‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 244 sur 265 · LUE · texte numérisé non relu

LUE

pédoncules bifides ou trifides au sommet, plus grêles que la tige et couverts de feuilles dressées, membraneuses, denticuléesérodées sur les bords, lancéolées, longuement acuminées et pilifères; feuilles florales (bractées) étroitement imbriquées, largement cordiformes, membraneuses et érodées sur les bords, très aiguës, avec un long poil terminal, comme les feuilles ; spores muriquées et réticulées. %.

— Juillet, septembre. Bois secs, bruyères. RR. Bois de Saint-Agil, près de Boursay (Gauthier, cité par Em. Desvaux) ; forêt de Montmirail, sur les limites de la commune du Plessis-Dorin (Legué) ; Souesmes, dans une bruyère bordant le ruisseau intermittent appelé la Noue-Courbe, en amont et au sud de la route de Salbris à Souesmes, où cette rare espèce a été découverte par M. Dubois, fermier au Puy, et communiquée à M. Em. Martin, par M. Larchevêque,

Distrib. géogr. — Europe moyenne et septentrionale, jusqu’en Laponie; Caucase ; Oural et Altaï; Amur; Japon; Amérique sept.; Sitcha.

Observ. — Les Selaginella, cultivés dans toutes les serres, diffèrent des Lycopodes seulement parce qu’ils présentent à la fois des macrospores ct des microspores ; Ce sont des plantes beaucoup plus molles que les Lycopodes, à feuilles ordinairement distiques, étalées dans un même plan. L’espèce la plus répandue, et dont on fait souvent des bordures dans les serres, estlesS. Kraussiana Kunze, de Madère et du Japon, cultivé sous le faux nom de S. dénticulata, plante à végétation différente, et qui croît dans la région méditerranéenne.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Epis sporangifères sessiles, , , , , IL. inundatum (1265).

Epis sporangifères portés par de longs pédoncules couverts de bractées éparses.. , ,., .,., IL. clavatum (1266).

FAM. XCIV. ISORTEÆ, L. C. Rich.

ISOETÉES.

Sporanges de deux sortes (microsporanges et macrosporanges) :

placés en dedans de la base élargie de la feuille (gaîne), dans une fossette ovale dont les bords sont dilatés en membrane mince (voile) recouvrant plus ou moins complétement le sporange ; ce voile manque très rarement tout-à-fait; au-dessus de la fossette sporangifère et séparée d'elle par une ligne transversale élevée, il existe une autre fossette plus petite, du fond de laquelle sort une languette membraneuse très mince (ligule), triangulaire ou oblongue, qui s'applique exactement sur la feuille, tout en demeurant libre; sporange ressemblant à un sac largement ovale et comprimé dans la fossette sporangifère circonscrite par une bande d’un tissu plus opaque (auréolè); les macrosporanges occupent la gaîne des feuilles les plus extérieures ; les microsporangés sont placéssur les gaines intérieures; macruspores très nombreuses, tétraédriques,formées d’une face inférieure hémisphérique, couverte de tubercules inégaux et séparée par une arête horizontale de la face supérieure, celle-ci à 3 arêtes saillantes, convergeant vers

le sommet et divisant la surface en 3 triangles sphériques également couverts de tubercules inégaux; microspores blanchâtres ou un peuroussâtres, extrêmement nombreuses, semblables à de la fine farine, lisses ou échinulées, avec une seule strie transversale. — Plantes vivaces, végétant le plus souvent sous l’eau ou dans les lieux humides, quelquefois amphibies; souche épaisse, courte, arrondie, plus ou moins distinctement trilobée, produisant de nombreuses radicelles dichotomes ; feuilles disposées en spirale sur la souche, filiformes ou linéaires subulées, très obtusément triangulaires ou subquadrangulaires, parcourues dans leur longueur par dilarges lacunes, cloisonnées transversalement, dilatées à la base en gaine concave, blanchâtre-hyaline; la réunion de ces gaines forme une sorte de bulbe plus ou moins compact,

G, 465, ISOETES (Isoetes).

Caractères de la famille.

1267, HE. velata Al. Braun Descrip. scient. de l’Alg. (1846-1849), tab. 37; Milde Fil. Eur. p. 280; Mot. et Vendr. Monogr. des Isoet., p. 80, pl. VIII, fig. 8-9 ; Zs. tenuissima Em. Mart. cat. p. 344 (non Boreau). 1. Chaboissæi Nyman Consp. fi. Eur., p. 87L (sans descript.). (Zs. volé). — Rhizome plus ou moins nettement trilobé; gaines des feuilles formant un bulbe assez gros (diam.12 à 18 mill.), très compact, les gaînes des anciennes feuilles souvent endurcies et brunes, persistant longtemps ; feuilles d’un vert clair, filiformes-subulées, assez rigides, surtout lorsqu'elles sont émergées, dressées ou étalées (hors de l’eau), longues de 5 à 25 cent., avec un diamètre (vers le milieu) de £ à 1 £ mill., pourvues dans la périphérie, sous l’épiderme, de 6 à 15 faisceaux fibreux, inégalement développés ; feuilles insensiblement dilatées en gaine ovale; fossette ligulifère d’un brun jaunâtre; ligule triangulaire ou triangulaire-oblongue, égalant la moitié ou les deux tiers environ de la fossette sporangifère , celle-ci ovale, entourée d’une auréole assez distincte; voile profondément échancré en croissant à la base, recouvrant au moins la moitié ou les 2 tiers ou même les ?: du sporange, celui-ci étant alors à nu seulement dans la portion échancrée du voile, échancrure qui fait même défaut dans quelques spécimens ; macrospores souvent d’un gris de plomb, à face basilaire parsemée de tubercules très inégaux, les plus gros au nombre de 15 à 25; faces du sommet finement tuberculeuses, avec 1 à 4 tubercules bien plus gros que les autres, placés au centre de chacune des faces; microspores brunes, fortement échinulées. %,.

Varie :

a, brevifolia Al. Br. Monasteb. Kgl. Akad. der Wiss. (1863) p. 605, — Gaîne sporangifère dépourvue de stries brunes.

b. Perreymondii. — I. setaceab, Perreymondii Bory, Compt. rend, Inst., 24 juin 1844. IS, adpersa Gren. et Godr. F1. fr. II, p. 651. — Gaine sporangifère parsemée de petites stries brunes, plus apparentes sur la face dorsale et dans la région de l’auréole.

— Mai, octobre. Submergé dans les étangs ou végétant sur les sables humides, lorsque l’eau s’est retirée. R. et observé seulement dans la Sologne: Loreux» étang Dernier, étang Luneau et surtout dans l’étang de la Harpe, où il a été découvert en septembre 1866, par M. Max. Cornu! ; Millançay et Veilleins, étang de la

Meunerie (Em. Martin); Marciily-en-Gault, étang de Verrières ! étang de É:.

Fontenille !, étang de la Prée; St-Viâtre, étang du Galop. — Les deux variétés signalées végètent ensemble dans les mêmes localités.

Distrib. géogr. — ‘Toute la région méditerranéenne occidentale; Algérie.

Observ. — L'Isoetes des étangs de la Sologne a été jusqu'ici rapporté à l’Is. tenuissima Boreau ; il en differe par ses feuilles plus grosses, moins molles, même dans la plante submergée, et surtout par la présence de faisceaux fibreux dans la périphérie des feuilles, faisceaux qui, au témoignage d'Al. Braun, manquent totalement dans l’/soetes de l'étang de Riz Chauvron et que Boreau a nommé Js. tenuissima. Des observations ultérieures faites sur des individus vivants de cette dernière espèce, sont nécessaires pour apprécier la valeur de ce caractère et démontrer qu’il sépare suffisamment l’Zs.tenuissima Boreau de l’Zs. velata, décrit et figuré 3 ans auparavant. Quoiqu'il en soit, la plante de Loir-et-Cher présent: tous les caractères de l’espèce d’Al. Braun; la forme de la ligule, exactement triangulaire ou triangulaire-oblongue, se retrouve identique dans beaucoup d’exemplaires d’/s. velata provenant d’Algerie, bien que la description et la figure attribuent à la plante une ligule plus allongée, presque lancéolée, égalant au moins la fossette sporangifère.

La var. b. Perreymondi Bory, est caractérisée seulement par la présence de cellules épidermiques colorées en brun, très visibles sur le dos de la gaîne; la plante de Sologne, présente ce Caractère souvent à un haut degré et ne diffère en rien de celle de Saint- Raphaël, près de Fréjus, que Grenier et Godron ont cru pouvoir rapporter à l’Zs. adspersa Al. Br.; tous les spécimens de cette localité conservés dans l’herbier Grenier, de même que tous les échantillons originaux de même provenance, décrits par Bory et qui sont aujourd’hui dans l’herbier du Muséuw, ont en effet un voile très développé et ne laissant à nu qu’une très faible portion basilaire du sporange; c’est probablement la présence de cellules colorées dans la plante de Saint-Raphaël, qui a entraîné la détermination des auteurs de la Flore de France.

1268. EH. adspersa Al. Braun Exped. scient. Alg., tab. 77, fig. 3. Milde Fil. Eur. p. 286; Mot. et Vendr. Monogr. des Isoet, p. 71 (excel. syn.), pl. IV, fig. 5-6. (Is. tacheté. — Difrère à peine de V’Zs. velata et surtout de la var. Perreymondi, par la brieveté du voile, presque complétement atrophié ou recouvrant le sporange jusqu’au tiers, avec tous les passages intermédiaires; quand la plante est très enfoncée dans le sable, les stries brunes de la gaîne peuvent faire complétement défaut ; les microspores sont ordinairement (mais pas toujours) plus brièvement échinulées que celles ue LE velata et assez souvent pourvues d’une petite crête dentelée. %.

— Juillet, août. Sables humides. RR,. Marcilly-en-Gault, étang de Fontenille!. (Août 1869).

Distrib. géogr. — Algérie, dans la province d'Oran.

L’étang de Fontenille est planté en bois depuis quelques années ; néanmoins M. Martin a retrouve la plante dans les fosses d’assainissement en mélange avec l’/s. velata; elle existe probablement aussi dans les étangs voisins. L’/soetes de Saint-Raphaël, n'étant qu’une variété de l’Zs. velata, l'etang de Fontenille est la seule localité française, ou l’Z. adspersa aît été réellement observé, en admettant que les deux plantes soient réellement distinctes. Cf. Bull. Soc. bot. de Fr. (1884), seance du 14 novembre. -

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Voile recouvrant au moins la moitié et souvent a presque totalité du sporange. . ,, .. . .« . Is. velata (1267).

| Voile presque nul, ou recouvrant à peine un tiers du sporange, Is. adspersa (1268),

FAM. XCV. RHIZGCARPEÆ

RHIZOCARPÉES.

Sporanges de deux sortes, renfermés dans un involucre complétement clos (sporocarpe), globuleux ou ovale, placé sur le rhizome, à l’aisselle des feuilles, ou sur les pétioles, un peu au-dessus de leur base. s’ouvrant au sommet à la maturité en 2 ou 4 valves, ou par une fente verticale médiane; macrosporange ne contenant qu’une seule macrospore ; microspores très nombreuses dans les microsporanges, qui occupent la base du sporocarpe. — Plantes végétant dans l’eau ou dans les lieux fangeux et très humides, pourvues d’un rhizome très allongé, persistant ; feuilles roulées en crosse dans leur jeune âge, tantôt filiformes-subulées, tantôt longuement pétiolees avec le limbe quadripartit, à lobes en croix, étalés sur un même plan.

Feuilles filiformes subulées ; sporocarpes axillaires. , , , . . + 5 PILULARIA. 466.

Feuilles à limbe quadripartit ; sporocarpes naissant un peu audessus de la base du pétiole. , ,, ,...,. MARSILEA. 467.

G. 466. PILULARIA (Pilulaire).

Sporocarpe globuleux, coriace, présentant intérieurement 4 fausses loges et s’ouvrant au sommet par 4 dents ou valves courtes ; sporanges placés sur un réceptacle inséré sur la paroi du sporocarpe ; macrospore étranglée au-dessus du milieu.

1269. P. globulifera L. sp. 1563. Lefr. cat. p. 30; Em. Mart. cat. p. 344. (P. globulifère). — Rhizome rameux, grêle, radicant à l'insertion des feuilles ; feuilles filiformes d’un vert clair, longues de 3 à 6 cent.,alternes, dressées; sporocarpes scelitaires à l’aisselle des feuilles, sessiles ou très brièvement pédicellés, recouverts d’un feutrage roussâtre. %.

Juin, août. — Bords des étangs. C. dans toute la Sologne jusqu’à Cheverny et Cour-Cheverny ; R. ailleurs : Lunay, mares bordant le chemin haut des Roches; Saint-Marc-du-Cor, mare du pré du Tonneau,

Distrib. géogr. — Europe centrale, occidentale et septentrionale, jusque dans le sud de la péninsule scandinave.

G. 467, MARSILEA (Marsilie).

Sporocarpes ovoïdes, comprimés, biloculaires, chacune des loges étant partagée par 7-10 petites loges transversales, superposées ; à la maturité le sporocarpe s'ouvre par une fente longitudinale ; sporanges très nombreux dans chaque loge horizontale, placés sur un réceptacle inséré sur la paroi du sporocarpe. — Feuilles à limbe quadripartit, étalé en croix.

1270. NA. quadrifoliata L. sp. 1563; Lefr. cat. p. 30; Em. Mart. cat. p. 343. (M. a 4 feuilles). — Rhizome grêle, très allongé, radicant à l’insertion des pétioles ; pétioles très allongés (6 à 15 cent.); limbe à pétioles d’un vert pâle, glabres, obovales cunéiformes, arrondies-subtronquées au sommet; sporocarpes d’abord couverts d’un feutrage roussâtre, puis devenant plus on moins glabres, solitaires ou réunis au nombre de 2 ou 3 sur un pédicelle long de 3 à 6 mill., conné avec le pétiole et devenant libre seulement à un centimètre environ au-dessus de sa base.

— Juillet, août. Bords des étangs et des mares ; souvent peu fixe dans ses stations. AR, Lanthenay, gardoir de l’étang de la Noue; au bas de la Chaussée de l'étang Neuf et dans l’étang de Briou (Em. Martin); Veilleins, étang de la Gravelle, fondrière du Pavillon et rouère de l'étang de la Pingotière (id.); Mur, forcière de la Chaussée et des deux étangs de cette ferme ; Marcilly-en-Gault) étang de Verrières! et fossé entre les étangs Gibautet de la Goujonnière (Em. Martin). Çà et là dans les mares du val de la Loire: île aux Bœufs, près de Blois!; Vineuil, fossés et mares des Ponts-Chartrains! ; Mondoubleau (Em, Desvaux),

Distrib. géogr, — Europe et Asie tempérée ; Amérique septentrionale.

FAM. XCVI. CHARACEÆ

CHARACÉES.

Organes de fructification de deux sortes, anthéridies et sporanges, tantôt existant simultanément sur un même individu (plante monoïque), tantôt placés sur des individus différents (plante dioïque) ; anthéridie sous forme d’un petit globule d’abord verdâtre, devenant rouge ou orangé à la maturité, toujours inséré à l'angle de bifurcation des ramuscules fructifères; sporanges ovoïdes, bruns ou noirs à la maturité, formés de plusieurs cellules dont les extérieures tubuleuses s'élèvent en spirale autour des cellules internes et se prolongent plus ou moins au-dessus du sporange en une sorte de couronne simple ou double, selon que la portion prolongée est constituée par 5 ou 10 cellules en deux rangs superposés. — Plantes vivaces ou annuelles, végétant sous l’eau, à tiges lisses, flexibles et diaphanes, et alors formées ainsi que les rameaux d'un seul rang de cellules, ou striées, fragiles

et opaques, incrustées, et dans ce cas constituées par une ou plusieurs rangées de cellules superposées ; rameaux primaires verticillés, simples ou fourchus ou dichotomes ; organes de fructification placés principalement dans la partie supérieure de la plante, rarement sur les rameaux primaires, le plus souvent sur des ramuscules verticillés portés par un court rameau axillaire. Dans les espèces monoïques, les anthéridies sont contiguës aux sporanges et placées tantôt à côté, tantôt en dessus, tantôt en dessous. Les Characées se multiplient non seulement par leurs orga-

nes de fructification, mais aussi à l’aide des entre-nœuds pouvant

se renfler en une sorte de tubercule qui reproduit la plante en s’isolant ; quelques espèces portent aussi à leur base des bulbilles en forme d'étoile ou de masses sphériques blanchâtres, granuleuses qui peuvent se développer en nouvelles plantes.

La famille des Characées a été, en Sologne, l’objet des recherches toutes particulières de M. Em. Martin; c'est grâce aux riches documents qu’il a patiemment rassemblés pendant plus de 30 ans, qu’il m’est possible de signaler aujourd’hui les nombreuses espèces de Characées croissant dans cette région, mais dont quelques unes, d’après ses observations, tendent à disparaître depuis plusieurs années,

TABLEAU DES GENRES

Tiges et rañeaux lisses, presque toujours translucides, rarement

un peu incrustés; pas de pointes ni de tubercules au-dessous

du point d'insertion des rameaux des verticilles ; couronne

des sporanges formée de 10 cellules en 2 rangs superposés. NITELLA, 468

Tiges et rameaux fortement striés ou cannelés (si ce n’est dans le Ch. obtusa), presque toujours recouverts d’une incrustation calcaire ; des pointes ou des tubercules à l'insertion des rameaux des verticilles, (sauf dans le Ch, obtusa); couronne des sporanges formée de 5 cellules, . ..,, . ° , CHARA. 469,

G, 468. NITELLA {Nitelle).

Anthéridies terminales ou latérales; couronne du sporange formée de 10 cellules en 2 rangs superposés résultant du dédoublement du sommet des cellules spiralées; tiges et rameaux de tous les ordres, constitués par un seul rang de cellules, lisses,

translucides et flexibles,

1271. N. syncarpa Chev. F1. par. 11, p.125; Em. Mart. cat. p. 346; Coss. et Germ. F1. des env. de Par. (ed. 2), p. 894, pl. XLV, fig. A.; (ed. 2, de l'Atlas). (N. à fruits rapprochés). — Dioïque; plante d’un beau vert, translucide ou quelquefois légèrement incrustée par places ; tige de 10 à 20 cent; rameaux stériles verticillés par 8-10, simples ou quelques uns fourchus, dépourvus d'article terminal en forme de mucron; verticilles fructiferes tres courts, en petits capitules mucilagineux; organes de fructification placés vers la partie moyenne du ramuscule lorsqu'il est simple ou à l'angle de bifurcation lorsqu'il est fourchu et dans ce cas non dépassé par les divisions terminales ; sporanges presque lisses, à tours de spires peu apparents.

— Juillet, août. Mares et étangs. R. Lassay, bords de l’étang du Rotay (Em, Martin); Vernou, étang du Moulin (id.) ; Tour-en-Sologne, mare près de la ferme du Riou.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne, jusque dans le sud de la péninsule scandinave.

Observ. — Dans cette espèce, comme dans plusieurs de celles qui sont décrites plus loin, la longueur de la tige varie selon la profondeur de l’eau; le N. syncarpa peut atteindre, dans les eaux profondes jusqu’à 0,60 cent.; les portions fructifères de la plante peuvent être aussi plus ou moins contractées ou étalées ; de là un port très différent qui pourrait faire croire à des espèces distinctes. Toutes les espèces de Characées varient sous ce rapport, etont leur variété lâche et condensée.

1272. N. capitata Agardh. Syst. Alg. p. 125; Em. Mart. cat. p: 346. (N. en capitules), — Differe du N. syncarpa, dont il est très voisin, par ses sporanges dont les tours de spire sont saillants et aigus, placés sur des ramuscules divisés en 2 ou 3 rayons ; la plante est d’un vert plus clair et fructifie au premier printemps.

— Avril, mai. Mares, étangs des terrains siliceux ou calcaires, C. dans l’arrondissement de Romorantin, si ce n’est dans la partie E. et N.-E (Em. Martin); Cheverny ! ; Cour-Cheverny ! ; Tour-en-Sologne!; Bracieux !.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne.

1273. N. opaca Agardh. Syst. alg. p.124; Em. Mart. cat. p. 347; Coss. et Germ. loc. cit. p. 895, pl. XLV, f. B.; H. et J. Groves Rev, of the Brit. char. in Journ. of bot. (new. Ser.) vol. IX (1880), p. 166, pl. 219, fig. 19. (N. opaque). — Dioïque ; plante d’un vert sombre; tiges de 1 à 3 décim., quelquefois légèrement incrustée ; rameaux stériles verticillés par 6 à 8, bifurqués ou trifurqués à division terminale formée d’un seul article; verticilles fructifères un peu lâches, dépourvus de mucilage; anthéridie placée audessus des sporanges à l’angle de bifurcation des ramuscules et longuement dépassée par les divisions terminales; sporanges souvent au nombre de 2 ou 3 sous l’anthéridie.

— Avril, juin. Mares, étangs. C; à Romorantin et sur toutes les communes environnantes ; non observé dans les parties Est et Nord-Est de l’arrondissement,

Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne, depuis l'Angleterre, jusqu’en

Hongrie.

1274. NN. flexilis Agardh Syst. alg. p. 124; Em. Mart. cat. p. 347; H. et J. Groves, loc. cit., p. 165, pl. 210, fig. 18. N. brongniartiana Coss. et Germ.loc. cit. et atl. p. 8%6, tab. XLV1, D. (N. flexible). — Monoïque; plante d’un beau vert; tige de 2 à 4 décim.; rameaux stériles verticillés par 5 à 8, bifurqués ou trifurqués ; verticilles fructifères formés de ramuscules étalés ; antheridie placée au-dessus des sporanges et longuement dépassée par les divisions terminales formées d’un seul article, c’est-à-dire sans mucron articulé avec elles ; ordinairement 2 sporanges.

— Mai, juillet. Etangs, mares, et plus rarement dans les eaux courantes, où il fructifie peu. AC. dans toute la Sologne (Em. Martin), jusqu’à Cheverny, Cour- Cheverny et Cellettes.

Distrib, géogr. — Toute l’Europe moyenne, depuis l’'Ecosse jusqu’en Transylvanie; Sibérie ; Kamtschatka ; Amérique du nord ; Bourbon,

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1275. N. translucens Agardh Syst. p. 124; Em. Mart. cat. p. 348 ; Coss. et Germ. loc. cit. p. 895 et atl. pl. XLVI, fig. C.; H. et J. Groves, loc. cit. p. 165, pl. 210, fig. 17. (N. translucide). — Monoique ; plante d’un beau vert; tige relativement grosse {1 à 1! mill., de diam..), atteignant jusqu’à 60 cent. de longueur dans les eaux profondes ; rameaux stériles verticiilés par 4-8, paraissant simples, obtus, mais terminés par 1-3 cellules en forme de petites pointes rayonnantes ; verticilles fructifères à ramuscules épais, très courts, trifurqués, contractés en petits capitules terminaux ou latéraux portés sur un rameau tantôt très court, tantôt allongé: anthéridie placée au-dessus des sporanges et peu ou pas dépassée par les divisions terminales des ramuscules, qui sont formées de 2 cellules ; sporanges souvent au nombre de trois...

— Juin, juillet. Mares, étangs et eaux courantes, où il fructifie rarement. C. dans toute la Sologne, la vallée du Cher, la vallée du Beuvron ; plus R. ailleurs ; Chauvigny, mare près des Diorières ! ; Sargé, mare sur la route du Temple !,

1276. N.mucronata Kutz. Phyt. Germ. p. 236; Coss. et Germ. atl. pl. 46, E. fig. 4 et5; H. et J. Groves, loc. cit., p. 165, pl. 16 (N. mucrunée). — Monoïque; plante d’un vert foncé; tiges de 1 à 2 décim., d’un diam. de + mill. environ ; rameaux stériles verticillés par 6 à 8, bifurqués ou dichotomes, la division supérieure articulée au sommet avec une cellule en forme de mucron allongé ; verticilles fructifères à ramuscules contractés deux fois fourchus ; anthéridies placées au-dessus des sporanges et assez longuement dépassées par les divisions terminales à mucron articulé ; sporange souvent solitaire.

— Juin, août. Mares, étangs. RR. Marcilly-en-Gault, fossés d’écoulement de l’étang Meuné (Em. Martin); Cheverny, mare près de la Bourdonnière! ; Cour . Cheverny, mares de la plaine des Coudas!; Saint-Secondin (Rimboux). —

Peu fixe dans ses stations, ct ne reparaissant souvent qu’à de longs intervalles.

Distrib. géogr. — Toute l'Europe moyenne.

1277. N. flabellata Kutz. Phyt. Germ. p. 250 ; Em. Mart. cat.

p.347. Coss. et Germ. loc. cit.; atl. pl. XLVI, fig. E. 1-3. (N: fla-

bellée). — Tres voisin du N. mucronata, dont plusieurs auteurs le considèrent comme une variété; il en diffère par ses verticilles fructifères formés de ramuscules plus allongés, plus étalés; la plante est d'un vert plus clair, les ramuscules terminaux sont souvent cloisonnés vers le milieu, ce qui, au témoignage de Wallman, ne s'observe pas chez le N. mucronata.

— Juin, juillet. Mares des terrains siliceux. RR.. Villefranche-sur-Cher, dans une fosse de l’ile de l'Escouriou! (Em. Mart,); Cellettes, mare du Marchais près des Rochères!,

Distrib. géogr. — France, Suisse et Italie.

1278. N. gracilis Agardh Syst. alg. 125; Em. Mart. cat. p. 351 ; Coss. et Germ. loc. cit., p. 897, atl. pl. XLVIL fig. F.; H. et J. Groves, loc. cit., p. 164; tab. 210, fig. 15. (N. gréle). — Monoïque; plante d’un vert pâle ou foncé ; tiges de 5 à 15 cent., très grêles, filiformes, molles, rameuses ; rameaux stériles verticillés par 5 à 8, presque capillaires, la plupart 2 ou 3 fois dizhotomes; verticilles fructifères formés de ramuscules trichotomes. étalés, à divisions trifurquées ; anthéridie placée au-dessus du sporangeet longuement dépassée par les 3 divisions terminales qui

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sont articulées avec un mucron très fin; solitaire,

— Avril, octobre. Etangs à fond siliceux. AC., mais seulement dans les étangs

de larrondissement de Romorantin et très peu fixe dans ses stations ; Lanthe- . nay, réservoir au Dreuillet et sur les bords de l’étang de Nobière (Em. Martin) ;

Villeherviers, étang de Courmin et trou de bonde de l'étang Neuf! (id.); Marcilly-en-Gault, sur les bords de l'étang de Chantemerle ; Pruniers, étang de

Bâtarde ! ; Loreux, étangs des Gats. KR, ailleurs : Fontaine-en-Sologne, étang

de la Haye ! Vendôme, petite mare à la Tuilerie (Nouel) ; Chauvigny, au-des= sous de la ferme de la Convertière, dans le ruisseau,

Distrib. géogr.— Europe moyenne, depuis l’Irlande et le sud de la péninsule scandinave, jusqu’en Piémont et dans la Transylvanie,

sporange souvent

1279. N. tenuissima Kutz. Phyt. gen. (1843), p. 119. Coss. et |

Germ. loc. cit. p. 88 etatl. pl. XLVII, fig. G.; H. et J. Groves loc. cit., p. 163, pl. 209, fig. 14. (N. menue). — Monoïque; plante d’un vert assez foncé; tige de 8 à 30 cent., presque capillaire, simple ou peu rameuse ; rameaux des verticilles. stériles 2 ou 3. fois fourchus, à divisions terminales formées de 2 articles, le supérieur très petit, formant un petit mucron aciCulaire; verticilles fructifères entourés de mucilage, formés de ramuscCules trichotomes très courts, contractés en petits capitules espacés le long de la tige comme des grains de chapelet ; anthéridies placées au-dessus du sporange et longuement dépassées par les ramuscules qui l'entourent; sporange solitaire. ©.

— Avril, mai. Marnières, étangs des terrains argilo-siliceux, R. Pruniers, marnières de Longueville (Rimboux), où l’on ne le retrouve plus depuis plusieurs années (Em. Martin); Marcilly-en-Gault, dans l’étang de Verrières! (Em. Martin); Fontaine-en-Sologne, étang des Soulas! à

Distrib. géogr. — Toute l'Europe moyenne, jusqu’en Dalmatie et en Grèce; Amérique du Nord.

Observ. La plante varie beaucoup d'aspect; on a distingué une variété minor, à tiges hautes de 8 à 10 cent., et dont les verticilles fructifères très compacts ne dépassent guère 2 à 3 mill. de diamètre ; c’est la plante de l’étang de Verrières et de l’étang des Soulas. La variété major atteint jusqu’à 30 cent.; les tiges sont un peu moins fines; les verticilles fructifères moins compacts et

d’un diam. de 4 à 5 mill., c’est la forme des eaux profondes ; elle -

était AC. dans les marnières de Pruniers, il y a quelques années .

4980, N. batrachosperma Al. Br. Schweiz Char. (sans description); Wallm., Essai sur la fam. des Char., p. 24. (N. œufs de grenouille). — Très voisin du N. tenuissima, il en diffère surtout par ses verticilles fructifères rapprochés, quelquefois tous contigus, formés de ramuscules moins divisés, dichotomes ;. la plante ne dépasse guère 4 à 5 cent. Wallman dit que la dernière division des dichotomies n’est pas articulée avec le mucron; Al. Braun. Consp., Char. Europ., la décrit au contraire comme formée de 2 cellules, et c’est ainsi que j'ai toujours vu la division terminale des dichotomies sur les spécimens de notre région, qui, sous ce rapport, ne diffèrent aucunement du N. tenuissima.

— Juillet, août, Etaängs à fond siliceux. C. dans l'arrondissement de Romorantin, sur les communes de Lanthenay, Millançay, Courmemin, Veilleins, Villeherviers, Pruniers, Lassay, Marcilly-en«Gault,

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Distrib. géogr. — Europe centrale et occidentale jusque dans la Suède méridionale.

1281. N. intricata Agardh Syst. alg. 122; Em. Mart. cat. do1; Coss. et Germ. loc. cit. p. 893, pl XLVII, fig. I. Tol/ypella intricata Leonh. Lotos (1863); H. et J. Groves loc. cit. p. 163, pl. 109, fig. 13. Chara intricata Roth., Catalecta bot. I, p. 125. (N. embrouillée). — Monoïque, d’un vert foncé ; tige translucide, ou plus rarement incrustée, très rameuse, assez robuste (diam. 2-1 mill.) formant des touffes très compactes ; rameaux stériles une ou plusieurs fois fourchus (les inférieurs quelquefois simples); verticilles fructifères formés de nombreux ramuscules inégaux et contournés, à divisions terminales à 3 ou 4 articles, rapprochés en capitules assez gros et accompagnés de rameaux 2 ou 3 fois divises, stériles, formant une sorte d’involucre et beaucoup plus longs qu’eux ; anthéridies latérales ; deux ou trois sporanges.

— Mars, mai, Mares des terrains calcaires, anciennes marnières. C. seulement dans les environs de Romorantin et peu fixe dans ses stations. M. Em. Martin lui assigne comme localités plus particulièrement constantes, les marnières de la Bezaudière, près de Pruniers ; les marnières situées entre Chéron et la Gouabinière, commune de Villeherviers; cette espèce a été en outre observée sur les communes de Romorantin, de Lanthenay; à Saint-Loup, à Langon, à Villefranche et à Gièvres.

Distrib. géogr.— Europe occidentale, depuis la Suède jusqu’en Irlande, en France et dans le nord de l’Italie ; Hongrie.

1282. N. glomerata Chev. FL par. Il, p. 136; Coss. et Germ. loc. cit. p.893. T'olypella glomerata Léonh.; H. et J. Groves loc. cit. p. 162, pl. 209, fig. 11. Chara glomerata Desy. in Loïisel. not, p. 435. (N. agglomérée). — Très voisin du N. intricala; il en diffère surtout par ses rameaux des verticilles stériles tous simples et obtus ; les verticilles fructifères sont formés de rameaux également simples et obtus, rarement fourchus, contournés et rappro-

chés en capitules moins gros et moins longuement dépassés par les rameaux bractéiformes qui les accompagnent; la plante est souvent légèrement incrustée et d’un vert blanchâtre.

— Mars, avril. RR. canal du Berry, près et en aval de l’écluse de la Thizardière, commune de Selles-sur-Cher (Em, Martin),

Distrib. géogr. — Europe occidentale, depuis l'Irlande jusqu’en Corse, et centrale jusqu’en Autriche,

GONSPECTUS DES ESPÈCES,

Dernière division des râämeaux formée d’une seule cellule cylin- RÉ RD En Le no oo Do opte à «ac ve « ds

1. Dernière division des rameaux formée de deux cellules, l’inférieure cylindrique, beaucoup plus grande, présentant quelquefois 2-3 cloisons transversales ; cellule terminale beaucoup plus petite, en forme de MUCTON. + ss ss se CE

Plantes dioïques. les anthéridies et les sporanges portés par des individus différents. , ,

SAMBA MET Se ol e +9 »'e ps, 0,.v 1956 4.

Plante monoïque, les anthéridies et les sporanges portés sur le même individu. ,,.,.,...++°. MN, flexilis (1274).,

LA

= RE

Verticilles fructifères formant un petit capitule enveloppé de

MUCNASE. . "6 canot » 0 en «et « A es

Verticilles fructifères dépourvus de mucilage. . ee...

N. opaca (1213).

Ramuscules fractifères simples. . IN. syncarpa (127). Ramuscules fructiferes fourchus. , . IN. capitata (1272).

Anthéridies placées au-dessus des sporanges dans la fourche des ramuscules fructifères, ceux-ci à peu près tous égaux et'rentlest MESSE TENTE USE EE 019 + IS ER ONE

Anthéridies placées à côté des sporanges sur le côté de la

fourche des ramuscules fructifères ; rameaux des verticilles :

fructifères très inégaux, les extérieurs simulant un involucre

et beaucoup plus allongés, les intérieurs ORNE rappro-

chés en-Capitule', 4%. 4: 0707008 ne ee EN) PRES &

Tous les rameaux simples ou présentant au sommet deux ou trois articles très petits, rayonnants; verticilles fertiles en petite tête globuleuse; ramuscules à an plus longs que les anthéridies; tiges robustes (diam. 4 + à 2 mill.). . . . . ..

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