‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 59 sur 265 · L'ARS · texte numérisé non relu

L'ARS

“ 1 — 114 — | Pédoncule commun allongé (4 à 8 cent.) ; pétales 1 rois aussi longs 5 que le calice. . . . . . . . . G. columbinum (211).

Pédoncule commun court (10 à 15 mill.); pétales égalant le calice.

G.. dissectum (210).

u Carpelles striés obliquement à la maturité... GG. molle (207). Carpelles dépourvus destries. . . . . . 44 00000" Fleurs assez grandes (10 à 15 mill.); pétales 1 fois plus longs que

le calice, profondément échancrés ; bec long de 15 à 20 mill. à la maturité. . . . . . . . . G. pyrenaicum (206).

. Fleurs petites (6 à 7 mill. diam.) ; pétales dépassant peu le calice, peu échancrés au sommet; bec long de 8 à 10 mill. à la RATIO CE LEE Eee ne .. GG. pusillum (208).

G. 73. ERODIUM. (Erodion).

5 sépales; 5 pétales hypogynes quelquefois un peu inégaux; 5 étamines pourvues d’anthères avec autant de staminodes en forme d’écaille et opposés aux pétales: fruits semblables à ceux des Geranium, si ce n’est que l’arête des carpelles est enroulée en tire-bouchon (et non courbée en arc) dans sa moitié inférieure.

214. Er. cicutarium L’Hérit.in Aït. hort. Kew. I (éd. 2), p. 414. Lefr. cat. 8; Em. Mart. cat. 65. (Er. cicutaire). — Plante plus ou moins hérissée de poils blanchâtres ; tiges presque nulles ou atteignant 30 cent., décombantes; feuilles pinnées, ovales oblongues

dans leur pourtour; folioles plus ou moins profondément incisées,

à lobes aigus ou obtus; pédoncules multifiores; pédicelles disposés en ombelle et accompagnés à la base de bracteoles blanches, scarieuses; fleurs médiocres (5 à 10 mill. de diam.) ; sépales ovales acuminés ; pétales égalant le calice ou le dépassant peu, souvent inégaux, 2 plus grands, 3 plus petits; filets staminaux glabres; bec long de 30 à 50 mill.; carpelles offrant au sommet 2 fossettes, avec un pli semicirculaire en dessous; graines lisses. ©.

Varie :

a. acaule. (Er. prœæcox DC. fl. fr. IV. 840, non Cav.). — Pétales rouges, avec ou sans macule à l’onglet, dépassant un peu le calice; pédoncule naissant au centre de la rosette des feuilles et terminant une tige presque nulle.

b. pimpinellifolium DC. 1. c. — Pétales rouges avec une macule à l’onglet, dépassant le calice; tiges allongées étalées ; divisions des folioles plus ou moins obtuses ; plante peu velue.

c. pilosum DC. loc. cit. (Geranium pilosum Thuill.; F. chærophyllum DC. ; Em. Mart. cat. 65.) — Pétales purpurins ou un peu violacés, dépassant le calice; tiges allongées, étalées; divisions des folioles profondes et aiguës; plante très-hérissée.

d. Boræanum. (Er. Boræanum Jord.; Em. Mart. cat. 65.) — Pétales d’un rose très-pâle, un peu lilas, égalant le calice; tiges étalées, hispides ; divisions des folioles aiguës.

— Avril, août, Lieux cultivés ou incultes, bords des chemins. La var. a est C., surtout au printemps, et constitue plutôt un état dù à la saison; la var. b

. : * fr 12 l - cstodié 3

LR mt.

abonde dans les champs cultivés dont le sol est un peu frais et riche; la var, €. est AC. dans les champs secs des terrains calcaires ou siliceux ; la var. d. est C. sur les berges de la Loire, dans la vallée du Cher, de la Sauldre, et se retrouve çà et là dans les friches de la Sologne.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, si ce n’est dans l’extrême nord ; Asie occidentale depuis la Syrie jusqu’aux frontières de l'Inde; la Sibérie ; l'Afrique sept. ; — Plante sporadique.

Observ. — M. Jordan a divisé l’Er. cicutarium en un grand nombre d'espèces dont les caractères subtils échappent à l'analyse. Dans notre région la var. d Borœanum mériterait peut-être d’etre maintenue comme espèce; les autres variétés paraissent résulter des conditions spéciales du sol où croît la plante ou même de l’époque à laquelle elle fieurit.

G. 74. OXALIS. (Oxalide).

» sépales ; 5 pétales réguliers hypogynes ; 10 étamines munies d'anthères ; 5 styles distincts ; fruit capsulaire à déhiscence loculicide formé de 5 carpelles intimement et complétement réunis, non prolongés en arête au sommet.

215. Ox. stricta L. sp. 621 Lefr. cat. 8; Em. Mart. cat. 69. (Ox. raide). — Plante glabrescente, d’un vert pâle; racine émettant au collet de nombreux stolons hypogés ; tiges rameuses, diffuses, dressées ou étalées; pétiole allongé, un peu velu ; feuilles formées de 3 folioles cordiformes, l’impaire plus large ; pédoncules axillaires, biflores, plus longs que le pétiole; pédicelles un peu D fieurs médiocres (12 à 15 mill. diam.), jaunes; sépales ancéolés linéaires, aigus ; pétales 1 fois plus longs que le calice, capsule un peu hispide, linéaire oblongue, atteignant 12 à 15 mill.; graines ovales, comprimées, ridées en travers avec des sillons longitudinaux sur les côtés.

— Juin, octobre. Lieux cultivés et frais, surtout dans les terrains siliceux. CC. dans tout le val de la Loire, du Cher, du Loir; plus R. ailleurs : environs de Romorantin, les Montils. RR. dans le Perche (Legué).

Distrib. géogr. — Originaire de l'Amérique du nord; répandu aujourd’hui dans toute l’Europe centrale.

216. Ox. acetosella L. sp. 629. Lefr. cat. 8: 'Em. Mart. cat. 69. (Ox. petite oseille). — Plante molle, d’un vert très-pâle, un peu poilue ; souche grêle, rampante, munie, surtout au collet, d’écailles charnues ciliées de poils roux; tige nulle; pétioles allongés : feuilles à 3 folioles largement cordiformes; pédoncules naissant du collet de la racine, uniflores, avec une bractéole bifide au milieu ; fleur assez grande (15 à 20 mill. diam.), d’un blanc pur; sépales lancéolés aigus; pétales obovales, 2 fois aussi longs que le calice; capsule ovoïde, renfermant 4-6 grosses graines sillonnées tout autour, Sans stries transversales. %.

— Avril, mai. Lieux humides des terrains siliceux. RR. St-Loup, bois du Fondereau, vis-à-vis la ferme de la Grange ! (Em. Martin) ; Chaumont-sur-Tharonne, parc de Montevran près de l’Aulnaie (Léonce Gaullier); Bois de Briou (Lefrou; localité probablement détruite); environs de Mondoubleau (Em. Desvaux); Cormenon, bords du ruisseau du Parc (Legué); Souday, bords du Coïtron (id.).

Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusqu’à la zône arctique; le Caucase ; la Sibérie ; l'Amérique sept.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

\( Plante caulescente; fleurs jaunes. . . . . ©. stricta (215). Plante acaule ; fleurs blanches. . . . ©. acetosella (216).

Observ. — On cultive communément dans les jardins la Capucine (Tropæolum majus L.), originaire de l'Amérique australe, et la Balsamine (Impatiens Balsamina L.), de l'Inde. Ces 2 plantes sont des Géraniacées à fleurs irrégulières. :

Le Ruta graveolens (Rue fétide), de la famille des Rutacées, qui croît spontanément dans toute la région méditerranéenne se rencontre quelquefois dans le voisinage des habitations et sur les vieux murs ; M. Nouel l’a trouvé naturalisé à Lunay.

On cultive aussi très-fréquemment une autre plante de la même famille, la Fraxinelle (Dictamnus Fraxinella L.), à grandes fleurs blanches ou rouges; elle croît spontanément dans l’Asie mineure, l'Himalaya et la Sibérie; mais son indigénat en Europe n’est pas certain. Cette plante présente un singulier phénomène; si, le soir d’une journée d'été, chaude et sèche, on approche la flamme d’une bougie des enveloppes florales complétement épanouies, ou mieux encore lorsqu'elles commencent à se faner, on voit se produire rapidement une série successive de bluettes constituant une sorte de petit feu d'artifice; ces bluettes paraissent dues à linflammation d’une huile essentielle renfermée dans des poils excrétoires et qui s'étant vaporisée sous l’action de la chaleur,

enveloppe la fleur, vers le soir, comme d’une sorte d’atmosphère.

Fam. XVIIL CELASTRINEZÆ. Endl.

CÉLASTRINÉES.

Fleurs régulières, polygames, ou monoïques, ou plus rarement synoïques. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle; calice à 4 ou 5 lobes, à préfloraison imbriquée; 4-5 pétales libres, étalés, placés sur le bord du disque. Androcée : 4 à 5 étamines, insérées sur le disque et alternant avec les pétales; filets subulés, trèscourts; anthères largement ovales, biloculaires à déhiscence introrse. Gynécée: ovaire à 4 ou 5 loges, plongé dans un disque épais, charnu, 45 lobé et confluent avec lui; style court, terminé par un stigmate 4-5 lobé; capsule déprimée, coriace, divisée en 4-5 loges qui renferment chacune 1 ou 2 graines ascendantes; déhiscence loculicide; graines fixées à l’angle interne des loges, ascendantes, pourvues d’une arille épaisse, charnue. — Arbrisseaw glabre, à jeunes rameaux quadrangulaires; feuilles opposées, munies de stipules caduques ; inflorescence en cymes axillaires.

G. 7%. EVONYMUS. (Fusain).

Caractères de la famille. — Sur la disjonction fréquente dé l’androcée et du He: voir Ed. Bonnet, Bull. de la Soc. bot. de France, XX V (1878), p. 169.

217. Ev. vulgaris Scop. fl. Carn. I. 166. Ev. Europœus L, sp. 286, var. a.; Lefr. cat. 8; Em. Mart. cat. 69. (Fusain commun). Vulg. Bonnet carré. — Arbrisseau de 2 ou 3 mètres, à rameaux trèeslisses; feuilles brièvement pétiolées, oblongues ou elliptiques, acuminées, finement dentées; fleurs disposées en petites cymes axillaires, pédonculées; calice à lobes arrondis ; pétales blanchâtres 1 fois plus longs que le calice ; étamines à anthères jaunes bien plus courtes que les pétales; capsule d’abord verte, purpurine à la maturité, quadrangulaire, à angles obtusément carénés; graines blanchâtres, complétement enveloppées dans une arille épaisse d’une belle couleur orangée. %.

— Avril, juin. Bois, haies. C.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe jusque dans le sud de la Suède; Asie mineure ; Oural.

Fam. XIX. BUXACEZÆ Endl.

BUXACÉES.

Fleurs régulières, dioïques. Fleurs mâles ; Périanthe : formé de 4 sépales imbriqués sur 2 rangs. Androcée : 4 étamines opposées aux sépales,à filaments libres, épaissis; anthères fixées sur le dos un peu au-dessus de leur base, biloculaires, à déhiscence longitudinale ; entre les étamines on voit un corps central, charnu, en forme-de croix, qui paraît être un gynécée rudimentaire. — Fleurs femelles : Périanthe : formé le plus souvent de 6 sépales imbriqués sur 2rangs trimères. Gynécée: ovaire à 3 loges renfermant chacune un ovule pendant du sommet; 3 styles écartés, assez courts, persistant sur le fruit sous forme de 3 cornes épaisses ; capsule ovoïde, triloculaire, à déhiscence loculicide: graines oblongues triquètres, noires, luisantes, pourvues d’un albumen un peu charnu. — Arbrisseau ou sous-arbrisseau glabre, trèsrameux; feuilles opposées, très-entières, coriaces; fleurs verdâtres, solitaires à l’aisselle d’une petite bractée, mais formant par leur réunion des grappes courtes, très-denses.

G. 76. BUXUS. (Buis).

Caractères de la famille.

218. Buxus sempervirens L. sp. 1394 Lefr. cat. p. 22. (Buis toujours vert). — Jeunes rameaux pubérulents, devenant promptement glabres; feuilles ovales ou ovales oblongues à bords très-entiers et un peu enroulés en dessous ; fleurs d’un vert jaunâtre, sessiles; les latérales mâles, la terminale ‘dans chaque grappe ou faisceau ordinairement femelle; sépales ovales obtus ; anthères oblongues; cornes du fruit (styles persistants) 2 fois plus courts que lui. %.

— Mars, avril. Bois, coteaux pierreux. C. sur les coteaux de la Cisse, depuis Averdon! jusqu'à Orchaise! AC. dans le val du Loir (Nouel); Rochambeau ! {Lefrou); Lunay coteaux du Breuil! RR. dans le Perche (Legué).

Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne, depuis l'Angleterre jusqu’en Au-

Fa LE HR D 234 LR, 4 te Ji Lie, de JO E LÉ CE 57 RE A PTS RES : > 04 CCR PRE $ L

triche; Espagne centrale ‘et Portugal; Asie mineure jusqu’au Caucase et en Perse; Oural; Afrique sept.

Fam. XX. RHAMNE/Æ, Endl.

RHAMNÉES.

Fleurs régulières, synoïques ou polygames dioïques. Périanthe formé d’un calice et d’une corolle; calice à 4 ou 5 lobes triangulaires ou deltoïdes, à tube urcéolé; 4à5 pétales très-petits, libres, insérés beaucoup au-dessus de l'ovaire sur les bords d’un disque, offrant souvent la forme d’un capuchon. Androcée : 4 à 5 étamines opposées aux pétales ; filets courts subulés ; anthères biloculaires, à déhiscence longitudinale introrse. Gynécée : disque à bords minces, revêtant le tube du calice; ovaire libre à 3 ou 4 loges, adhérant seulement à la base du tube, surmonté par un

style entier ou divisé au sommet en 3 ou 4 lobes stigmatifères;

fruit constitué par une drupe bacciforme, oblongue ou sphérique, renfermant 2 à 4 pyrènes osseuses; graines obovales pourvues d’un albumen charnu. — Arbrisseaux à feuilles alternes ou subopposées, un peu pétiolées, accompagnées de petites stipules caduques ; fleurs axillaires, en cymes fasciculées.

G. 77. RHAMNUS. (Nerprun).

Caractères de la famille.

219. Rhamnus catharticus L. sp. 279. Lefr. cat. p. 8; Em. Mart. p. 70. (N. purgatif). — Arbrisseau à rameaux grisâtres, brièvement velus; stipules sétacées bien plus courtes que le pétiole ; feuilles presqu’opposées, offrant'seulement 2 ou 3 nervures secondaires de chaque côté de la nervure médiane, pubescentes surtout en dessous, finement dentées sur les bords, ovales obtuses quelquefois un peu acuminées ; fleurs dioïques, disposées en fascicules qui ne dépassent pas le pétiole; pédicelles pubescents 2 fois plus longs que la fleur; divisions du calice lancéolées deltoïdes, réfléchies dans les fleurs mâles, se détachant en anneau vers la base du tube après l’anthèse; dans les fleurs femelles les divisions calicinales restent toujours dressées; style partagé presque jusqu’au milieu en 4 lobes arqués ; fruits sphériques, d’abord verts, noirs à la maturité.

— Mai, juin. Buissons des lieux humides. AR. Romorantin, île des Poulies ; pont de Longuevalle (Em. Martin); Pruniers, pré de la cure (Rimboux); Villeherviers à Trécy, à Forèz, à la Gaillardière (Em. Martin) ; Souesmes, moulin de la Fosse aux Loups (id.); Cour-Cheverny à la Borde! à Pontchardon! Cheverny ! la Rousselière! ; Tour-en-Sologne, bois du Riou! ; Mont, au moulin de Pezay !; Cellettes, bois du Moulin-Neuf! R. dans le val du Loir (Nouel); AC, dans le Perche (Legué).

Distrib. géogr. — Toute l'Europe jusqu’à la zône arctique; région Pontique et Caucase ; Sibérie ; Afrique sept. -

Page 1