‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 31 sur 265 · NE · texte numérisé non relu

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sommet; capsule à style presque droit, moitié aussi long qu’elle: graines couvertes de rides interrompues ressemblant à des écailles. ©.

— Juin, sept. C. seulement dans les moissons des terrains calcaires.

Distrib. géogr. — Europe moyenne (jusqu’en Suéde), et australe ; rare en Angleterre ; Sibérie australe. — M. Alphonse de Candolle, Géogr. bot., soupçonne que cette espèce est originaire de l'Asie mineure ou du Caucase,

Le Delph Ajacis. L., souvent cultivé sous le nom de Pied d'alouette, se rencontre quelquefois à l’état subspontané dans le voisinage des habitations; il se distingue facilement à ses tiges plus épaisses, à ses pédoncules courts, à sa capsule pubescente et à ses graines dont les rides ondulées forment des lignes non interrompues et qui ne ressemblent point à des écailles.

G. 13. —PÆONIA (Pivoine).

5 gépales ; 5 à 10 pétales plans, très grands; 3-5 carpelles entourés à la base d’un disque charnu.

37. P. corallina Retz observ. 34. Lefr. cat. 4. (P. corallinée).— Plante de 0, 30 à 0", 60, glabre, d’un vert pâle; souche courte, épaisse; tige flexueuse, simple, unifiore; feuilles inférieures et moyennes biternées, à folioles très-glauques en dessous, ovales entieres, la moyenne un peu en coin à la base ; 5 sépales dissemblables, les uns (2 ou 3) foliacés, presque plans, les autres (3ou2) fortement concaves ; 5 à 10 pétales d’un rouge violacé assez clair, obovales ou oblongs ; carpelles 3 à 5, couverts d’un épais tomentum fauve ou blanchâtre, devenant tres arqués à la maturité; graines d’un bleu noir très foncé, entremélées d’ovules stériles d'un rouge écarlate. %.

— Avril. Coteaux couverts. RR. Parc du château des Montils, où la plante est très-abondante. Assez souvent cultivée dans les jardins, aux environs de Blois.

Distrib. géogr. — Le Tyrol; la Carinthie ; le nord de l'Italie; Majorque ; l'Asie mineure. Se retrouve dans les bois aux environs de Dijon.

Je ne crois pas que cette plante soit réellement spontanée dans le parc du château des Montils, non plus qu’un certain nombre d’autres qui s'y montrent, ou sy montraient, également tresabondantes, telles que: Asphodeline lutea, Omphalodes verna, Hypericum calicinum, Rosa pimpinellifolia etc.; cette végétation anormale, dans une localité qui présente des conditions particulières d'exposition et de sol, me paraît indiquer clairement, qu’à une époque assez éloignée, un propriétaire amateur a su profiter d’un terrain spécial pour s’entourer de plantes rares et curieuses ; c’est à Cette même cause qu’il faut attribuer la présence, dans ce parc, du Capparis spinosa, planté dans les fissures des murs; de l'Olea europæa, dont j'ai vu detrès vieux individus, quimürissaient parfois leurs fruits; de l'Epimedium alpinum; du Pyrus salicifolia ; du Rosa pomifera Herm., que rien ne saurait d’ailleurs recommander à un amateur, si ce n’est sa rareté, et enfin de beaucoup d’autres espèces que je pourrais citer.

Il est permis de douter qu’on puisse invoquer en faveur de la spontanéité du P. corallina dans le département de Loir-et-Cher, sa présence dans le bois du Pontil, près Orléans. Il ne faut point

oublier que ce bois et le château des Montils appartenaient au commencement du siècle à deux proches parents, et il est permis de supposer que la plante a été transportée de l’un chez l’autre. Elle se multiplie d’ailleurs très rapidement, ce que j'ai pu constater par de fréquents semis. D'autre part, le P. corallina n’a été signalé dans le bois du Poutil, qu’en 1812, par M. de St-Hilaire (notice sur 70 espèces, etc.) qui Vy déclare abondant. Mais alors, si la plante s’y trouvait d’ancienne date et abondante, comment expliquer que son existence ait pu échapper 15 ans plus tôt aux investigations de l’abbé Dubois, dont la flore témoigne des herbo-

risations dans les bois du Poutil?

Il est également assez difficile de comprendre comment le P. corallina n’a point trouvé place dans la magnifique collection dite des Vélins de Muséum, dont les 400 premières figures ont été peintes à Blois par Nicolas Robert, sous les auspices de Gaston d'Orléans ; or ce prince était à l'affût, si je puis m’exprimer ainsi, de tout ce qui pouvait enrichir son jardin, et à cette époque les Montils étaient encore dans l’apanage royal. Est-il possible qu’une plante aussi press dde ait pu échapper aux investi-

ations d’un Brunier ou d’un Morison, qui savaient découvrir

ans les gazons des Rochers-St-Victor le T'rigonella monspeliaca”? abbé Lefrou, dans son catalogue, assigne, en Loir-et-Cher, une autre localité au P. corallina, celle du Breuil, commune de Cheverny; je puis certifier que la plante n’a jamais existé que dans les bosquets avoisinant le château.

Enfin, un collecteur de plantes, M. Mathonnet, a publié cette belle espèce dans les Reliquiæ Mailleanæ, no 372, avec cette mention : « Pâturages sablonneux et humides, à gauche de la route de Blois à}St-Gervais. — Coll. L. Mathonnet, 20 août 1860. » Pour qui connaît cette localité, située en plein alluvion de Ja Loire, il est à peine besoin de relever une pareille indication. Si la plante a été récoltée réellement à St-Gervais, c’est qu’elle y avait été semée peu d'années auparavant.

Fam. IL. (BERBERIDEZÆ) Vent.

(BERBÉRIDÉES).

Fleurs régulières, synoiqnes à parties construites sur le type ternaire. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle disposés en deux séries, dont les pièces sont alternes; 6 sépales pétaloïdes à préfloraison imbriquée; 6 pétales munis à la base de 2 glandes nectarifères et opposés aux sépales. Androcée : formé de 6 étamines opposées aux pétales; anthères s’ouvrant au sommet par 2 pores munis de valvules caduques. Gynecée : pistil surmonté par un large stigmate pelté; un seul ovaire libre constituant à la maturité une baie qui renferme 2 à 3 graines. Sous arbrisseau à bois jaune, à feuilles fasciculées alternes, simples, accompagnées rs ase d’épines tripartites, qui ne sont que des feuilles modiées.

G. 14. — BERBERIS. (Vinetier).

Caractères de la famille.

3. B. vulgaris L. sp. 471. Lefr. cat. 4 (V. commun), — Arbuste à rameaux anguleux, striés, grisâtres ; feuilles coriaces obovales, attenuées en pétiole court, bordées de fines dents sétacées ; épines 3-5 — partites, plus courtes que la feuille; fleurs en grappe ; calice et corolle d’un beau jaune; baie rouge, ovoïde. %.

— Mai, juillet. Cà et là dans les haies. Env. de Blois; les Montils; Cour- Cheverny ; St-Dyé ; env. de Vendôme. Cet arbrisseau, qui ne paraît se trouver que dans les haies, n’est probablement pas indigène dans notre département.

Distrib. géogr. — L'Europe occidentale, moyenne et orientale ; la Perse ; la Sibérie ; le Japon.

Observ. — Les étamines du Berberis sont très intéressantes à étudier. Si, au début de l’anthèse, on pique avec une aiguille la base du filet on le voit se redresser brusquement et se rapprocher du stigmate. La constitution de l’anthère n’est pas moins curieuse ; sa déhiscence s’opère par la chute d’un opercule qui permet l’émission du pollen.

L’Epimedium alpinum L. a été signalé par Lefrou, cat. p. 4.comme naturalisé dans le parc des Montils. Je l'ai vu en 1854 dans un Dosaants à gauche de la terrasse du château; il a été détruit

epuis.

Fam. IL (NYMPHÆACEZÆ) Salisb.

NYMPHEACÉES.

Fleurs régulières synoiques. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle 4 à 6 sépales à préfioraison quinconciale, verts en dehors, pétaloïdes en dedans; pétales nombreux, plans, sechangeant insensiblement en étamines. Androcée : etamines en nombre indéfini, insérées plus ou moins haut sur le réceptacle, libres, à filet large,

étaloïde ; anthères soudées avec le filet, biloculaires. Gynécée :

ormé de beaucoup de carpelles multiovulés, soudés en cercle et constituant par leur ensemble une baie enveloppée d’une écorce dure ou spongieuse ; à la maturité cette baie se sépare en autant de parties qu’il y à de carpelles, ou bien elle se rompt 1rrégulièrement. Stigmates en nombre égal à celui des carpelles, sessiles et rayonnant sur un disque qui recouvre le sommet de l’ovaire et n’est qu’un état particulier des styles tous soudés par le côté. — Herbes aquatiques, polycarpiques, à tiges constituant un rhizôme jhmese. d’où naissent des feuilles flottantes et des scapes uniores.

Étamines insérées sur l'ovaire ; fleurs blanches. . . ... NYMPHÆA. 13 Étamines insérées sous l'ovaire; fleurs jaunes. . . .... . NUPHAR. 16

#1. | RNA, EPA .

G. 15. — NYMPHÆA. (Nénuphar).

4 sépales ; pétales dépourvus à la base de fossette nectarifère, insérés, ainsi que les étamines, depuis la base jusqu’au dessus du milieu de l’ovaire, sur lequel ils laissent une cicatrice; baie pulpeuse se rompant irrégulièrement. |

39. IN. alba L. sp. 729. Lefr. cat. 4; Em. Mart. cat. 20. (N. blanc). — Feuilles à limbe ovale ou arrondi, épais, profondément échan: cré à la base; fleurs odorantes, blanches ; sépales lancéolés, verts extérieurement, blancs en dedans ; baie arrondie, brusquement contractée en col au sommet, à disque stigmatifère, concave, et paraissant crénelé par suite de l’inflexion des stigmates qui sont courbés en dedans. %.

— Juin, août. Etangs, rivières, C. Sur les vases émergées, la plante devient moitié plus petite dans toutes ses parties.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, moins l’extrême nord; l’Asie occidentale et la Sibérie.

G. 16. — NUPHAR. (Nuphar).

5 sépales; pétales pourvus à la base d’une fossette nectarifère ; étamines insérées à la base de l'ovaire; baie se rompant par le Rn0enment des cloisons en autant de parties qu’il y a de carpelles.

40. N. Iuteum Smith Prodr. fl. Græc. I. 361. Lefr. cat. 4; Em. Martin cat. 20. (N. jaune). — Limbe des feuilles assez mince, ovale, profondément échancré à la base; sépales orbiculaires, fortemen concaves, verts à l’extérieur, jaunes en dedans; pétales beaucoup plus petits que les sépales; capsule ovale, rétrécie en col supportant le disque stigmatifère qui est entier sur les bords, déprimé au centre. %.

— Juin, sept. Rivières, étangs. C.

Distrib. géogr. — Europe et Sibérie.

Fam. IV. (PAPAVERACEZÆ). Juss.

PAPAVÉRACÉES.

Fleurs synoiques, régulières ou irrégulières, dont les parties sont construites sur le type binaire. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle; sépales 2, caducs, à préfloraison imbriquée; pétales 4, réguliers ou dissemblables entre eux. Androcée : étamines en nombre indéfini ou quelquefois défini et, dans ce cas, au nombre de 6, à filets réunis 3 par 3 et constituant 2 faisceaux. Gynécée : ovaire libre, tantôt formé de plusieurs carpelles étroitement réunis et constituant une seule capsule, tantôt seulement de deux

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carpelles ou même d’un seul; styles en nombre égal à celui des carpelles, souvent très courts et réunis, ou disposés en disque avec des stigmates rayonnants; fruit capsulaire, polysperme à déhiscence valvaire, ou indéhiscent et monosperme {achane). — Plantes terrestres, souvent à suc laiteux blanc ou jaune, monocarpique ou polycarpique ; feuilles alternes, souvent compo-

Ses.

TABLEAU DES GENRES

A. PAPAVERÉES. Fleurs à pétales réguliers entre eux; plantes à suc laiteux blanc ou jaune (Ex. : les Pavots).

a. Capsule ovale ou oblongue, laissant échapper les graines par de petites ouvertures situées entre les lobes du disque stigmalifère.

Plantes à suc laiteux blanc; fleurs rouges. . . . .. Due PRESS NEURE 17.

b. Capsule linéaire en forme de silique, s ouvrant en deux valves dans toute sa longueur. Fleurs jaunes.

Fleur solitaire à l’aisselle des feuilles. . . . . . . . . . . .. GLAUCIUM. 18.

Fleurs disposées en ombelle au sommet d’un pédoncule commun. . . ... CHELIDONIUM. 1%

B. FUMARIÉES. Fleurs à pétales dissemblables entre eux ; plantes sans suc laiteux coloré (Ex. : la Fumeterre).

Carpelle comprimé, allongé en forme de silique et contenant plusieurs graines; fleurs longues de 2 cent. environ. . . .. CORYDALLIS. 20.

Carpelle (achane), peu comprimé, orbiculaire, monosperme; fleur atteignant à peine 15 millL ................. FUMARIA. 21.

G. 17. — PAPAVER. (Pavot).

2 sépales très caducs; étamines en nombre indéfini; ovaire uniloculaire, mais présentant intérieurement des cloisons incomplètes, formées par des placentas qui s’avancent presque jusqu’au centre et portent des graines des deux côtés; styles réunis en un disque qui recouvre le sommet de la capsule et portent autant de stigmates rayonnants qu’il y a de placentas; plantes hispides, à suc laiteux blanc; fleurs rouges, rarement blanches.

41. P. hybridum L. sp. 725. (P. hybride).— Plante très hispide feuilles pinnatipartites, à lobes étroits; sépales hérissés; pétales d’un pourpre vineux, tendant au violet; filets des étamines élargis au sommet, stigmate 6 à 8, atteignant le bord du disque qui est ondulé et peu convexe; capsule obovale, arrondie ou très obtuse à la base, offrant souvent 6 à 8 côtes très prononcées, hérissée de soies raides, étalées, ascendantes. ©.

- — Juin, juillet. Moissons des terrains calcaires. R. Entre Noyers et Chatillon, le long du canal du Berry (Charlot); Nourray (Em. Desvaux); Blois à

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