ELA 5 TE
cat. 5; Em. Mart. cat. 35. (Passerage des champs). — Plante brievement hispide, grisâtre; tige de 2 à 5 décim., rameuse supérieurement; feuilles caulinaires lancéolées, obtuses, denticulées, embrassant la tige par 2 oreillettes ; fleurs blanches, très-petites (1 à 2 mill.); anthères jaunes; grappe fructifère un peu allongée ; pédicelles étalés à angle droit à la maturité, les inférieurs un peu plus longs que la silicule, celle-ci arrondie à la base, largement ovale, concave, entourée d’une aile assez large qui forme au sommet un sinus ouvert peu dépassé parlestyle; valves couvertes d’aspérités papilleuses. ©.
— Mai, juillet. Bords des champs. AC.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne et australe ; se retrouve en Asie
* mineure et dans le Caucase.
- 9. L. heterophyllum Benth. cat. pl. des Pyr. 95. var. b. canescens Gr. et Godr. fi. fr. I. 150. L. Smithii Hook. (P. à feuilles biformes). — Voisin du L. campestre; il en diffère surtout par ses anthères violettes (ce que je n’ai pu constater sur la plante de Loiret-Cher); par son style dépassant sensiblement à la maturité l’échancrure de la silicule dont les valves sont à peu près lisses. ©.
— Mai, juillet. Bords des champs, sur les coteaux secs. RR. Noyers, le long du canal du Berry (Charlot); Chambord (d’après Boreau); Mondoubleau, parties sèches des prés du Foulon. (L. Legué). |
Distrib. géogr. — Le sud de l’Angleterre; la France surtout dans le sud-ouest ; l'Espagne.
Observ. — On cultive assez fréquemment le Lepidium sativum L. (P. cultivé), sous le nom de Cresson alénois; il se retrouve quelquefois subspontané dans le voisinage des habitations, ou même dans les champs. — Les Montils, champs de l’'Hermitage. — Son origine spontanée est incertaine.
9. EL. graminifolium L. sp. 900. Lefr. cat. 5; Em. Mart. cat. 35. (P. à feuilles de graminée). — Plante d’un vert sombre, à odeur de chou; tiges de 40 à 80 cent., à rameaux étalés; feuilles des rosettes stériles incisées lyrées, les caulinaires peu nombreuses
etites et linéaires; fleurs blanches très petites (15 mill.), grappe ructifère allongée ; pédicelles un peu étalés à la maturité, à peine 1 fois plus longs que la silicule, pubérulents; silicule ovale arrondie, étroitement bordée par la carène des valves, non échancrée au sommet ; style très-court. %.
— Juin, novembre. Bords des chemins, vieux murs. CC. à Blois; çà et là dans le val de la Loire! les Montils! Romorantin, d’où il paraît avoir disparu (Em. Mart.)
Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne et australe ; Asie mineure, Syrie,
Cilicie, où la plante est employée contre la morsure des serpents (Kotschy).
Observ. Le Lep. ruderale, trouvé dans le département du Loiret, non loin de nos limites, se distingue du précédent à ses feuilles
- caulinaires pinnatipartites et à ses silicules échancrées; il devra
être recherché surtout dans la vallée de la Loire, dans les chantiers abandonnés et sur les décombres. Importé de la région maritime, où il est commun.
100. L. latifolium L. sp. 899. Lefr. cat. 5 ; Em. Mart. cat. 35. (P. à larges feuilles). — Plante glabre, glauque, à odeur de chou;
souche stolonifère ; tige atteignant et dépassant 1 mètre; feuilles
épaisses, crénelées, sauf les supérieures qui sont entières, atté-
nuées en pétiole court; fleurs blanches petites (2 mill.);, grappes fructifères formant une large pyramide; pédicelles comme fasciculés, 2 ou 3 fois plus longs que la silicule, celle-ci très-petite (2 mill.), orbiculaire, à bords obtus,; style très-court. %.
— Juin, août. Lieux frais, dans les haies, sur les décombres, au bord des prés. AR. Pruniers, Villefranche, Gy (Em. Martin); Fontaine-en-Sologne, aux Augeries et au Bois (Lefrou) ; Blois, aux Grouëts (Monin) ; Chitenay, ferme du Feul Haie du pré du Paradis à Bezay, près Vendôme (Em. Desvaux); Mondoubleau (id.). Peu fixe dans ses stations, ce qui doit faire douter de sa spontanéité.
Distrib. géogr. — Europe centrale et australe; Asie mineure; Caucase et
Sibérie.
101. Le. Draba L. sp. (éd. 1), p. 645. (P. Drave). — Plante glauque, plus ou moins couverte de poils courts; tige de 2à 6 décim., dressée, très-feuillée ; feuilles caulinaires ovales oblongues bordées de dents écartées, embrassant la tige par 2 oreillettes aigues ; fleurs blanches, assez petites (3 à 4 mill.), à pétales longuement onguiculés ; grappes fructifères formant un corymbe par leur réunion; pédicelles étalés ascendants à la maturité, 3 à 4 fois plus longs que la silicule; celle-ci assez exactement cordiforme, à bords obtus, réticulée ; style égalant la moitié de la longueur du fruit. %. |
— Mai, juillet. Bords des chemins. RRR. Baillou sur le bord du chemin de Mondoubleau, près du château, où il a paru en 1868. (Legué). — Plante toujours peu fixe dans ses stations.
Distrib. géogr. — Europe australe et orientale, d’où il paraît s’être répandu dans l’Europe moyenne; Asie mineure, jusqu’au Béloutchistan.
CONSPECTUS DES ESPÈCES.
Silicule bordée d’une aile large, constituée par la carêne des VAIVES. Feu NT 6 tv DR RU ee AE 28 à s 40 D HAE 2.
Silicule dépourvue d’aile, avec ou sans rebord distinct. . . . . 4.
quées contre l’axe à la maturité; plante glauque, glabre . . L. sativum (en note).
Feuilles caulinaires seulement dentées, embrassant la tige par
| Feuilles inférieures et moyennes pinnatiséquées ; silicules appli- 2 oreillettes ; silicules plus ou moins étalées ; plante velue. . 8e
Tiges dressées ; style à peine saillant en dehors de l’échancrure à la parfaite maturité. . . . . . . IL. campestre (97).
Tiges couchées ascendantes; style très-saillant à la parfaite maturité IL. heterophyllum, var. canescens (98).
Feuilles caulinaires inférieures et moyennes incisées pinnatilo-
béen. ii EE Ge . . . L. ruderale (en note) Toutes les feuilles caulinaires seulement dentées ou même sans DORA TS Ne der RL Rs RARES dt 1k 9 CARTER : 5.
D ns a
Feuilles caulinaires très-petites, linéaires; plante diffuse à rameaux étalés. , . , +. : . L. graminifolium (99).
Feuilles caulinaires élargies; plantes dressées. . , . . , . . . 6
ER =
Silicule en cœur, terminée par un style moitié aussi long qu’elle ;
feuilles un peu hispides, les caulinaires embrassantes, , .
En L. draba (#01) Silicule orbiculaire, à style presque nul; feuilles caulinaires gla bres, lancéolées sessiles. , . , . IL. latifolium (100).
G. 37. IBERIS. (Ibéride).
Sépales égaux à la base ; 2 pétales extérieurs rayonnants, beaucoup plus grands; silicule ovale orbiculaire, ailée par la carène des valves; une seule graine dans chaque loge; cotylédons accombants.
102. Kb. amara L. sp. 906. Lefr. cat. 5 ; (Zb. amère). — Plante un peu pubescente; tige de 15 à 2 cent., raide, plus ou moins rameuse ; feuilles caulinaires bordées de dents calleuses dans leur moitié supérieure, toutes oblongues, atténuées en pétiole un peu cilié; fleurs en corymbe court, blanches ou un peu violacées, les 2 : grands pétales égalant 5 mill., les autres 2 fois plus petits; grappe iructifère lâche, assez allongée; pédicelles étalés presqu’à angle droit à la maturité, égalant à peu près la silicule, celle-ci ovale orbiculaire, largement ailée surtout au sommet ; échancrure assez étroite, non dépassée par le style. ©.
— Juin, septembre. Moissons des terrains calcaires. AC., mais non partout : environs de Blois ! la Beauce! Cour-Cheverny ! Cheverny !
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe ; disséminé jusqu’en Écosse.
Observ. — On cultive fréquemment sous le nom de Téraspic d'été, l'H, umbellata L., originaire de l'Italie, à fleurs blanches ou violacées et qui se ressème de lui-même dans les jardins. Sous le nom de Téraspic d'hiver, on cultive aussi l'A. semperflorens, d'Italie, dont la grappe fructifére forme un corymbe court et serré; lH. sempervirens L., originaire de nos plus hautes montagnes et de la Grèce, est quelquefois planté en bordure; sa grappe fructifère est allongée. Les 2 dernières espèces sont sous-frutescentes.
G, 38. ISATIS. (Pastel).
Sépales égaux à la base; pétales entiers ; silicule coriace, oblongue, très-plane, comprimée par le côté, indéhiscente, entourée d’une aile large; cotylédons incombants.
103. Is. tinctoria L. sp. 936. Lefr. cat. 5. (Pastel des teinturiers). — Plante glauque, un peu velue; tige de Om, 40 à 1m; feuilles caulinaires tres-entières, ovales ou lancéolées, embrassant profondément la tige; fleurs jaunes assez petites (3 à 4 mill.); grappes fructifères formant par leur réunion une large panicule; pédicelles filiformes épaissis au or plus courts que la silicule, celle-ci pendante, oblongue, peu échancrée au sommet, largement ailée; une seule loge à 1 ou plus rarement 2 graines. @).
— Mai, juin. Rochers RR. Vallée du Loir, sur les rochers de St-André, près de Villiers (Rolland) ; les Roches ! (Lefrou) ; Trôo (id.).
Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne et australe, où il est encore fréquemment cultivé ; Asie mineure.
Observ. — Origine spontanée inconnue ; on admet généralement que cette plante servait à certains peuples anciens, notamment
aux Bretons, pour se teindre la peau en bleu; son introduction ‘ dans nos contrées remonterait donc à une haute antiquité. Je n’ai jamais vu cultiver le Pastel dans notre département; Lefrou l’a observé dans les champs du Gué de la Guette, et le D' Monin l’a recueilli aux Montils. Je ne l’ai pas retrouvé dans ces deux localités ; celles de la vallée du Loir paraissent mieux fixées.
G. 39. SENEBIERA. (Senebière).
Sépales égaux à la base; pétales entiers ; silicule didyme, biloculaire, indéhiscente, à valves renflées, comprimées par le côté; une seule graine pendante dans chaque loge; cotylédons repliés transversalement sur eux-mêmes.
14. 8. coronopus Poiret Dict. 7, p. 76. Lefr. cat. 5; Em. Mart. cat. 36. (S. à feuilles en corne de cerf). — Plante tout-à-fait couchée, glabre, glauque; tiges latérales feuillées, étalées en cercle, la centrale constituée seulement par une courte grappe florifere ; feuilles pétiolées, 1-2 pinnatiséquées, à segments petits, étroits; fleurs petites (2 mill.), blanches; grappes fructifères courtes, opposées aux feuilles ; pédicelles plus courts que la silicule, celleci plus large que haute, relevée de crêtes, brièvement acuminée par le style pyramidal. ©.
— Juin, août. Décombres, fossés, bords des chemins frais. AC. dans la Sologne ; R. dans le Perche (Legué).
Distrib. géogr. — Tout l’ancien continent hors la zône tropicale.
G. 40. MYAGRUM. (Myagre).
Sépales égaux à la base; pétales entiers; silicule indéhiscente épaisse, triangulaire, à 3 loges dont 1 inférieure renfermant une graine, et 2 supérieures collatérales et stériles; graine obovale à cotylédons incombants.
105. M. perfoliatum L. sp. 893. Lefr. cat. 5; Em. Martin, cat. 33. (M. perfolié). — Plante glabre, très-glauque; tige de 3 à 8 décim., à rameaux divariqués ; feuilles caulinaires lancéolées, superficiellement dentées, embrassant la tige par 2 grandes oreillettes oblongues ; fleurs assez petites (3 à 4 mill.), d’un jaune pâle; grappe fructifère très-allongée; pédicelles épaissis au sommet, dressés contre l’axe, de la longueur de la silicule, celle-ci parcourue de côtes longitudinales, avec une bosse (loge vide) de chaque côté, au sommet, ce qui lui donne une forme triangulaire ; style raide, égalant environ le 5e de la silicule. ©.
— Juin, juillet. AC. dans les terrains calcaires, mais non partout.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe ; Asie mineure, jusqu’au Caucase et dans la Perse.
Cat
LÉ
G. 41. NESLIA. (Neslie).
Calice égal à la base; pétales entiers ; silicule indéhiscente, globuleuse, un peu comprimée par le dos, uniloculaire à la maturité par l’avortement d’une loge; une seule graine horizontale ; cotylédons incombants. |
106. N. paniculata Desv. Journ. III. 162. Lefr. cat. 5; Em. Mart. cat. 34 (N. paniculée). — Plante couverte de petits. poils rameux; tige de 30 à 40 cent., dressée, grêle ; feuilles caulinaires lancéolées, aigues, embrassant la tige par 2oreillettes ; fleurs d’un jaune pâle, médiocres (4 à 5 mill.) ; grappes fructifères paniculées, allongées, très-làches; pédicelles étalés à la maturité, 3 à 4 fois plus longs que la silicule, celle-ci arrondie, à valves dures, réticulées, un peu prolongées au sommet en une petite pointe sur laquelle s’insère le style qui égale la moitié du fruit. ©.
— Mai, juillet AC. dans les moissons des terrains calcaires ; manque ailleurs.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe, si ce n’est dans le nord; Asie occidentale, jusque dans l'Afghanistan ; la Sibérie.
Observ. — Le Calepina Corvini, qui croît dans le département d'Indre-et-Loire, non loin de nos limites, pourra être observé sur les coteaux calcaires des bords de la Loire. C’est une plante trèsglabre, un peu glauque, souvent rameuse dès la base, à feuilles amplexicaules ; les fleurs sont blanches; la silicule ressemble beaucoup à celle du Neslia, mais elle est un peu plus petite et le style est presque nul.
G. 42. RAPHANUS. (Radis).
2 sépales extérieurs en sac à la base; pétales longuement onguiculés, alternant avec des glandes; silique cylindrique, indéhiscente, formée de 2 loges superposées (linférieure souvent atrophiée), à plusieurs graines séparées par des étranglements; cotylédons pliés longitudinalement.
107. R. Raphanistrum L. sp. 935. Lefr. cat. 6; Mart. cat. 23. (Radis sauvage). — Plante plus où moins hérissée de poils blanchâtres ; tige très-rameuse; feuilles inférieures assez régulièrement lyrées, à segments ovales, le terminal plus grand ; feuilles caulinaires moyennes pétiolées, incisées à la base, les supérieures seulement dentées, sessiles ; fleurs grandes (15 à 18 mill.), jaunâtres ou lilacées ; sépales dressés, pétales veinés ; pédicelles écartés, étalés ascendants, un peu plus courts que la silique (1 à 3 cent.); silique moniliforme, lisse aux points d’étranglement, marquée de côtes longitudinales sur les articles ; style égalant ou dépassant 0"01.©.
— Juin, novembre. Décombres, champs incultes. C. Distrib. géogr. — Toute l’Europe; se retrouve au Japon.
Observ. — On cultive sous le nom de Radis, le Raphanus sativus L., qui paraît être originaire de la Chine, où l’on en possède, ainsi qu’au Japon, de nombreuses et intéressantes variétés inconnues en Europe.
Fam VI RESEDACE/ÆE Endl.
RÉSÉDACÉES.
Fleurs synoïques, irrégulières. Périanthe formé d’un calice et d'une corolle; calice à 4-7 divisions profondes, à préfloraison imbriquée ; pétales en nombre égal aux divisions du calice, libres, appendiculés, à limbe plus ou moins lacinié ou seulement trifide. Androcée : étamines nombreuses (10-40) insérées sur un disque hypogyne charnu, urcéolé; filets staminaux libres entre eux; anthères biloculaires, introrses. Gynécée : ovaire formé de 4-6 carpelles libres, ou plus ou moins adhérents entre eux, souvent prolongés en un bec stigmatifère; fruit capsulaire, déhiscent ou indéhiscent, monosperme ou polysperme; graines réniformes, dépourvues d’albumen. — Herbes polycarpiques, à feuilles éparses ou fasciculées, entières ou diversement incisées; stipules trèspetites, sous forme de glandes.
TABLEAU DES GENRES
Carpelles 5, distincts, étalés en étoile à la maturité, renfermant chacun une seule graine. . .......... ASTROCARPUS, 43
Carpelles réunis en une seule capsule uniloculaire, béante et trilobée au sommet, renfermant plusieurs graines. REÉSÉDA. 44
G. 43. — ASTROCARPUS (Astrocarpe). -
Sépales 5, dont 1 sensiblement plus petit; 5 pétales à laciniures linéaires oblongues ; carpelles libres jusqu’à la base, pourvus sur la face interne d’une fente longitudinale qui s’étend presque de la Les si sommet et dont les bords se soudent plus ou moins vers la maturité.
108. Astr. Clusii Gay in Fr. Schultz Arch. de Fr. et d’Allem. (1842), p. 33. Em. Mart. Cat. 42; Astr. sesamoides auct.; Lefr. " Cat. 6. (Astr. de Clusius). — Plante glabre; souche frutescente
roduisant de nombreuses tiges grêles, couchées ; feuilles éparses, inéaires ; inflorescence en grappes nues, à la fin très-allongées ; pédicelles très-courts; sépales à peine plus longs que le pédicelle, ovales, refractés à la maturité; fleurs blanches à pétales divisés en 6 ou 7 laciniures linéaires ; carpelles insérés sur un disque charnu, jaunâtre, et portés sur un pied court, scabre et fortement gibbeux; une seule graine finement muriquée dans chaque carpelle. %.
— Mai, octobre, Champs incultes des terrains siliceux. C. dans la Sologne se retrouve aux Montils, dans le bois de la Chataigneraie! "
Distrib. géogr.— Europe occidentale : Paris et tout l'Ouest de la France Espagne; Portugal; Algérie ; se retrouve dans l'Italie occidentale. |
G. 44. — RESEDA. (Réséda).
. Sépales 6 ou 4; pétales 6 ou 4 (très-rarement 3) diversement incisés; carpelles réunis en une capsule à 3 dents, béante au sommet pour le passage des graines.
109. R. lutea L. sp. 645. Lefr. Cat. 6; Em. Mart. Cat. 42. (R. à fleurs jaunes). — Plante d’un vert pâle plus ou moins parsemée d’aspérites blanchâtres; tiges dressées ou ascendantes, trèsrameuses; feuilles radicales oblongues entières, les caulinaires bipinnatipartites, à lobes linéaires ou lancéolés aigus, quelquefois ondulés, Crispés; inflorescence en grappe à la fin très-allongée; pédicelles de 5 à 6 mill.; sépales linéaires obtus, promptement réfléchis; pétales jaunâtres, les supérieurs tripartits, avec le lobe moyen plus petit, les latéraux divisés en 5-7 segments plus ou moins distincts ; capsule courte, subglobuleuse, tronquée au sommet, terminée par 3 petites dents, plus ou moins papilleuse au moins sur les angles. 2).
— Juin, août. Lieux arides, décombres, bords des cremins. A C. N’a pas été observé jusqu'ici dans le Perche (Legué).
Distr. géogr. — Europe moyenne et australe ; Asie mineure ; Afrique sept.
Observ. — On cultive dans tous les jardins le Réséda odorant (R. odorata L.), dont l’origine spontanée est incertaine.
110. R. luteola. L. sp. 643. Lefr. Cat. 6; Em. Mart. Cat. 42. (R. jaundire). Vulg. Gaude. — Plante glabre, d’un vert pâle; tiges dressées de 0"50 à 1m, très-anguleuses, feuilles linéaires lancéolées ou oblongues, entières, avec 2 très-petites dents en forme d’épines à la base; inflorescence en longue grappe serrée; pédicelles très-courts ; 4 sépales obovales; pétales d’un vert jaunâtre, assez petits (4 mill.), à laciniures variables, le pétale supérieur ordinairement trilobé, l'intermédiaire souvent entier, les latéraux bipartits ; capsule subglobuleuse, tronquée au sommet, toruleuse sur les angles. (2).
pa Juillet, août. Vieux murs, décombres C. Cultivé pour la teinture.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Afrique septentr.; Asie mineure, Caucase, Perse, Assyrie.
CONSPECTUS DES ESPÈCES,
Feuilles caulinaires pinnatifides . . .. .... R. lutea (109) Toutes les feuilles entières. . . . . . . . .. R. luteola (110).
Fam. VIL — CISTINEZÆ, Endl.
CISTINÉES.
Fleurs synoïques régulières. Périanthe : formé d’un calice et
d’une corolle à parties libres; 35 sépales dont 2 souvent plus petits; préfloraison imbriquée ; 5 pétales. Androcée : étamines en
EMA ue EL En nos de
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LA? 72
nombre indéfini, hypogynes, à filets libres, à anthères biloculaires s’ouvrant longitudinalement. Gynécée : ovaire sessile, uniloculaire ou incomplètement 3-5 loculaire par le développement d'autant de cloisons pluriovulées; style simple à stigmate entier ou obscurément bilobé; capsüle s’ouvrant en 35 valves portant chacune le placenta dans son milieu ; graines pourvues d’un albumen — Herbes ou petits sous-arbrisseaux très-rameux, à feuilles opposées; pétales minces très-fugaces; fleurs en grappe ou en cyme umbelliforme.
G. 45. — HELIANTHEMUM. (Hélianthème.)
Caractères de la famile. fi
111. H. umbellatum Mill. dict. 5. Lefr. Cat. 6. Cistus umbellatus. L. sp. 735. Em. Mart. Cat. 37. (H. à fleurs en ombelle). — Petit sous-arbrisseau de 2 à 5 décimètres, formant un buisson trèsrameux, à rameaux dressés, un peu visqueux dans le haut, tomenteux et hérissés; feuilles opposées, scabres en dessus, blanches tomenteuses en dessous, à bords enroulés, ce qui les rend très-étroites, presque linéaires ; pédicelles uniflores velus, disposés en ombelles, ou formant même quelquefois 2 ombelles superposées et accompagnées de bractées scarieuses, lancéolées caduques ; calice à 3 sépales ovales, velus; pétales blancs ; capsule tomenteuse, ovale; graines tuberculeuses. %.
— Mai, juin. Landes et bois découverts dans les terrains siliceux. R. Huisseau-sur-Cosson, bois des Côtes Noires près de Saumery! (Lefrou) ; Chambord (Monin); Gy, bruyère de Bourreau (Rimboux) ; landes bordant la route de Salbris à Souesmes entre les kil” 34 et 35 (Em. Martin); Pierrefite, landes entre le pont des Alicourts et celui de Cerbois (id.).
Distrib. géogr. France occidentale; Espagne; Portugal. Se retrouve en Grèce et dans le Liban.
112. H. alyssoides Vent. Choix, tab. 20. Lefr. cat. 6. Cistus alyssoides Lamk; Em. Mart. cat. 37. (H. faux alysson). — Plante couverte d’un mélange de poils étoilés et de poils simples, sousfrutescente à la base, couchée diffuse, très-rameuse; jeunes rameaux blancs tomenteux et hispides; feuilles sans stipules, Hlancéolées ou ovales oblongues, planes, blanches tomenteuses en dessous, couvertes en dessus de poils apprimés; fleurs grandes (diam. 3 cent.) en grappe ou en fausse cyme; pédicelles plus longs que le calice; 3 sépales ovales acuminés, sans nervures longitudinales saïillantes; pétales jaunes ; graines finement muriquées. %.
— Mai, juin. Landes arides des terrains siliceux. R. et seulement en Sologne, sur les communes de Salbris, Souesmes, Nouan-le-Fuzelier, Pierrefitte (Lefrou, Em. Martin). Détruit sur la commune de Gy, dans les bruyères de Chêne-Moireau et de Bourreau, d’après M. Em. Martin.
Distrib. géogr. — La France occidentale, depuis la Sarthe jusqu'aux Pyrénées ; se retrouve dans le Gard; Espagne et Portugal.
113. H. guttatum Mill. dict. n° 18. Lefr. cat. 6; Em. Mart. cat, 39. (Z1. à pétales maculés). — Plante de 0w20 à 040, dressée, rameuse, hispide, herbacée; racine grêle ; feuilles stipulées, les inférieures et les moyennes opposées, lancéolées oblongues, les supérieures souvent alternes, lancéolées linéaires ; grappes làches; pédicelles