POULE
plus longs que la fleur ; 3 sépales intérieurs ovales sans nervures longitudinales, les 2 éxtérieurs beaucoup plus petits et moins velus ; pétales une fois plus longs que le calice, rarement plus courts, jaunes avec une macule d’un pourpre brun à la base (manquant quelquefois); style presque nul; capsule glabre ou brièvement pubescente et ciliée; graines blanchâtres très-finement muriquées. %.
— Juin, septembre. Bords des chemins, jachères; exclusivement dans les terrains siliceux. CC. dans la Sologne ; les Montils! Candé! RR. dans le Perche. (Legué).
Distrib. géogr. — Toute la région méditerranéenne, l’Europe centrale et occidentale depuis l’Angleterre : les Canaries.
114. H. montanum Vis. fi. dalm. 1II. 146. Bb. incanum Willk. Icon. p. 152. 4. canum auct. (Dunal pro part.) ; Lefr. cat. 6. (H. de montagné, var. à feuilles blanches). — Petite plante sous-frutescente,
” très-rameuse, diffuse et couchée à la base, atteignant au plus
020; jeunes rameaux couverts d’un tomentum farineux formé de poils en étoile; stipules nulles; feuilles opposées, presque sessiles, ovales obtuses, ou les supérieures lancéolées un peu aiguës, couvertes en dessus de longs poils blancs apprimés, blanches tomenteuses en dessous (poils simples et poils en étoile); grappes lâches ; pédicelles à peu près de la longueur du calice; fleurs assez petites (diam. 10 à 12 mill.), jaunes ; 3 sépales intérieurs ovales, distinctement nervés en long, les deux extérieurs beaucoup plus petits; pétales érodés sur les bords ; style contourné en cercle à la base. %.
— Juin, juillet. Pelouses sèches des terrains calcaires. RR. Moulin de Saint- Gervais! (Lefrou).
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Asie mineure jusqu’au Caucase.
115. KH. pulverulentum DC. FI. de Fr. IV. 833. Lef. cat. 6. (X. poudreux). — Plante fruticuleuse à la base, très-rameuse, étalée diffuse, couverte sur toutes ses parties d’une pubescence courte formée de poils en étoile; feuilles munies de stipules, lancéolées linéaires, à bords enroulés, blanches tomenteuses en dessous; fleurs assez grandes (diam. 0®20 à 025) blanches, en grappe lâche; pédicelles à la fin un peu plus longs que le calice; 3 sépales intérieurs largement ovales, 3-5 nervés, les 2 extérieurs beaucoup plus petits ; pétales presque 2 fois plus longs que le calice ; style allongé; graines brunes, finement muriquées. %.
— Mai, juillet. Pelouses sèches, coteaux calcaires. AR. Moulin de St-Gervais! (Lefrou) ; St-Aignan (Charlot); plus C. en Beauce.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et méditerranéenne.
116. H. vulgare Gaertn. Fruct. I. p. 76. var. a. tomentosum, Gren. et Godr. F1. de Fr. I. 169. Lefr. cat. 6; Em. Mart. cat. 39. (H. vulgaire). — Plante un peu fruticuleuse à la base, très-rameuse, étalée; jeunes rameaux poilus; feuilles stipulées, oblongues ou elliptiques, contractées en pétiole distinct, vertes et poilues endessus, ciliées sur les bords, tomenteuses en dessous (poils simples et poils étoilés); fleurs assez grandes (diam. 029) à 025), en grappe courte, assez serrée; pédicelles tomenteux, à la fin plus longs que le calice; 3 sépales intérieurs ovales, 35 nervés, les 2 extérieurs beaucoup plus petits; pétales presque 2 fois plus longs que,
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le he pi style droit, allongé; graines jaunâtres, opaques, lisses. %.
— Mai, juillet. Pelouses sèches. C. surtout dans les terrains calcaires ou ar- 4 gilo-siliceux ; cette espèce n’a pas été observée dans le Perche (Legué). -
Distrib. géogr. — Toute l'Europe ; Asie mineure.
117. H. procumbens Dunal in DC. Prodr. I, 275. H. Fumana Mill.; Lefr. cat. 6. Fumana procumbens Gren. et Godr.; Em. Mart. cat. 39. (H. couché). — Plante sous-frutescente, très-rameuse dès la base, étalée diffuse, parsemée, si ce n’est sur le vieux bois, de petits poils crispés, appliqués; feuilles dépourvues de stipules, linéaires mucronulées, paraissant trigones à cause de l’enroulement de leurs bords; fleurs éparses, solitaires, jaunes, assez petites (diam. 010 à 012); pédicelles sans bractée, épais, à la fin plus longs que la fleur et recourbés; 3 sépales intérieurs ovales acuminés, 35 nervés, 2 extérieurs plus petits, linéaires; pétales un
+ peu plus longs que le calice; style ascendant; capsule très-glabre, luisante; graines grosses, brunes, opaques et lisses, les unes trigones, les autres comprimées. %.
— Juin, juillet. Pelouses sèches des terrains calcaires. R. Billy, carrières du Tertre blanc ! (Em. Martin) ; Châteauvieux, coteau de Péquignon ! (id.); Noyers, carrières de Belleroche! (Charlot) : taillis avoisinant le moulin de Saint-Gervais! (Lefrou.).
Distrib. géogr. — Presque toute la région méditerranéenne ; Europe moyenne, jusque dans les îles de la mer Baltique ; Tauride et Caucase.
CONSPECTUS DES ESPÈCES:
Sépales sans nervures longitudinales saillantes. . . . . . . “us 2. Sépales pourvus de 3-5 nervures longitudinales. . . . . . Pr 4.
3 sépales ; plantes sous-frutescentes. . . . . . . . . . . . . . . 3.
5 sépales, dont 2 extérieurs beaucoup plus petits; plante annuelle. H. guttatum (113).
H. umbellatum (111).
Fleurs jaunes; feuilles planes, elliptiques. . . . . . . . SR - H. alyssoides (112).
Fleurs jaunes.!, à d'en ns + v ee she 2 PO EnNE ee 5,
Fleurs en grappe. . . . . store Stern Th 26 ET CT e 6.
Fleurs solitaires vers le sommet dés :rameaux : LP ONTRANNS H. procumbens (111).
| Fleurs blanches; feuilles enroulées sur les bords, linéaires. . . Feuilles sans stipules. IH. montanum, var. icanum (114).
Feuilles accompagnées de stipules. . . . EH. vulgare (116).
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Fam. VII. VIOLARIEZÆ Endl.
VIOLARIÉES.
Fleurs synoïques, irrégulières. Périanthe : formé dun calice et d’une corolle ; 5 sépales libres, à préfloraison imbriquée, peu inégaux entre eux, prolongés à la base au-dessous de leur point d'insertion; 5 pétales libres, dressés, l’inférieur concave, plus large et prolongé postérieurement en éperon. Androcée : 5 étamines dont les filets sont à peu près nuls; anthères rapprochées en anneau autour du pistil; loges s’ouvrant latéralement et réunies par un connectif, aplati, prolongé au sommet en une membrane triangulaire ; les anthères des 2 étamines inférieures portent en outre sur le dos un appendice en forme de corne qui vient s’insérer dans l’éperon du pétale inférieur. Gynécée: ovaire libre, sessile, uniloculaire, à 3 placentas pariétaux ; un seul style renflé ou courbé au sommet; capsule à 3 valves ; graines nombreuses, ovoïdes, fixées par un funicule épais. — Herbes polycarpiques, à feuilles alternes, munies de grandes stipules ; fleurs axillaires toujours solitaires. — La fleur est ici décrite dans sa position apparente; mais le pédoncule étant recourbé en crochet au sommet, il en résulte que la fleur est retournée et que le pétale impair, celui qui se termine en éperon, est en réalité le pétale supérieur.
G. 46. VIOLA. (Violette).
Caractères de la famille.
Plusieurs espèces de violettes, appartenant à la section Nomimium, ont 2 floraisons. Au premier printemps elles se présentent avec un périanthe complétement développé et orné de couleurs vives; mais cette premiere floraison est tres souvent stérile ; c’est 1 ou 2 mois plus tard que se produisent les fleurs fertiles, à pétales souvent atrophiés, toujours sans éclat et sans parfum, ou même quelquefois nuls. Les feuilles qui accompagnent cette deuxième floraison, et qui persistent au moins jusqu’à la maturité des fruits, sont ordinairement beaucoup plus grandes que les feuilles de printemps et souvent de forme un peu différente. On ne connaîtra donc les Violettes que lorsqu'on les aura étudiées dans ces 2 phases de leur existence. (Cf. de Gingins, mémoires sur les Violacées, p. 11). |
a, Nomimium. Style courbé au sommet, à stigmate ponctiforme.
118. W. hirta L. sp. 1324, Lefr. cat. 6; Em. Mart. cat. 39. (W. hérissée), — Plante d’un vert cendré, velue hérissée; rhizôme écailleux, comme articulé, produisant une ou plusieurs tiges extrêmement courtes terminées par une rosette de feuilles à l’aisselle desquelles naissent les pédoncules floraux et très-rarement
quelques stolons courts, non radicants ; stipules bordées de cils trèes-courts; feuilles ovales allongées (les estivales presque 1 fois plus grandes), largement échancrées en cœur à la base, crénelées sur les bords ; fleurs inodores, d’un bleu violacé assez pâle, trèsrarement blanches; sépales obtus; pétales supérieurs un peu
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tronqués où plus rarement échancrés au sommet; pédoncule fructifère étalé à terre; capsule ovale arrondie, très-velue. %. é
— Avril, mai. Haies, bords des bois. C. surtout dans les terrains calcaires ou argilo-siliceux.
Distrib. géogr. — L'Europe; l’Asie mineure jusqu’au Caucase ; la Sibérie.
119. W. abortiva Jord. Pugill. p. 14. (V. abortive). — Exactement intermédiaire entre le V. hirta et le V. odorata; il diffère du premier par ses feuilles plus arrondies et surtout par l’existence de nombreux stolons florifères; il se distingue bien du V. odorata par ses stolous grêles, fleurissant l’année même de leur développement et ne s’enracinant jamais; les fleurs inodores comme celles du V. hirta, sont d’un bleu violacé assez intense, ou blanches avec l’éperon légèrement teinté de violet. %.
— Avril. Pelouses, gazons. R. Cheverny, sur les pelouses devant la Galerie.
Distrib. géogr. — La France.
Observ. — Il est très-probable que ce Viola est le V. kirto-alba Gren. et Godr. F1. de Fr. I. 176; V. adulterina Godr., Thèse de lhybrid. p. 18; mais la plante de Cheverny ne vient point en société du V. alba, et si son hybridité venait à être démontrée, c’est aux V. hirta et odorata qu’elle devrait naissance.
120. W. odorata L. sp. 1324. Lefr. cat. 6; Em. Mart. cat. 30. (V. odorante). — Plante d’un vert cendré brièvement pubescente; rhizôme écailleux, comme articulé, à divisions plus ou moins nombreuses, terminées par une rosette de feuilles à l’aisselle desquelles $e produisent quelques fleurs et des stolons trèsallongés qui s’enracinent et renouvellent constamment la plante; stipules bordées de cils très-courts; feuilles en cœur à la base, largement ovales, orbiculaires ou même réniformes, crénelées sur les bords, les estivales plus grandes et souvent plus aigues ; fleurs très-odorantes, d’un bleu violacé, ou plus ou moins complètement blanches; pédoncules glabrescents ou velus jusqu’au sommet; sépales obtus; pétales supérieurs arrondis où un peu tronqués à l'extrémité; pédoncules fructifères décombants capsule ovale, pubescente. %.
— Mars, mai. Haies, bords des bois, CCC.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusqu’à la zône arctique; l'Asie mineure; la Sibérie ; l'Algérie ; les Canaries.
Observ. — Plante très-variable, subdivisée en un grand nombre d'espèces par certains botanistes modernes: il suffit pourtant de voir comment elle se comporte dans nos jardins pour apprécier son polymorphisme.
Le V. multicaulis Jord., assez remarquable par sa villosité plus abondante et surtout par la forme plus allongée et presqu’aigue de ses feuilles estivales, a été récolté, par M. Legué, à Sargé, dans les champs près de la Pâquerie; ses stolons, très-nombreux, Sont radicants.
121. W. sylvatica Fries. F1 Halland. p. 64 (V. des bois). — Plante glabrescente ; rhizôme écailleux, comme articulé, à divisions souvent nombreuses terminées par une rosette de feuilles, à l’aisselle desquelles se produisent les tiges florifères ascendantes, feuillées ; stipules brunes bordées de cils aussi longs que leur diamètre transversal; feuilles cordiformes, ovales acuminées, |
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crénelées sur les bords, parsemées de poils en dessous; fleurs d’un bleu violacé plus ou moins pâle; sépales lancéolés, acuminés ; capsule aiguë, nettement trigone, glabre, portée par un pédoncule dressé. %.
Varie :
a. micrantha Doell. Rhen. fl. — V. Reichenbachiana Jord. (non Kirschl.). Em. Mart. cat. 40. — Pétales étroitement obovales, d’un violet assez intense ; éperon grêle, de la même couleur que les pétales.
b. grandiflora Gren. et Godr. FI, fr. — V. Riviniana Rchb. ; Em. Mart. cat. 39. — Pétales obovales, d’un bleu cendré pâle; éperon épais, Jaunâtre.
— Mars, mai. Bois, haies, pelouses. C ; la var. a plus spécialement dans les terrains calcaires.
Distrib. géogr. — L'Europe ; l'Asie mineure ; la Sibérie ; le Japon.
122. W. canina L. sp. 1324. Lefr. cat. 6; Em. Mart. cat. 4]. (V. des chiens). — Plante glabre; rhizome grêle, à divisions nombreuses, produisant des tiges dressées, feuillées, qui terminent l'axe ; stipules libres lancéolées très-aiguës, fimbriées, toutes bien plus courtes que les pétioles si ce n’est au sommet des tiges et avant le complet développement des feuilles, celles-ci ovales ou ovales lancéolées, tronquées ou un peu cordiformes à la base, même les supérieures, et très-brièvement décurrentes sur le pétiole non marginé; fleurs assez grandes, d’un bleu cendré ; . Sépales très-aigus ; pétales obovales; capsules portées sur un pédoncule dressé, trigones, ovales oblongues, très-obtuses au sommet. %.
— Mai, juin. Bruyères humides, prés tourbeux. C. en Sologne; plus R. dans le Perche et aux environs de Vendôme : Sargé! ; Forêt de la Godinière !
Distrib géogr. — Toute l’Europe; la Sibérie.
Observ. — Dans les bruyères sèches, on trouve une forme naine, haute de 5 à 6 cent. au plus, dont les feuilles sont relativement plus larges; C’est le V. rupestris Schm., d’après Boreau. FL du cent. (éd. 3). II. 78, que je ne puis autrement distinguer du type. Cette forme croît à Ouchamps dans les bruyères très-sèches avoisinant le bois des Albrions.
123. W. lancifolia Th. chl. land. 357. Em. Martin, cat 40. V. lactea Sm. fi. br. I. 217. (V. à feuilles lancéolées) — Très-voisin du V. canina, dont il diffère à peine suffisamment par ses feuilles qui sont, tout au moins les supérieures, plus étroites, arrondies ou brièvement atténuées en coin à la base et prolongées sur le pétiole un peu marginé par la décurrence du limbe; les pétales sont aussi ordinairement plus étroits et plus longuement atténués à la base, les fleurs encore plus pâles que celles du V. canina. La forme de la capsule est assez différente; elle est un peu atténuée, mais nullement acuminée au sommet. La plante des bruyères de la Sologne est du reste très-semblable à celle des environs de Dax et de Bayonne, dont la capsule n’est point aiguë, comme l’ont dit plusieurs auteurs.
— Mai, juin. Bords des haies, bruyères, dans les terrains de silice pure. R. Millançay, bruyères contiguës au pâtureau de la Martière et à un étang bordant la route de Millançay à Montrieux (Em. Martin); Pruniers, rive gauche de l’étang
dsl.
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de Bâtarde au sud des Gardoirs (id.); Villeherviers entre les marnières des … Roches et la Chalanière (id.); bords de la route de Graçay entre les bornes 3 et 6, commune de St-Julien et de la Chapelle-Montmartin (id.); Màr, route de la Morinière (id.); Cheverny, bords du chemin des Bœufs, vers les Landes! — Plante assez peu fixe dans ses stations. :
Distrib. géogr. — Europe occidentale, depuis la Hollande et l'Angleterre jusqu’en Portugal. ,
Observ. — La plante du Fief-Corbin, près de Sargé, appartient certainement au V. canina. On trouve des formes tres-ambiguës entre les 2 espèces.
124 W. pumila Vill. Dauph. Il. p. 266. Em. Mart. 41. (V. naine). Plante glabre; tiges dressées, feuillées, terminant les divisions du rhizome; stipules accompagnant les feuilles du milieu de la. tige très-grandes, incisées dentées, égalant ou dépassant le pétiole; feuilles lancéolées, tronquées ou atténuées en coin à la | base, décurrentes sur le pétiole qu’elles bordent d’une aile étroite ; fieurs d’un bleu cendré; capsule atteignant jusqu’à 18 mill., oblongue et aiguë à la maturité comme celle du V. sylvatica. %.
— Mai, juin. Prairies humides. RR. Thézée, fossés et talus dans le val du Cher, presque vis-à-vis la vallée de Chantereine (Em. Martin).
Distrib. géogr. — L’est et l’ouest de la France, la Suisse.
125. W. stricta Horn. F1. Dan. t. 1812. Em. Mart. cat. 41. (V. raide). — Plante très-voisine de la précédente dont elle diffère seulement par ses feuilles un peu échancrées en cœur à la base et surtout par les stipules accompagnant les feuilles du milieu de la tige qui sont sensiblement plus courtes que le pétiole; les fleurs sont bleues.
— Mai, juin. Prairies humides. RR. Val du Cher au sud-est et à 500 ou 600 mètres du Moulin de Chantereine (Charlot; Em. Martin).
Distrib. géogr. — L’est de la France; le Danemark ; l'Allemagne. |
126. VW. persicæfolia Roth Tent. 2, p. 273.; V. stagnina Kit. in Schult. fl. Œstr. I. 426. Em. Mart. cat. 41. (V. à feuilles de pécher). — Très-voisin du V,. stricta, dont il ne diffère que par ses feuilles plus minces, moins nettement en cœur à la base, par ses fleurs plus petites, d’un bleu très-pâle, ou même blanches, rarement un peu jaunâtres.
— Mai, juin. Prés humides ou tourbeux R. Bas côtés de la route de Selles- St-Denis à Mennetou, dans la vallée de la petite Rère! (Em. Martin); Langon, sur les vases provenant du curage de la petite Rère, vis-à-vis le pâtureau de Bourdaloue et au bas du pont de la route de Selles-St-Denis à Mennetou! (id.); Fontaine-en-Sologne, bords des taillis et friches herbeuses bordant l'étang des Perrets, derrière les Granges!
Distrib. géogr. — L'Europe centrale.
Observ. — Les 3 dernières espèces sont fort peu distinctes entre elles, tout en ayant deux caractères communs, la grandeur des stipules et la forme oblongue aiguë des capsules mûres, qui permettent de les séparer assez nettement du V. canina. La riche localité des bords de la Rère, à Langon et à Selles-St-Denis, fournit de nombreuses formes du V. PONTS constituant des transitions vers le V. pumila et le V. stricta, ainsi que M. Em. Martin me l’a fait remarquer depuis longtemps.
Sy. er
b. MELaAnIuM. Style renflé au sommet; stigmate grand, creusé en forme d’outre ou d’entonnoir.
127. W. tricolor L. sp. 1326. Lefr. cat. 6; Em. Mart. cat. 42. (V. tricolore). Vulg. Pensée sauvage. — Plante de 0, 10 à Om, 95. glabrescente ou un peu hispide; tiges dressées à rameaux ascendants; stipules supérieures très-développées, incisées pinnatifides surtout du côté externe, le lobe terminal beaucoup plus grand; feuilles toutes crénelées les inférieures souvent arrondies ou réniformes, les supérieures ovales ou lancéolées ; sépales aigus ; fieurs de dimension et de couleur très-variables, tantôt d’un jaune pâle, tantôt avec les 2 pétales supérieurs violets, tantôt bleuâtres. ©.
— Mars, octobre. CC. dans les champs et les lieux cultivés. Distrib. géogr.. — Toute l’Europe.
Observ. — Les innombrables formes du V. tricolor attendent un monographe qui les étudie non pas dans une région plus ou moins circonscrite, mais bien dans l’ensemble de leur dispersion géographique. La plupart des flores modernes signalent plus ou moins les variétés croissant dans le pays qu’elles concernent, mais sans trop de souci, il faut le reconnaître, des formes pouvant exister ailleurs ou décrites antérieurement. En l’absence d’une bonne monographie, il n’en saurait du reste être autrement. Pour ne point augmenter le chaos je dirai simplement que les formes à pétales dépassant plus ou moins le calice et à coloration très-vive, se rencontrent de préférence dans les jardins ou dans le voisinage des habitations, ce qui indique peut-être des croisements avec les espèces à grandes fleurs et à riche coloris, si souvent cultivées, soit même des dégénérescences de ces mêmes espèces. Dans les moissons, surtout dans celles des terrains maigres, où ces plantes abondent, on ne trouve guère que des formes à petites corolles, dépassant à peine le calice ou plus courtes que lui, et présentant souvent une coloration uniforme, jaune pâle, sans mélange de teintes violacées.
Observ. — Les belles variétés de Pensées qui se trouvent aujourd’hui dans tous les jardins proviennent d’une plante vivace, le V. grandiflora L., originaire du Caucase et de l’Altaï, et aussi,
araît-il, du croisement de cette espèce avec le V, tricolor, améioré lui-même par la culture.
Souche vivace; stigmate ponctiforme, terminant un style courbé à.angle droë au Sommet, .:.. 47. , LT, SR 2.
Racine annuelle; stigmate creusé en entonnoir, terminant un - style renfié et droit au sommet . , . W. tricolor (127).
Plantes sans tige distincte ; sépales obtus; feuilles sans ponctua-
bons brunes A nn LE mél iEs LhAai: at: de A £ PE L k 3 :
Une tige distincte; sépales très-aigus; feuilles couvertes de pentes, Lgres mener ER LPS Nr PT Ati %- 6.
Plante sans stolons, rarement, à stolons très-courts non-radicants. a: VW. hirta (118).
Plante émettant de longs stolons, radicants ou non. . , . . .. 4,