Dipl. viminea DC. syst. Il p. 635. Em. Mart. cat. p
| (D. flexible). — Très-voisin du D. muralis ; il en diffère par ses tiges
| feuillées seulement à la base et surtout par ses pétales plus petits, dépassant à peine le calice, à limbe beaucoup plus étroit, insensiblement atténué en onglet; l’étranglement de la base du style donné par quelques auteurs comme signe distinctif, est peu caractéristique. ©
— Août, novembre, Vignes des terrains calcaires ou argilo-calcaires. AR. Vallée du Cher à Billy, Selles, Châtillon (Em. Martin); Mont, à Clénor! (de Pétigny); Cellettes, champs et vignes au-dessus du moulin de Conan! Cour- Cheverny, vignes de Jouvençay ! Cheverny ! vignes de Poély ! Seur! Les Montils !
Distrib. géogr. — Europe moyenne et Aus.rale; région Méditerranéenne ; Asie Mineure.
CONSPECTUS DES ESPÈCES.
Tiges également feuillées ; feuilles pinnatipartites à segments étroits, écartés; fleurs grandes. . .. D. tenuifolia (83).
Tiges nues au moins dans leur moitié supérieure; feuilles incisées lobées ; fleurs petites ne dépassant pas 5 mill. de diamètre. 2
Pétales à limbe arrondi, brusquement contracté en onglet; tiges feuillées presque jusqu’au milieu , : ... ID. muralis (84).
| | Pétales à limbe oblong, atténués en onglet ; tiges feuillées seulenent A base oi oU AL OLGOLIUE à D. viminea (85).
G. 31. DRABA. (Drave).
Sépales égaux à la base; pétales entiers ou bifides; silicule oblongue ou elliptique, à valves uninervées; style presque nul;
graines bisériées, non ailées.
86. Dr. muralis L. sp. 897. Em. Mart. cat. 31. (Dr. des murailles). — Plantes dressées, à pubescence formée de poils simples et de poils rameux,; tiges de 10 à 30 cent., rameuses; feuilles toutes bordées de dents aigues, les radicales en rosette, oblongues, atténuées en pétiole; les caulinaires largement ovales ou presqu'arrondies, sessiles, les supérieures semi-amplexicaules;
fleurs blanches, petites (3 mill.); silicules ovales oblongues, à peu ê près de la longueur du pédicelle, étalées à la maturité. ©. |
— Avril, mai. Lieux frais et pierreux, bords des haies, murs. R. Les Ponts- Chartrains près Blois (Monin 1833); Gièvres, au Chesné et à Jaugy dans le haut pâtureau, les haies des vignes et sur le bord de la route de Villefranche à Gièvres (Em. Martin). Les Roches près Montoirs (Peltereau) ; Fréteval (Nouel).
Distrib. géogr. — Toute l’Europe ; l'Afrique séptentrionale.
87. Dr. verna L. E 896. Em. Martin Cat. 32. Erophila vularis DC.; Lefr. cat. 5. (Dr. vulgaire). — Petite plante à pubescence ormée dé poils simples et de poils rameux: toutes les feuilles en
rosette radicale, longuement rétrécies à la base, oblongues en-
tières ou présentant vers le sommet, de chaque côté, 1 ou 2 dents peu saillantes; scape de 2 à 10 centimètres, pubescent surtout dans le bas; fleurs très-petites (2 mill.); pétales bifides; pédicelles fructifères égalant la capsule ou plus longs qu’elle, celle-ci ovale elliptique ou oblongue, à loges renfermant chacune de 8 à 15
graines. ©.
— Mars, mai. Lieux incultes ou cultivés, vieux murs. CC. Distrib. géogr. — Toute l’Europe. l'Asie mineure, jusque dans le Caucase.
Observ. — La forme naine à siliques ovales ou elliptiques égalant le pédicelle et pauciovulées, constitue le Dr. præcox Stey.; AC. dans les terrains secs. — Une forme plus grande, à scape atteignant 10 à 45 cent., et dont les siliques elliptiques ou même oblongues, plus courtes que leur pédicelle, contiennent jusqu’à 35 graines, est le Draba (Erophila) majuscula Jord. Entre ces 2 formes extrêmes, M. Jordan admet maintenant 200 états intermédiaires, qui.doivent, selon lui, être considérés comme autant d’espèces d’égale valeur. — Cf. Jordan, Espèces végétales afjines, p. 13.
CONSPECTUS DES ESPÈCES
Tiges à feuilles caulinaires ovales, dentées; pétales entiers . Dr muralis (86).
Toutes les feuilles en rosette radicale; pétales bipartits. . . . .. Dr. verna (87).
Observ. — On cultive assez fréquemment le Cochlearia officinalis L. (vulg. Cochlearia), employé comme dépuratif. C’est une plante basse et molle, à feuilles radicales pétiolées, arrondies, en cœur à la base, les caulinaires ovales embrassantes; les fleurs sont blanches ; les silicules ovales globuleuses ont une nervure sur leurs valves. Spontané dans la région maritime.
Le C. armoracia L. (vulg. Raifort sauvage, Moutarde de Capucin), est assez souvent subspontané dans le voisinage des habitations, surtout sur le bord des eaux. C’est une grande plante raide, à feuilles radicales très-longues, lancéolées, les caulinaires moyennes souvent pinnatifides; les fleurs sont blanches, les silicules globuleuses renflées, à valves dépourvues de nervure.
G. 32. ALYSSUM. (Alysson).
Sépales dressés, égaux à la base; pétales bilobés ; silicule orbiculaire comprimee, à valves dures, peu convexes sans nervure
dorsale; 2 graines dans chaque loge, comprimées. étroitement ailées; cotyléedons accombants. ;
88. Al. calicinum L. sp. 908. Lefr. cat. 5; Em. Mart. cat. 31. (AI. Pr T- HIAnS grisâtre, couverte sur toutes ses parties de poils en étoile, apprimés ; tiges étalées en cercle, très nombreuses au Collet de la racine; feuilles oblongues cunéiformes très-0btuses ; fleurs petites Le mill. à peine), d’un jaune pâle; calice persistant à la base du fruit; grappe tres-allongée, lâche à la maturité;, pédicelles étalés à angle droit, les inférieurs un peu plus longs que le fruit; silicule entourée d’un bord saillant avec une petite échancrure au sommet; style un peu saillant. ©.
— Mai, juin. Lieux secs et incultes. AC. dans les terrains calcaires ou silicocalcaires.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne et australe; l’Asie mineure jusqu’au Caucase.
Observ. — Sous le nom de Corbeille d’or, on cultive assez souvent l’Alyssum saxatile (Al. des rochers), originaire de l’Europe orientale.
Le Lunaria biennis L. (Lunaire bisannuelle), vulgairement Monnaie du Pape, est naturalisé depuis longtemps dans le parc du chàteau des Montils.
G. 33. CAMELINA. (Cameline).
Sépales égaux à la base; pétales entiers; silicule obovale où piriforme, à valves renflées un peu comprimées par le dos, uninervées, constituant par leurs bords une aile étroite qui se termine en 2 languettes embrassant la base du style; 4-6 graines bisériées dans chaque loge; cotylédons incombants.
89. C. silvestris Wallr. Sched. 347. (C. sauvage.) — Plante hérissée de petits poils simples et de poils fourchus; feuilles caulinaires lancéolées, superficiellement dentées, embrassantes auri. culées à la base; fleurs d’un blanc jaunâtre, assez petites (4 à 5 mill.) ; grappes fructifères très-allongées (20 à 30 cent.) ; pédicelles assez courts (10 à 15 mill.), étalés un peu ascendants, 2 ou 3 fois plus longs que le fruit mur; silicules petites (3 à 4 mill. long.). presqu’arrondies, seulement un peu atténuées à la base, finement ponctuées, à valves résistant à la pression; style égalant presque la moitié de la longueur du fruit. ©.
— Juin, juillet. Moissons des terrains calcaires. RR. Environs de Blois, près des Allées !
Distrib. géogr. — Europe centrale et australe; Asie occidentale.
90. C. sativa Fries Nov. Mant. 3. p. 72. (C. cultivée), — Plante très-voisine de l’espèce précédente, mais ordinairement plus glabre ;‘elle en diffère surtout : par ses grappes fructifères longues seulement de 10 à 15 cent.; par ses silicules presqu’une fois plus longues que larges, non ponctuées, à réticulation plus apparente; style égalant environ seulement le quart de la longueur du fruit muÜr. ©. ;
— Juin, juillet. Moissons des terrains calcaires. RR. St-Aignan, dans les
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