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1285. Ch. fœtida Al. Br. Ann. des sc. nat., ser. + vol. ir 2
(1834). p. 354; Em. Mart. cat. p. 353; Coss. et Germ. loc. cit. . 389 et Atl., tab. XLI (ed. 2). Ch. fétide) — Monoïque; plante. étide, tres fragile, d’un vert pâle ou grisâtre, Pre toujours
recouverte d’incrustations et devenant blanche par
plus ou moins fortement striées, présentant presque toujours, dans les sillons, des papilles ou cellules saiïllantes en forme de petits aiguillons; rameaux verticillés par 6 à 10, simples, formés de 5 à ? articles ; une double couronne de cellules oblonguesobtuses sous les verticilles, les cellules de la rangée supérieure dressées, celles du rang inférieur réfléchies ; rameaux des verticilles fructifères étalés ou un peu contractés; anthéridie placée sous le sporange, celui-ci rougeâtre, plus rarement brun, plus ou
moins dépassé par les ramuscules qui lentourent et sont rare: .
ment plus courts que lui.
— Avril, octobre, Mares, étangs. CC.
Distrib. géogr. — Les régions tempérées de tout le globe, {
Observ. — Plante très variable : tiges allongées ou raccourcies selon la profondeur de l’eau, grêles (diam. 5 mill.). ou assez robustes (1 2 mill.), à verticilles écartés ou rapprochés, formés de
rameaux courts et épais ou allongés-subulés ; incrustationsman-
quant quelquefois par places, surtout dans la partie supérieure de la tige; les papilles font quelquefois presque complétement défaut et sont d’ailleurs épaisses et courtes, ou linéaires ; elles sont toujours placées dans les sillons. Le Ch. contraria Al. Braun, qui sera sans doute observé dans le département, est très voisin du Ch. fœtida; il en diffère par ses sporanges toujours noirs à la maturité et surtout par la disposition des papilles, placées sur les côtes et non dans les sillons, disposition qui résulte de ce fait que, dans le Ch. fœtida, ce sont les cellules secondaires plus saillantes qui forment les côtes, tandis que dans le Ch. contraria les côtes résultent de la saillie des cellules primaires qui seules, dans les Chara, portent des papilles. |
1286. Ch. hispida L. sp. 1624; Em. Mart,. cat. p. 354. Coss. et Germ., loc. cit. p. 888 et Atl. tab. XLII, fig. B.; H. et J. Groves, Journ. of bot. {1880), p. 131, tab. 208, fig. 7. (Ch. hispide). — Monoïque ; plante fragile, d’un vert grisâtre ; tiges très robustes (diam. 2 à 3 mill.), hautes de 2 à 6 décim., plus ou moins. couvertes de papilles souvent fasciculées, tantôt aciculaires allongées, tantôt courtes et épaisses ; rameaux verticillés par 6 à 10, courts
C 1 >h. dessiccation ; tiges croissant en touffes serrées, de 1 à 5 décim., très rameuses;
ou allongés et alors assez grêles, formés de 5 à 7 articles: une
double couronne sous le verticille, formée de cellules assez courtes, linéaires ou oblongues, disposées comme celles du Ch. fœtida; anthéridies placées sous le sporange, celui-ci entouré de ramuscules plus longs que lui.
— Mai, juillet. Mares, fossés des tourbières, C, dans toute la Sologne. Distrib. géogr. — Toute l'Europe moyenne.
1287. Ch. aspera Willd. Gesells nat. Freunde Berl. p. 298 > Em. Mart. cat. p. 354 ; Coss. et Germ. loc. cit. p. 891 et Atl. pl. XLI, fig. D.; H. et J. Groves, loc. cit., p. 129, tab. 207, fig. 4. (Ch. rude). — Dioïque ; plante fragile, incrustée, devenant blanchâtre ou grisâtre après la dessiccation; tiges grêles, hautes de 1 à 3 décim., plus ou moins hérissées, surtout dans la portion.
supérieure, de papilles aciculaires, présentant vers la base et
dans la partie souterraine des bulbilles blancs, unicellulaires ; rameaux simples, verticillés par 7 à 10, formés de 5 à 7 articles ; ure double couronne sous le verticille, formée de cellules aciculaires très fragiles et promptement caduques, celles de la rangée supérieure dressées, celles du rang inférieur réfractées ; sporange étroit, un peu dépassé par les ramuscules inégaux,
— Mai, juin, Marnières, R. Romorantin, marnière des Monteaux (Em, Martin) ; Pruniers, marnières de la Besaudière! (id.) et marnières avoisinant les bruyères de la Pommerie (id.) ;: ViHleherviers, les grandes marnières des Roches et marnière entre [hesnon et la Gouabinière ! (id.); Villefranche, fosse au nord de l'allée de la Gaudinière (id.); Theiïllay, marnière près du château de Rère (id),
Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept., dans les eaux douces et dans les eaux saumâtres ; Asie ; Indes orientales; Terre-Neuve,
1988. C. fragifera Durieu Bull. Soc. bot. de Fr., vol. VI, p. 185; Em. Mart., cat. p. 355; H. et J. Groves loc. cit. p. 102; pl. 207, fig. 2. (Ch. porte-fraises), — Dioïque; plante d’un vert foncé, molle, non incrustée; tiges fines, de 1 à 2 décim., portant vers la base et dans leurs parties souterraines des bulbilles blancs formés de nombreuses cellules, ou très rarement unicellulaires; rameaux verticillés par 6 à 8, assez allongés, filiformes subulés, à 5 à 8 articles; rameaux fertiles étalés ; une double couronne, sous les verticilles, formée de cellules saillantes ressemblant à des petits mamelons;sporanges ovales, ordinairement plus ue les ramuscules qui les accompagnent, noirs à la maturité.
—Mai, août. Etangs, fossés, AC. seulement dans l’arrondissement de Romorantin: Lanthenay, étang de Nobière (Em, Martin). Pruniers, étang de Bâtarde !, étangs des Landes, de la Châtre; marais Chaunet (Em. Martin) ; Millançay, étangs de Malzoné ! de la Meunerie; Loreux, étang Dernier! ; Courmemin, étang de l’Imbertière, Lassay, étang Neuf et gardoir de l’étang Paris ; Veilleins, étangs de la Meûnerie, de la Roche, etc.; Vernou, fosse près de Marcheval; Marcilly-en-Gault, étang de Verrières, étang de la Gravelle ; Saint- Viâtre, étang de Marcilly ; Theillay, marnière près du château de la Rère,
Distrib. géogr.— France occidentale ; Angleterre dans la région du sud-ouest; Portugal, ;
Observ. — Il existe parfois dans le voisinage des sporanges des bulbilles unicellulaires sphériques, petits et assez semblables à des anthéridies, avec lesquelles il ne faut pas les confondre.
1289. Ch. fragilis Desv. in Loisel not. p. 147; Em. Mart. cat. 357; Coss. et Germ. loc. cit. p. 890 et Atl. tab. XLII, fig. C. H. et J. Groves, loc cit. p. 101, pl. 207, fig. 1. (Ch. fragile). — Monoïque ; plante fragile, d’un vert pâle, presque toujours légèrement incrustée, blanchissant par la dessiccation; tiges de-10 à 20 cent., grêles, présentant souvent dans leur partie inférieure et souterraine des nœuds renfiés en forme de bulbilles; rameaux verticillés par 6 à 8, filiformes-subulés, composés de 5 à 8 articles;
- une couronne formée de 2 rangées de papilles sous le verticille,
les papilles du rang supérieur oblongues-obtuses, celles du rang inférieur tuberculiformes; anthéridies placées sous les sporanges, très caduques, ce qui peut faire considérer la plante comme dioïque ; sporanges noirs à la maturité, plus ou moins longue-
ment dépassés par les ramuscules qui les entourent et surmontés |
par une couronne très développée.
— Avril, septembre, Mares, étangs, marnières. C. dans toute la Sologne.
Distrib, géogr. — Toute l’Europe; Asie ; Amérique sept,
CONSPECTUS DES ESPÈCES,
Plantes dioïques ,
Plantes monoïqhes 4 Suit Ut ne ee SUMSTEUNENRE
Verticilles présentant au-dessous d’eux une couronne de cellules saillantes, et disposées sur deux rangs,
Verticilles dépourvus de couronne de cellules saillantes audessous d’eux; tiges robustes traversant des bulbilles blanchâtres formés de cellules nombreuses agglomérées et disposées en étoile. ,.,....,..,,.. Ch. obtusa (1283).
Tiges incrustées, très fragiles, hérissées de petites épines ou
papilles (cellules saillantes); bulbilles unicellulaires. . . . .
Ch. aspera (1287),
Tiges molles, non incrustées, dépourvues de papilles, présentant à la base et dans leur partie souterraine de nombreux bulbilles formés de plusieurs cellules. ., ,. Ch. fragifera (1288),
Couronne infraverticillaire formée d’une seule rangée de cellules saillantes lancéolées-oblongues ; tiges non incrustées, molles et translucides. , ,, . ,,..... Ch. Braunii (1284),
Couronne infraverticillaire formée de deux rangées de cellules allongées ou tuberculiformes; tige incrustée très fragile, lisse ou plus ou moins hérissée de papilles. ,4.,.,,....,...
Tiges grosses (diam. 2 à 4 mill.) ; épines de la tige fasciculées.
Ch. hispida (1286),
Tiges grèles (diam. tàatimil)................
Tiges plus ou moins hérissées de papilles; couronne infraverticillaire formée de 2 rangs de cellules lancéolées-oblongues. Ch. fœtida (1285).
Tiges tout-à-fait dépourvues de papilles ; couronne infraverticillaire formée de 2 rangs de cellules, celles du rang supérieur oblongues, celles de la rangée inférieure tuberculiformes. , . ,
Ch, fragilis (1289),
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