‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 243 sur 265 · SE SES · texte numérisé non relu

SE SES

b. aculeatum Kunze loc. cit. p. 359; Gren. et Godr, loc. cit.; Asp. q

aculeatum Smith; Asp. angulare Sm. — Segments secondaires tous (sauf les 3 ou 4 supérieurs) très distinctement pétiolulés, tronqués à la

base parallèlement au rachis, à dents toutes à peu près également : |

aristées,

— Juin, sept. Ravins ombragés. AR. var. a : Saint-Julien dans un bois au S. de la route de Saint-Loup, vis-à-vis Olivet (Em. Mart.); Saint-Loup, bords du ruisseau de la Grange (id.) ; Maray, ravins bordant la route entre les Gouards et Maray (id.); bois de Roquelane (Legué); haie à Savigny (Em. Mrtin) ; Sargé! ; la var. b,: Saint-Loup, bords du ruisseau de la Grange et dans un bois de la côte du Cher entre Saint-Loup et Sauveterre (Em, Martin) ; ravins des bois entre Candé et Chaumont-sur-Loire |! ; bois des coteaux de la Cisse à Orchaise!s ravins de la forêt de Blois !. Montoire, Trôüô, dans les ravins (Séjourné).

Distrib. geogr, — urope australe et moyenne; Asie-Mineure ; Caucase : Himalaya ; Japon ; Algérie; Abyssinie ; Amérique sept.

1252. Asp. Fhelipteris Sw. Syn. fil. p. 50. Polystichum Thelipteris Roth.; Lefr. cat. 29; Em. Mart. cat. 355. (Asp. T'helipteris),. — Rhizome longuement rampant, grêle; feuilles de 3 à 10 décim., d’un vert pâle, les stériles un peu molles, les fertiles peu nombreuses, toutes complétement glabres, ovaleslancéolées dans leur pourtour, peu ou pas décroissantes à la base, bipinnatiséquées ; segments primaires sessiles, lancéolés ; segments secondaires un peu aigus, tous confluents par une base non rétrécie, entiers sur les bords ou très peu distinctement crénelés; pétiole grêle, d’un jaune paille, glabre ainsi que le rachis, souvent plus long que le limbe; sores d’abord disposés sur deux lignes parallèles, mais promptement confiuents et couvrant alors toute la face inférieure des segments dont les bords sont repliés en dessous; indusie réniforme, fixée par un pli latéral, glanduleuse sur les bords, très caduque. %.

— Juin, sept, Lieux tourbeux et marécageux. AC. dans l’arrondissement de Romorantin; plus R. ailleurs : Chôtillon-sur-Cher, dans les prés marécageux de la rive droite de la Sauldre, en amont de la Cave ! (Em. Martin) ; Cheverny, sur la route de Contres, au Pont-Rouge ! ; Cour-Cheverny, au bas du bois de Lavau | ; prairies spongieuses du Beuvron, depuis Neung jusqu’à Seur ! ; Neuvy, dans les marais de Malpalu ! ; prairies tourbeuses de la Cisse à Saint-Lubin, Orchaise, Saint-Secondin !; Marchenoir ! ; dans un fossé à gauche de la route de Saint-Laurent (Goussard) ; prairie du Loir à Sougé.

Distrib, géogr, — Toute l’Europe australe et moyenne ; Sibérie ; Himalaya ; Japon; Afrique australe; Nouvelle-Zélande ; Etats-Unis,

1253, Asp. Oreopteris Sw. Synops. fil, p. 50. (Asp. de monta-

ne). — Rhizome épais, oblique ; feuilles de 3 à 8 décim., molles, d'un vert pâle, parsemées en dessous de petites glandes jaunes un peu odorantes qui disparaissent plus où moins par la dessiccation, lancéolées ou ovales-lancéolées dans leur pourtour, tres décroissantes à la base, bipinnatiséquées ; segments primaires sessiles, lancéolés, à l’exception des inférieurs qui sont ovales -8-5 fois plus courts que les moyens, tous largement confluents par une base non rétrécie, très obtus, entiers ou un peu crénelés, très étroitement cartilagineux et finement ciliolés sur les bords ; pétiole court, parsemé de paillettes étroites et de glandes sur les côtés ; rachis glabre; sores régulièrement bisériés, jamais confluents ; bords des segments fertiles non repliés en dessous ; In-

dusie glanduleuse, promptement caduque, réniforme, fixée par un pli-lateral. %.

— Juillet, août, Bois montueux. RR, Forêt de Blois, dans l’allée de la Loire! (Mathonnet) ; allée d'Anne de Bretagne, à gauche en allant de la route d’Herbault au carrefour Louis XII ; allée de Louis XII, non loin ‘du carrefour de Valentine de Milan ! et en continuant cette même allée, à 300 m. environ du carrefour, sur la pente abrupte qui déscend au climat de la Charmoise, -- Cette belle espèce a presque disparu des localités citées ici; mais elle sera très probablement retrouvée sur des points moins exposés aux déprédations.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et occidentale, depuis la Norwège jusqu’en Portugal ; Grèce ; Asie-Mineure,

1254. Asp. Filix mas. Sw, Synops. fil. 55. Polystichum Filix mas Roth.; Lefr. cat. 29; Em. Mart. cat. p. 336. (Asp. fougère mâle). — Rhizome épais, brièvement rampant, couvert d’écailles rousses, ovales-lancéolées ; feuilles de 6 à 10 décim., assez raides, glabres, lancéolées-oblongues dans leur pourtour, atténuéesdécroissantes inférieurement, bipinnatiséquées; segments primaires très nombreux, sessiles, lancéolés-acuminés, les inférieurs 2-4 fois plus courts que les moyens; segments secondaires très rapprochés, étroitement confluents par une base non rétrécie, arrondis au sommet et bordés de petites dents mutiques; pétiole d’un jaune paille, court, écailleux ainsi que le rachis; sores bisériés, occupant ordinairement la moitié supérieure de la fronde; indusie réniforme, fixée par un pli latéral, glabre. %,.

— Juin, septembre. Bois, haies, coteaux couverts. C.

Distrib. géogr. — Les régions tempérées de tout le globe.

Le Polystichum Callipteris Lefr. cat. p. 29, est, d'après Boreau, une forme de l’Asp. Filix mas, à feuilles étroitement lancéolées et dont les segments secondaires sont assez profondément incisés.

1255. Asp. spinulosum Sw. Syn. fil. p. 54 Polystichum spinulosum DC. F1. fr. II, p. 361; Lefr. cat. 29; Em. Mart. cat. p. 996. (Asp. spinuleuse). — Rhizome épais, oblique; feuilles de 6 à 10 décim., un peu molles, d’un vert pâle, glabres, lancéolées-deltoïdes dans leur pourtour, ne décroissant pas dans leur partie inférieure,3-quadripennatiséquées; segments primaires tous sessiles, lancéolés ou lancéolés-deltoïdes, les inférieurs toujours plus écartés et à peu près aussi longs que les moyens, quelquefois plus longs; segments secondaires rétrécis-tronqués à la base, subpétiolulés ; segments du dernier ordre bordés de dents très aiguës, finement aristées ; pétiole écailleux ainsi que le rachis, assez long, mais toujours plus court que le limbe; sores petits, bisériés; indusie réniforme, fixée par un pli latéral, glabre. %.

— Juin, septembre. Bois couverts et très humides, surtout dans le voisinage des ruisseaux; buissons des lieux tourbeux, C. dans la Sologne, la vallée du Beuvron, du Cosson, de la Cisse; le Perche; Souday ; Sargé,

Disirib, géogr. — Toute l’Europe, jusque dans la zone arctique; Himalaya ;

Mandchourie; Sitcha ; Amérique méridionale.

La forme des feuilles est très variable, mais elles sont toujours lancéclées-deltoïdes, triangulaires dans leur pourtour et jamais sensiblement décroissantes dans leur partie inférieure; les segments primaires inférieurs sont aussi toujours plus écartés que les autres.

CONSPECTUS DES ESPÈCES. ue.

Segments secondaires des feuilles (au moins les inférieurs) trons

qués à la base, adhérant au rachis par un court pédicelle, , 2.

1. | | Segments secondaires adhérant au rachis par une base non

rétrécie, confluents entre eux. « «+ 1° «0 14 + «nie 3.

dans leur partie inférieure; segments secondaires seulement

dentés, .. ..,. «+... .. Asp. aculeatum (1251).

j; Feuilles deltoïdes-lancéolées, à segments primaires inférieurs

aussi longs que les moyens; segments secondaires profon-

Feuilles oblongues-lancéolées dans leur pourtour, décroissantes | dément incisés, , . . . . .« Asp. spinulosum (1255).

Rachis des feuilles dépourvu d’écailles. , . .... so... 4. Rachis écailleux. . , . , .. . . Asp. Filix mas (1254).

Feuilles parsemées en dessous de petites giandes jaunes odorantes; segments primaires inférieurs beaucoup plus courts

; que les moyens, ovales, . , , Asp. Oreopteris (1253). Feuilles dépourvues de glandes en dessous ; segments primaires

inférieurs aussi longs que les moyens ou seulement un peu plus courts, ,,..,..,..,. Asp. Fhelipteris (1252).

es tin

BB. OSMUNDACEZÆ. — Sores formant une panicule au sommet de la feuille qwils déforment complétement ; sporange s'ouvrant de la base au sommet par une fente longitudinale; anneau très court ; feuilles hAeeS en crosse durant la préfoliation.

G. 460, OSMUNDA (Osmonde).

Caractères de la tribu.

1256. Gsm. regalis L. sp. 1521; Lefr. cat. p. 29; Em. Mart. cat. p. 332. (Osm. royale). — Rhizome épais, oblique ; feuilles de 6 à 20 déciin., coriaces, d’un vert clair, glabres, largement ovales dans leur pourtour, bipinnées ; segments primaires subsessiles, ovales-lancéolés, segments secondaires, lancéolés, obtus, tronqués et quelquefois un peu auriculés à la base, inégaux; pétiole toujours plus court que le limbe, glabre ainsi que le rachis; sores placés sur le bord de la feuille, qu’ils rendent d’abord comme lobulée, et qu’ils recouvrent ensuite complétement, simulant alors un épi.

— Juin, août. Bois tourbeux, marais. AC. dans toute la Sologne, jusqu’à Gy, et dans la vallée du Beuvron, jusqu’à Tour-en-Sologne et dans les parties tourbeuses de la forêt de Boulogne; R,. ailleurs : forêt de Blois, allée de Louis XII, près du carrefour de Valentine de Milan! ; Chauvigny, dans la forèt de la Gau # dinière, sur les bords &u ruisseau de Gratteloup! (Rolland). | E,

Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusqu'en Suède ot en Norwège; Asie= Mineure ; Inde et Himalaya ; Chine ; Japon ; Afrique sept. et australe; Mada gascar ; Maurice et Bourbon ; Amérique.

NA ï ‘

Observ. — Il n’est pas rare de rencontrer, sur diverses parties de la feuille, des segments incomplétement envahis par les sporanges et alternant avec d’autres qui sont tout-à-fait stériles ; quelquefois, vers le milieu de la feuille, tous les segments inférieurs d’un segment primaire sont seuls fertiles et tout le reste de la feuille est stérile; au Japon les feuilles sont presque constamment ou entierement stériles, ou entièrement fertiles.

€. OPHIOGLOSSEÆ. — Deux feuilles opposées, l’une stérile, l’autre fertile et complétement déformée, réduite au rachis; sporanges beaucoup plus grands que ceux des espèces des tribus précédentes, s’ouvrant transversalement en deux valves et dépourvus d’anneau. — Feuilles non enroulées en crosse durant la préfoliation.

G. 461. BOTRYCHIUM (Botryche).

Sporanges non connés entre eux, formant une panicule ovale. .

1257. B. Lunaria Sw.in Schrad. Journ. If, p. 110.(B. Lunaire), — Rhizome court, écailleux au sommet, à racine fibreuse, que}quefois radicant, produisant chaque année une feuille stérile

accompagnée d’une feuille fertile; feuille stérile placée vers le

milieu de la plante, glabre, coriace, oblongue dans son pourtour, pinnatiséquée, à segments opposés, rhomboïdaux ou semilunaires, subsessiles, tronques ou un peu échancrés à la base parallèlement au rachis, souvent denticulés au sommet ; sporanges disposés en panicule ovale. %.

— Mai, juillet. Lieux secs et herbeux. RR. Couture, dans une bruyère au : dessus des carrières de la Ribochère!. Un seul individu,

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans la Russie arctique; mais plus répandu dans la région subalpine ; Asie-Mineure; Kamtschatka ; Amérique sept. et australe ; Tasmanie.

G. 462. OPHIOGLOSSUM (Ophioglosse).

Sporanges connés entre eux, distiques, formant un épi linéaire.

1258. Oph. vulgare L. sp. 1518; Lefr. cat. p. 29; Em. Mart. cat. p. 332. (Oph. vulgaire). — Rhizome court, pourvu de fibres $toloniferes et produisant chaque année une feuille ovale-lancéolée, très entière, presque arrondie à la base, épaisse, d’un vert pâle, à nervures anastomosées (visibles seulement après la dessiecation) ; feuille fertile, dépassant à la fin la feuille stérile. %.

.— Mai, juin. Prairies humides, bruyères. AR. Pruniers, pré de la cure! (Rimboux), bruyères de Longuevillé et pâtureau de la Cornuère (Em. Martin); Villefranche-sur-Cher, pré de l’Escouriou ; Lanthenay, pré de la rive gauche de

la Nasse, derrière la tuilerie ; Chambord, rive droite du C'osson, près du pavillon

d’'Huisseau (Monin); Cour-Cheverny, prés au bas du bois de Lavau et prés de la rive droite du Conon entre le moulin de Woilé et les buttes du Carroir!; pare de Cheverny, un peu au-dessus du confluent de la rivière du parc et du Conon!

Fr.

FŸ Le” É.

Courbouzon, prairie du val, au bas du château !; Vendôme, prairies au bas des Tuileries de Sainte-Anne.

Distrib. géogr, — Toute l’Europe, presque jusqu’à la zone arctique; Asie- Mineure; Caucase; Sibérie; Japon; Madère et Açores; Unalaska ; Amérique septentrionale,

FAM. XCII. EQUISETACEÆ

(ÉQUISÉTACÉES).

Sporanges uniloculaires, s’ouvrant par une fente longitudinale, placés à la face inférieure d’écailles peltées et verticillées sur plusieurs rangs superposés qui forment un épi cylindrique au sommet de la tige et des rameaux; spores globuleuses, très nombreuses dans chaque sporange, entourées de deux filaments renflés au sommet, spiralés, se déroulant avec élasticité sous l'influence de l'humidité. — Plantes vivaces, terrestres ou croissant dans l’eau, à rhizome rampant ; tiges fistuleuses, avec une cloison transversale à chaque nœud, creusées de sillons profonds ou presque lisses, simples ou rameuses, toujours pourvues aux nœuds de gaînes dentées au sommet et formées d’autant de folioles connées qu’il y à de dents ; rameaux verticillés, semblables à la tige, mais à sillons toujours moins nombreux, sortant d’une petite gaîne qui naît à la base de chacun des sillons de la gaîne de la tige; épiderme couvert de stomates disposés en séries régulières.

G. 463. EQUISETUM (Prêle).

Caractères de la famille.

1259. Eq. arvense L. sp.1516; Lefr. cat. 29; Em. Mart. cat. 342. (Pr. des champs). — Tiges de deux formes, la tige fertile paraissant la première, de 1 a 2 décim., brune, sans Sillons, lisse, simple, couverte de gaînes élargies-campanulées, membraneuses, noirâtres ou brunes et à 8 dents profondes lanceolées-acuminées ; épi un peu grêle, cylindrique-obtus, long de 3 à 4 mill., sur 6 à 7 mill. de diam.; tige stérile de 2 à 5 décim., rameuse dans sa partie supérieure, fortement sillonnée, à côtes finement sCa- \ bres ; rameaux tétragones, formant des verticilles assez écartés. %.

— Mars, avril. C. dans les champs un peu humides, :

Distrib. géogr. — Toute l'Europe, mais plus rare dans la région méditer= ranéenne; Asie-Mineure ; Himalaya ; Sibérie; Amur; Japon ; Chine; R. dans l'Afrique boréale ; Amérique septentrionale. £

Par exception les tiges stériles sont quelquefois terminées par un épi. 4

1260. ÆEq. Telmateia Ehrh. Hannov. Mag. Stuck. 18, (1783), p. 287. Em. Mart. cat. 342. Egq. fluviatile Sm., Lefr, cat. 29, (Pre T'elmateia), — Tiges de deux formes, la tige stérile haute de 2 à 54

décim.. grosse (diam. 10 à 12 mill.), blanche, tout-à-fait lisse, couverte de gaînes brunes membraneuses, largement ouvertescampanulées et terminées par 20 à 25 dents ovales ou lancéoléessubulées ; épi cylindrique, obtus, gros (diam. 12 à 15 mill.), long de 5 à 8 cent.; tige fertile de 6 à 8 décim., ou atteignant jusqu’à 2 mètres avec l'appui des arbres ou entre les buissons, très fragile, à sillons lisses, superficiels, gaines. peu ouvertes, à dents subulées, très nombreuses ; rameaux fins, allongés, à 8 angles un peu rudes, formant au nombre de 20 à 30, des verticilles rapprochés. %.

— Mars, avril. Bords des eaux, bois humides. A, R. Châtillon-sur-Cher, rive gauche de la Sauldre, en amont du bois de la Cave ! (Rimboux) : Cheverny, CC. dans le parc, à la fontaine Clopée et à Poussard ; marais au-dessous de Saint-Claude et de Montlivault (Monin) ; Vendôme, vers Uchigny (Rolland); bords de la route de Sargé à Savigny, près du moulin du Marais !; Villedieu bords de la Bouillante (Séjourné),

Distrib., géogr. — Europe moyenne (jusqu’en Danemark) et australe ; Asie- Mineure ; Oural ; Sibérie ; Afrique boréale ; Madère; Açores et Canaries ; Amérique septentrionale occidentale.

1261, Eq. palustre L. sp. 1516; Lefr. cat. 29; Em. Mart. cat. 342. (Pr. des marais). — Rhizome produisant de nombreuses tiges de 3 à 6 décim., homomorphes, d’un vert très pâle, portant 6 à 8 sillons profonds et à peine scabres; gaines un peu ouvertes, de la même couleur que la tige, à 6 ou 8 dents lancéolées-aigués, noirâtres à la base, blanches-membraneuses sur les bords; rameaux tétragones, tantôt courts et presque égaux, tantôt inégaux, quelques-uns très-allongés, tous stériles,ou plusieurs portant, comme la tige, un épi court très serré, obtus, dépourvu de mucron. %.

— Mai, juillet, Marais, lieux inondés, C.

Distrib, géogr. — Europe australe et moyenne; Asie-Mineure ; Caucase Songarie ; Sibérie; Amur ; Japon; Amérique septentrionale.

1262. Ka. limosum L. sp. 1517; Lefr. cat, p. 29; Em. Mart. cat. p. 343. (Pr. des fanges). — Tiges homomorphes, de 5 à 12 décim., vertes, assez grosses, présentant 10 à 20 sillons très superficiels et tout-à-fait lisses, ordinairement simples, plus rarement pourvues de rameaux grêles, inégaux, à 5 angles (Eq. fluviatile) ; gaînes étroitement appliquées, brunes au sommet, avec 10 à 20 dents noirâtres, lanceolées-subulées, sans bord membraneux ; épi ovoïde, très dense, non apiculé, terminant la tige et plus rarement quelques-uns des rameaux. %.

— Mai, juin, Marais, lieux inondés. C.

Distrib. géogr. — Europe moyenne; plus R. dans l’Europe australe ; Asie- Mineure ; Sibérie ; Amérique septentrionale,

1263. Eqa. hiemale L. sp. 1217 ; Lefr. cat. 29, (Pr. d'hiver). Vulg. Préle des ébénistes. — Tiges homomorphes , d’un vert grisàtre, souvent assez robustes, de 5 à 10 décim., dressées ou quelquefois décombantes, simples ou pourvues de quelques rameaux, parcourues par 10 à 12 côtes très rudes; gaînes appliquées, présentant presque toujours un cercle noir à la base et un autre au sommet sous les dents, plus rarement complétement brunes, à 10 ou 12 côtes planes dans les gaînes inférieures et moyennes, convexes dans les gaînes supérieures, toutes finement striées et ter-

minées par une courte dent arrondie à la fin courbée en dedans

et que surmonte un appendice lancéolé-subulé, membraneux +4

p romptement caduc ; épi petit, cylindrique très dense, obtus, mais presque toujours terminè par un petit mucron raide. %.

— Mars, mai. AC. seulement dans les sables du val de la Loire: île de Muides ! ; de Menars ! ; sables des Ponts-Chartrains !; Chaumont-sur-Loire ; île de Rilly!.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe ; Sibérie ; Amur.

1264. Eq. ramosissimum Desf. fi. atl.1I, p.398. Eg.ramosum Schld.: Lefr. cat. 29; Em. Mart. cat. p. 343. ( Pr. très rameuse). — Voisin de l’Eg. hiemale, il en diffère par ses tiges plus grêles, souvent très rameuses, moins scabres, à gaînes un peu ouvertes au sommet, dépourvues à la base d’anneau noirâtre, d’un vert grisâtre comme la tige et parcourues par 7 à 10 côtes convexes,obscurément striées et terminées par une dent surmontée d’un appendice noirâtre à la base, lancéolé subulé, souvent sétifère, plus persistant que dans l’espèce précédente.

— Mars, mai. Sables des rivières, C. dans le val de la Loire et du Cher.

Distrih. géogr. — Europe moyenne et australe ; Asie-Mineure; Caucase ; Himalaya ; Sibérie ; Chine; Japon ; Afrique boréale et australe, Amérique.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Tiges dimorphes, les stériles pourvues de rameaux verticillés d’un vert foncé, les fertiles présentant seulement des gaînes. 2,

Tiges homomorphes, portant toutes des épis. .,.... ....,.. Tiges brunes ; gaînes à 8 dents lancéolées. ., . ,,...... Eq. arvense (1259), Tiges blanches; gaînes à 20 ou 25 dents subulées, . , ,, .. «. Eq. Telmateia (1260).

Epi obtus, mutique; tiges lisses. , . : . . . oc... 4.

Epi obtus terminé par un petit mucron raide; tiges très stabres. 5 MU ru UE RUE LS LE RSR NES 5.

Eq. palustre (1261).

Tiges seulement striées, assez robustes (diam. 4 à 7 mill.). Eq. limosum (1262).

Gaînes cylindriques, entourées à la base d’un anneau noirâtre, les inférieures à côtes planes; tiges assez robustes, . . , . . Eq. hieinale (1263).

Gaînes un peu dilatées au sommet, sans anneau noirâtre à la base, toutes à côtes convexes ; tiges très grêles. , . , ...

« | Tiges assez fortement sillonnées, grêles (diam. 3 à 4 mill.) { | Eq. ramosissinmaum (1264).

FAM. XCIIL. LYCOPOBDEAGCE/Æ L. C. Rich.

LYCOPODIACÉES, -

Sporanges solitaires à la base de feuilles plus ou moins modifiées en bractées, ovales ou réniformes, un peu Ccoriaces, uniloculaires, s’ouvrant transversalement en 2 valves et quelquefois de deuxsortes, les uns (microsporanges) renfermant detrès nombreuses spores très fines (microspores), lisses ou échinulées pourvues de 3 Stries rayonnantes, les autres (macrosporanges) contenant seulement 4 spores assez grosses, arrondies-tétraédriques (macrospores) ; lorsque la plante ne présente que des sporanges d’une seule sorte, c’est toujours des microsporanges. — Plantes vivaces, terrestres, Croissant dans les lieux secs ou humides, mais jamais submergées ; tiges rameuses, étalées-radicantes à la base, ou très allongées, funiculaires ; feuilles disposées en spirale et très rapprochees sur la tige, celles qui accompagnent les sporanges toujours plus ou moins dilatées à la base; sporanges (dans nos ARRETE formant des épis terminaux cylindriques, sessiles ou pé-

oncules,

G. 464 LYCOPODIUM (Lycopode),

Sporanges d’une seule sorte (microsporanges).

1265. L. inundatum L. sp. 1565 ; Lefr. cat. p.30 ; Em. Mart. cat. p. 445.(L. inondé). — Tiges de 8 à 15 cent., complétement

. couvertes par les feuilles, rameuses, couchées ‘et radicantes à la

base, à rameaux sporangifères redressés ; feuilles raides, peu étalées, linéaires, acuminées, uninervées; sporanges en épi terminal sessile ; feuilles florales coriaces comme celles de la tige, mais plus étalées, dilatées-arrondies inférieurement et présentant souvent 1 ou 2 petites dents à la base; spores réticulées. %.

— Juillet, octobre. Marécages, bords des étangs, bruyères humides des terrains siliceux. R. et peu fixe dans ses stations : Mur, chambre d'emprunt bordant à gauche la route de Mur à Soings, à 1 kilomètre environ de la route de Blois! ; Gy, brandes du Chêène-Moireau! (Rimboux); Salbris, chamibre d’emprunt longeant à l'Est le chemin de fer, dans une bruyère spongieuse à 3 kilomètres de Salbris! (Em. Mart.); la Ferté-Imbault, rive gauche de l'étang de PEcluse (id.); Souesmes, chambre d'emprunt en amont et près du pont de Pierrefitte, à gauche du chemin de Pierrefitte à Souesmes! (id).

Distrib, géogr.— Europe moyenne ; Amérique sept.

1266. L. clavatum L. Sp. 1564. (L. claviforme). — Tige complétement recouverte par les feuilles, quelquefois très allongée, s'étendant sur les buissons comme une longue corde, à rameaux courts; feuilles coriaces, presque appliquees sur la tige, plus étalées sur les rameaux, linéaires-subulées, terminées par un long poil blanchâtre assez fragile ; sporanges formant des épis terminaux presque toujours geminés ou ternés, portés par des

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