membraneuse, bidentée. %,.

Varie :

a, genuinum Gren. et Godr., fi. fr. III, p. 520. — Souche à collet non renflé; nœuds de la tige glabres.

Db, bulbosum Gaud. Helv, 1,342. — Souche présentant au collet 2-5 nodosités superposées ; souvent un petit anneau de poils sous les nœuds,

— Juin, juillet. Prés, haies, champs cultivés, C. La var. hb. se trouve surtout dans les terrains calcaires.

Distrib, géogr. — Europe, presque jusqu’à la zone arctique; Caucase ; Arménie.

G. 429. CYNODON {Cynodon).

Epillets comprimés par le côté, unifilores, avec le rudiment d'une deuxième fleur assez longuement stipitée; 2 glumes presque égales; 2 glumelles, l’inférieure entière et mutique, la supérieure bidentée; 3 étamines ; stigmates en goupillon; cariopse glabre, oblong, non sillonné sur les faces. — Genre voisin des Panicum, avec le port du P. Digitaria ; il en diffère surtout par ses épillets comprimés par le côté, insérés sur un seul rang, articulés avec le rachis au-dessus des glumes et non au-dessous.

1180. C. Bactylon Pers, Synops. I, p. 85: Lefr. cat. 27; Em. Mart. cat. 315, (C. Dactyle). — Plante glauque, rhizome longuement rampant, émettant des chaumes stériles et des chaumes floriferes de 1 à 2 déeim., ascendants, quelquefois radicants, recouverts dans leur partie inférieure par des gaînes blanchâtres, un peu renflées ; feuilles distiques et rapprochées, surtout sur les rameaux stériles, raides, courtes et acuminées, glabres ou un peu

poilues, les supérieures réduites à leur gaîne; ligule formée d’un

anneau de poils ; épillets très petits (1 & mill.), rapprochés, dis-

posés en épis linéaires unilatéraux, fasciculés-digités; glumes

uninervées, ovales acuminées, membraneuses blanchâtres ; glu-

D FA es. luisantes, l’inférieure ovale aigué, ciliolée sur les ords. %. :

— Juillet, août, Lieux secs et sablonneux, C, seulement dans la Sologne et dans la vallée de la Loire.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Caucase ; Oural; Asie- Mineure; Inde ; Chine; Japon; Amérique boréale et australe; Taïti; Australie.

Le rudiment de la deuxième fleur se voit distinctement ; il termine, Sous forme de renflement,unstipe (prolongement du rachis) qui fait saillie latéralement en dehors des glumelles et égale au moins la moitié de leur longueur.

Là ",f

Fa Te CCS grille à

G. 430. TRIODIA (Triodie).

Epillets formés de 2 à 6 fleurs synoïques, mais dont la supérieure reste souvent stérile; glumelle inférieure bifide au sommet, avec la nervure dorsale prolongée en mucron terminal court, et non pas pourvue sur le dos d’une longue arête dorsale comme dans les Avena et genres voisins; cariopse glabre, ovale, sans sillon sur les faces, terminé par 2 petites pointes constituées par la base persistante des styles.

1181. Tr. decumbens P. Beauv. Agrost. p. 76, tab. 15, fig. 9. Danthonia decumbens DC. F1. fr. III, p. 33; Lefr. cat. 28; Em. Mart. p. 325. (Tr. décombante). — Plante cespiteuse, à souche fibreuse ; chaumes de 1 à 3 décim., d’abord décombants, puis redressés au moment de l’anthèse ; feuilles étroites, à la fin enroulées, glabres ou parsemées de poils ordinairement plus nombreux sur les gaînes ; ligule formée d’un anneau de poils; panicule appauvrie ou même réduite à une grappe simple; épillets peu nombreux, ovales, panachés de vertet de violet, à pédicelle aussi

-. long ou plus long qu'eux ; glumes presque égales, arrondies sur

le dos, trinervées, largement scarieuses sur les bords, aiguës, au moins aussi longues que les fleurs, celles-ci toutes articulées, avec un petit faisceau de poils à la base; glumelle ir*érieure coriace, à 5-7 nervures, arrondie sur le dos, terminée par 2 dents courtes, membraneuses, peu ou pas dépassées par le mucron intermédiaire raide et court ; glumelle supérieure entière au sommet. %. :

— Juin, Bruyères, pâturages, pelouses un peu humides, C. surtout dans la Sologne,

Distrib, géogr. — Toute l’Europe, presque jusqu’à la zone arctique.

G. 431. PHRAGMITES (Roseau).

Epillets formés de 3 à 6 fleurs dont l’inférieure est mâle ou stérile, nue à la base, les autres fertiles et entourées d’un anneau de longs poils blancs ; 2 glumes trinervées, lancéolées-acuminées, beaucoup plus courtes que les fleurs, l’inferieure moitié plus petite; glumelle inférieure membraneuse, très longuement acuminée ; 3 étamines; stigmate en goupillon; cariopse oblong, glabre, dépourvu de sillon sur les faces.

1182. Phr. communis Trin. Fund. Agrost. p. 124; Em. Mart. cat. 316. Arundo Phragmites L.; Lefr. cat. 27. (P. commun). Vulg. Roseau., — Plante d’un vert pâle, glauque; rhizome longuement rampant ; chaumes de 1 à 3 mètr., presque complétement couverts par les gaînes des feuilles, celles-ci glabres, rudes, lärgement linéaires-lancéolées (2 à 5 cent.), longuement acuminées; panicule très florifère, ovale, à rameaux fins, scabres ; ligule formée par un anneau de poils courts; pédicelles capillaires, plus courts que les épillets, ceux-ci lancéolés, bruns ou panaches de vert et de violet, longs de 1 cent.; fleurs plus courtes que les poils blancssoyeux qui les entourent à la base. %.

— Août, septembre. Bords des étangs et des rivières. CC. l Distrib. géor. — Toute l'Europe; Asie-Mineure ; Oural; Altaï; Dahurie; Chine ; Japon; Amérique septentrionale; Australie.

= Die

G. 432. CYNOSURUS (Crételle).

Epillets comprimés par le côté, les uns terminant les rameaux fertiles et formés de 2 à 4 fleurs, les autres, placés à la base, stériles et constitues seulement par des glumelles nombreuses, très rapprochées, distiques; glumes uninervées ; 2 glumelles, l’inférieure bidentée au sommet et terminée par une arête courte; 3 étamines ; stigmates plumeux ; cariopse oblong, glabre, peu distinctement canaliculé à la face interne.

1183. C. cristatus L. Sp. 105; Lefr. cat. 29; Em. Mart. cat. 325. (Cr. à crête). — Souche fibreuse ; chaumes de 2 à 5 décim., fasciculés, dressés, lisses, longuement nus au sommet; feuilles étroites, planes, glabres, ainsi que la gaîne; ligule courte et tronquée; panicule contractée en grappe spiciforme étroite, oblongue ou plus rarement raccourcie et ovale, à rameaux un peu pubescents, alternes et tous tournés du même côté; épillets verdâtres, luisants, obovales, subsessiles, fasciculés, les inférieurs stériles, pectinés par le rapprochement des glumes, scabres ou pubescents, les supérieurs fertiles, à glumes un peu plus grandes, mais semblables d’ailleurs à celles des épillets stériles; glumelles inférieures finement scabres dans le haut. ©.

— Mai, juin. Prairies. CC.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’à la zone arctique ; Caucase.

G. 433. KŒLERIA (Kælerie).

Epillets comprimés par le côté, formés de 2-5 fleurs; ? glumes

‘ un peu inégales, mucronulées, égalant presque les fleurs ; 2 glu-

melles, l’inférieure entière au sommet, mucronulée, la supérieure

bidentée; 3 étamines; stigmates plumeux; cariopse oblong, glabre, comprimé par le dos, non canaliculé sur les faces.

11814. K. cristata Pers. Synops. I. p. 97; Lefr. cat. 28; Em. Mart. cat. 321. (K. à créte). — Plante glauque, raide, assez dure; souche tres divisée au sommet et couverte des débris des anciennes feuilles ; chaumes de 3 à 6 décim., dressés, lisses, longuement nus; feuilles presque toutes disposées en faisceaux à la base des chaumes, courtes, raides, planes (enroulées sur le sec), ordinairement poilues ainsi que la gaîne ; ligule très courte; panicule contractée, spiciforme, très étroite, plus ou moins lobulée, quelquefois un peu interrompue à la base, à axe pubescent ; épillets souvent pubérulents, blanchâtres, ovales, assez petits (4 mill.), un peu étalés seulement pendant l’anthèse; glumes blanchâtres, membraneuses sur les bords, ciliées et vertes sur la carène, terminées par un court mucron. %.

— Juin. Bruyères, pelouses sèches, coteaux, surtout dans les terrains cal- Ccaires. C.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Caucase; Sibérie; Baïcal : et Dahurie ; Japon.

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G. 434. MOLINIA (Molinie). res à

Epillets comprimés par le côté, formés de 2 à 4 fleurs ; 2 glumes inégales, moitié plus courtes que les fleurs; 2? glumelles, l’inférieure arrondie sur le dos, la supérieure obtuse à 2 Carènes très saillantes; 3 étamines ; stigmate en goupillon; cariopse cylindrique-oblong, avec un sillon sur la face interne. |

1195. M. cærulea Mœnch. Méth. 183; Lefr. cat. 28: Em, Mart. cat. 325. (M. bleuätre). — Plante d’un vert pâle, un peu glauque; souche cespiteuse ; chaumes de 4 à 8 décim., dressés, raides, présentant un seul nœud vers la base, lisses; feuilles fermes, larges de 4 à 8 mill., longuement acuminées, scabres et parsemées de longs poils, surtout à la base du limbe et à sa face supérieure ;

ligule constituée par une rangée de poils; panicule raide, étroite, lâche, formée de rameaux solitaires ou géminés, à peine un peu étalés pendant l’anthèse, dressés contre l’axe ; épillets assez longuement pédicellés, bruns ou panachés de vert et de violet, longs de 5 à 6 mill., lancéolés; glumes aiguës, un peu membraneuses sur les bords, inégales, à 3-5 nervures, mutiques ou très briève-

k ment mucronées. %.

— Août, septembre. Bois et bruyères humides. CC. dans la Sologne; la Beauce, dans les bois humides à sol siliceux ; vallée du Loir; le Perche,

Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne et sept., jusqu’en Laponie; Caucase ; Oural ; Altaï; Baïcal.

G. 435. CATABROSA (Catabrose).

Epillets comprimés par le côté, formés de ? fleurs fertiles ; slumies 2 fois plus courtes que les fleurs, obovales; glumelle inférieure membraneuse tronquée ou arrondie au sommet, à 3-5 nervures ; glumelle supérieure un peu émarginée; stigmate plumeux; ÉNFIDRRE obové, comprimé par le côte, glabre, sans sillon sur les aces.

1186. C. aquatica Pal. Beauv. Agrost. p. 97, tab. 19, fig. 8; Em. Mart. cat. 821, P. airoides Kœl. Gram. 194: Lefr. cat. 28. (C. aquatique). — Plante molle tout-à-fait glabre; rhizome rampant stolonifère; chaumes de 2 à 4 décim., radicants, ascendants ; feuilles d’un vert pâle ou rougeûtres, lisses un peu obtuses, à gaines striées ; ligule ovale, aiguë ou obtuse; panicule étalée, surtout durant l’anthèse, à rameaux filiformes, un peu scabres, semi-verticillés';épillets inégalement pédicellés, très petits (2muill. à peine), violacés ; giumes largement obovales, tronquées et érodées au sommet, la supérieure presque 1 fois Lay petite ; glumelle

inférieure hyaline au sommet, obtuse et érodée, à nervures très saillantes. Z%.

— Juin, Bords des eaux, lieux fangeux dans les terrains siliceux. AR, Gièvres, fondrière bordant la route de Chabris et contiguë au pâtureau de la Grange de Rère (Em, Mart.); Maray, ruisseau tourbeux à Daluet (id.); Soings, bords du lac; Cour-Cheverny, pâtureau de Woilél; val de la Loire à Avaray, Courbouzon (Roger), Suèvres !; Cour-sur-Loire |; val du Loir (E. Nouel).

Distrib. géogr. — Europe australe, moyenne et sept., jusqu'en Suède ; Caucase; Sibérie ; Amérique septentrionale, -

G. 436. ERAGROSTIS (Eragrostide).

Epillets comprimés par le côté, formés de 8 à 20 fleurs distiques ; glumes très courtes, inégales, mutiques, 1-3 nervées, carénées; glumelle inférieure ventrue, à 3 nervures, obtuse ou émarginée; la supérieure entière, bicarénée ; rte plumeux ; cariopse ovoïde, glabre, un peu concave sur la face interne, mais non sillonné.

1187. Er. major Host. Gram. IV (1809); Er, megastachya Link ; Em. Mart. cat. 323. Poa megastachya Kœl.; Lefr. cat. 28. (Er. à grands épis), — Racine fibreuse, chaumes de ‘2 à 6 décim., Eten à la base, redressés au sommet, quelquefois rameux ; euilles planes, glabres, mais présentant sur les bords une série de grosses glandes; gaîne glabre ; ligule formée par un anneau de poils ; panicule ordinairement compacte, à rameaux courts, étalés pendant et après l’anthèse ; épillets fasciculés souvent d’un gris de plomb ou violacés, très brièévement pédicellés linéaireslancéolés, longs de 4 à 15 mill., sur 3 mill. de large environ, formés de 8 à 25 fleurs ; glumes couvertes de petites aspérités, la supérieure ovale trinervée; glumelle inférieure un peu émarginée, avec un petit mucron, scabre sur la Carène, à nervures latérales, très écartées de la dorsale, comme dans la glume. ©.

— Août, octobre. Lieux cultivés, jardins. AC. dans la Sologne et dans le val de la Loire; val du Loir (Nouel). |

Distrib. géogr. — Les régions tempérées et subtropicales de tout le globe,

Observ. — La forme à épillets paucifiores et raccourcis de l'Er. major, peut être confondue avec l’Er. pœæoides, qui se distingue assez facilement à ses épillets dont les pédicelles sont capillaires et au moins aussi longs qu’eux, à la glumelle inférieure mutique, aux longs poils qui hérissent les gaïînes, etc.

1188. Er. pilosa Pal. Beauv. Agrost. p. 71. Em. Martin, cat. p. 323. Poa pilosa L.; Lefr. cat. p. 23. (Er. poilue). — Racine fibreuse ; chaumes de 3 à 6 décim.., étalés, géniculés, redressés au sommet à l’anthèse; feuilles planes, étroites, glabres ainsi que la gaine; ligule formée par une rangée de longs poils; panicule pyramidale à rameaux capillaires, semiverticillés, allongés, portant des épillets seulement au sommet, étalés pendant et après lanthèse, souvent accompagnés à la base de longs poils mous; épillets assez longuement pédicellés, bruns ou violacés, très étroits, longs de 4 à 8 mull., sur 1 5 mill. de largeur, formés de 8 à 10 fleurs ; glumes uninervées ; glumelle inférieure aiguë, scabre sur la carène. ©. S

“ — Août, sept. Lieux sablonneux, humides ou inondés l'hiver, CC. dans le val de la Loire; AR, sur les grèves du Cher; RR. ou nul aïlleurs : Romorantin et Villefranche dans les vignes et les cultures à la Richaudière (Em. Martin) ;

Souday, à la Pilonnière (Em. Desvaux),

Distrib, géogr, — Europe moyenne et australe; Caucase; Sibérie; Chine septentrionale; Japon,

CONSPECTUS DES ESPÈCES,

Epillets ovales ou lancéolés linéaires ; feuilles glanduleuses sur les bords. , . . +... Er. megastachya (1187),

Epillets linéaires, très petits. feuilles. sans rangée de glandes sur les bords. . . . . .. « . . .. . . Er, pilosa (1188).

G. 437. MELICA (Mélique).

Epillets non comprimés, formés de 2 fleurs dont la supérieure est stérile ; 2 glumes inégales à 5-7 nervures ; glumelle inférieure entière et scarieuse au sommet, fortement nervée, arrondie sur le dos, la supérieure bidentée, à 2 carènes saillantes ; stigmates plumeux ; cariopse glabre, elliptique, avec un sillon longitudinal sur la face interne.

1189. M. uniflora Retz. Observ. I, p. 10; Lefr. cat. 28; Em. Mart. cat. 324. (M. uniflore). — Souche rampante stolonifère ; chaumes dressés de 3 à 8 décim..; feuilles planes, étroites, un peu poilues en dessus ; gaîne glabre, à bords connés; ligule courte, tronquée, entourant complétement le chaume, réunissant les

‘2 bords supérieurs de la gaîne et prolongée en face du limbe; en

languette lancéolée, subulée ; panicule réduite à une grappe très

lâche, unilatérale, penchée, à rameaux inférieurs portant seule-

ment 1 à ? épillets assez longuement pédicellés, violaces, ovales, oblongs, assez grands (4 à 5 mill.); glumes inégales, ovalesoblongues, un peu aiguës; glumelle inférieure ponctuée, rude, fortement nervée. %. ;

— Mai. Bois couverts, surtout dans les terrains un peu montueux, C. Distrib. géogr. — Europe australe, moyenne et sept., jusqu’en Suède; Caucase.

G. 438. DACTYLIS (Dactyle).

Epillets comprimés par le côté, formés de 3 à 5 fleurs toutes fertiles ; 2 glumes inégales, carénées, à une seule nervure distincte; glumelle inférieure à 5 nervures, entière ou un peu échancree au sommet, la supérieure bifide, à lobes aigus et à 2 carènes très proéminentes ; stigmates plumeux ; cariopse glabre, oblong, sillonné sur la face interne.

1190. D. glomerata L. Sp. 105; Lefr. cat, 28; Em. Mart, cat.

325. (D. aggloméré). — Plante cespiteuse; souche fibreuse ; chaumes de 4 à 10 décim., dressés ou ascendants, un peu scabres vers le haut ; feuilles planes, allongées, glabres, ainsi que les gaînes; ligule membraneuse, ovale-lancéolée ; panicule unilatérale, compacte, tantôt formée de rameaux tous très courts, rapprochés en grappe ovale, tantôt avec les rameaux inférieurs très allongés et longuement nus à la base ; épillets panachés de brun et de vert, agglomérés au sommet des rameaux; glumes plus courtes que les fleurs, lancéolées, mucronces, avec la nervure dorsale seule apparente ; glumelle inférieure à » nervures toutes saillantes, aristée, ciliée sur la carène (quelquefois très longuement), glabre ou pubescente en dehors. %.

— Juin. Prairies, pelouses. CC.

Distrib. géogr. — L'Europe jusqu’à la zone arctique; Asie occidentale; Sibérie ; Japon ; Amérique septentrionale.

Observ. — On trouve assez souvent sur les coteaux calcaires tres secs une forme diminuée du D. glomerata, haute de 1 à 2 décim., d’un vert pâle ou glauque, à feuilles courtes, à panicule très compacte et brièvement ovale (1 à 2 cent.), à glumelle inférieure tres obtuse ; je ne puis la distinguer du D. hispanica Roth., mais elle est reliée au type par toute une série d’'intermédiaires. — Cf. G. Rouy, Excurs. bot. en Espagne en 1881 et 1882, p. 84.

G. 439. BRIZA (Brize).

Epillets comprimés par le côté, formés de 5 à 9 fleurs fertiles ; 2 glumes peu inégales, membraneuses, largement ovales, très concaves, arrondies sur le dos et au sommet, à 5-9 nervures peu distinctes; glumelle inférieure semblable aux glumes, la supeérieure beaucoup plus petite, orbiculaire, bicarénée et tronquée au sommet ; inflorescence en panicule pyramidale. ‘

1191. Br. media L. sp. 103. Lefr. cat. 28 ; Em. Mart. cat. 325. (Br. moyenne). Vulg. Amaurette, Pain de lièvre. — Plante verte; souche fibreuse ; chaumes de 4 à 7 decim., dressés, longuement nus au sommet après l’anthèse ; feuilles rudes, glabres ainsi que les gaînes, les supérieures à limbe très court; ligule peu saillante, tronquée ; panicule lâche, pyramidale, à rameaux filiformes, lisses, étalés horizontalement apres l’anthèse; épillets assez grands, 4 à 5 mil!., ovales triangulaires, penchés, tres mobiles sur un pédicelle capillaire, complétement verdâtres ou plus souvent panachés de brun et de vert; glumes eè glumelles tout-à-fait + try au sommet, assez largement blanches hyalines sur les bords. %.

— Mai, juin. Prés, pâturages, CC.

” Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’en Suède; Caucase; Oural; Baïcal.

11%. Br. minor L. sp. 102; Lefr. cat. 28; Em. Mart. cat. 323. (Br. mineure). — Assez voisin du Br. media, mais plante toujours d'un vert tres pâle, un peu jaunûtre ; ligule très développée, lancéolée-aigué ; épillets jaunâtres, nettement triangulaires, un peu plus petits que ceux de l'espèce précedente (3-4 mil]. de long et de large); panicule ovale, à rameaux nombreux dressés, étalés seulement durant l’anthèse. ©.

— Juin juillet. Moissons. R. Lanthenay, aux environs du grand Vauvert (Œm. Mart.) ; Pruniers, moissons de la Gascetière et moissons dans l’ancien pré des Verrières (id.); Villeherviers, au pont Gitton et dans les moissons de Balletan; Marcilly-en-Gault, moissons à la descente de Bourg-Nouveau (id }); Gy, moissons bordant la route de Rougeou (id.); Ouchamps, moissons au nord du bois des Albrions!; Mont, au bas Pezay !; Cour-Cheverny, à la Miltière et à la Borde! ; Cheverny (Lefrou) ; Cormenon, moissons des Rodières (Legué). — Plante peu fixe dans ses stations. |

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe: Caucase ; Perse; Egypte; Cap de Bonne-Espérance ; Maurice : Amérique septentrionale. ”

QEn rn

Kt CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Ligule presque nulle, tronquée. . . . . . 15. media (1191). Ligule lancéolée, aiguë. , . . . . . . . KB. minor (1192).

G. 440. POA (Paturin).

; Epillets comprimés par le côté, formés de 3à 8 fleurs fertiles :

2 glumes un peu inégales souvent trinervées, herbacées avec les

bords membraneux; glumelle inférieure carénée, entière et

mutique, presque toujours laineuse sur le dos; glumelle supé-

rieure à deux carènes et bifide; stigmates plumeux; cariopse |

oblong, glabre, dépourvu de sillon sur les faces; cicatrice du hile grande.

1193. P. annua L. sp. 9; Lefr. cat. 28 ; Em. Mart. cat. 322.

(P. annuel.) — Racine fibreuse ; chaumes de8 à 25 cent.,géniculés, décombants, lisses ; feuilles molles, glabres, d’un vert pâle ; ligule membraneuse, ovale, au moins celle des feuilles supérieures ; panicule lâche, pyramidale, à rameaux lisses, capillaires, les inférieurs géminés, étalés-divariqués pendant l’anthèse, épillets

longs de 3 à 4 mill., formés de 3-5 fleurs, ovales-lancéolés, verts

ou panachés de violet, brièvement pédicellés ; glumes moitié plus courtes que l’épillet, lisses sur la carène, l’inférieure à nervures latérales peu apparentes; glumelle inférieure 5-nervée, membraneuse et obtuse au sommet, souvent laineuse sur le dos. ©.

— Fleurit toute l’année. CC. partout.

Distrib, géogr. — Les régions tempérées de tout le globe.

1191. BP. nemoralis L. sp. 102; Lefr. cat. 28: Em. Mart. cat. 322. (P. des bois). — Plante cespiteuse; racine fibreuse ; chaumes de 5 à 8 décim., raides, grêles ; feuilles étroites (2 mill. environ), glabres, à gaîne ne recouvrant pas les nœuds; ligule membraneuse, très courte; panicule raide ou plus souvent assez molle, formée de rameaux scabres, capillaires, les inférieurs semi verticillés ; épillets verdâtres ou panachés de brun, longs de 3 à 4mill., lancéolés, formés de 4 à 5 fleurs ; glumes souvent presque aussi longues que l’épillet, fortement trinervées, lancéolées-aiguës avec un petit mucron, un peu scabres ; glumelle inférieure aiguë, assez largement membraneuse sur les bords, ordinairement laineuse sur le dos, à 5 nervures peu distinctes. %. |

— Juin, juillet. Bois, pâtureaux. C.

Distrib, géogr. — Toute l’Europe, jusqu’en Islande et en Laponie ; Caucase ; Altaï ; Baïkal; Kamtstchatka ; Amérique septentrionale.

1195. BP. palustris L. sp. 98. P. serotina Ehrh. Beitr. 6, p. 83 ; Em. Mart. cat. 322, (P. des marais). — Ressemble beaucoup au P. nemoralis; il ne s’en distingue nettement que par le développement de la iligule qui est ovale-lancéolée ; la glumelle inférieure est assez Coriace, peu ou pas membraneuse sur les bords, très souvent jaunâtre au sommet et toujours plus ou moins laineuse sur le dos; ses nervures sont peu ou pas distinctes. n

— Mai, juin. Prairies humides. R. Romorantin; île des Poulies!; Villeherviers,

près de la rive droite de la Sauldre, en amont du Moulin-Neuf (Em. Martin);

Cour-Cheverny, bords du Cosson, entre Poussard et Woilé! ; Mont, prés de la rive droite du Beuvron en amont du pont, vis-à-vis Clénor (de Pétigny); Vineuil, extrémité de la levée des Pingres, près de la route de Blois à Romorantin.

Distrib. géogr. — Toute l'Europe moyenne; Caucase; Oural; Altaï; Songarie; Baïkal; Dahurie; Kamtschatka ; Japon; Amérique septentrionale,

1196. P. bulbosa L. sp. 102; Lefr. cat. 2% ; Em. Mart,. cat. 322. (P. bulbeux). — Souche fibreuse; chaumes de 1 à 3 décim., épaissis-bulbiformes à la base: feuilles étroites, presque toutes disposées en fascicules stériles, celles des chaumes à limbe très court, raide, dressé; ligule ovale-lancéolée ; panicule compacte, ovale ou oblongue à rameaux très courts et florifères dès la base, étalés seulement pendant l’anthèse ; épillets longs de 3 à 4 mill., violacés ou panachés de vert, de brun,ou de jaune ; glumes scabres; trinervées, ovales-mucronées, assez largement scarieuses sur les bords, dépassant peu la moitié de l’épillet ; glumelle inférieure à nervures peu ou pas distinctes, largement scarieuse, souvent jaunâtre et tres aiguë au sommet, laineuse sur le dos et sur les bords. %.

— Mai, juin. Pelouses, bords des chemins; vieux murs. CC.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Caucase; Oural; Altaï; Songarie; Baïcal; Afrique septentrionale.

Observ. — Dans cette espèce l’axe de l’épillet est souvent frondescent; il n’existe plus alors de fleurs fertiles et la plante peut se reproduire à l’aide des gemmules qui naissent entre les glumes.

1197. P. compressa L. sp. 101. Lefr. cat. 28; Em. Mart. cat. 322. (P. comprimé). — Plante d’un vert foncé ; rhizome rampant à stolons écailleux; chaumes de 1 à 4 décim., géniculés ascendants, distinctement comprimés, ordinairement complétement recouverts par les gaînes des feuilles, celles-ci étroites (3 mill), raides et assez courtes ; panicule linéaire oblongue, compacte, à rameaux tres courts, strictement dressés avant et après [a floraison ; épillets violacés ou d’un vert foncé, longs de 4 à 5 mill., formés de 4 à 7 fleurs ; glumes finement scabres, ovales-aiguës égalant le quart ou la moitié de l’épillet selon que les fleurs sont plus ou moins nombreuses; glumelle inférieure obtuse, à nervures latérales peu apparentes, poilue-soyeuse à la base sur la nervure dorsale. %.

— Juin, septembre. Lieux secs, vieux murs. C. Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’en Suède et en Norwège : Caucase; Sibérie ; Kamtschatka ; Amérique septentrionale.

1198. P. pratensis L. sp. 99. Lefr. cat. 28; Em. Mart. cat. 323. (P. des prés). — Rhizome rampant, grêle ; chaumes de 5 à 8 décim.. lisses, même sous la panicule ; feuilles étroites, linéaires, d’abord toutes planes, les radicales souvent promptement enroulées ; gaine lisse; ligule très courte, tronquée; panicule assez grande, ovale-pyramidale, à rameaux rudes, semi-verticillés au nombre de 3 à 5; épillets longs de 3 à 4 mill., assez brièvement pédicellés, formés de 3 à 4 fleurs, ovales, verdâätres ou panachés de violet ; glumes presque égales, environ moitié plus courtes que lépillet, lancéolées, membraneuses sur les bords, inférieure uninervée, la supérieure trinervée ; glumelle inférieure à 5 nervures très saillantes, un peu laineuses sur le dos.

fines, constitue le P. angustifolia Sm., et peut facilement être con-

Mai, juin. Prairies, pâturages. C. 113 Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans la région polaire; le Spitzb et la Nouvelle-Zemble ; Caucase; Sibérie; Dahurie; Kamischatka.

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