‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 35 sur 265 · C. NUCAMENTACÉES · texte numérisé non relu

C. NUCAMENTACÉES

a. Silique très-comprimée, bordée d'une aile coriace. ‘4 Feuilles très-entières, non dentées; fleurs jaunes.........,,,. ISATIS 38.

b. Silicule gonflée, dépourvue d'aile.

Silicule échancrée à la base et au sommet et simulant 2 silicules accolées,

couverte de crêtes; toutes les feuilles pinnatiséquées, à lobes trèspetits; plante couchée... .,...ss.ssocsssuosses0e.0, SENEBIERA 39.

Silicule obovale, tronquée au sommet, offrant des côtes longitudinales;

plante dressée à feuilles entières............... 5.2. MYAGRUM A1. Silicule globuleuse arrondie au sommet, ponctuée, terminée par un styletrèsdistinct ; plante pubescente, à fleurs jaunes....,.,.....,... NESLIA 40.

Silicule subglobuleuse, atténuée au sommet en bec linéaire obtus plus court qu’elle ; stigmate sessile; plante glabre, à fleurs blanches... CALEPINA (en note)

D. PSEUDO-SILIQUEUSES.

Silique subéreuse, cylindrique, avec des étranglements qui se produisent entre chaque graine.;......., 43. NORENE ACT CA . RAPHANUS 42,

G. 22. CHEIRANTHUS. (Giroflée).

Sépales latéraux prolongés à la base en forme de sac; pétales longuementonguiculés ; siliques comprimées avec une nervure dorsale très saïllante; graines unisériées dans chaque loge; cotylédons accombants.

55. Ch. Cheiri L. sp. 924. Lefr, cat. 5; Em. Martin cat. %. (G. des murailles). — Plante couverte de petits poils apprimés; tiges sous-frutescente à la base; feuilles lancéolées aigues; fleurs en grappe à la fin très- allongée ; pédicelle plus court que le calice;

Jétales à limbe très-étalé, obovales, d’un jaune pâle ou quelque-

ois orangé; style aussi long que le diamètre transversal de la silique müre; graines étroitement ailées. %.

— Mars, juin. AC. sur les vieux murs.

Distrib. géogr. — Les rochers des îles de l’archipel Grec, d’où la plante paraît avoir été répandue dans l’Europe occidentale à une époque très-reculée.

G. 23. — NASTURTIUM. (Cresson).

Sépales égaux à la base; pétales très-brièvement onguiculés, en- | tiers; silique linéaire, ou oblongue, ou ovale elliptique, à valves Ë

Deere

renflées ordinairement dépourvues de nervure doïsale ou ànervure très-courte; graines renfiées, non ailées, bisériées dans chaque loge.

a. EUNASTURTIUM. Siliques linéaires.

56. N. officinale Rob. Brown. Kew. (éd. 2) IV. 110. Lefr. cat.5; Em. Mart. cat. 27. (Cresson officinal). — Vulg. Cresson de fontaine. Plante à peu près glabre ; tiges radicantes fistuleuses; pétiole embrassant la tige par 2 petites oreillettes; feuilles pinnatiséquées, à folioles ovales arrondies, la terminale plus grande, ordinairement sinuée anguleuse; pétales blancs; siliques linéaires, plus longues que le pédicelle, étalées à angle droit, ou même pendantes à la maturité, présentant sur le dos une nervure longitudinale. %.

— Mai, sept. C. dans les ruisseaux.

b. siifolium Steud, Em. Mart. cat. 21. — Folioles très-grandes égales entre elles, lancéolées, atteignant 4-8 cent. — Maray, dans un ruisseau, à Daluet; Millançay ; pont de Villefranche (Em. Martin},

Distrib. géogr. — Tout l'hémisphère boréal, dans la région tempérée.

57. N. sylvestre Rob. Br. loc. cit. Lefr. cat. 5; Em. Mart. p. 27. (Cresson sauvage). — Plante un peu pubescente dans sa partie supérieure; tiges dressées; pétioles non embrassants ; feuilles pinnatiséquées à folioles plus ou moins étroites incisees ou pinnatifides ; fleurs jaunes petites; siliques linéaires redressées sur le pédicelle, à valves offrant à la base un rudiment de nervure dorsale. %.

— Juin, sept. Lieux humides, bords des champs. C ; se présente sous 3 formes : a. genuina (N. sylvestre Boreau), Pédicelle égalant la silique mûre, — Forêt de Boulogne!

D. rivularis (N.rivulare Rchb.), Pédicelle plus court que la silique müre C. sur les bords de la Loire!

e. anceps (N. anceps Wahl). Mart. cat. 27. — Pédicelle sensiblement plus long que la silique mûre. — Bords du Cher à St-Aignan (Charlot) ; Villefranche et St-Loup (Em. Martin).

Distrib. géogr. — Europe boréale, moyenne et australe; Asie mineure. 58. N. asperum Cosson not. pl. crit. p. 26. Sisymbrium asperum

L.; Em. Martin cat. 26. (Cr. à fruits rudes). — Plante glabre, à tiges dressées, parsemées de petites aspérités; pétioles embrassant un

‘peu la tige; feuilles pinnatiséquées, à segments étroits, oblongs,

entiers ou incisés; fleurs d’un jaune pâle, petites; pédicelles épais, plus courts que la silique, celle-ci arquée, ascendante, linéaire, atténuée au sommet, couverte de petites aspérités. ©.

— Mai, août. Sables humides. RR. Vallée du Cher à St-Aignan (Charlot); Thézée, presqu’en face de la vallée de Chantereine (Em. Martin).

Distrib. géogr. — Europe occidentale : la France, l'Espagne et le Portugal.

b. RortpA. Siliques ovales ou oblongues.

59. N. pyrenaicum Rob. Br. loc. cit.; Lefr. cat. 5; Roripa pyrenaica Spach. ; Em. Mart. cat. 33. (Cr. des Pyrénées). — Plante un peu hérissée inférieurement,; tiges dressées, rameuses ; pétiole embrassant la tige par ? oreillettes étroites; feuilles pinnatisequées, les inférieures à segments oblongs ou obovales, entiers ou

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incisés, les supérieures à segments étroitement linéaires; fleurs petites, d’un jaune pâle; silicule ovale gonflée, sans trace de nervure dorsale sur les valves, 2-4 fois plus courte que le pédicelle, terminée par un style filiforme presqu’aussi long qu’elle, étalée à la maturité. %.

— Mai, juillet. Pelouses et prairies sèches des terrains siliceux, C. aux environs de Romorantin (Em. Martin). R. ailleurs: Vineuil, prairie de Pimpeneau Lefrou) ; Cour-Cheverny, pâtis des Huarts! Meslay (E. Nouel) ; Espéreuse (id.).

Distrib. géogr. — Europe occidentale moyenne et australe ; l’Italie ; la Turquie.

60. N. palustre DC. syst. 191; Lefr. cat. 5. Roripa nasturtioides Spach.; Em. Mart. p. 32. (Cr. des marais). — Plante souvent étalée, glabrescente; pétiole à oreillettes embrassantes; feuilles pinnatiséquées, à segments obliquement ovales ou rhomboïdaux, souvent confiuents à la base, crénelés dentés ; fleurs petites, jaunes; silique oblongue, à peine 3 fois aussi longue que large, plus courte que a pédicelle ou l’égalant à peine, étalée ou pendante à la maturité.

— Juin, oct. Sables humides. AC. sur les grèves de la Loire, du Cheret sur le bord des étangs de la Sologne. AR. ailleurs.

Distrib. géogr. — Tout l'hémisphère boréal tempéré ; la Chine; le Japon ; l’Amérique australe et la Nouvelle-Zélande.

61. N, amphibium Rob. Br. 1. c. Lefr. cat. 5. Roripa amphibia Besser ; Em. Mart. cat. 33. (Cr. amphibie). — Plante glabre dépassant parfois 1 mètre; tiges fistuleuses; feuilles toutes entières dentées, ou les supérieures incisées pectinées; fleurs jaunes assez petites ; silicule 3 à 5 fois plus courte que le pédicelle à la maturité, oblongue plus courte que le style, ou ovale globuleuse plus longue que lui. %

— Juin, août. Bords des eaux. C.

Distrib. géogr. — Tout l'hémisphère tempéré boréal ; Amérique du Nord.

Observ. — La forme à silicule courte, ovale, un peu pus longue que le style, est.-le N. aquaticum Wallr. Sched. 371; le N. riparium Wallr. Sched. 373, est établi sur la forme à silicule oblongue, plus courte que le style. On trouve l’une et l’autre dans les fossés avec d’autres formes intermédiaires ambigues.

CONSPECTUS DES ESPÈCES,

Siliques linéaires, 4-8 fois plus longues que larges....,.......... 2, Silicules oblongues, ovales ou globuleuses...,.,..,....,.,...,.. 4.

Fleurs blanches, plante souvent submergée..............,,..... N. officinale (56).

MODES JEUNOS 0 a 8 Lot AS o 40 latest et Zu i n86 CR SNNTRES

Silique couverte de petites aspérités..... N. asperum (58).

Feuilles caulinaires à segments étroitement linéaires, entiers... N. pyreénaicum (59).

Feuilles caulinaires dentées, ou pectinées, ou pinnatiséquées à

s Dilique ligse.......:,,...:.,% aprés 5 ù N.sylvestre (57). | segments oblongs ou ovales...,..,., sonoéosspoueooe sus.

roi, nes

Silicule oblongue, 2 à 3 fois plus longue que large ; feuilles caulinaires pinnatiséquées, à segments oblongs, dentés; plante de 1 à 3 décimètres......... RARE © .« N. palustre (60).

Silicule subglobuleuse ou elliptique; feuilles caulinaires entières dentées, ou pectinées ; plante atteignant et dépassant 1 mêtre. N. amphibium (61).

G. 24. — BARBAREA. (Barbarée).

Sépales tous égaux à la base; pétales onguiculés ; silique comprimée avec une nervure dorsale élevée; graines unisériées, non ailées ; cotylédons accombants.

62. B. vulgaris Rob. Br. hort. kew. (éd. 2), IV. 109. Lefr. cat. 5. Em. Mart. cat. 26. (B. commune). — Plante dressée, raide, glabre, tige de 30 à 60 cent., anguleuse, rameuse; feuilles radicales lyrées, à lobe terminal plus grand; les caulinaires embrassant la tige par 2 oreillettes; les supérieures obovales, seulement incisées sinuées, ou avec ? petits lobes à la base; fleurs assez petites, jaunes; grappe fructifère s’allongeant beaucoup; pédicelles plus ou moins écartés de l'axe; siliques dressées. @) ou %.

a. genuina. Siliques dressées sur des pédicelles plus ou moins écartés de l'axe.

b. stricta (B. stricta Fries). Siliques serrées contre l’axe.

— Avril, juin. Bords des champs humides, fossés, haies. AC. Distrib. géogr. — Toute l’Europe ; Sibérie ; Japon.

63. B. arcuata Bot. Zeit. (1820). (B. à fruits arqués), Très-voisin du B, vulgaris, mais plus grêle; pédicelles s’écartant de l’axe aussitôt après la floraison ; siliques arquées ? ascendantes, moins nombreuses que dans l’espèce précédente, et quelquefois très-étalées à la maturité. 2) ou %.

— Mai. Lieux couverts. RR. Romorantin près du moulin des Brières. (Em. Martin).

Distrib. géogr. — Europe moyenne ; Caucase; Sibérie occidentale.

Observ. — Rapportée en variété au B. vulgaris, par plusieurs auteurs, cette espèce paraît cependant suffisamment caractérisée par ses siliques plus écartées, toujours arquées, même à la maturité, moins nombreuses. Je ne suis pas absolument certain de l'identité complète de la plante de Romorantin avec les spécimens authentiques du B. arcuata, que j'ai pu voir provenant de France et d'Allemagne.

61. B. prœæœcox Rob. Br.l. c. (B. précoce). — Plante glabre, ou un peu hispide à la base; tige très-anguleuse; feuilles caulinaires embrassantes par 2 petites oreillettes, toutes pinnatiséquées, à segments étroits linéaires, égaux entre eux, même le terminal ;

édicelles courts (5 mill.), à la fin très-épais ; siliques presque une

ois plus longues que celles des espèces précédentes (6 à 8 cent.) lâches, écartées de l’axe, dressées ascendantes ou quelquefois très-

. étalées. ©).

HR: déni

— Mai, juin. Décombres, bords des chemins. RR. Entre Onzain et Seillac (Philippe) ; Cellettes, sur le glacis du pont!

Distrib. géogr. — Europe occidentale; Italie; Afrique boréale, jusqu'aux Canaries.

Observ. — Plante quelquefois cultivée dans les jardins à cause de sa saveur piquante qui rappelle celle du cresson. Il en existe

aussi une variété à fleurs doubles. L’indigénat de cette espèce, en Loir-et-Cher, est très douteux.

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