EN
Montigny (Moreau) ; Thoré (Nouel) ; entre Montoire et les Roches, sur le coteaus Pontlevoy, près du petit bois du collège ! — Peu fixe dans ses stations.
Distrib. géogr..— Cà et là dans toute l’Europe centrale et australe ainsi que dans la région méditerranéenne ; Afrique sept.; Asie mineure. Originaire des bords de la mer Egée et de la Propontide, d’après M. Alph. de Candolle.
42, P. Argemone L. sp. 72%. Lefr. cat. 4; Em. Mart. cat, p. 20 (P. argemone). — Diffère du P. hybridum par ses feuilles dont les lobes sont plus aigus, par ses sépales glabrescents et surtout par sa capsule étroite, longuement rétrécie à la base, à soies moins abondantes et moins raides ; les stigmates, au nombre de 46, forment sur le disque des côtes élevées. ©.
— Juin, juillet. AC. dans les champs des terrains siliceux. RR. dans le Perche (Legué).
Distrib. géogr. — Comme le P. hybridum. M. Alph. de Candolle dit que la plante habite spontanément dans les sables maritimes de la Crimée.
43. P, Rhœæas L. sp. 726. Lefr. cat. 4; Em. Mart. cat. 20 (P. - Rhœas). Vulg. Coquelicot. — Feuilles pinnatipartites, à segments diversement divisés en lobes plus larges que dans les espèces précédentes, ovales ou oblongs; sépales très hérissés ; pétales orbiculaires, d’un rouge écarlate, filets des étamines d’un rouge foncé, subulés ; 8 à 16 stigmates sur un disque dont les bords offrent un nombre égal de lobes ou crénelures qui se recouvrent par le côté et se rabattent sur les pores de la Capsule, celle-ci brièvement atténuée ou arrondie à la base, ovale, courte, seulement un peu plus haute que large, toujours complètement glabre. ©.
— Mai, octobre. CC. dans les moissons et tous les lieux cultivés.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe et l'Asie occidentale. Spontané, d’après . M. Alph. de Candolle, dans Les prés de la Dalmatie et de la Grèce occid., ainsi que sur Les collines de la Sicile ; originaire d’Algérie, selon M. Cosson.
4, P. dubium L. sp. 726. Lefr, cat. 4; Em. Mart. cat. 20. (P. douteux). — Très voisin du P. Rhœas; il en diffère surtout par sa capsule qui est oblongue, 2 à 3 fois aussi longue que large, et les crénelures du disque qui sont seulement contigues par leurs bords et ne dépassent point la largeur de la capsule. ©.
— Juin, sept. C. dans les lieux cultivés, sur les murs.
Distrib. géogr. — Même dispersion que le P. Rhœas, mais moins C. Spontané sur Les collines de la Grèce et de la Dalmatie, selon M. Alph. de Candolle.
Observ. — La forme de la capsule et la longueur des rayons stigmatiques varient beaucoup dans cette plante : aussi certains botatanistes ont-ils trouvé là matière à subdivisions nombreuses. En
858, M. Boreau, F1. du Centre, distinguait 4 espèces, auxquelles M. Jordan crut pouvoir en ajouter 12 dans ses Diagnoses et son Breviarium. Aux environs de Blois, on trouve fréquemment 2 formes ; l’une dont les rayons stigmatiques atteignent les bords du disque et qui représentait assez bien le P. Lecoqii Lamotte, avant que M. Jordan eut subdivisé cette forme; l’autre, dont les rayons s'arrêtent plus ou moins en avant du bord, serait, d’après M. Boreau, le véritable P. dubium L. (Bor. cat. des pl. de M.-et-Loire p. 38); mais ici encore M. Jordan a divisé, et j'avoue ne pouvoir plus rien reconnaître dans ce dédale, ou la moindre variation est donnée comme caractère distinctif d’une espèce.
UN As
CONSPECTUS DES ESPÈCES,
Capsule glabre ; filets des étamines atténués au sommet. . ... ä Capsule hispide ; filets des étamines dilatés au sommet. . .... Capsule courte, n’étant pas 1 fois aussi haute que large ; créne-
lures du disque se recouvrant largement par les bords. . . .. P.RhϾas (43).
2e Capsule oblongue, claviforme, 2-3 fois aussi longue que large ; crénelures du disque contigues, maïs à bords ne se recouvrant pas, ou seulement très-peu, par les bords. IP. dubium (44). Capsule courte obovale, très-hérissée de pointes dures, arquées. 3 PB. hybridum (41).
Capsule oblongue claviforme, 3 à 4 fois aussi haute que large, hérissée de soies raides, dressées. BP. Argemone (42).
G. 18. — GLAUCIUM. (Glaucière).
2 sépales; 4 pétales; étamines en nombre indéfini; stigmates capités ; fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles ; capsule trèes-lonsue en forme de silique, s’ouvrant de haut en bas.
45. Gl. luteum Scop. fi. Carn. 1. p. 369. Lefr. cat. 4. (GI. à
[leurs jaunes). — Tige glabre, dure, à rameaux divariqués ; feuilles épaisses, très glauques, blanchâtres, poilues, sinuées lyrées, les inférieures pétiolées, les supérieures amplexicaules; pédoncules épais, très-courts ; sépales poilus, fleurs d’un jaune d’or, grandes (diam. 5 à 6 cent.); capsules rudes, arquées, atteignant 10 cent. ©.
— Juin, sept. Décombres, lieux sablonneux ou pierreux. Cà et là dans le val de la Loire : Nouan-sur-Loire! éboulis des rochers St-Victor! Blois à Montigny! glacis de la Boire! carrières au-dessus de St-Gervais ! Chaumont!
Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne; la région méditerranéenne ; Asie mineure.
Observ. — Plante spéciale aux décombres et aux terrains meu-
bles; elle est de celles qui se naturalisent à grande distance et elle nous est probablement venue de la région maritime.
G. 19. — CHELIDONIUM. K{Chélidoine).
. 2 sépales; 4 pétales; étamines en nombre indéfini; stigmates
insérés obliquement; fleurs disposées en ombelle au sommet d’un pédoncule commun ; capsule en forme de silique, s’ouvrant de bas en haut.
46. Ch. majus L. sp. 723. Lefr. cat. 4; Em. Mart. cat. 20. pre Chélidoine). — Vulg. Eclair. Plante plus ou moins hérissée
e poils blanchâtres, surtout à la base; feuilles molles, pinnatiséquees, à segments ovales, incises ; pédoncule commun assez long; pédicelles très inégaux ; fleurs jaunes, capsule droite, lisse. %,