‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 246 sur 265 · KES · texte numérisé non relu

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G. 469. CHARA (Charaigne).

Anthéridie placée sous le sporange; couronne du sporange formée seulement de 5 celiules; tiges et rameaux constitués par plusieurs rangs de cellules superposés, rarement par un seul, ordinairement striés ou canneles, souvent parsemés de papilles (cellules) étalées ressemblant à de petites épines ; sous chaque verticille une couronne (couronne stipulaire d'Alex. Braun) formée d’une ou de deux rangées de cellules très saillantes simulant des pointes ou des tubercules ; cette couronne manque dans le Ch. obtusa,

1283. Ch. obtusa Desv. in Loisel. Not. sur plusieurs pl. de France (1810), p. 136; H. et J. Gyoves, Journ. of botan., vol. XIX (1881), p. 1, pl. 216. Chara stelligera Bauer.in Moessl. Handb. d. Gewachsk, ed. 2 (1829), vol. III, p. 1665. Nitella steiligera Coss. et Germ. F1. par. I; 681 et Atl. (ed. 1), pl. 41 et (ed. 2), pl. 47. (Ch. obtuse). — Dioïque; plante d’un vert pâle, très légèrement incrustée, opaque, lisse; tige assez grosse (diam. 1 à 2 mill.), molle, très rameuse, présentant dans sa partie inférieure et sou-terraine des masses crustacées blanchâtres, formées de plusieurs cellules superposées et divergeant en étoile dont le centre est traversé par la tige; pas de couronne de cellules saillantes sous les verticilles; verticilles formés de 5à7 rameaux une ou deux fois fourchus, à division terminale obtuse, unicellulée: verticilles de la plante femelle à rameaux dressés, présentant quelques ramuscules courts, alternes ; sporange ovale globuleux, solitaire à l'angle de division des rameaux et surmonté d’une couronne très courte ; añthéridies (d’après nos spécimens) placés en dehors et à l'angle de bifurcation des rameaux.

— Juin. Eaux profondes et pures. RR. Mares des Ponts-Chartrains, près Blois (Séjourné), où la plante est probablement détruite par suite de la démoli: tion des ponts et surtout de l’envahissement des mares par l’Elodea canadensis,

Distrib. géogr. — Europe moyenne depuis l'Angleterre, la France et le nord de l'Italie, jusque dans le sud de la Russie.

1284. Ch. Braunii Gmel. F1. Bad. — Als., 1V.p. 646. H. et J. Groves, Journ. of. bot. XXII (1884), p. 1, tab. 242. Ch. coronata Bisch. Krypt. Gewachse, p. %6, fig. 8; Em. Mart. cat. p. 353 ; Coss. et Germ. Atl. (ed. 2), pl. XLIV.(Ch. de Braun). — Monoïque, plante molle, d’un vert clair, non incrustée, souvent translucide ; tiges de 10 à 20 cent., assez grêles (diam. +: mill.), très rameuses, iisses, monocellulées; rameaux verticillés par 6 à 10, simples, subulés, formés de 3 à 5 articles ; 6 à 10 cellules oblongues, aiguës, disposées en couronne sur un seul rang sous les verticilles ; anthéridies solitaires ou géminées, placées sous les sporanges ; sporanges ovales, surmontés d’une couronne qui égale presque le quart de leur longueur et entourés de ramuscules lancéolés aussi longs qu'eux.

— Juin, août. Eaux pures. C. dans les étangs de la Sologne, jusqu’à Mur dans le grand étang de la Chaussée ; Fontaine, à la bonde de l’Etang-Neuf, RR. ailleurs : Forêt de Marchenoir, dans l’étang de Citeaux (Nouel).

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Inde; Afrique sept. et tropi- . cale; Amérique du Nord,

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