PPT RTS D PE CM PT TER EU « F, —, NAS S
Stolons non-radicants, feuilles ovales obtuses ou arrondies au sommet . ....,,........ W.abortiva (119)
Stvlons radicants:L 0 RmeUNenS. 2 70 0 et FPT ONE na
Feuilles estivales orbiculaires ou ovales très-obtuses. . , . . à V. odorata (120),
Feuilles estivales ovales aiguës. W. multicaulis (en note).
lesquelles naissent les tiges florifères (axe indéterminé) . , V.sylvaticea (121).
Divisions du rhizome terminées par des tiges florifères (axe dé- DAME) nue se à cuire dE IN AN RES Te
Capsules très-obtuses à la maturité; stipules assez petites, toujours plus courtes que les pétioles des feuilles développées. 8.
Capsules aiguës à la maturité; stipules médianes ou supérieures très-développées, égalant ou surpassant le pétiole. , . . . 9,
Feuilles toutes en cœur à la base ; pétiole non-marginé, sinon au SOMME... Nr Ve RER ME TE ... V.canina (122).
Feuilles, au moins les supérieures, arrondies ou brièvement atténuées à la base ; pétiole étroitement marginé. , ,.,.,.,,
| Divisions du rhizome terminées par une rosette de feuilles entre | V. lancifolia (123).
» Stipules des feuilles médianes égalant ou dépassant le pétiole : « fleurs bleues. . . . . . . . . . . . . VW. pumila (12).
Stipules des feuilles médianes sensiblement plus courtes que le \ PÉLOIB OU ÉD ANUS CT ENELR EEU D Ce etis fer NAS SRE s 10.
Fleurs d’un bleu assez intense ; feuilles échancrées en cœur à la DABE À ft lie eue Ve MD /ENE ts +, WW. strict (125).
10. Fleurs d’un bleu très-pâle, ou même jaunâtres ; feuilles ordinairement arrondies ou atténuées à la base. . . . . . . . . .. V. persicæfolia (126).
Fam. IX, POLYGALEÆ, End.
POLYGALÉES.
Fleurs synoïques, irrégulières. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle; sépales 5, à préfloraison Mme p pe les 2 intérieurs beaucoup plus grands (ailes), pétaloïdes ; 3 pétales réunis à la base en un long tube fendu supérieurement, l’inférieur à limbe concave (carène), pourvu sur le dos, à son extrémité, d'un appendice en forme de crête laciniée. Androcée : 8 étamines réunies en tube intimement joint avec celui de la corolle, fendu comme lui et renfermé dans la carène; anthères formant 2 faisceaux et s'ouvrant par un pore terminal. Gynécée : un seul ovaire libre, biloculaire, terminé par un style; capsule membraneuse, très-comprimée, à déhiscence loculicide par les côtés ; graines pourvues d’albumen, pendantes du sommet de la loge, velues, munies d’une strophiole trilobée, — Herbes souvent indu-
RU 2e
rées à la base, à suc amer ou dune saveur herbacée; feuilles alternes, dépourvues de stipules: fleurs en grappe terminale ou pseudo-latérale, munies de 3 bractées. ;
G. 47. POLYGALA. (Laitier).
Caractères de la famille.
128. P. vulgaris L. sp. 986. Lefr. cat. 6; Em. Mart. cat. 44. (L. commun). — Plante brièvement pubescente; souche un peu ligneuse émettant de nombreuses tiges couchées ou ascendantes, de Om, 20 à Ow, 30; feuilles inférieures non rapprochées en rosette, obovales ou elliptiques, obtuses, les moyennes et les supérieures lancéolées aiguës; fleurs bleues ou roses, en grappe terminale ; bractées ne dépassant pas les fleurs et ne rendant pas l’épi chevelu avant l’anthèse; ailes ovales obtuses ou un peu aiguës au moins aussi longues et souvent aussi larges que la capsule müre, celle-ci cordiforme. %.
— Mai, juillet. Pelouses sèches, prés, bords des bois. CC. Distrib. géogr. — Toute l’Europe; l'Arménie ; la Sibérie baïcalienne.
129. P. serpillacea Weihe Bot. Zeit. (1826), p. 745. Lefr. cat. 6. P. depressa Wend.; Em. Mart. cat. 45. (L. à feuilles de serpolet. — Plante brièvement pubérulente; racine grêle produisant de nombreuses tiges, très-rameusés, diffuses, étalées de Om, 10 à On, 20; feuilles inférieures obovales, les autres lancéolées, un peu obtuses; grappe lâche, DA presque toujours accompagnée à sa base d’un rameau feuillé plus court qu’elle et qui la fait paraître latérale; fleurs petites (4 à 5 mill.), d’un bleu très-pâle ou presques blanches; ailes à peu près de la longueur de la capsule, mais moitié plus étroites, oblongues spatulées. %.
— Mai, juin. Landes et bruyères humides. C. dans la Sologne; Pontlevoy ! AC. dans le Perche (Legué).
Distrib. géogr. — Europe centrale et occidentale, depuis les Pyrénées jusqu'en Norwège.
130. P. amarella Crantz Stirp. austr. fasc. 5. 438. (ex Grenier). P. calcarea Schultz Bot. Zeit. (1857). p. 752; Em. Mart. cat. 45. P. amara Lefr. cat. 6. (L. un peu amer). — Plante à saveur herbacée, glabrescente ; souche dure produisant des tiges grêles, presque nues inférieurement, décombantes, présentant au-dessous du milieu une rosette de feuilles obovales qui fait très-rarement défaut; feuilles supérieures beaucoup plus petites, lancéolées ; fleurs bleues, ou roses, ou blanches, en grappe lâche; bractées ne dépassant pas le bouton avant l’anthèse et ne rendant pas la grappe chevelue; ailes ovales, à peu près de la largeur du fruit mûr qu’elles enveloppent complétement, ou même plus larges
que lui; capsule largement cordiforme. %
— Avril, juin. Pelouses sèches, bords des fossés dans les terrains calcaires. AR. Romorantin, route de Villefranche (Em. Martin); Villefranche, près de la Demanchère (id.); Pruniers, parc de la Maison Blanche (id.) ; Langon, vallée de la petite Rère (id.); Mennetou (id.); St-Aignan (Charlot); Forêt de Russy! et toute la région calcaire qui l’entoure ; Cheverny, pâtureau de Poily! Vendôme buttes de Marcilly !
Distrib. géogr. — Europe occidentale et centrale ; Arragon.
131. P. comosa Schk. Handl. 2. tab, 296. (L. chevelu). — Trèssemblable au P. vulgaris, dont il ne diffère que par ses bractées plus allongées, dépassant le bouton avant l’anthèse et rendant
ainsi ae chevelu; les nervilles des ailes Ss’anastomosent comme dans le P. vulgaris. %,
— Mai, juin. Pelouses sèches et herbeuses des terrains calcaires. R. Cellettes, carrières entre Lidouanière et Bellevue et dans les parties très-sèches des prés qui sont au-dessous de Lidouanière! Lisière de la forêt de Russy au-dessus de St-Gervais (Séjourné). %,
Distrib. géogr. — Europe méridionale et centrale jusqu’en Danemark; Asie mineure ; Türkestan ; Sibérie occidentale.
132. P. Lejeunii Boreau F1. du centr. (éd. 2), II. p. 71 et p. 87 (éd. 3). (L. de Lejeunc). — Plante brièvement pubérulente à souche épaisse ligneuse produisant de nombreuses tiges; feuilles inférleures éparses, petites, obovales, les moyennes et les supérieures sensiblement plus grandes, lancéolées; grappe serrée; fleurs petites (comme celles du P. serpillacea), d'un blanc verdätre, trèsbrièvement pédicellées, à bractées dépassant un peu le pédicelle ; ailes blanchâtres, obovales, arrondies au sommet, au moins d’un tiers plus courtes et plus étroites que la capsule, celle-ci largement cordiforme; graines noires, longues de près de 2 mill., à strophiole tripartite. %.
— Mai, juin. Pelouses sèches des terrains calcaires. RR. Près le parc de Ménars (Roger, d’après Boreau).
Observ. — Je n’ai pas vu la plante de Loir-et-Cher et j'ai décrit le P. Lejeunii d’après un exemplaire recueilli à Champigny, près Saumur, et que j'ai recu de M. Boreau. Je pense que c’est à tort que M. W. Bennett, Consp. Polyg. Europ., in Journ. of. bot. (1878), p. 268, a réuni cette espèce au P. austriaca Crantz, qui en diffère non pas seulement par sa station dans les lieux humides, mais
surtout par ses racines très-grêles ne formant jamais au Collet
une souche épaisse ligneuse, et par ses feuilles inférieuses semblables à celles du P. amarella et formant rosette comme dans cette espèce.
M. Grenier qui, dans la Flore jurassique, avait cru devoir réunir le P. Lejeurii ou P. oxyptera Rchb., a renoncé heureusement depuis à cette idée.
CONSPECTUS DES ESPÈCES.
Bractées plus courtes que les boutons avant Panthèse. . . . . k 2. 1. Bractées plus longues que les boutons avant l’anthèse et rendant épi chevelu au sommet. . . . . . . P. comosa (151).
Ailes au moins de la longueur du fruit mûr. . . . . . SE 3. 2. Ailes beaucoup plus courtes et plus étroites que le fruit mûr. . …
PF. Lejeunii (132).
Ailes ovales ; grappes nettement terminales. . . . . td ls ES 4. Ailes spatulées oblongues; grappes paraissant latérales par le développement à leur base d’un court rameau feuillé qui manque rarement , + « . + + « » . P. serpillacea (129).
Feuilles inférieures grandes, obovales, spatulées; formant rosette au dessous du milieu des tiges florifères, + . . . . L. P. amarella (130).
Feuilles inférieures éparses, ne formant point une rosette. . . . P. vulgaris (128).
Fam. X. CARYOPHYLLEÆ Endl.
CARYOPHYLLÉES.
Fleurs régulières, synoïques, rarement dioïques. Périanthe : formé normalement d’un calice et d’une corolle; sépales 4 à 5, plus ou moins réunis en tube ou tout à fait libres, à préfloraison imbriquée; pétales ordinairement en nombre égal à celui des sépales, insérés sur un anneau hypogyne ou brièvement périgyne, quelquefois très-petits ou même nuls. Androcée : 4 à 10 étamines tout à fait libres, ou rarement un peu réunies en anneau; anthères biloculaires, s’ouvrant longitudinalement. Gynécée : ovaire libre, sessile ou porté sur un torus élevé (thécaphore), ordinairement uniloculaire, rarement 25 loculaire à la base; 2 à 5 styles libres ou plus ou moins longuement réunis en un seul; ovules dressés du fond de l’ovaire ou fixés à une columelle centrale et ascendants; capsule membraneuse ou crustacée, rarement bacciforme, s’ouvrant au sommet par des valves ou des dents en nombre double de celui des styles où égal à lui; graines nombreuses, pourvues d’un albumen farineux. — Herbes monocarpiques ou polycarpiques, à feuilles opposées, très-entières, sans stipules, ou accompagnées de stipules scarieuses; infiorescence centrifuge.
TABLEAU DES GENRES
A. SILÉNÉES. Sépales réunis en tube à la base. (Ex. : l'Œillet). B. ALSINÉES. Sépales libres à la base. (Ex.: le Mouron des Oi-
seaux).
A. SILÉNÉES.
a. Styles 2 ; tube du calice n’offrant pas de nervures correspondant aux sinus des dents, (Ex. : l'Œüllet/.
+ Calice accompagné de bractées qui l'entourent étroitement. Calice cylindrique, pourvu de nombreuses nervures longitudinales, très-
fines, également disposées tout autour du tube, , . . . . DIANTHUS 48. Calice pentagonal pourvu de 15 à 20 nervures disposées par 3-4 en 5 Puscéanx lonskudinaux meurt. tr . TUNICA 49.
+t Calice sans bractées.
Calice brièvement tubuleux, turbiné ; capsule s’ouvrant en 4 valves profondes; fleurs petites (diam. 4 à 5 mill.) . . . . . . GYPSOPHILA 50.
RE de Pis A TRES SE A ER p+ An Er AA 7 ee GPS SR CE PE D dE Pa
PTE MAR
0, Var
Calice longuement tubuleux, arrondi à la base; capsule s’ouvrant par 4 ne. dents courtes; fleurs grandes (diam. 20 à 25 mill.) . . SAPONARIA 81-02
b. Styles 3 à 5 ; tube du calice offrant une nervure (nerv. commissurale) correspondant aux sinus des dents (Ex. : les Silènes).
+ Fruit constitué par une baie, noir à la maturité. Plante s’élevant dans les buissons ; fleurs verdâtres . . CUCUBALUS ‘52.
++ Fruit constitué par une capsule.
EE RAS a ao Te Ps A EL A - SILENE 53e #4 RE TS en je. ne je eo PEU TU LYCHNIS 54. | BB. ALSINÉES. SH.
a. Stipules nulles (Ex. : le Mouron des Oiseaux). .
+ Valves du fruit en nombre égal à celui des styles Donne dou 5 :aivles 4oû 5; 4.105 Lit fi ts ARBRE SAGINA BB: Dopdles 5 5:slyles 3; ,.. 2,7 LS pr BAR MO PS PERRET ALSINE 56.
++ Valves ou dents du fruit en nombre double de celui des styles. * Nombre des sépales supérieur à celui des styles.
Pétales entiers; fleurs en panicule. . . . . . . . . . . . ARENARIA 516 Pétales entiers ou denticulés ; fleurs en ombelle. . . . HOLOSTEUM 58. RER DAMES Te de dire 8 led pe de le 2 ES 10 ter de ls) STELLARIA 59. * Nombre des sépales égal à celui des styles. GpeMAlEs entiers; 4 siyles, :/%:2.. LR LU ue ls MŒNCHIA 60. 5 pétales bifides; capsule à base ovoïde, s’atténuant jusqu’au sommet ; styles opposés aux pétales. ., 47... 4. . . MALACHIUM 61.
5 pétales bifides ; capsule cylindrique ; styles alternant avec les pétales . CERASTIUM 62.
D. Feuilles munies de stipules scarieuses (Ex. : la Spargoute).
3 styles ; capsule à 3 valves. .. . .:... 4,7: SPERGULARIA 63. ns /Canaule d'5 valves. LL re dose) SPERGULA 64.
A. SILENÉES.
G. 48. DIANTHUS. (Œillet).
Calice longuement tubuleux, cylindrique, à 5 dents, couvert de nombreuses nervures fines et tres-rapprochées, manquant seulement vis-à-vis les sinus des dents; bractées strictement appli- Si sur le Calice ; 5 pétales longuement onguiculés ; 10 étamines ;
styles; capsules cylindriques s’ouvrant en 4 dents ou valves; graines peltées, en forme de bouclier.
133. D. Armeria L. sp. 586. Lefr. cat. 6; Em. Mart. cat 49. (Œill. faux Armeria). — Plante plus ou moins velue, d’un vert sombre; tiges de 20 à 40 cent., raides, rameuses; feuilles inférieures lancéolées linéaires, les caulinaires treès-aiguës, toutes connées à la base, formant une gaîne aussi haute que large:
fleurs rouges, petites (8 à 10 mill. diam.), réunies en faisceau serré au sommet des rameaux; bractées lancéolées acuminées,. fortement nervées, égalant le calice; pétaies non contigus, à limbe oblong, court, velu à la gorge, denticulé. @). :
— Juillet, août. Bords des bois, pâturages. C. dans la Sologne ; R. dans le Perche (Legué).
Distrib. géogr. — Toute l’Europe; Asie mineure dans l’Arménie et la région Caucasique.
134. D. Carthusianorum L. sp. 586. Lefr. cat. 6 ; Em. Mart. cat. 49. (Œïill. des Chartreux). — Plante glauque, un peu pubérulente inférieurement; souche ligneuse produisant beaucoup de rosettes stériles et des tiges florifères de 20 à 30 cent. ; feuilles linéaires aiguës, rudes sur les bords, les caulinaires connées à la base et formant une gaine 3 à 4 fois plus haute que large; fleurs sessiles, réunies au nombre de 2 à 7 en capitule serré; bractées calicinales coriaces, glabres, obovales, assez longuement acuminées, atteignant environ le milieu du tube; pétales contigus, à limbe velu à la gorge, érodé sur les bords. %.
— Juin, septembre. Coteaux herbeux, clairières des bois. AR. Pruniers, berges de la Sauldre vis-à-vis Champleroy et bords du chemin entre les Brésolles et le pont (Em. Martin); Selles-sur-Cher, berges du canal du Berry (id); St-Aignan (Charlot); Chaïlles, coteau de la forêt, derrière l’église! (Lefrou) ; Marolles, à Pezay! (id.); val de la Cisse à St-Bohaire!; coteaux du Loir (E. Nouel).
Distrib. géogr. — Europe centrale et sept.; Italie et Turquie dans la région élevée. |
13%. D. Caryophyllus L. sp. 587. Lefr. cat. 6.; Em. Mart. cat. 49. (Œill. a odeur de Gérofle) — Plante glabre, d’un vert glauque; souche épaisse fruticuleuse produisant un grand nombre de tiges un peu rameuses supérieurement ou simples ; feuilles linéaires, canaliculées, lisses sur les bords, brièvement connées à la base; fleurs purpurines, grandes (diam. 3 cent.), très-odorantes, solitaires au sommet de la tige et des rameaux; bractées calicinales coriaces, glabres, arrondies, très-brièvement mucronées et atteignant à peine le quart de la longueur du tube; calice atténué de la base au sommet; pétales contigus, à limbe glabre à la gorge, denté sur les bords. %.
— Juillet, août. Croît exclusivement sur les vieilles murailles, les châteaux féodaux en ruines. R. Mennetou-sur-Cher, sur les ruines des fortifications, à la sortie du bourg, sur la route de Châtres (Em. Martin) ; château de Montrichard! (Lefrou) ; ruines de Lavardin!
Distrib. géogr. — La France, surtout dans l’ouest; le sud de l'Angleterre ; l'Espagne en Catalogne.
Observ. — L'origine spontanée du D. Caryophyllus n’est pas certaine; comme il végète tout particulièrement sur les ruines appartenant à l’époque féodale, quelques botanistes ont cru pouvoir en conclure que son introduction remontait aux croisades. Cette opinion ne paraît guère soutenable puisque la piante n’a été rencontrée ni dans l’Asie mineure, ni même dans l’Europe orientale; son habitat paraît jusqu'ici strictement limité à la partie occidentale de la France, du nord au sud, avec de rares stations au sud de l’Angleterre, où il paraît être d'introduction relativement récente, et une localité en Catalogne, ou Willkomm le cite : seulement dans le voisinage d’un monastère.
Une espèce très-voisine et qui ne diffère guère que par ses
alle LR. MANN SEE En VAS > FAUDL SE y Pe SEPT rer Rata) té : * EN te NS DR NE NT PE VE D ONCE Fu 1 | RSR LRU DM
feuilles plus étroïites, le D. longicaulis Ten., croît tout à fait spontanément en France dans la région des oliviers, en Italie en Dalmatie, etc. Serait-ce le type spontané du D. Caryophyllus ?
Quoiqw’il en soit, la plante de nos vieux châteaux est la souche des innombrables variétés d'Œillets à fleurs doubles qui se trouvent dans tous les jardins. — On cultive aussi communément, sous le nom de Jalousie, le D. barbatus L. (Œïüll. barbu), originaire des Pyrénées et des montagnes de l’Europe centrale.
CONSPECTUS DES ESPÈCES.
Bractées égalant au moins la moitié du calice; fleurs fasciculées MS-rarement solitaires: 4, .}.: «12 ete VA OT ANNEE 2.
1. Bractées égalant à peine le quart du calice; fleurs très-grandes, toujours solitaires au sommet des rameaux. . . . . . . ae
D. Caryophyllus (155).
Bractées velues égalant ou dépassant la fleur qui est très-petite.
DB. Armeria (133).
Bractées glabres, atteignant environ le milieu du calice; fleur assez grande , . , . . D. Carthusianorum (134).
G. 4. TUNICA. Tunique.
Diffère des Dianthus par son calice pentagonal, à nervures rapprochées par 3-4 en cinq faisceaux; fleurs petites fasciculées et complétement enveloppées par de larges bractées.
136. T prolifera Scop. flor. Carn. I. 299. Dianthus prolifer L. sp. 587. Lefr. cat. 6; Em. Mart. 49. (ŒII. prolifère). — Plante glabre, très-grêle; tiges de 20 à 50 cent. ; feuilles linéaires, bordées d’as-
érités et brièvement connées à la base; fleurs roses, petites (diam.
à 8 mill.), réunies en fascicules enveloppés par de larges bractées scarieuses, ponctuées, glabres et arrondies au sommet; calice étroitement pyramidal, à 5 angles assez distincts sur la plante vivante et determinés par les faisceaux de nervures; pétales DURACLER en onglet, à limbe obové, dressé, dépassant peu le calice. ©.
— Juillet, septembre. Bords des bois, pelouses, lieux arides. C. Plus R. dans le Perche (Legué).
Distrib. géogr. — Europe moyenne et sept. ; Caucase.
G. 50. GYPSOPHILA. (Gypsophile).
Calice sans bractées à la base, tubuleux conique, à 5 nervures larges correspondant au sommet des dents, sans nervures commissurales (Correspondant aux sinus des dents); 5 pétales onguiculés, à limbe entier; 10 étamines ; 2 styles; capsules s’ouvrant jusqu’au milieu en 4 valves ; graines réniformes.
137. G. muralis L. sp. 58. Lefr. cat. 6; Em. Mart. cat. 49. (G. des murailles). — Plante brièvement pubérulente inférieure-
ZE
ment, divisée dès la base en rameaux très-nombreux, fins, divariqués; feuilles étroitement linéaires, inflorescence paniculée, dichotome ; pédicelles filiformes, allongés; fleurs petites (diam. 4 à 5 mill.), roses; calice membraneux, blanchâtre, à 5 dents arrondies, pétales à limbe étalé, ovale, entier; capsule un peu plus longue que le calice. ©.
— Juillet, septembre. Champs un peu humides. C. dans toute la Sologne ; RR. daus le Perche (Legué).
Distrib. géogr. — Europe centrale et septentrionale ; Sibérie.
G. 51. SAPONARIA, (Saponaire).
Calice sans bractées à la base, à 5 dents, à 5 nervures (sans nervures commissurales); 5 pétales dont longlet présente intérieu rement 2 bandelettes ailées; 10 étamines ; 2 styles; capsules sou vrant au sommet en 4 dents ou valves courtes. J
138. G. Vaccaria L. sp. 585. Lefr. cat. 6. Gypsophila Vaccaria Sibth. et Sm. fi. grœc. I. 279. Em. Mart. cat. 49. (S. vaccaire). — Plante glauque, glabre; tige rameuse dans le haut, de On 30 à Om 80, feuilles à nervure médiane seule saillante, les inférieures oblongues, atténuées inférieurement, les caulinaires lancéolées aiguës sessiles et même un peu échancrées à la base: inflorescence en grappes lâches, largement corymbiformes, très-étalées dichotomes; pédicelles bractéolés vers le milieu, beaucoup plus longs que les fleurs, celles-ci médiocres (diam. 12 à 15 mill.), d’un rose Clair; calice arrondi à la base, atténué au sommet, membraneux blanchâtre, à 5 nervures élevées, vertes, formant 5 angles saillants; pétales à limbe ovale denticulé sur les bords; capsule sessile, ovale, dépassant un peu le calice. ©.
— Juin, juillet. Moissons des terrains calcaires ou marnés. AR. et peu fixe dans ses stations : Billy (Rimboux) ; Gièvres, Lanthenay, Noyers (Em. Martin); Cour-Cheverny ! Cheverny! Pontlevoy ! Villefrancœur !
Distrib. géogr.— L’Asie mineure, où l’on ne trouve la plante que dans les cultures; Europe orientale, australe et centrale jusqu’en Prusse.
139. S. officinalis L. sp. 584. Lefr. cat. 7; Em. Mart. cat. 48. (S. officinale). — Plante glabrescente, d’un vert foncé; racine rampante; tiges dressées, de On 30 à 0m 60 ; feuilles ovales lancéolées, atténuées en pétiole court, à 3 nervures saillantes, les supérieures sessiles ; inflorescence en grappes plus ou moins serrées, souvent dichotomes; fleurs grandes (diam. 25 à 30 mill.); pédicelle plus court que le calice, celui-ci cylindrique durant l’anthèse, renflé au milieu sur le fruit, à nervures nombreuses, fines; pétales à onglet saillant hors du calice, à limbe largement obovale, entier ou Pen pe avec 2 écailles à la gorge; capsule oblongue presque sessile.. Z.
— Juillet, septembre. Lieux frais, bords des champs, oseraies, C. dans le val de la Loire, du Cher, de la Sauldre; cà et là dans le voisinage des habitations, où elle presque indestructible. >
Distrib. géogr.— Europe moyenne et sept. jusqu’en Danemark ; Asie mineure; Sibérie. Origine spontanée incertaine.
mn...” d CNE CNP EP rs
CONSPECTUS DES ESPÈCES.
Feuilles ovales à 3 nervures saillantes ; calice cylindrique â nervures nombreuses. . . . . . . . . S. officinalis (139).
Feuilles lancéolées à nervure médiane seule saillante; calice ovoïde pyramidal, à 5 nervures formant 5 angles aigus. . . S. Vaccaria (138).
G. 52. CUCUBALUS. (Cucubale).
Calice 5 fide avec des nervures commissurales ; 5 pétales non contigus, étroitement et longuement onguiculés, à limbe bifide et pourvu à sa base de 2 petites dents ; 10 étamines; 3 styles; ovaire assez longuement stipité, offrant des cloisons au fond; fruit constitué par une baie noire un peu succulente.
140. €. bacciferus L. sp. 591. Lefr. cat. 7; Em. Mart. cat. 41. (C. porte-baie). — Plante velue glanduleuse, d’un vert clair; tiges très-rameuses diffuses, s’élevant beaucoup javec l'appui des haies; feuilles ovales aiguës, à pétiole court; inflorescence en grappe dichotome; fleurs toujours accompagnées de 2 bractées semblables aux feuilles, assez brièvement pédicellées, penchées avant Vanthèse: calice herbacé, renflé vésiculeux; pétales d’un vert jaunâtre, à onglet très-saillant en dehors du calice, à limbe divisé en 2 lobes lancéolés aigus, avec une petite dent à la base de chaque côté; capsule rouge, puis noire; devenant très-fragile et n’offrant plus trace de cloisons à la maturité. %.
— Juillet, sept. Haies, bords des bois. AC.
Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe; Sibérie occidentale et orientale ; Japon.
G. 53. SILENE. (Siléne).
Calice à 5 dents, à nervures plus ou moins nombreuses et dont 5 sont commissurales ; 5 pétales onguiculés; 10 étamines ; 3 styles ; capsule presque sessile ou portée par un thécaphore et Ss’ouvrant en 6 dents ou valves courtes.
141. S. Cucubalus Wib. prim. Werth. p.241. S. inflata Sm. FIL. brit. I. 467. Lefr. cat. 7; Em. Mart. cat. 46. (S. Cucubale). — Plante glauque, à souche ligneuse émettant des tiges rameuses ; feuilles inférieures spatulées à pétiole distinct, les moyennes et les supérieures plus ou moins largement lancéolées, aiguës ; inflorescence en cymes dichotomes; pédicelles portant 2 Po bractées scarieuses; fleurs assez grandes (diam. 15 à 20 mill.), blanches ; calice membraneux, renflé vésiculeux, PrONRAREAES ombiliqué, à nervures anastomosées; pétales à limbe bipartit et muni de 2 petites bosses à la base; capsule subglobuleuse portée par un thécaphore épais, long de 3 à 4 mill. %. |
Plante très-polymorphe; on peut citer les variations suivantes :
a. glabrata. Plante presque glabre. — Quand les feuilles sont larges,