‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 242 sur 265 · CONSPECTUS LES ESPÈCES. CA · texte numérisé non relu

CONSPECTUS LES ESPÈCES. CA

Glumes mutiques ou très brièvement mucronulées ; glumelle inférieure mutique ou terminée par une arête l’égalant à peines s5 5 su. de . « Agr. repens (124) -

Glumes aristées; glumelle inférieure bidentée au sommet, avec | une très longue arête placée sous léchancrure, , . . . ,. , . . % Agr, caninum (1235).

G. 447. SECALE (Seigle). ‘2

Epillets solitaires sur chaque dent du rachis, comprimés latéra- 1 lement et tournés par le côté vers l’axe, formés de 3 fleurs, les 4 2 inférieures fertiles et comme opposées, la supérieure avortée; glumes presque égales, linéaires-subulées, uninervées, égalant à É peu près la moitié de l’épillet (sans les arêtes); glumelle inférieure cartilagineuse, lancéolée, longuement acuminée et terminée par une longue arête très scabre ; 3 étamines ; stigmate plumeux ; cariopse oblong, sillonné d’un côté, velu au sommet ° mais dépourvu d’appendice. |

S. Cereale L, sp. 124 Seigle cuitivé. — Plante un peu glauque ; chaumes de 1 à 2 m., glabres, lisses; feuilles planes, rudes sur les faces; épis assez denses, un peu comprimés pen- ! chés au sommet, à rachis non fragile et poilu à l'insertion des fleurs ; glumes pliées en deux, carénées : glumelle inférieure assez D sensiblement inéquilatère, bordée du côte interne, depuis la base ou depuis le milieu, de longs cils raides qui manquent quelquefois complétement au côte externe ou n’existent que dans sa partie supérieure et sont alors toujours plus courts que ceux du côté interne. ©. 2

— Mai, Cultivé dans les terrains siliceux ; se montre çà et là subspontané sur | le bord des champs.

La patrie originaire du seigle n’est pas certaine. On a préteñdu autrefois l’avoir trouvé tout-à-fait spontané en Sicile; mais mieux étudiés, les spécimens ont été reconnus depuis pour appartenir à deux espèces toutes différentes, à rachis cassant et comme articulé. M. Alph. de Candolle, dans un livre paru en 1883, a exprimé l'opinion que le seigle avait pu exister à l’état spontané dans l’Europe orientale et dans les régions qui sont au nord de la mer Caspienne; les explorateurs russes, et plus récemment M.Capus, n'ont point constaté sa présence dans le Turkestan, où il avait été signalé. Quoiqu'il en soit de son origine, il paraît bien certain que les anciens Grecs n’ont pas connu le seigle et que les Romains n’en ont parlé que dans le premier ou dans le second siècle de notre ère. D’après M. Alph. de Candolle cette céréale aurait d’abord été cultivée en Russie et dans la Thrace. (Of. Alph. de Cand., Origine des pl. cultivées, p. 297.)

G. 418. TRITICUM (Blé).

Epillets solitaires sur chaque dent du rachis, pauciflores comprimés latéralement ct tournés vers l’axe par le côté ; 2 glumes

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égales, coriaces, ventrues, plurinervées, tronquées ou dentées au sommet, à dents courtes ou aristées ; glumelle inférieure large, semblable aux glumes, dentée ou aristée comme elles, mais moins longuement; glumelle supérieure, bidentée au sommet, 3 étamines ; stigmates plumeux ; cariopse oblong, obtus, renfilé, sillonné en dessus, velu au sommet, mais dépourvu d’appendice.

x. vulgare Vill. Flore du Dauph. vol.Il, p. 153. — Epillets formés de 3 à 4 fleurs dont les 2 inférieures sont fertiles ; rachis velu et non cassant à l’insertion de chacun des épillets ; glumes inéquilatères, carénées seulement au sommet, bidentées avec la carène souvent prolongée en mucron raide; glumelles inférieures tantôt toutes mutiques dans l’épi, tantôt quelques unes aristées ; cariopse libre de toute adhérence aux glumelles.

On cultive assez souvent le 7r. turgidum L., qui ne diffère du précédent que par ses glumes carénées dans toute leur longueur; l’épi est plus épais et les glumes plus longues. Le 77. compositum n’en est qu’une forme à épis rameux.

Le Tr. Spclia L., ou Epeautre, est assez rarement cultivé; il se distingue du précédent par la fragilité du rachis, qui se brise facilement au point d'insertion des epillets, et surtout par l’adhérence de ses cariopses à leurs glumelles.

L'origine des différentes espèces ou variétés de Blés cultivés est inconnue. Plusieurs voyageurs ont bien rencontré, dans diverses régions de l'Orient, des individus qui présentaient toutes les apparences de la spontaneité ; mais comme le Blé a été primitivement cultivé dans ces contrées, rien ne prouve qu’il ne s’y soit maintenu à l’état demi sauvage. Tout ce qu'on peut dire, c’est que la culture des Blés à grains libres remonte aux temps préhistoriques, puisqu'on en a trouvé dans les cités lacustres de la Suisse et de l’Italie, et même, paraît-il, dès l’âge dit de la pierre en Hongrie; ces bles ne différaient des nôtres que par la petitesse des grains.

Quant aux Epeautres. ou blés à grains adhérents aux glumelles, leur culture est bien plus récente. ( Cf. Alph. de Cand. Orig. des pl. cultivées, p.284). * .

12356. "Ær. ovatum Gren. et Godr. F1. de Fr. lII, p. 601. Ægilops ovata L.; Lefr.cat. 29.(B. ovale). — Racine fibreuse ; chaumes de 1 à 2 décim., fasciculés, grêles, géniculés-ascendants ; < feuilles courtes et étroites, hérissées de poils, ainsi que leur gaine; épi court, à rachis non cassant, formés de 3 à 4 épillets contigus, dressés, se détachant très facilement avec le rachis à la maturité, les inférieurs fertiles, ovoïdes-renfiés, les supérieurs beaucoup plus petits et stériles ; 3 à 4 fleurs dans chacun des épillets, les supérieures mâles ; glumes égales, glabres ou pubescentes, à 7-9 nervures saillantes, scabres, qui alternent avec autant de nervures plus faibles ; 3 ou 4 arêtes terminales, très allongées, d’abord dressées, puis un peu étalées; glumelles termi- à nées par 2 ou 3 arêtes inégales, un peu plus courtes que celles æÆ des glumes. ©. L

— Juin. RR. Le Gué-äu-Loir, près de Vendôme sur les rochers de Saint- André! (Lefrou).

Distrib. géogr. — Toute la région méditerranéenne, d’où il remonte par les pe vallées des grands fleuves, jusqu’à Lyon et Gap et dans l’ouest de la France,

jusque dans la Vienne et le département d’Indre-et-Loire ; au nord il n’a pas été signalé au-delà de la vallée du Loir, "

X T. Requieni Cesati.; Ægilops triticoides Req. in Bertol. F1.

Ital. I, p. 788. 7r. vulgari-ovatum Gren. et Godr. F1. de Fr. IL p. 600. (B. de Requien). — Hybride du 77r.vulgare et du 7r, ovatum;

mes spécimens portent encore à leur racine l’épillet du 77. ovatum

dont ils sont issus. Port d'un 77. vulgare dont l’épi serait très ap- :

pauvri ; épillets très ventrus avec des glumes et des glumelles en partie terminées par 3 ou 4 arêtes, comme celles du 77. ovatum, mais plus courtes et plus inégales ; on trouve ailleurs dans un même épi des épillets qui different à peine de ceux du 77r.vulgare et d’autres qui ressemblent presque complétement à ceux du Tr. opätum. ©.

— Juif. RR. Le Gué-du-Loir, aux rochers de St-André, (Rolland).

G. 449. NARDUS (Nard).

Epillets uniflores, solitaires dans chacune des excavations du rachis; glumes nulles; glumelles linéaires, subulées, carénées, aristées, la supérieure un peu obtuse ; 3 étamines ; un seul style à stigmate subulé, pubescent ; cariopse linéaire, canaliculé sur une face, glabre.

1237. N. stricta L. sp. 77; Lefr. cat. p. 29 ; Em. Mart. cat. p 331. (N. raide). — Rhizome brièvement rampant ; chaumes de 1 à 2 décim., très grêles, fasciculés, pubescents ou scabres ; feuilles réunies en faisceaux formant gazon à la base des chaumes, enroulées-sétacées, raides, glauques et pubescentes ; ligule très courte; épis linéaires, dressés; épillets unilatéraux, linéairessubulés, bruns ou violacés, insérés dans une excavation un peu membraneuse du rachis ; glumelle inferieure pubérulente, scabre, trinervée, terminée par une arête dressée, plus courte qu’elle. %,

— Mai, juin. Lieux secs des terrains siliceux. CC. dans les bruyères et le long des chemins dans la Sologne; R. ailleurs : forêt de la Gaudinière.

. * La u 2 .

Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusqu’en Suède, en Islande et en Laponie Caucase; Baïcal.

G. 450. HORDEUM (Orge).

Epillets ternés sur chacune des dents du rachis, tantôt tous formés de 2 fleurs, l’une fertile, l’autre atrophiée et stérile, ou bien les 2 épillets latéraux mâles, l'intermédiaire renfermant seul une fleur fertile; 2 glumes pour chacun des épillets, presque égales, subulées-aristees ; glumelles inférieures arrondies sur le dos, lanceolees-aristées, ou celles des épillets latéraux mutiques; 3 étamines; stigmates plumeux; cariopse adhérent aux glumelles, elliptique-oblong, sillonné sur la face interne et terminé par un appendice velu. — Epillets disposés en épi dense.

4238. HE. murinum L. sp. 126; Lefr. cat. 29; Em. Mart. cat. 328. (O. queue de rat). — Racine fibreuse ; chaumes de 3 à 6 décim., géniculés à la base, ascendants; feuilles pubescentes, à gaine

labre; épis assez gros, à rachis cassant, ciliolé aux bords; épil-

ets latéraux pédicellés, linéaires, mâles, les médians 2 fois plus ros, fertiles ; glumes inégales, celles des épillets latéraux inéaires-subulées, longuement aristées, ciliées sur les bords; glumes des épis fertiles, plus larges, lancéolées-linéaires ; glumelle

inférieure des epillets mâles et des epillets fertiles terminée

par une arête beaucoup plus longue qu’elle, très scabre. ©..

— Mai, juillet, CC. aux bords des chemins, et surtout le long des murs. Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans la Suède méridionale; la région méditerranéenne ; Caucase ; Algérie,

4239. H. secalinum Schreb. Spic. 148: Lefr. cat. 29: Em. Mart. cat. 528. (O. seigle). — Diffère de l’Æ. murinum par ses épis comprimés, moitié plus étroits; par les gaînes des feuilles inferieures qui sont velues ; par la glumelle inférieure des fleurs latérales qui sont linéaires-subulées, mais non aristées; les chaumes sont très grêles et atteignent 8 à 10 décim., les glumelles inférieures dans les fleurs fertiles sont environ de la longueur de leur a!ête. (2).

— Juin, juillet, C. dans les prairies,

Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne, jusqu’en Danemark : Asie- . Mineure ; Caucase; Oural; Altaï; Songarie; Sibérie; Sitcha; Unalaschka Afrique septentrionale,

CONSPECTUS DES ESPÈCES»

Glumelle inférieure des épillets latéraux terminée par une très longue arête ; toutes les gaînes glabres. . . . . . .,.. . .. H. murinum (1738).

Glumelle inférieure des épillets latéraux linéaire-subulée, mais non aristée; gaîne des feuilles inférieures velue . . . , . . . EH. secalinum (1239),

On cultive plusieurs espèces d’orges :

H. vulgare L., à épillets tous fertiles, imbriqués sur 6 rangs dont 4 sont beaucoup plus saillants que les deux autres; la glumelle inférieure est longuement aristée dans les épillets médians, mutique ou très brièvement mucronée dans les epillets latéraux. On ignore d’où cette orge est originaire.

H. hexastichon L. Differe du précédent seulement par ses épillets imbriqués sur 6 rangs, tous également saillants et aristés ; c’est l’espèce la plus généralement cultivée dans l'antiquité ; son origine n’est pas connue.

H. distichum L. Epi plus grêle que dans les espèces précédentes ; épillets placés sur 6 rangs, dont 2 formés par des épillets opposés et fertiles, à glumelles inférieures longuement aristées,et 4 formés d’épillets mâles tres déprimés, étroitement appliqués latéralement sur les épillets fertiles, à glumelles inférieures blanchâtres, mutiques ou très brièvement aristées ; glumes glabres ou soyeuses ; V'H. Zeocriton ou Orge en éventail, n’en est qu’une variété à épis plus gros, plus serrés et dont les arêtes sont plus étalées. L’H. distichum à été trouvé à l’état sauvage par divers voyageurs, dans l'Arabie Pétrée et dans le voisinage de la mer Caspienne.

ACOTYLÉDONES VASCULAIRES

FAM. XCI. FILEICES. Juss. ASS |

FOUGÈRES, <e-"

Sporanges placés à la face inférieure des feuilles et rapprochés en groupes (sores) arrondis, ou ovales, ou linéaires, droits Où courbés, nus ou recouverts d'une membrane (indusie), fixée laté= ralement ou par le centre, sessiles ou pédicellés, presque toujours - A. entourés, complétement ou incomplétement, d’un anneau éiasti=

ue vertical ou oblique; déhiscence s’effectuant tantôt par une

ente transversale (Osmunda), tantôt vers le milieu par une fente longitudinale (Polypodium), plus rarement en deux valves (Opho= glossum, Botrychium); spores très nombreuses dans chaque Sporange, ovales avec une seule strie,ou tétraèdres-globuleuses avec 3 stries rayonnant du sommet. — Plantes vivaces ( dans notre région), à tige rhizomateuse ou plus rarement dressée et formant + un tronc épais ; feuilles (frondes) simples ou plus ou moins divisées, à pétiole ordinairement pourvu d’écailles membraneuses, surtout vers la base; à l’exception des genres Botrychium et « Ophioglossum, toutes les espèces ont leurs jeunes feuilles enroulées en crosse. à

Observ. I. — Les spores en germant donnent naissance à une petite expansion foliacée triangulaire-cordiforme appliquée sur le sol et qui porte à sa face inferieure, sous forme d'organes cel: luleux, des anthéridies et des archégones ; c’est la première. génération des Fougères: les anthéridies, toujours très nombreuses et placées en arrière, sont subglobuleuses et renferment des cellules qui contiennent des filaments roulés em q spirale, munis au sommet de cils vibratiles et qui sont doués de mouvement spontanés (anthérozoïdes). Les archégones, placées en avant et presque toujours en très petit nombre, sont ovoides et renferment une cellule qui, sous l'influence des anthérozoïdes, reproduit la jeune plante sous la forme frondifère, la seule qui soit étudiée ici; cette forme de deuxième génération, comme l'ont. $ appelée quelques auteurs, est exclusivement sporifère et ne pré sente jamais d’anthéridies ni d’archégones. Les trois familles

pe EE

suivantes ont également une double génération, se produisant sous une forme analogue. *

Observ. II. — La présence ou l'absence d’une indusie est d'une grande importance pour la détermination des genres et quelquefois même pour reconnaître l’espèce ; mais l’appendice membrapeux qui la constitue étant souvent très caduc ou se déformant por tement, on doit l’observer sur les jeunes sores et quelque ois dès l’origine de leur formation. | LEA

On distingue deux sortes d’indusies ; l’une (indusie vraie) naît sur la face inférieure de la feuille et le plus souvent provient d’une nervure ; l’indusie vraie est toujours dépourvue de stomates (Aspidium, Asplenium). L’indusie fausse, qui s’observe seulement

P* PRA, ! sd am? -

No.”

< Cf "Pr E> x

4 dans les genres dont les sores sont marginaux (A diantum), est + qu’une dépendance du parenchyme de la feuille ; elle est toujours LARAENUe de stomates.

TABLEAU DES GENRES

td > L2 à A. Groupes de sporanges, ou sores, modifiant peu ou point É - la forme de la feuille fertile.

TE a. Sores dépourvus d'indusie.

x Sores arrondis, non entremêlés d’écailles. , , . ., ., . POLYPODIUM. 451,

de Sores allongés, entremêlés de nombreuses écailles rousses. . . ;. : CETÉRACH. 152,

% É D, Sores pourvus d'une indusie ou recouverts par un repli du bord de la feuille,

æ- + Sores linéaires ou oblongs ou presque arrondis, mais alors PC” marginaux,

. À Sores marginaux. ”

M patan-repli de Je fouille... ... .°... 2.2.5: ADIANTUM 0 06 0e

__ Sores formant sur le bord des segments de la feuille une ligne non ri E * #; . . .

interrompue et recouverte par une indusie vraie. , . , , , PTERIS. 451.

a 5 Sores disjoints, transversalement ovales ou suborbiculaires, recouverts

* * Sores non marginaux.

Sores formant de chaque côté de la nervure médiane des segments de la feuille une seule ligne continue et parallèle à cette nervure, , , . BLECHNUM. 455.

30 . Sores petits, oblongs, droits ou courbés; feuilles 1-2 pinnées. , , , .

a ASPLENIUM. 456, __ Sores grands, placés dos à dos ct obliques par rapport à la nervure 52 médiane; feuilles entières. .. »« à. « « « SCOLOPENDRIUM.. 457. - ? a +7 Sores arrondis, jamais marginaux.

L Indusie promptement caduque, en forme de coupe placée sous le sore Le

__ aqw’elle recouvre incomplétement. , . ,. . , ., , CYSTOPTERIS. 458. ME __ Indusie orbiculaire fixée par le centre au milieu du sore, ou réniforme S "#5 “a alors: fixée par un pli, .:, 7,4, dote ASPIDUUM: 5 ASE

À / ” d : À Roi X. Groupes de sporanges modifiant complétement la Re. se feuille ox portion de feuille fertile qui les porte Eu LE P q FE * $ , sr

Gi gé ” :

> Fe formant une panicule terminale ou plus rarement modifiant quel- HU 4 ques portions intermédiaires de {la feuille ; plante très grande, . , , . SDS

opposée à la feuille stérile ; ; petite plante à feuille pinnatipartite. . , . - , BOTRYCHIUM. 464.

e Sores formant un épi linéaire, opposé à la fronde stérile ovale-subcordi- d'a, ë forme, (rés RETENU ANS CRE. 1: OPHIOGLOSSUME ue, = ER

M. POLYPODIACEÆ. — Groupes de sporanges placés à la face inférieure de feuilles non déformées, sporanges entourés dun anneau vertical et s'ouvrant vers le milieu pour laisser

sortir les spores par une fente transversale,

G. 451. POLYPODIUM (Polypode).

Sporanges formant des groupes arrondis placés sur le sommet

Fr. rt

épaissi du rameau interne de la nervure secondaire; indusium ;

nul.

1210. P. vulgare L. sp. 1544; Lefr. cat. 29; Em. Mart. cat. p. 334. (P. commun). — Rhizome tracant, couvert de petites écailles brunes; pétiole glabre, allongé; feuilles persistant pendant l'hiver, atteignant 1 à 3 décim., lancéolées-oblongues, coriaces, glabres, pinnatipartites, à segments rapprochés, alternes, obtus

ou un peu aigus, entiers sur les bords ou denticulés; veines

secondaires bi-trifurquées, à rameaux épaissis au sommet et transparents, n’atteignant pas le bord; sores placés sur deux rangs parallèles à la nervure moyenne des segments. %

— Juin, novembre. C. sur les vieux murs, les troncs d'arbres et dans les fossés des bois.

Distrib. géogr, — Toute l'Europe ; Asie-Mineure; Caucase: Sibérie Kamitschatka ; Japon ; Algérie; Canaries ; Cap de Bonne-Espérance ; Amérique septentrionale; Sandwich.

G. 452. CETERACH (Cétérach).

Sores allongés, entremêlés d’écailles membraneuses rousses, ovales-lancéolées ou linéaires.

1241. €. officinarum Willd. sp. 5. p. 135; Lefr. cat. p. 29; Em. Murt. cat. p. 5314. (C. oficinal). — Rhizome épais, court, ascendant; feuilles longues de 5 à 15 cent., d’une consistance épaisse,

giabres, d’un vert foncé en dessus, pinnatipartites, à segments

alternes, ovales-arrondis; pétiole court, couvert d’écailles rousses,

semblables à celles qui recouvrent la face inférieure de la feuille;

sores allongés, disposés obliquement sur la nervure médiane. %.

— Mai, octobre. Rochers, vieux murs. AR.’Romorantin, contrefort méridional de l’église Saint-Fiacre et puits du jardin de l’hospice (Em. Martin); Villeherviers, murs du cimetière !; Maray, murs de l’église !; Mur, à la Morinière! ; Chémery ! ; les Montils!; Cheverny, murs du château! ; Cour-Cheverny, à Beaumont. AC. à Blois, sur les murs ; les rochers Saint-Victor et la Chaussée ! ;

Saint-Léonard, rochers de la vallée de Sermaise (Goussard) ; murs du cime-

tière de Lancé (Em. Desvaux} ; Mondoubleau et Baillou (Legué).

Distrib. géogr. — Europe australe, occidentale et centrale; Caucase Himalaya.

G. 453. ADIANTUM (Capillaire).

Sores tout-à-fait marginaux, disjoints, arrondis ou transversalement ovales, placés au sommet des nervures et recouverts par une fausse indusie formée par le bord infléchi de la feuille.

1242. Ad. Capiilus Veneris L. sp. 1553; Lefr. cat. p. 3). (C. cheveux de Vénus) — Rhizome rampant couvert de petites écailles noirâtres ; pétiole grêle, allongé, glabre, luisant, d’un beau noir ; feuilles de 1 à 3 décim., bipinnatiséquées, à segments secondaires pétiolulés, obovés-cunéiformes, inéquilatères, au moins aussi larges que longs, entiers sur les côtés, crénelésincisés au sommet, à lobules inégaux, tronqués : veines flabellées, bi-trichotomes ; sores assez écartés, placés sur des lobules qui se replient et les recouvrent. %.

— Juin, sept. RR. La Chaussée Saint-Victor, dans le premier puits à droite en venant de Blois! (Lefrou) ; Cellettes dans la fontaine de Montrion! (id). -— C’est le point de la France le plus septentrional où la plante ait été observée.

Distrib. géogr. — Tcute la région méditerranéenne; s’avance dans l’Europe centrale, jusque dans le Tyrol, et occidentale jusqu’en Irlande ; Asie tropicale et subtropicale ; Japon; Afrique ; Océanie ; Antilles; Mexique.

G. 454. PTERIS (Ptéride).

Sores Confluents en une seule ligne continue presque marginale ; indusie libre du côté interne.

1243. P. aquilina L. sp. 1533; Lefr. cat. p. 30; Em. Mart. cat. p. 342. (P. aigle). Vulg. Fougère femelle. — Rhizome d’abord perpendiculaire puis longuement rampant ; feuilles très grandes, atteignant 8-15 decim., largement ovales-triangulaires dans leur pourtour, 3-4 fois pinnatisequées, assez coriaces, d’un vert pâle; pubescentes en dessous; segments du deuxième ou du troisième ordre subopposés, lancéolés-linéaires, divisés presque jusqu’au rachis en lobes lancéolés-obtus, étroitement confluents à la base, entiers ou plus rarement denticulés, avec les bords infiéchis en Si dessous ; indusie parallèle au bord des lobes des feuilles près duquel elle se produit. %. =

— Juillet, septembre. CC dans les bois, les pâtureaux et les champs des terrains siliceux.

Distrib. géogr. — Toute la région tempérée et subtropicale du globe.

En faisant une section un peu oblique à la base des pétioles du Pt. aquilina, on voit que la disposition des faisceaux ligneux

rappelle assez bien les formes du double’aigle héraldique; c’est là l’origine du nom de cette espèce.

G. 455. BLECHNUM (Blechnum),

Sores formant deux lignes continues (une de chaque côte), pa- à rallèles à la nervure médiane et placées à peu près à égale dis- Sa)

céolées-linéaires dans leur pourtour, pinnatiséquées, à segments A

tance entre cette nervure et le bord de la feuille, d'abord ul à

fait distinctes, puis confluentes et recouvrant toute la surface du limbe un peu déformé ; indusie libre du côté interne. à SF À

12414. B1. Spicant Roth. Tent, I, p. 44. Em. Mart. cat. pa "a 341. (BL. en épi). — Rhizome épais. oblique, couvert d’écailles noi râtres, produisant des feuilles fertiles et des frondes stériles de 2 à 6 décim., coriaces, glabres, d’un vert pâle, étroitement lan-

entiers, seulement un peu denticulés au sommet, rapprochés,

confluents à la base, lancéolés-linéaires, obtus, les inférieurs plus PS courts et devenant presque arrondis, souvent déjetés ; feuilles fertiles moins nombreuses que les feuilles stériles, souvent plus ) élevées, à segments plus étroits, linéaires et plus écartés ; pétiole » TRE parsemé d’écailles brunes, beaucoup plus court que le imbe. %. 1. AR

— Juillet, septembre. Fossés humides etombragés, bords des ruisseaux, terrains 8 L spongieux. AC. dans la partie S.-E. de la Sologne, surtout sur la commune de #1 Souesmes ; plus R. ailleurs : Vouzon; Chaumont-sur-Tharonne ; Saint-Viâtress la Ferté-Imbault ; Salbris ; Veilleins, dans un fossé au S, de l'allée de Chaste- | nay ; Mur, fossé au-dessous de la Roche (Em. Martin); forêt de Boulogne, fon= taine et fossé parallèle à l’allée de la Duchesse, à gauche en allant au poteau de Châtillon ! ; forêt de Blois, allée de Louis XII près du carrefour de Valentine de Milan ; Chauvigny, dans la forêt de la Gaudinière sur les bords du ruisseau de Gratteloup !. |

Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusqu’en Laponie ; Caucase ; Kamtschatka; à. Japon; Açores et Canaries; N.-0: de l'Amérique. -

G. 456, ASPLENIUM (Doradille).

Sores linéaires ou oblongs, épars sur les nervures sccenÉ ou en séries régulières, droits ou courbes en crochet; indusie libre par le bord interne. |

1245. Aspl. Frichomanes L.sp. 1540, Lefr. cat. p.80; Em. pa: Mart. cat. p. 339. (D. polytric). — Rhizome épais, court, cespiteux, & couvert d’etroites écailles noirâtres ; feuilles glabres, de 5 à 15 cent., étalées, linéaires dans leur pourtour, membraneuses, d'un vert foncé, pinnatiséquées; segments nombreux, petits (3 à Gmills de long.), ovales-arrondis, tronqués ou très brièvement atténués à la base, finement crénelés, les inférieurs non décroissants ; pétiole très "court, d’un noir d’ébène, luisant ainsi que le rachis, celui-ci très étroitement marginé entre les segments, sores oblongs, droits, d’abord assez distinctement bisériés, à la fin FAEy 2 Ep indusie à bords entiers ou peu distinctement créne- Re es. ou 72

— Mai, septembre, Murs et rochers ombragés. C. T=; Distrib. géogr. — Toutes les régions tempérées et subtropicales du globe, :

1246. Aspl. Ruta-muraria L. sp. 1541; Lefr. cat. 30; Em. Mart. cat. pe. 339. (D. Rue des murailles). — Rhizome M 3 feuilles de 5 à 15 cent., ovales-triangulaires dans leur pourtour coriaces, d’un vert foncé, 2 2-3 pinnatistquées (ou plus raremen simplement pinnatiséquées), à segments primaires peu nombreux, pétiolés, alternes; segments du dernier ordre Foro OÙ où 4

largement obovales, à base cunéiforme entière, crénelés ou dentés antérieurement, pétiole souvent plus long que le limbe, brun et 27 parsemé de grosses glandes à la base, vert dans sa partie supé-

rieure, ainsi que le rachis; sores droits, allongés, bisériés, d’abord . distincts, puis confluents et recouvrant toute la face inférieure de . la feuille ; indusie ciliée sur les bords. %. |

— Toute l’année. C. sur les vieux murs et sur les rochers. Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans la zone arctique ; Himalaya ; Algérie ; Etats-Unis.

1247. Aspl. Adiantum-nigrum L. sp. 1511; Lefr. cat. p. 30, Em. Mart. cat. p. 310. (D. Adiante noir). — Rhizome épais, e oblique ; feuilles longues de ? à 4 décim., coriaces, glabres, lan- ve céolées-triangulaires dans leur pourtour, 2-4 pinnatiséquées ; segments primaires pétiolulés, ovales et souvent acuminés ; segments z du dernier ordre obovales ou oblongs, cunéiformes à la base, bordés au sommet de dents aiguës ; pétiole souvent plus long que le limbe, lisse, très luisant, noir dans sa partie inférieure; sores oblongs, droits, assez promptement confluents ; indusie à bords entiers. %,.

— Mai, septembre. Haies, fossés ombragés, et quelquefois dans les puits ‘et sur les vieux murs. C.

L'un

Distrib, géogr. — Europe tempérée et occidentale ; Himalaya ; Sibérie, Acores et Canaries ; Algérie ; Cap ; îles Sandwich ; Amérique sept. é

Observ. — L’Aspl. lanceolatum Smith, a été signalé par Lefrou, cat. p. 30, aux Grouëts près Blois, dans une haie, par les Hauts | et près du climat du Bois blanc; par Blanchet, dans la forêt de “+ Blois , à l'extrémité de l'allée de Bury, sur le chemin de Chambon. Boreau a reproduit ces deux localités dans la Flore du Centre;

mais la plante n’y ayant point été retrouvée, malgre des recher- * ches réitérées, je n’ai pas cru pouvoir admettre son existence en 2 Loir-et-Cher. L’Aspl. À diantum nigrum est une espèce fort variable w et j'en ai observé des formes très diverses à la localité même indi- Le quée par Lefrou, notamment la variété remarquable qui constitue F4

VAspl. serpentini, des auteurs. L’4spl. lanceolatum est d’ailleurs une plante qu’on ne trouve guère que sur les rochers, et la nature argileuse du sol, aux Grouëts et dans la partie citée de la forêt de Blois, ne permet pas de croire qu’on l’y ait rencontré réellement; il est du reste facilement distinct de l’Aspl. À diantum nigrum, 2 par la forme générale de sa feuille qui est atténuée, décroissante CA dans sa partie inférieure et non pas triangulaire, avec les segments primaires inférieurs plus longs que les autres.

1248. Aspl. Filix-fomina Berhn. in Schrad. Journ. I. pars..

2, p. 27, tab. 2, fig. 7; Em. Mart. Cat. p. 838. Athyrium Filix fœ- ur. mina Roth.; Lefr. cat. 29. (D. fougère femelle). — Rhizome épais, ri cespiteux ; feuilles de 5 à 12 décim.., lancéolées, atténuées à la base "4070 dans leur pourtour, un peu molles, d’un beau vert, bipinnatisé- #1

quées ; segments primaires lancéolés-acuminés, les inférieurs plus écartés et 2-4 fois plus petits que les moyens, tous sessiles ; ” segments secondaires lancéolés-obtus, incisés-lobulés, à lobules tronqués et dentés au sommet ; pétiole jaunâtre, plus court que le limbe, couvert à la base d’écailles fauves lancéolées-subulées ; sores en partie droits, en partie courbés en crochets sur un mème segment; indusie finement fimbriée sur les bords, caduque. %.

— Juin, octobre. Bois humides, buissons, surtout dans les sols tourbeux, AC.

pret à

Pass, + Ce fl 2

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dans toute la Sologne, jusqu’à Cheverny et Cour-Cheverny ! ; vallée du Beuvron! ;

forèt de Boulogne! ; forèt de Blois! ; AC. autour de Mondoubleau (Legué).

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’à la zone arctique ; Himalaya :

Kamtschatka ; Japon ; Amérique du Nord, jusqu’à Sitcha et dans le Labrador ; Amérique mérid.

Plante peu variable dans notre régivn; M. Em. Martin a trouvé sur les bords du ruisseau de la Grange, commune de Saint-Loup, une forme à segments secondaires très inégaux et hordés de dents profondes et acuminées ; cette forme remarquable paraît être la var. Bb. dissectum Th. Moore. — Cf. Milde, Fil. Europ. p. 51.

CONSPECTUS DES ESPÈCES,

Feuilles 2-4 fois pinnatiséquées. . .. ... 0 2, Feuilles pinnatiséquées, à sezments entiers. , . . . . . . . . . Aspl. frichomanes (1245).

leur partie inférieure. . ,. Aspl. Filix-fomina (1248).

Feuilles oblongues-lancéolées dans leur pourtour, atténuées dans Feuilles triangulaires-deltoïdes dans leur pourtour, à segments primaires inférieurs au moins aussi longs que les moyens. . . 3. { Feuilles de 5 à 13 cent., à pétiole vert; segments du dernier ordre obovales-arrondis . ou cunéiformes-rhomboïdaux, indu-

sie fimbriée. ... . .. AMspl. Ruta-muraria (1246).

3, E £ Feuilles de 2 à 4 décim., à pétiole noir, luisant; segments du

dernier ordre oblongs ou étroitement obovales ; indusie entière sur les bords . .. Aspl. Adiantum-nigrum (1247).

G. 457. SCOLOPENDRIUM (Scolopendre).

Diffère des Asplenium par ses sores très grands, formant des groupes oblongs ou linéaires, placés dos à dos entre deux veinules et promptement confiuents de facon à simuler un seul groupe oblique sur la nervure médiane; indusies d’abord conniventes au-dessus des sores, puis s’écartant de chaque côté et paraissant

constituer une indusie bivalve.

1249. Sc. officinale Sm. Act. Taur.5, p.410, tab. 9 ; Lefr. cat. 30; Em. Mart, p. 340. (Sc. oficinal). — Rhizome cespiteux, feuilles de 2 à 6 décim., d’un veït pâle, un peu épaisses, parsemees d’écailles linéaires en dessus, et en dessous sur les nervures, entières, souvent avec les bords ondulés, étroitement lancéolées, en cœur à la base avec 2 oreillettes convergentes ; pétiole pius court que le limbe, brun, luisant, couvert à la base d’écailles rousses lancéolées-linéaires ; sores longs de 6 à 12 mill.; indusies entières sur le bord, disparaissant assez promptement. %.

— Juin. octobre, AC. dans les puits ; R. dans les fossés et sur les pentes des bois couverts : ravins des bois montueux avoisinant Chaumont-sur-Loire:

Distrib. géogr. — Europe centrale et occidentale; Caucase; Perse; Japon; Madère ; Amérique du Nord.

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G. 458. CYSTOPTERIS (Cystoptéride).

Sores arrondis, petits, placés à la base des lobules, incomplétement recouverts par une indusie en forme de coupe fixée par sa base un peu au-dessous d’eux et très promptement détruite.

1250. €. fragilis Berhn., in Schrad. Journ. I, pars. 2, p. %; Em. Martin, cat. p. 338. (C. fragile). — Rhizome horizontal, court, recouvert au sommet d’écailles fauves lancéolées-acuminées ; feuilles de 1 à 4 décim., d’un vert-pâle, molles, lancéolées-oblongues dans leur pourtour, 2-3 pinnatiséquées, un peu décroissantes à la base; segments primaires subsessiles, ovales ou lancéolés, la paire inférieure souvent plus écartée; segments secondaires ovales, très étroitement confluents à la base, plus ou moins profondément incisés, à lobules denticulés ; pétiole grêle très fragile, quelquefois presque aussi long que le limbe; indusie denticulée sur le bord. %.

— Juin, septembre. Rochers, murs, ravins et fossés ombragés, R. Saint- Loup, ravin au bas de la route de Sauveterre à Saint-Loup, près de Sauveterre ! (Em. Martia); parc de Cheverny, sur les pierres de la petite cascade! ; Saint- Secondin, chemin creux de Molineuf (Rimboux) ; forêt de Blois, allée de la Loire ! ; C. à Villebarou, dans les puits de Francillon (Séjourné) ; Mondoubleau, entre les carrières de Brue et la route ae Mondoubleau. (Em. Desvaux).

Distrib, géogr. — Les régions tempérées et la zone subtropicale de tout le globe.

G. 459. ASPIDIUM (Aspidie).

sores arrondis, épars ou en série régulière ; indusie orbiculaire et fixée par le centre, ou réniforme et insérée sur la feuille par un pli oblique.

1251. Asp. aculeatum Doell. Rh. fl. p. 20; Em. Mart. Cat. p. 399. Polystichum aculeatum Roth.; Lefr. cat. p. 29. (A sp. mucroné). — Rh1z0ome épais, couvert d’écailles rousses, ovales-lancéolées entremêlées d’autres écailles très étroites, linéaires-subulées, abondantes surtout sur le rachis; feuilles de 4 à 8 décim., raides, d’un beau vert, oblongues-lancéolées dans leur pourtour, un peu décroissantes dans leur partie inférieure, bipinnatiséquées, à segments primaires lancéolés, sessiles, très nombreux, rapprochés ; segments secondaires obliquement ovales ou oblongs, tous ou au moins les inférieurs, tronqués ou très rétrécis à la base et comme pétiolulés, avec le côté supérieur souvent auriculé, bordés de dents inégales, toutes ou la terminale assez longuement aristée; pétiolé très écailleux, toujours beaucoup plus court que le limbe; indusie orbiculaire, fixée par lecentre. %. ;

a. lobatum Kunze F1. 1. Bot. Zeit. (1818), p. 356. Asp. aculeatum, var.

vulgare Gren. et Godr, F1. fr. III, 630; Em. Mart. cat. p. 335. Asp. :

lobatum Sw.; Asp. Pluknetii Loisel. — Segments secondaires obliquement ovales, les inférieurs seulement (sur chaque segment primaire), rétrécis à la base, auriculés, tous terminés par une soie assez longue,

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